Gan (Pyrénées-Atlantiques)

Gan est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Pour les articles homonymes, voir Gan.

Gan

Vue sur le bas de Gan et les Pyrénées.
Administration
Pays France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Ouzom, Gave et Rives du Neez
Intercommunalité Communauté d'agglomération Pau Béarn Pyrénées
Maire
Mandat
Francis Pèes
2014-2020
Code postal 64290
Code commune 64230
Démographie
Gentilé Gantois
Population
municipale
5 510 hab. (2017 )
Densité 139 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 13′ 46″ nord, 0° 23′ 11″ ouest
Altitude Min. 186 m
Max. 478 m
Superficie 39,62 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques
Gan
Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques
Gan
Géolocalisation sur la carte : France
Gan
Géolocalisation sur la carte : France
Gan
Liens
Site web http://villedegan.fr/

    Le gentilé est Gantois[1].

    Géographie

    La porte de la Prison de Gan.
    L'église Saint-Barthélémy.

    Situation

    Commune de l'aire urbaine de Pau située dans son unité urbaine à neuf kilomètres au sud de Pau.

    Lieux-dits et hameaux

    • Acots
    • Andoins
    • Haut-de-Gan
    • Ibos
    • Latapy
    • Saint-Georges

    Communes limitrophes

    Hydrographie

    Les terres de la commune sont arrosées[3] par des affluents du gave de Pau, la Bayse (rejointe sur la commune par le ruisseau la Peyrouse), le Neez (ainsi que par ses tributaires, les ruisseaux de Trébessot et de Tolou) et las Hies et deux tributaires de ce dernier, les ruisseaux l'Arribeu et de Casabonne. Un affluent du ruisseau de Labagnère, qui rejoindra plus loin la Bayse, le ruisseau les Courrèges, traverse également le territoire de Gan.

    Voies de communication et transports

    Voies routières

    La commune est traversée par la route nationale 134, ainsi que par les routes départementales 134, 217 et 230.

    Transports urbains

    Gan est desservie par le réseau de bus Idelis :

    •   Gan — Mairie ↔ Idron — Domaine du Roy / Sendets — Mairie

    Transports interurbains

    Gan est desservie par la Citram et la Sobetra.

    Citram :

    • La ligne 0806 - Pau<>Gourette

    TPO :

    • La ligne 823- Lasseube <> Pau (transport à la demande)

    Voies ferroviaires

    Gare de Gan.

    La gare de Gan est située sur la ligne Pau-Canfranc. Elle est desservie par les TER Nouvelle-Aquitaine reliant Pau à Oloron-Sainte-Marie.

    Toponymie

    À l'instar de nombreuses autres villes neuves fondées à la même époque, Gan emprunte son nom à une ville prestigieuse, Gand en Flandre-Orientale, comme gage du succès de son développement[4].

    Le toponyme Gan apparaît sous les formes Guan (1358[5], titres de Buzy[6]), Gant (1385[5], censier de Béarn[7]), Guant (1559[5], titres de Béarn[8]) et Gand (1675[5], réformation de Béarn[9]).

    Son nom béarnais est Gant[10] ou Gan[11].

    Le quartier d’Acots est mentionné en 1863 (dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[5]), tout comme Andoins, fief créé en 1591 sur la commune et vassal de la vicomté de Béarn.

    Histoire

    Gan est une bastide fondée en 1335 par Gaston II de Foix-Béarn. Il lui donne ce nom, homonyme de Gand en Belgique, en souvenir de la campagne de Flandres à laquelle il a participé.

    Important point de passage de la transhumance, elle s'étend rapidement. En 1385 Gan compte 175 feux[5], elle est à l'époque plus importante que Pau. Elle dépend alors du bailliage de Nay. La notairie de Gan englobait également Rébénacq[5].

    Politique et administration[12]

    La mairie de Gan.

    Liste des maires

    Liste des maires successifs de Gan
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    1793 1805 Jean-Pierre de Catriulet    
    1805 1813 M. Cuyalaa    
    1813 1815 Jacques Nogue    
    1815 1815 M. Bonnafon    
    1815 1818 Jacques Nogue    
    1818 1831 Pierre-Antoine Darrac    
    1831 1848 Pierre Claverie    
    1848 1849 Barthélémy Duserm    
    1849 1851 M. Acot    
    1855 1855 M. Tillet    
    1852 1855 Jean-Marie Sarthou    
    1855 1864 Théodore de Courrèges    
    1864 1872 Jean-Urbain Barthes    
    1872 1874 Michel Latapie    
    1874 1882 Jean-Achille Camy    
    1882 1912 Xavier Fondeville   Conseiller d'arrondissement (Canton de Pau-Ouest)
    1913 1919 Théodore Arbes    
    1919 1943 Léonce Dissez    
    1943 1944 Jean Mondinet    
    Eugène Laborde    
    Louis Bidau    
    Pierre Renon    
    Pierre Foussats   Médecin généraliste
    Albert Baubion    

    (décès)
    Jean-Pierre Léris UDF Directeur de l’institution Saint-Dominique de Pau
    Conseiller général du canton de Jurançon (1992 → 2004)
    Éliane Mounat UDF  
    Jean-Michel Tissanié PS Ingénieur informatique
    En cours Francis Pèes DVD Chef d'entreprise
    Vice-président de la CA de Pau-Pyrénées puis de la CA Pau Béarn Pyrénées (2014 →)

    Intercommunalité

    Gan fait partie de l'aire urbaine de Pau et est membre de cinq structures intercommunales[13] :

    Population et société

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[15].

    En 2017, la commune comptait 5 510 habitants[Note 1], en diminution de 0,13 % par rapport à 2012 (Pyrénées-Atlantiques : +2,49 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    2 5522 8482 8193 0173 0273 1503 2373 0763 136
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    3 0513 0183 1152 8302 7593 2742 7002 6722 698
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    2 7102 6602 5382 2622 3632 1822 3262 3952 643
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
    2 9153 1253 5434 0474 7244 9715 1975 2255 517
    2017 - - - - - - - -
    5 510--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Gan fait partie de l'aire urbaine de Pau.

    Enseignement

    La commune dispose de deux écoles élémentaires publiques (école de Haut-d- Gan : 1 classe, école Paul- Constant : 11 classes), d'une école maternelle publique (école Pierre-Emmanuel : 6 classes) ainsi que d'une école primaire privée (école Pierre-de-Marca).

    Santé

    Le pôle santé comprend :

    • deux maisons de soins et de convalescence ;
    • deux maisons d'accueil pour personnes âgées ;
    • deux cabinets médicaux regroupant médecins et infirmières ;
    • deux pharmacies ;
    • kinésithérapeutes.

    Sports

    Le marathon de Pau emprunte la route de Gan, en provenance de Jurançon.

    Économie

    Cave des vins de Jurançon.

    La commune fait partie des zones AOC du vignoble du Jurançon et du Béarn.

    Dans une région de polyculture traditionnelle le paysage agricole se transforme avec une émergence des élevages de vaches blondes, une production laitière discrète et quelques troupeaux d'ovins.

    La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

    Deux marbreries y sont en activité (Marbrerie Tucoulat et Marbrerie du Neez).

    Le siège de la société Famille Michaud Apiculteurs - numéro 1 mondial du miel - y est installé depuis 1965, tout comme celui de l'Entreprise Pèes, acteur significatif du secteur du bâtiment et de la rénovation en Béarn, depuis 1936.

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Patrimoine civil

    La porte de la prison[18] date du XIVe siècle (1335) ; elle a été inscrite Monument historique par arrêté du 30 décembre 1994.

    D'autres éléments du patrimoine témoignent également du passé tels que :

    • les bains romains (1748) (eaux ferrugineuses et soufrées) ;
    • la maison de Bazirus (rue d'Ossau) ;
    • la maison de Guytou (sur la route de Lasseube) ;
    • les maisons d'Arrac (1548), d'Andoins (1593) et le château Marca antérieur à 1600 maison natale de Pierre de Marca.
    Patrimoine religieux
    L'église Saint-Pierre à Haut-de-Gan.

    L'église Saint-Barthélémy a été rebâtie à proximité de l'ancienne église Saint-Jean[19] qui fut restaurée en plusieurs phases entre 1811 et 1930. L'église Saint-Pierre[20] (Haut-de-Gan) date, elle, de 1838.

    On découvre également dans ces églises des vitraux des maitres verriers Mauméjean (en plusieurs épisodes de 1891 à 1939), un chemin de croix (1937 - céramiques de E. Cazaux, artiste biarrot) et un retable en bois doré du XVIIIe siècle.

    L'église Saint-Pierre du Haut-de-Gan est bien antérieure à 1838, puisqu'on en retrouve traces dans le archives paroissiales en 1759 (baptêmes, mariages, sépultures).

    Patrimoine naturel

    Le site naturel fossilifère de Gan est un lieu unique de grande valeur géologique et écologique. À la suite de la cessation d’activité de l’ancienne tuilerie de Gan, en 1974, la fosse d’extraction de marne s’est peu à peu remplie pour former un étang. Au fil des ans, la nature a investi les lieux et ce site abrite aujourd’hui une biodiversité importante. Les zones aquatiques, la végétation des rives, les boisements, les prairies, sont autant de milieux naturels qui favorisent le développement d’une faune et d’une flore caractéristiques.

    Ce site est bien connu des géologues pour sa richesse en fossiles. On le date de l'étage yprésien, soit il y a environ 50 millions d'années. Des fossiles caractéristiques de milieux marins y ont été trouvés. Ce site a été identifié d'intérêt prioritaire par le conseil général des Pyrénées-Atlantiques lors d'un inventaire du patrimoine géologique réalisé il y a quelques années. Au début des années 2000, le conservatoire d'espaces naturels d'Aquitaine[21] met en évidence la valeur écologique du site. Un partenariat est ainsi mis en place avec la réserve naturelle nationale géologique de Saucats et la Brède pour l'évaluation du patrimoine géologique du site, en complément de l'étude naturaliste réalisée. Ce rapprochement a abouti à un projet de plan de gestion et de mise en valeur pédagogique du site.

    Le site est désormais géré par le CEN Aquitaine, en partenariat avec le RNG de Saucats sur les aspects fossilifères, dans le cadre d'une convention signée avec la commune de Gan. Une valorisation du site a été réalisée avec l'aménagement d'un sentier de découverte équipé de panneaux pédagogiques conçus avec la participation des élèves de l'école élémentaire Paule-Constant. Hélas, hormis les panneaux d'accueil, la quasi-totalité de ces supports a été lourdement vandalisée. En 2013, un nouveau projet collaboratif a été initié, coordonné par le CPIE Béarn et associant de multiples acteurs, dans le but de développer de nouveaux outils pédagogiques pour la découverte des nombreuses richesses de ce site.

    Personnalités liées à la commune

    Héraldique

    Blason Écartelé d'or à trois pals de gueules, et de gueules aux chaines d'or passées en orle en croix et en sautoir, l'écu accompagné à la droite d'un gand d'azur de la main gauche, bordé d'or, et à la gauche deux vaches passantes de gueules accornées, accollées et clarinées d'azur[23].
    Détails
    Le statut officiel du blason reste à déterminer.
    Alias
    Alias du blason de Gan
    Écartelé, au premier et au quatrième d'or à deux vaches de gueules passant l'une sur l'autre, au deuxième et au troisième, d'azur au gant renversé d'argent, le pouce à dextre.

    Annexes

    Article connexe

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. Gentilé sur habitants.fr
    2. Carte IGN sous Géoportail
    3. Notice du Sandre sur Gan, consultée le 2 décembre 2008
    4. Bénédicte et Jean-Jacques Fénié, Toponymie gasconne, Éditions Sud-Ouest, coll. « Sud Ouest Université », , 128 p. (ISBN 978-2-87901-093-9).
    5. Paul Raymond, Dictionnaire topographique du département des Basses-Pyrénées, Paris, Imprimerie Impériale, , 208 p. (notice BnF no FRBNF31182570, lire en ligne).
    6. Titres de Buzy - Archives de la mairie de la commune
    7. Censier de Béarn, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, manuscrit de 1385.
    8. Titres de la vicomté de Béarn - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
    9. Réformation de Béarn, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, coll. « manuscrits du XVIe au XVIIIe siècle ».
    10. Ostau Bearnes, « Toponymie des communes béarnaises selon la graphie classique » [PDF] (consulté le 26 janvier 2019).
    11. Institut béarnais et gascon, « Toponymie des communes béarnaises selon la graphie moderne » [PDF] (consulté le 26 janvier 2019).
    12. Site Annuaire-Maire, site privé indépendant de l'administration française.
    13. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 7 juin 2014)
    14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
    18. Notice no PA00132936, base Mérimée, ministère français de la Culture
    19. Notice no IA64000520, base Mérimée, ministère français de la Culture
    20. Notice no IA64000523, base Mérimée, ministère français de la Culture
    21. Le site du CEN Aquitaine
    22. Les Gens du cinéma
    23. Armorial du Béarn, tome I (1696-1701) p.146
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