Géorgie (États-Unis)

La Géorgie (en anglais Georgia, prononcé en anglais américain [ˈdʒɔɹdʒə]) est un État du Sud des États-Unis, bordé à l'ouest par l'Alabama, au nord par le Tennessee et la Caroline du Nord, à l'est par la Caroline du Sud et l'océan Atlantique et au sud par la Floride. Sa capitale est Atlanta[2].

Pour les articles homonymes, voir Géorgie.

Géorgie
(en) Georgia

Sceau

Drapeau

Carte des États-Unis avec la Géorgie en rouge.

Surnom
Peach State, Empire State of the South, Goober State
En français : « L'État de la Pêche », « L'État-Empire du Sud », « L'État de la Cacahuète ».

Devise
Wisdom, Justice, and Moderation
« Sagesse, justice et modération ».
Administration
Pays États-Unis
Capitale Atlanta
Adhésion à l’Union  (4e État)
Gouverneur Brian Kemp (R)
Sénateurs David Perdue (R)
Kelly Loeffler (R)
Nombre de représentants 14
ISO 3166-2 US-GA
Fuseau horaire UTC−05:00
Démographie
Gentilé Géorgien (en anglais Georgian)
Population 10 617 423 hab. (2019[1])
Densité 69 hab./km2
Rang 8e
Ville la plus peuplée Atlanta
Géographie
Altitude 180 m
Min. 0 m
Max. 1 458 m (Brasstown Bald)
Superficie 154 077 km2
Rang 24e
– Terre 150 132 km2
– Eau (%) 3 945 km2 (2.6 %)
Coordonnées 30°31' N à 35° N
81° W à 85°53' W
Divers
Langues officielles Anglais
Liens
Site web georgia.gov

    Selon les dernières estimations du Bureau du recensement des États-Unis (2019, publiées en décembre), l'État compte 10 617 423 habitants (par rapport à 9 687 653 lors du recensement officiel de 2010). Environ 56 pour cent (5,9 millions d'habitants) vit dans la région métropolitaine d'Atlanta, neuvième aire urbaine du pays.

    Origine du nom

    Le nom Géorgie provient du nom du roi George II de Grande-Bretagne (George Auguste, roi de Grande-Bretagne et d'Irlande (1683-1760)).

    Histoire

    La culture locale des Mound Builders, décrite par Hernando de Soto en 1540, a complètement disparu en 1560.

    Le conflit entre l'Espagne et l'Angleterre commence en 1670, lorsque les Britanniques fondent la colonie de Caroline, dans la Caroline du Sud actuelle. À peu près un siècle plus tôt, les huguenots avaient essayé d'installer une colonie en Floride française, Charlesfort et fort Caroline, et les Espagnols avaient fondé les provinces missionnaires de Guale et Mocama sur la côte de la région. Après des décennies de combats, les habitants, aidés par les Amérindiens, détruisent le système des missions durant les invasions de 1702 et 1704. Après cette date, l'Espagne ne contrôle plus que Saint Augustine et Pensacola ; mais la Floride subit aussi des raids par la suite. La côte de Géorgie est donc occupée par les Amérindiens jusqu'à ce que la région soit dépeuplée au cours de la guerre des Yamasee, en 1715-1716, après laquelle on y vit la possibilité d'ouvrir une colonie britannique.

    Avec l'établissement de la ville de Savannah en 1733, la province de Géorgie est créée par les Britanniques pour contrer l'expansionnisme espagnol depuis la Floride[3] ; elle doit également accueillir des migrants emprisonnés en Angleterre pour dette[4]. Son nom est un hommage au Roi George II de Grande-Bretagne[5]. À cette date, l'esclavage est interdit, jusqu'en 1749[5]. En 1775, la Géorgie compte quelque 35 000 habitants[5]. Entre 1765 et 1769, des terres sont offertes à treize colons sur les îles de Cumberland, qui deviendront des plantations.

    Le conflit avec les Espagnols est ravivé par la fondation de la nouvelle colonie que Madrid considère comme illégale. Lors de la guerre de l'oreille de Jenkins, la Géorgie doit faire face à une invasion espagnole en 1742, qui subit un échec, notamment à la suite de la bataille de Bloody Marsh. L'Espagne reconnaît finalement en 1750 l'implantation britannique dans la région.

    Par la suite, la Géorgie devient l'une des treize colonies à se révolter contre les Britanniques durant la guerre d'indépendance américaine. Elle est le quatrième État de l'Union le .

    La Géorgie importa de nombreux esclaves de différentes ethnies africaines pour ses plantations de riz puis de coton. Les esclaves de même ethnie seront séparés, ce qui va faciliter la pénétration de la langue anglaise, christianisés et rebaptisés. Ceux-ci seront le plus souvent déportés par des négriers anglais et français, principales puissances maritimes à cette époque.

    En 1790, la colonie compte 29 264 esclaves et en 1793 l'assemblée fait passer une loi prohibant leur importation, mais il faut attendre 1798 pour qu'elle puisse prendre effet avec le vote d'une constitution de l'État. La loi est ignorée par les planteurs, et en 1800, l'État compte 59 699 esclaves. Leur nombre double à nouveau dans la décennie suivante pour atteindre 105 218 en 1810[6]. Près de 48 000 d'entre eux sont importés d'Afrique au cours de cette période, puis d'autres des plantations de la Chesapeake, en Virginie. Les esclaves sont 140 656 en 1820 et 280 944 en 1840 puis 462 000 en 1860.

    Esclaves et Free negroes en Géorgie (nombre et % de la population)[7]
    Année 1790 1800 1810 1820 1830 1840 1850 1860
    Esclaves 29 262 59 406 105 158 149 656 217 531 280 944 381 682 462 198
    35,45 % 36,52 % 41,83 % 43,89 % 42,09 % 40,63 % 42,12 % 43,72 %
    Free negroes 398 1 019 1 799 1 763 2 486 2 753 2 931 3 500
    1,36 % 1,72 % 1,71 % 1,18 % 1,14 % 0,98 % 0,77 % 0,76 %

    La production de coton a été multipliée par 20 entre 1791 et 1801 en Géorgie[8], passant de 2 à 48 millions de livres[9], grâce à une nouvelle variété cultivée sur l'île de Sapelo, le Sea Island cotton et à l'invention de la machine à égrener le coton par Éli Whitney en 1793.

    Whitney met au point une machine à trier les fibres de coton des semences, dans le comté de Chatham, le long du fleuve Savannah. Les planteurs de coton, d'abord installés sur l'île de Sapelo et dans l'archipel de Beaufort en Caroline du Sud vont migrer au cours des années 1790 et 1800 en remontant le fleuve Savannah vers la ville d'Augusta[8] et la rivière Ocmulgee vers le fort Benjamin Hawkins, du nom du colonel Benjamin Hawkins (1754-1816), construit en 1806 pour tenir en respect les Indiens creeks sur un site urbain qui devient en 1823 la ville de Macon, nommée d'après l'homme d'État de Caroline du Sud Nathaniel Macon.

    Le fort a servi lors de la guerre de 1812 de frontière pour les colons combattants contre les Amérindiens et les Britanniques. Les Amérindiens creeks de la réserve s'étendant à l'ouest sont incités à se transformer en planteurs de coton et sont exposés aux pressions croissantes des planteurs de coton blancs qui souhaitent leur racheter leurs terres[10]. Plusieurs douzaines de familles blanches vivent dès cette époque autour du montfort[10]. En 1823, une loterie aboutit à la distribution de terres puis en dix ans à l'installation de 3 000 familles produisant 69 000 balles de coton, dans ce qui est devenu la ville de Macon[10].

    Une loterie est ouverte dès 1805 dans le comté de Morgan, qui compte en 1820 une population de 13 000 habitants dont 6 000 Noirs[11].

    Dès 1820, 80 % des esclaves de Géorgie vivent dans l'intérieur des terres, appelées aussi hautes terres, et huit des comtés ces hautes terres ont une population majoritairement noire[11], dans un vaste mouvement de population comparable à ce qui se passe à la même époque avec l'Alabama fever. Dès 1790, la part des Noirs dans la population passe d'un tiers à deux tiers.

    Le l'État rejoint la Confédération sudiste et tient un rôle important durant la guerre de Sécession. En le centre industriel et ferroviaire d'Atlanta est complètement détruit par l'armée nordiste du général William Tecumseh Sherman. Ses troupes saccagent la campagne entre Atlanta et la ville portuaire de Savannah ; elles prennent Savannah juste avant Noël 1864. Le , la Géorgie est le dernier État de la Confédération sudiste à entrer à nouveau dans l'Union. Elle est occupée par les troupes fédérales jusqu'en 1877. Après la guerre, le Ku Klux Klan peut agir impunément dans la quasi-totalité des comtés de Géorgie. La structure économique de l’État, construite notamment sur le racisme, est maintenue[12].

    Géographie

    D'une superficie de 152 577 km2, la Géorgie est peuplée de plus de 9,6 millions d'habitants selon le dernier recensement fédéral (2010). Le Nord de l'État est occupé par la chaîne des Appalaches, le Sud et l'Est, quant à eux, par la plaine côtière. L'État bénéficie d'un climat subtropical humide.

    Carte régionale de la Géorgie.

    Principaux cours d'eau

    Principaux bassins versants de la Géorgie.

    De nombreux cours d'eau traversent la Géorgie ; on trouve :

    Aires protégées

    Le National Park Service gère les sites suivants en Géorgie[13] :

    Subdivisions administratives

    Comtés

    L'État de Géorgie est divisé en 159 comtés[14].

    Agglomérations

    Aires métropolitaines et micropolitaines

    Le Bureau de la gestion et du budget a défini quinze aires métropolitaines et vingt-trois aires micropolitaines dans ou en partie dans l'État de Géorgie[15].

    Aires métropolitaines
    Zone urbaine Population (2010) Population (2013) Variation (2010-2013) Rang national (2013)
    Atlanta-Sandy Springs-Roswell, GA 5 286 728 5 522 942 4,5 % 9
    Augusta-Richmond County, GA-SC 377 789

    (564 873)

    389 658

    (580 270)

    3,1 %

    (2,7 %)

    (92)
    Savannah, GA 347 611 366 047 5,3 % 143
    Columbus, GA-AL 241 918

    (294 865)

    256 969

    (316 554)

    6,2 %

    (7,4 %)

    (154)
    Macon, GA 232 293 231 259 -0,5 % 193
    Athens-Clarke County, GA 192 541 197 905 2,8 % 218
    Gainesville, GA 179 684 187 745 4,5 % 225
    Warner Robins, GA 179 605 186 214 3,7 % 226
    Albany, GA 157 308 155 694 -1,0 % 258
    Chattanooga, TN-GA 149 331

    (528 143)

    150 016

    (541 744)

    0,5 %

    (2,6 %)

    (99)
    Valdosta, GA 139 588 142 897 2,4 % 284
    Dalton, GA 142 227 142 212 -0,0 % 285
    Brunswick, GA 112 370 113 807 1,3 % 333
    Rome, GA 96 317 95 821 -0,5 % 360
    Hinesville, GA 77 917 80 759 3,7 % 376
    Aires micropolitaines
    Zone urbaine Population (2010) Population (2013) Variation (2010-2013) Rang national (2013)
    Statesboro, GA 70 217 71 214 1,4 % 95
    LaGrange, GA 67 044 69 053 3,0 % 103
    Jefferson, GA 60 485 61 044 0,9 % 141
    Dublin, GA 58 414 57 766 -1,1 % 159
    Calhoun, GA 55 186 55 757 1,0 % 169
    Milledgeville, GA 55 149 54 918 -0,4 % 173
    Waycross, GA 55 070 54 647 -0,8 % 174
    St. Marys, GA 50 513 51 476 1,9 % 202
    Moultrie, GA 45 498 46 275 1,7 % 245
    Thomasville, GA 44 720 44 869 0,3 % 261
    Cornelia, GA 43 041 43 300 0,6 % 274
    Douglas, GA 42 356 43 220 2,0 % 275
    Cedartown, GA 41 475 41 183 -0,7 % 295
    Tifton, GA 40 118 40 286 0,4 % 309
    Americus, GA 37 829 36 453 -3,6 % 365
    Vidalia, GA 36 346 36 294 -0,1 % 367
    Jesup, GA 30 099 30 077 -0,1 % 423
    Bainbridge, GA 27 842 27 359 -1,7 % 452
    Thomaston, GA 27 153 26 566 -2,2 % 457
    Toccoa, GA 26 175 25 683 -1,9 % 465
    Summerville, GA 26 015 25 138 -3,4 % 473
    Cordele, GA 23 439 23 336 -0,4 % 485
    Fitzgerald, GA 17 634 17 515 -0,7 % 519

    En 2010, 91,8 % des Géorgiens résidaient dans une zone à caractère urbain, dont 81,7 % dans une aire métropolitaine et 10,1 % dans une aire micropolitaine. L'aire métropolitaine d'Atlanta-Sandy Springs-Roswell regroupait à elle seule 54,6 % de la population de l'État.

    Aires métropolitaines combinées

    Le Bureau de la gestion et du budget a également défini huit aires métropolitaines combinées dans ou en partie dans l'État de Géorgie.

    Aires métropolitaines combinées
    Zone urbaine Population (2010) Population (2013) Variation (2010-2013) Rang national (2013)
    Atlanta-Athens-Clarke County-Sandy Springs, GA 5 910 296 6 162 195 4,3 % 11
    Savannah-Hinesville-Statesboro, GA 495 745 518 020 4,5 % 86
    Macon-Warner Robins, GA 411 898 417 473 1,4 % 97
    Chattanooga-Cleveland-Dalton, TN-GA-AL 291 558

    (923 460)

    292 228

    (940 299)

    0,2 %

    (1,8 %)

    (55)
    Columbus-Auburn-Opelika, GA-AL 241 918

    (469 327)

    256 969

    (501 649)

    6,2 %

    (6,9 %)

    (89)
    Rome-Summerville, GA 122 332 120 959 -1,1 % 154
    Jacksonville-St. Marys-Palatka, FL-GA 50 513

    (1 470 473)

    51 476

    (1 518 677)

    1,9 %

    (3,3 %)

    (34)
    Tallahassee-Bainbridge, FL-GA 27 842

    (396 612)

    27 359

    (400 614)

    -1,7 %

    (1,0 %)

    (99)

    En 2010, l'aire métropolitaine combinée d'Atlanta-Athens-Clarke County-Sandy Springs regroupait à elle seule 61,0 % de la population de l'État.

    Municipalités

    La capitale de Géorgie, Atlanta.

    L'État de Géorgie compte 535 municipalités[16], dont 18 de plus de 40 000 habitants.

    Municipalités de plus de 40 000 habitants
    Rang Municipalité Comté Population (2010) Population (2013) Variation (2010-2013)
    1 Atlanta Fulton, DeKalb 420 003 447 841 6,6 %
    2 Columbus Muscogee 189 885 202 824 6,8 %
    3 Augusta Richmond 195 844 197 350 0,8 %
    4 Savannah Chatham 136 286 142 772 4,8 %
    5 Athens Clarke 115 452 119 980 3,9 %
    6 Sandy Springs Fulton 93 853 99 770 6,3 %
    7 Roswell Fulton 88 346 94 034 6,4 %
    8 Macon Bibb 91 351 89 981 -1,5 %
    9 Johns Creek Fulton 76 728 82 788 7,9 %
    10 Albany Dougherty 77 434 76 185 -1,6 %
    11 Warner Robins Houston, Peach 66 588 72 531 8,9 %
    12 Alpharetta Fulton 57 551 62 298 8,2 %
    13 Marietta Cobb 56 579 59 089 4,4 %
    14 Valdosta Lowndes 54 518 56 481 3,6 %
    15 Smyrna Cobb 51 271 53 438 4,2 %
    16 Brookhaven DeKalb 49 217 50 603 2,8 %
    17 Dunwoody DeKalb 46 267 47 591 2,9 %
    18 Peachtree Corners Gwinnett 38 011 40 059 5,4 %

    La municipalité d'Atlanta était la 40e municipalité la plus peuplée des États-Unis en 2013.

    Démographie

    Population

    Densités de population en 2010 (en mille carré).
    Historique des recensements
    Ann.Pop.
    179082 548
    1800162 686 +97,08%
    1810251 407 +54,54%
    1820340 989 +35,63%
    1830516 823 +51,57%
    1840691 392 +33,78%
    1850906 185 +31,07%
    18601 057 286 +16,67%
    18701 184 109 +12%
    18801 542 181 +30,24%
    18901 837 353 +19,14%
    19002 216 331 +20,63%
    19102 609 121 +17,72%
    19202 895 832 +10,99%
    19302 908 506 +0,44%
    19403 123 723 +7,4%
    19503 444 578 +10,27%
    19603 943 116 +14,47%
    19704 589 575 +16,39%
    19805 463 105 +19,03%
    19906 478 216 +18,58%
    20008 186 453 +26,37%
    20109 687 653 +18,34%
    Est. 201910 617 423 +9,6%

    Le Bureau du recensement des États-Unis estime la population de l'État de Géorgie à 10 617 423 habitants au , soit une hausse de 9% depuis le recensement des États-Unis de 2010 qui tablait la population à 9 687 653 habitants[17] Depuis 2010, l'État connaît la 16e croissance démographique la plus soutenue des États-Unis.

    Avec 9 687 653 habitants en 2010, la Géorgie était le 9e État le plus peuplé des États-Unis. Sa population comptait pour 3,14 % de la population du pays. Le centre démographique de l'État était localisé dans le Nord-Est du comté de Butts[18].

    Avec 65,03 hab./km2 en 2010, la Géorgie était le 18e État le plus dense des États-Unis.

    Le taux d'urbains était de 75,1 % et celui de ruraux de 24,9 %[19].

    En 2010, le taux de natalité s'élevait à 13,8 [20] (13,1  en 2012[21]) et le taux de mortalité à 7,4 [22] (7,3  en 2012[23]). L'indice de fécondité était de 1,96 enfants par femme[20] (1,88 en 2012[21]). Le taux de mortalité infantile s'élevait à 6,4 [22] (6,3  en 2012[23]). La population était composée de 25,72 % de personnes de moins de 18 ans, 10,01 % de personnes entre 18 et 24 ans, 28,21 % de personnes entre 25 et 44 ans, 25,40 % de personnes entre 45 et 64 ans et 10,65 % de personnes de 65 ans et plus. L'âge médian était de 35,3 ans[24].

    Entre 2010 et 2013, l'accroissement de la population (+ 304 504) était le résultat d'une part d'un solde naturel positif (+ 197 541) avec un excédent des naissances (431 440) sur les décès (233 899), et d'autre part d'un solde migratoire positif (+ 100 318) avec un excédent des flux migratoires internationaux (+ 72 269) et un excédent des flux migratoires intérieurs (+ 28 049)[25].

    Selon des estimations de 2013, 89,0 % des Géorgiens étaient nés dans un État fédéré, dont 55,1 % dans l'État de Géorgie et 33,8 % dans un autre État (17,5 % dans le Sud, 6,7 % dans le Midwest, 6,5 % dans le Nord-Est, 3,1 % dans l'Ouest), 1,3 % étaient nés dans un territoire non incorporé ou à l'étranger avec au moins un parent américain et 9,7 % étaient nés à l'étranger de parents étrangers (51,8 % en Amérique latine, 28,2 % en Asie, 9,3 % en Europe, 8,7 % en Afrique, 1,8 % en Amérique du Nord, 0,2 % en Océanie). Parmi ces derniers, 38,7 % étaient naturalisés américain et 61,3 % étaient étrangers[26],[27].

    Selon des estimations de 2012 effectuées par le Pew Hispanic Center, l'État comptait 400 000 immigrés illégaux, soit 3,9 % de la population. Cela représentait la 8e plus forte proportion du pays[28].

    Composition ethno-raciale et origines ancestrales

    Selon le recensement des États-Unis de 2010, la population était composée de 59,74 % de Blancs, 30,46 % de Noirs, 3,25 % d'Asiatiques (0,99 % d'Indiens, 0,54 % de Coréens, 0,47 % de Chinois, 0,47 % de Viêts), 2,14 % de Métis, 0,33 % d'Amérindiens, 0,07 % d'Océaniens et 4,01 % de personnes n'entrant dans aucune de ces catégories.

    Les Métis se décomposaient entre ceux revendiquant deux races (1,98 %), principalement blanche et noire (0,61 %), et ceux revendiquant trois races ou plus (0,16 %).

    Les non-hispaniques représentaient 91,19 % de la population avec 55,88 % de Blancs, 30,05 % de Noirs, 3,22 % d'Asiatiques, 1,57 % de Métis, 0,22 % d'Amérindiens, 0,05 % d'Océaniens et 0,20 % de personnes n'entrant dans aucune de ces catégories, tandis que les Hispaniques comptaient pour 8,81 % de la population, principalement des personnes originaires du Mexique (5,36 %) et de Porto Rico (0,74 %)[24].

    En 2010, l'État de Géorgie avait la 3e plus forte proportion de Noirs après le Mississippi (37,02 %) et la Louisiane (32,04 %). A contrario, l'État avait la 5e plus faible proportion de Blancs après Hawaï (24,74 %), la Californie (57,59 %), le Maryland (58,18 %) et le Mississippi (59,13 %) ainsi que la 7e plus faible proportion de Blancs non hispaniques des États-Unis.

    L'État comptait également le 4e plus grand nombre de Noirs (2 950 435) après l'État de New York (3 073 800), la Floride (2 999 862) et le Texas (2 979 598) ainsi que les 10e plus grands nombres de Blancs non hispaniques (5 413 920) et d'Hispaniques (853 689) des États-Unis.

    Historique récent de la composition ethno-raciale de la Géorgie (en %)[7],[24]
    1940 1950 1960 1970 1980 1990 2000 2010
    Blancs 65,25 69,11 71,45 73,89 72,25 71,01 65,07 59,74
    ———Non hispaniques 71,65 70,13 62,65 55,88
    Noirs 34,73 30,85 28,47 25,87 26,82 26,96 28,70 30,46
    ———Non hispaniques 28,48 30,05
    Asiatiques (et Océaniens jusqu'en 1990) 0,01 0,02 0,05 0,13 0,45 1,17 2,12 3,25
    ———Non hispaniques 2,10 3,22
    Autres 0,00 0,01 0,03 0,11 0,48 0,86 4,11 6,55
    ———Non hispaniques 1,45 2,04
    Hispaniques (toutes races confondues) 1,12 1,68 5,32 8,81

    En 2013, le Bureau du recensement des États-Unis estime la part des non hispaniques à 90,9 %, dont 54,6 % de Blancs, 30,5 % de Noirs, 3,5 % d'Asiatiques et 1,8 % de Métis, et celle des Hispaniques à 9,1 %[29].

    En 2000, les Géorgiens s'identifiaient principalement comme étant d'origine américaine (13,5 %), anglaise (8,1 %), irlandaise (7,8 %), allemande (7,0 %) et mexicaine (3,4 %)[30].

    L'État avait la 9e plus forte proportion de personnes d'origine américaine.

    L'État abrite la 11e communauté juive des États-Unis. Selon le North American Jewish Data Bank, l'État comptait 127 470 Juifs en 2013 (25 650 en 1971), soit 1,3 % de la population. Ils se concentraient principalement dans l'agglomération d'Atlanta-Sandy Springs-Roswell (118 900). Ils constituaient une part significative de la population dans les comtés de Fulton (5,4 %), DeKalb (3,6 %) et Cobb (2,5 %).

    Les Amérindiens s'identifiaient principalement comme étant Cherokees (16,3 %), Amérindiens du Mexique (8,0 %) et Creeks (3,0 %)[31].

    Les Hispaniques étaient principalement originaires du Mexique (60,9 %), de Porto Rico (8,4 %), du Guatemala (4,3 %), du Salvador (3,8 %), de la Colombie (3,0 %) et de Cuba (2,9 %)[32]. Composée à 43,8 % de Blancs, 6,5 % de Métis, 4,6 % de Noirs, 1,3 % d'Amérindiens, 0,3 % d'Asiatiques, 0,2 % d'Océaniens et 43,3 % de personnes n'entrant dans aucune de ces catégories, la population hispanique représentait 33,8 % des Amérindiens, 26,8 % des Métis, 24,2 % des Océaniens, 6,5 % des Blancs, 1,3 % des Noirs, 0,9 % des Asiatiques et 95,1 % des personnes n'entrant dans aucune de ces catégories.

    L'État avait la 5e plus forte proportion de personnes originaires de Cuba (0,26 %), la 7e plus forte proportion de personnes originaires de la Colombie (0,27 %) et la 8e plus forte proportion de personnes originaires du Honduras (0,21 %).

    L'État comptait également les 6e plus grands nombres de personnes originaires du Guatemala (36 874), de la Colombie (26 013), de Cuba (25 048) et du Venezuela (6 289), le 7e plus grand nombre de personnes originaires du Costa Rica (3 114), les 9e plus grands nombres de personnes originaires du Honduras (20 577), de la République dominicaine (14 941) et du Pérou (10 570) ainsi que les 10e plus grands nombres de personnes originaires du Mexique (519 502), du Salvador (32 107) et du Nicaragua (4 787).

    Les Asiatiques s'identifiaient principalement comme étant Indiens (30,6 %), Coréens (16,7 %), Chinois (14,6 %), Viêts (14,4 %), Philippins (5,7 %) et Pakistanais (3,1 %)[33].

    L'État avait la 9e plus forte proportion de Coréens (0,54 %) ainsi que les 10e plus fortes proportions d'Indiens (0,99 %), de Viêts (0,47 %) et de Pakistanais (0,10 %).

    L'État comptait également le 6e plus grand nombre de Viêts (45 263), le 7e plus grand nombre de Hmongs (3 460), les 8e plus grands nombres de Coréens (52 431) et de Laotiens (5 560), les 9e plus grands nombres d'Indiens (96 116) et de Bangladais (3 466) ainsi que les 10e plus grands nombres de Pakistanais (9 868) et de Cambodgiens (4 528).

    Les Métis se décomposaient entre ceux revendiquant deux races (92,3 %), principalement blanche et noire (28,6 %), blanche et autre (15,2 %), blanche et asiatique (14,3 %), blanche et amérindienne (13,1 %), noire et amérindienne (5,4 %), noire et autre (4,9 %) et noire et asiatique (3,8 %), et ceux revendiquant trois races ou plus (7,7 %)[34].

    Religions

    L'église catholique Sacred Heart située à Atlanta.
    Composition religieuse en % en 2015[35].
    Religion Géorgie États-Unis
    Protestantisme évangélique 38 25,4
    Églises traditionnelles noires 17 6,5
    Non affiliés 13 15,8
    Protestantisme traditionnel 12 14,7
    Catholicisme 9 20,8
    Agnosticisme 2 4,0
    Athéisme 2 3,1
    Témoins de Jéhovah 2 0,8
    Autres 5 8.9

    Selon l'institut de sondage The Gallup Organization, en 2015, 51 % des habitants de Géorgie se considèrent comme « très religieux » (40 % au niveau national), 30 % comme « modérément religieux » (29 % au niveau national) et 19 % comme « non religieux » (31 % au niveau national)[36].

    Langues

    Langue parlée à la maison par la population âgée de plus de 5 ans[37],[38],[39],[40]
    Langue 1980 1990 2000 2010 2016
    Anglais 97,35 % 95,25 % 90,12 % 87,35 % 86,28 %
    Espagnol 0,94 % 2,04 % 5,61 % 7,42 % 7,94 %
    Français 0,37 % 0,56 % 0,56 % 0,42 % 0,36 %
    Coréen 0,10 % 0,22 % 0,34 % 0,51 % 0,48 %
    Chinois 0,07 % 0,17 % 0,26 % 0,40 % 0,48 %
    Vietnamien 0,04 % 0,17 % 0,26 % 0,40 % 0,47 %
    Autres 1,13 % 1,65 % 2,74 % 3,46 % 3,99 %

    Économie

    Transport

    La Géorgie est actuellement le principal centre de communication de la région sud des États-Unis. Les principales routes goudronnées de l'État ont été inaugurées au début du XXe siècle et la grande majorité des petites routes nationales ont été pavées au cours des décennies qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale. Atlanta est le principal centre routier de la Géorgie. En 2003, l'État comptait 187 543 kilomètres de routes publiques, dont 2 004 kilomètres d'autoroutes Interstate highway, considérées comme faisant partie du réseau routier fédéral des États-Unis.

    L'État dispose d'un vaste réseau ferroviaire. Atlanta, en plus d'être le principal centre ferroviaire de l'État, est également le principal centre ferroviaire du sud des États-Unis. En 2002, la Géorgie possédait 7 530 kilomètres de voies ferrées. Le train Crescent (Amtrak) dessert les villes de Toccoa, Gainesville, et Atlanta de toute la côte est entre New York & La Nouvelle-Orléans.

    Atlanta possède actuellement l'aéroport le plus achalandé au monde, en nombre de passagers, l'aéroport international Hartsfield-Jackson, fréquenté par environ 82 millions de passagers par an. L’aéroport international de Savannah/Hilton Head est le deuxième aéroport le plus achalandé de l’État, selon le nombre de passagers, et le seul aéroport international supplémentaire. Les autres aéroports commerciaux (classés par nombres de passagers) sont situés à Augusta, Columbus, Albany, Macon, Brunswick, Valdosta et Athens.

    Savannah est le principal centre portuaire de la Géorgie et l’un des ports les plus modernes en activité du pays.

    La Metropolitan Atlanta Rapid Transit Authority (MARTA) est le principal réseau de transport en commun rapide de la région métropolitaine d’Atlanta.

    Politique

    Bastion du Parti démocrate pendant plus d'une centaine d'années, la Géorgie a commencé à voter nationalement pour les républicains à partir des années 1960 avant de devenir l'une de ses places fortes nationales et locales durant les années 2000.

    La Géorgie est aujourd'hui globalement dominée par le Parti républicain, qui est particulièrement puissant au nord et au sud de l'État. Les principales places fortes démocrates sont Atlanta, Athens et la Black Belt, qui s'étend de Columbus à Augusta. En raison de l'émergence d'une classe moyenne afro-américaine et hispanique, les banlieues conservatrices d'Atlanta deviennent quant à elles de plus en plus compétitives[41].

    Politique fédérale

    Élections présidentielles

    Résultats des élections présidentielles
    Année Républicain Démocrate
    1932 7,77 % 19,863 91,60 % 234,118
    1936 12,60 % 36,942 87,10 % 255,364
    1940 14,83 % 46,360 84,85 % 265,194
    1944 18,25 % 59,880 81,74 % 268,187
    1948 18,31 % 76,691 60,81 % 254,646
    1952 30,34 % 198,979 69,66 % 456,823
    1956 32,65 % 216,652 66,48 % 441,094
    1960 37,43 % 274,472 62,54 % 458,638
    1964 54,12 % 616,584 41,15 % 522,557
    1968* 30,40 % 380,111 26,75 % 334,440
    1972 75,04 % 881,496 24,65 % 289,529
    1976 32,96 % 483,743 66,74 % 979,409
    1980 40,95 % 654,168 55,76 % 890,733
    1984 60,17 % 1,068,722 39,79 % 706,628
    1988 59,75 % 1,081,331 39,50 % 714,792
    1992 42,88 % 995,252 43,47 % 1,008,966
    1996 47,01 % 1,080,843 45,84 % 1,053,849
    2000 54,67 % 1,419,720 42,98 % 1,116,230
    2004 57,97 % 1,914,254 41,37 % 1,366,149
    2008 52,20 % 2,048,744 47,00 % 1,844,137
    2012 53,30 % 2 078 688 45,48 % 1 773 827
    2016 51,34 % 2 068 623 45,60 % 1 837 300
    *État gagné par George Wallace
    de l'American Independent Party,
    avec 42,83 %, soit 535 550 voix

    De 1824 à la guerre de Sécession, la Géorgie est un État qui pratique l'alternance entre les démocrates et les Whigs. À partir de 1848, il s'ancre dans le camp démocrate et à l'élection présidentielle de 1860 apporte ses suffrages à John Breckinridge, le candidat démocrate pro-sudiste devant le candidat de l'union constitutionnelle, John Bell et devant le candidat démocrate pro-union, Stephen A. Douglas (la candidature du républicain Abraham Lincoln ne fut pas proposée aux électeurs de Géorgie). Jusqu'en 1960, la Géorgie est politiquement totalement acquis aux démocrates. Le Parti républicain, celui de Lincoln, est considéré comme le parti des vainqueurs de la guerre de Sécession et des Yankees.

    Lors des premières élections qui suivent la guerre, en 1868, le candidat démocrate Horatio Seymour remporte 64,27 % des voix contre le président Ulysses S. Grant alors que tous les confédérés n'ont pas encore recouvré leur droit de vote. Au début du XXe siècle, les démocrates écrasent les républicains obtenant 79,51 % des voix en 1916 (Woodrow Wilson) ou encore 91,60 % des voix en 1932 (Franklin Delano Roosevelt). Durant cette époque, la Géorgie est un État ségrégationniste où règnent le Ku Klux Klan et les Dixiecrats.

    Les lois sur les droits civiques dans les années 1960 commencent à entamer la prépondérance démocrate. En 1964, Barry Goldwater est le premier républicain à remporter la Géorgie (54,12 %) contre le président Lyndon B. Johnson (45,87 %) à qui les électeurs blancs font payer les lois sur les droits civiques votés au Congrès avec l'appoint pourtant décisif des républicains.

    En 1968, George Wallace, le candidat démocrate ségrégationniste remporte la Géorgie face au républicain Richard Nixon (30,40 %) et face au démocrate Hubert Humphrey (26,75 %). En 1972, Richard Nixon remporte la Géorgie (75,04 %) tandis qu'en 1976, Jimmy Carter, gouverneur démocrate de l'État, est élu président des États-Unis avec le soutien géorgien.

    Depuis 1984, tous les candidats républicains ont remporté la Géorgie à l'exception de l'année 1992 où le démocrate Bill Clinton s'est imposé avec 43,47 % des voix face au président républicain George H. W. Bush (42,88 %) et face au candidat populiste Ross Perot (13,34 %).

    Représentation fédérale

    Au niveau fédéral, lors du 116e congrès (législature de 2019 à 2021), la délégation de Géorgie au Congrès des États-Unis est composée de deux sénateurs républicains, Kelly Loeffler et David Perdue, de neuf représentants républicains et cinq démocrates.

    Politique locale

    Le capitole de la Géorgie.

    De 1872 à 2002, pendant 130 ans, les électeurs de l'État de Géorgie n'ont élu que des gouverneurs démocrates et des majorités démocrates à l'assemblée de Géorgie. Comme beaucoup d'anciens États du sud, la Géorgie a vécu un régime de parti unique pendant une centaine d'années. Les électeurs blancs percevaient alors le Parti républicain comme le parti des Yankees, un parti étranger aux valeurs sudistes dont la victoire aux élections de 1860 avait conduit le pays à la guerre de Sécession, à l'abolition de l'esclavage et à la défaite du Sud.

    Les démocrates du Sud, ségrégationnistes ou populistes étaient alors appelés « Southern Democrats » (ou encore Dixiecrats pour les plus conservateurs) et se différenciaient du Parti démocrate national au programme plus centriste.

    Le gouverneur républicain Brian Kemp signe en une loi interdisant l’avortement après six semaines de grossesse. Les femmes ayant recours illégalement à l'avortement s'exposeront à la prison à vie et à la peine de mort. La Cour suprême devrait cependant invalider cette loi[42].

    Exécutif de l'État

    Le gouverneur de l'État, élu pour 4 ans, est aujourd'hui Brian Kemp, le troisième républicain à occuper ce poste depuis 1872.

    En , Sonny Perdue devient le premier gouverneur républicain de Géorgie en 130 ans.

    Le lieutenant-gouverneur, élu pour 4 ans, est le républicain Geoff Duncan (en).

    Législature

    Les deux chambres de l'Assemblée générale de Géorgie sont dominées depuis 2002 par les républicains. Le sénat de 56 membres élus pour 2 ans est ainsi dominé par 35 républicains et la chambre des représentants de 180 membres élus pour 2 ans est dominée par 105 républicains lors de la législature 2019-2021.

    Pouvoir judiciaire

    Le Thomas County Judicial Center.

    La justice géorgienne est composée :

    • de 49 tribunaux locaux de première instance, composés de magistrats élus pour 4 ans et de citoyens ;
    • d'une cour d'appel d'État, composée de 12 magistrats élus pour 6 ans ;
    • d'une cour suprême, composée de 7 magistrats élus pour 6 ans.

    La Géorgie est un État favorable à la peine de mort. La méthode d'exécution actuelle est l'injection létale. La chaise électrique fut la seule méthode jusqu'en 2001 lorsque la Cour suprême de Géorgie déclara que cette méthode était cruelle et inusitée [43]. Sont considérés comme crimes capitaux, les meurtres, les enlèvements avec demande de rançon et blessures lorsque la victime meurt, les détournements d'avion, et les trahisons. L'âge minimum légal pour être condamné à la peine capitale est 17 ans. Avant 1976, 950 exécutions ont eu lieu. Entre 1976 et , 38 ont eu lieu. En , il y avait 113 détenus condamnés à mort. Avant , cinq personnes ont été innocentées, et six ont bénéficié d'une grâce.

    Autorités locales

    La Géorgie compte1 380 autorités locales, dont 689 sont des entités de compétence générale réparties entre 152 comtés et 537 municipalités (il n'y a pas de townships ou cantons en Géorgie), et 691 sont des districts spéciaux, dont 180 districts scolaires, et 511 autres districts spéciaux, dédiés à l'administration de services particuliers (eaux, ordures ménagères, police, etc.)[44].

    La Home rule est accordée par l'article IX de la Constitution de l’État de Géorgie aux comtés et municipalités de Géorgie, lesquelles sont donc libres de légiférer sur leur territoire à condition de respecter la constitution fédérale et celle de la Géorgie.

    Culture

    Le film à grand succès Autant en emporte le vent se déroule en Géorgie. Les protagonistes du film sont issus de la haute société sudiste et possèdent de grandes plantations de coton. La guerre de Sécession va profondément bouleverser cette société[45].

    La Géorgie a vu naître un grand nombre de grands noms du cinéma comme Oliver Hardy (de « Laurel et Hardy »), Kim Basinger, Julia Roberts, Laurence Fishburne, Spike Lee, Steven Soderbergh, Hulk Hogan, Cody Rhodes DeForest Kelley ou encore Dakota Fanning, mais aussi de la musique avec Little Richard, Ray Charles, R.E.M., Of Montreal, Neutral Milk Hotel, OutKast, Lil Jon, Jagged Edge, T.I., Ciara et Dirty South.

    Dans les années 1960, Ray Charles refuse de revenir jouer en Géorgie, son État de naissance, du fait de la ségrégation qui y règne alors. Toutefois, en 1979, sa chanson Georgia on My Mind est adoptée comme hymne officiel de l'État (state song)[46].

    À la télévision, la Géorgie est le lieu principal de la série The Walking Dead, les personnages se retrouvant à la sortie d'Atlanta dans la première saison. Ils ne quittent cet État qu'à la fin de la saison 5, lorsque le groupe arrive à Washington. La série Vampire Diaries y est également tournée.

    Sport

    Notes et références

    1. (en) « QuickFacts Georgia; United States », sur le site census.gov.
    2. Carte de l'État de Georgie Carto-mondo.fr
    3. Angie Debo, Histoire des Indiens des États-Unis, Paris, Albin Michel, , p. 83
    4. Fernand Braudel, Civilisation matérielle, économie et capitalisme, tome 3 : Le temps du monde, Paris, Armand Colin, LGF-Le Livre de Poche, (ISBN 978-2-253-06457-2), 1993, p. 493.
    5. Claude Fohlen, Les Pères de la Révolution américaine, Paris, Albin Michel, 1989, (ISBN 978-2-226-03664-3), p. 20.
    6. (en) « Cumberland Island », sur www.irazoo.com (consulté le 8 février 2011).
    7. (en) Campbell Gibson et Kay Jung, « Historical Census Statistics on Population Totals by Race, 1790 to 1990, and by Hispanic Origin, 1970 to 1990, for the United States, Regions Divisions, and States » [PDF], .
    8. (en) « Cotton », sur www.georgiaencyclopedia.org (consulté le 8 février 2011).
    9. (en) « Eli Whitney in Georgia », sur www.georgiaencyclopedia.org (consulté le 8 février 2011).
    10. (en) « Macon », sur www.georgiaencyclopedia.org (consulté le 8 février 2011).
    11. (en) « Free Labor in an Unfree World: White Artisans in Slaveholding Georgia, 1789-1860 by Michele Gillespie », sur books.google.fr (consulté le 8 février 2011).
    12. (en) Frank Browning, John Gerassi, Histoire criminelle des États-Unis, Nouveau monde, , p. 274.
    13. (en) « Georgia (U.S. National Park Service) », sur www.nps.gov.
    14. http://quickfacts.census.gov/qfd/maps/georgia_map.html
    15. http://www.whitehouse.gov/sites/default/files/omb/bulletins/2013/b13-01.pdf
    16. (en) Alison Cadden (301-763-4335, US Census Bureau, Governments), « US Census Bureau Lists & Structure of Governments », sur www.census.gov.
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    Voir aussi

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