Garlan

Garlan [gaʁlɑ̃] (en breton Garlann) est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. Le nom "Garlann" viendrait du breton "garv" (rude) et de "lann" (lande) ou bien de "Gwaremm lann" (garenne de lande). La paroisse s'est constituée au Moyen Âge au détriment de Plouigneau (partie située au sud du Dourduff) et de Plouézoc'h (partie située au nord du Dourduff).

Ne pas confondre avec Garlan, taureau cocardier, trois fois Bioù d'or.

Garlan

Le château du Bois de la Roche.
Administration
Pays France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Morlaix
Canton Plouigneau
Intercommunalité Morlaix Communauté
Maire
Mandat
Joseph Irrien
2014-2020
Code postal 29610
Code commune 29059
Démographie
Gentilé Garlannais
Population
municipale
1 052 hab. (2017 en augmentation de 3,14 % par rapport à 2012)
Densité 79 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 36′ 07″ nord, 3° 45′ 21″ ouest
Altitude Min. 20 m
Max. 116 m
Superficie 13,34 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Finistère
Garlan
Géolocalisation sur la carte : Finistère
Garlan
Géolocalisation sur la carte : France
Garlan
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Garlan
Liens
Site web http://garlan.fr/

    Géographie

    Communes limitrophes

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous les formes Quarlan en 1427[1], Garlan à la fin du XIVe siècle et en 1543.

    Garlan vient du breton garo (rude)[2] et de lan (lande)[3].

    Histoire

    Le Moyen Âge

    Époque moderne

    Pendant la guerre entre Ligueurs ultra catholiques et partisans du roi protestant Henri IV, Garlan adhère à la Sainte Union morlaisienne constituée de Ligueurs, malgré l'opposition acharnée du capitaine de Garlan, Jacques Guisédic, seigneur de Kervilzic, fortement attaché à la cause royale. Cette position lui vaut d'être assassiné.

    Françoise de Quisidic, fille de Jacques de Quisidic, seigneur de Kervilsic, en Garlan dans le diocèse de Tréguier, née en 1577, convertie par un sermon de Michel Le Nobletz, après avoir vécu une partie de sa vie à Saint-Michel-en-Grève où elle aurait vu deux apparitions de la Vierge Marie, en 1657 et en , mourut le près du couvent de Cuburien, probablement dans l'hospice situé à proximité[4].

    En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse de Garlan de fournir 18 hommes et de payer 118 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne »[5].

    Révolution française

    Au moment de la Révolution, les armoiries des seigneurs de Boiséon, de la Roche-Jagu et de la Boissière-Kerohant, présentes sur les vitraux de l'église, sont brisées ou martelées. Dans un rapport du , le maire constate que, à la suite de ces dégradations, l'église est dans un état lamentable. La même année, le recteur - Christophe Derrien - et son vicaire - François Lazou, tous deux prêtres réfractaires, sont chassés et remplacés par des prêtres constitutionnels. D'après la tradition, Christophe Derrien aurait été caché dans la tour de l'auberge-relais de poste de Garlan où il finit par être arrêté. Les deux prêtres réfractaires sont détenus à Brest avant d'être déportés en Espagne. Après avoir essayé de revenir en Bretagne, François Lazou est à nouveau arrêté en 1798 et déporté sur l'île de Ré, où il meurt le . Après la signature du Concordat entre Napoléon et le pape Pie VII, Christophe Derrien revient exercer son ministère à Plougasnou.

    Le XIXe siècle

    En 1854, une épidémie de choléra qui affecte la région de Morlaix pendant plusieurs mois fait au 12 morts à Garlan en août et septembre.

    En , un rapport du conseil général du Finistère annonce l'ouverture d'une école de filles à Garlan[6] (elle est construite en 1873, soit un an après celle des garçons).

    L'église actuelle de Garlan a été construite entre 1877 et 1879 et consacrée le . Elle a remplacé un édifice du XVIe siècle, fondé par les seigneurs de Boiséon et rattaché à l'évêché de Tréguier.

    En 1899, Garlan fait partie des dix-huit seules communes du département du Finistère à déjà posséder une société d'assurance mutuelle, forte de 60 adhérents, contre la mortalité des animaux de ferme, qui assure les chevaux et les bêtes à cornes[7].

    Le XXe siècle

    Le stade de Garlan porte le nom d'Alexandre Pichodou, un aviateur d'avant-guerre, qui fut le second de Jean Mermoz, une figure légendaire de l'aéropostale. Alexandre Pichodou avait été scolarisé à Garlan pendant la guerre 1914-18. Le , l'hydravion de Mermoz et Pichodou, la "Croix du Sud", qui faisait route vers Rio de Janeiro, s'abîme dans l'Océan Atlantique, au large de Dakar.

    Une nouvelle mairie-poste est construite en 1962.

    Politique et administration

    Liste des maires

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1800 1800 Jean Le Bars    
    1802 1813 François Folgalvez    
    1813 1829 Jean de Cillart    
    1829 1831 Hylarion Duhoux de Forzanz    
    1831 1832 François Gourden    
    1832 1835 Jean Le Lous    
    1835 1870 François Le Bras    
    1871 1888 Vincent Fournis    
    1888 1895 Pierre Morvan    
    1896 1900 Pol Potier de Courcy    
    1900 1943 Pierre Morvan    
    1945 1977 Yves Laviec SFIOPS  
    1977 1983 Alice Diascorn PS  
    1983 2001 Jean-Yves Libouban PS[8]  
    2001 2011 Édouard Clech UMP retraité
    2011 En cours Joseph Irrien DVDDVG Salarié du secteur médical

    Jumelages

    Monuments

    Événements

    Démographie

    Évolution démographique

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[11].

    En 2017, la commune comptait 1 052 habitants[Note 1], en augmentation de 3,14 % par rapport à 2012 (Finistère : +0,86 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    9199621 0121 0931 3471 1991 1741 2001 238
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 1311 1401 0801 0271 0531 0771 0761 005971
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    952947930825804720690701622
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
    6286156447748018218919761 036
    2017 - - - - - - - -
    1 052--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Évolution du rang démographique

    Évolution du rang de la commune
    selon la population municipale des années : 1968[14] 1975[14] 1982[14] 1990[14] 1999[14] 2006[15] 2009[16] 2013[17]
    Rang de la commune dans le département 217 201 186 194 188 188 184 181
    Nombre de communes du département 286 283 283 283 283 283 283 283

    En 2016, Garlan était la 176e commune du département en population avec ses 1 056 habitants (territoire en vigueur au ), derrière Plouégat-Guérand (175e avec 1 067 habitants) et devant Tourch (177e avec 1 038 habitants).

    Liens externes

    Voir aussi

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. Daniel Delattre : Le Finistère. Les 283 communes. Éditions Delattre. 2004.
    2. Hervé Abalain, « Noms de lieux bretons - Page 68, Editions Jean-paul Gisserot, ISBN 2877474828 » (consulté le 18 juillet 2017)
    3. Bernard TANGUY : Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses du Finistère. Chasse-Marée - Ar Men. 1990.
    4. Guy Alexis Lobineau, "Les vies des saints de Bretagne et des personnes d'une éminente piété qui ont vécu dans la même province , avec une addition à l'Histoire de Bretagne", 1725, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k114592x/f498.image.r=Cuburien et, sous la direction de René Laurentin et Patrick Balchiero, "Dictionnaire des apparitions", 2007, consultable https://books.google.fr/books?id=2EPCADgWbNUC&pg=PT494&lpg=PT494&dq=Fran%C3%A7oise+de+Quisidic&source=bl&ots=jbVTY-hA_a&sig=O_e9kuPnYkSSBo0vEvXIFHcYmxM&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjLo_2a887XAhWCyxoKHR4TC8EQ6AEIOTAE#v=onepage&q=Fran%C3%A7oise%20de%20Quisidic&f=false
    5. >"Ordonnance... portant imposition pour la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne", 1759, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97412315/f8.image.r=Plovan
    6. "Rapports et délibérations du Conseil général du Finistère", avril 1872, page 8, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5562178s/f8.image.r=Perguet.langFR
    7. Compte-rendu et procès verbaux, " Association bretonne, Classe d'agriculture", Saint-Brieuc, 1901, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5566957m/f68.image.r=Ploudaniel.langFR et https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5566957m/f91.image.r=Ploudaniel.langFR
    8. https://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=20010227&article=2363246&type=ar
    9. Notice no PA00090482, base Mérimée, ministère français de la Culture
    10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
    14. INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
    15. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
    16. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
    17. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
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