Gosuin van Goetsenhoven

Gosuin van Goetsenhoven porte un nom de famille qui fait référence au village du même nom, appelé officiellement en néerlandais moderne Goetsenhoven et connu en français sous le nom de Gossoncourt. Le village de Gossoncourt, situé près de Tirlemont, en Belgique, dans le Brabant flamand, s'est constitué au XIe siècle. Selon l'étymologie, il s'est développé en référence à une ferme, à une manse ou à un manoir ayant appartenu à un seigneur dénommé Gozelen, Goson, ou Gosuin.

Pour les articles homonymes, voir Goetsenhoven (homonymie).

van Goetsenhoven

Armes

Blasonnement d'or au sautoir de sable.
Période XIIIe siècle-XIVe siècle
Pays ou province d’origine Duché de Brabant
Fiefs tenus Seigneuries de Gossoncourt, d'Archennes, de Vaalbeek et de Neerheylissem.
Demeures Château de Horst en 1292, Maison des chevaliers ('t ridderhuys) à Gossoncourt.
Fonctions militaires Chevalier à l'issue de la bataille de Worringen en 1288, capitaine de la défense de Lille en 1301, chef de corps brabançon à la bataille des éperons d'or en 1302, au côté du duc Jean III de Brabant en 1339.
Fonctions ecclésiastiques Curé de Tongrinne, de Ligny, d'Archennes, de Donck, chanoine à Incourt, prévôt de Saint-Pierre de Louvain, chanoine à Saint-Lambert, coûtre de Saint-Denis à Liège.

Le prénom Gosuin a plusieurs fois été reconduit par filiation. Quant au nom de famille van Goetsenhoven, il fut porté par les seigneurs du village de Gossoncourt, village dont il reste le célèbre donjon médiéval. Précisément, Gosuin III, Gosuin IV et Gosuin V, membres de la Maison d'Héverlé furent seigneurs de Gossoncourt et chevaliers aux XIIIe et XIVe siècles.

On les retrouve liés à l'abbaye de Parc et à la charte de Cortenbergh, acteurs lors des batailles de Worringen, des éperons d'or et de Mons-en-Pévèle, et près du duc Jean III de Brabant en vue d'une guerre entre la France et l'Angleterre. Le sceau original du seigneur Gosuin de Goetsenove, chevalier, est conservé aux Archives générales du Royaume de Belgique, à Bruxelles.

Origines

L'étymologie de Goetsenhoven nous apprend qu'il existait, à l'origine, une ferme, une manse ou un manoir (cour ou hof) qui fixait des serfs auprès d'un seigneur dénommé Gozelen, Goson, ou Gosuin, ou attirait tout simplement des ouvriers pour leur travail. Un village s'est développé en référence à cette ferme.

Le village, appelé officiellement en néerlandais moderne Goetsenhoven (olim Goetsenove) et connu également en français sous le nom de Gossoncourt[1] est une section communale de Tirlemont, en Belgique, dans le Brabant flamand. L'église de Gossoncourt ayant été bâtie dans les premières années du XIIe siècle, l'origine de ce village du duché de Brabant doit donc remonter au moins au siècle précédent.

Le prénom Gosuin a plusieurs fois été reconduit par filiation, et d'autre part, le nom de famille van Goetsenhoven fut porté par les seigneurs du village de Gossoncourt[2],[3], dont il reste le célèbre donjon médiéval[4]. Gosuin III, Gosuin IV et Gosuin V furent en effet seigneurs de Gossoncourt aux XIIIe et XIVe siècles.

Gosuin d'Heverlee

Armoiries de la ville d'Heverlee.

Existence relatée avant le XIIIe siècle

L'abbaye de Parc possédait, entre Vinckenbosch et Heverlee, plusieurs moulins offerts par Gosuin van Heverlee et Renier, seigneurs d'Heverlee, entre 1140 et 1145[5]. L'abbaye elle-même a publié un ouvrage[6] dans lequel elle indique, s'agissant de la définition de son domaine, que Gérard d'Everberg et Gosuin d'Héverlé procurèrent chacun un moulin.

Ascendant de Gosuin van Goetsenhoven

Gosuin de Gossoncourt est le frère cadet de Reiner II van Heverlee, lequel prolongea la branche des seigneurs d'Heverlee[7]. D'autre part, le seigneur de Gossoncourt le plus ancien connu est Goswin (1190-1236), fils de Goswin II d'Heverlee[8]. Le nom van Goetsenhoven est donc porté par une branche cadette issue de la Maison d'Héverlé.

Famille de Gosuin van Goetsenhoven aux XIIIe et XIVe siècles

Arbre généalogique descendant

L'arbre généalogique simplifié, présenté ci-dessous, repose sur la prise en compte d'éléments historiques extraits d'ouvrages référencés dans les sections suivantes. Les éléments d'information connus fournissent les liens de parenté entre les individus. Il semble que tous les fiefs de cette famille de la noblesse brabançonne soient passés dans des descendances féminines au XVe siècle.


 
 
 
 
Gosuin van Heverlee
Seigneur d'Heverlee
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Gosuin III d'Heverlee
(Gosuinus van Goetsenhoven)
Seigneur de Gossoncourt, Chevalier
†1260 abbaye de Parc[note 1]
 
Catherine
(en 1264, la femme de
Gosuin III choisit
le prieuré d'Oignies
à la suite de son douaire
non respecté par
son défunt mari[9])
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Gude de
Gossoncourt
 
Gosuin IV van Goetsenove
Seigneur de Gossoncourt,
Chevalier
†1325
 
Henri de Gochenhoven
Seigneur d'Archennes,
Chevalier
 
Maître Gauthier (Godefroid)
de Vaalbeek / Gossoncourt
†1269 ou 1270
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Gottfried van Goetsenove
Seigneur de Gossoncourt
et de Vaalbeek, Chevalier
 
Gosuin V van Goetsenove
Seigneur de Gossoncourt
et de Bas-Heylissem,
Chevalier
1320-1346

Sa femme Catherine ne donna pas
d'enfant → Testament en faveur du fils
de Gude de Gossoncourt[10]
 
Aegidius (Gilles)
van Goetsenove
†1380
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Valterus (Walter)
van Goetsenhoven
†1422


Gosuin III van Goetsenhoven

Éléments historiques

En 1221, Gosuin III de Gossoncourt compta parmi les arbitres chargés de mettre fin au conflit qui opposait Henri Ier de Brabant à Gérard, duc de Grimberghe[11]. Il est cité sur une liste d'honneur[12] pour avoir été, vers 1226, grand bienfaiteur de l'abbaye de Parc. Plus précisément, Hugues de Pierrepont, évêque de Liège, fait savoir[13] que Gosuin III de Gossoncourt, chevalier, a cédé à l'abbaye de Parc une part notable de la dîme d'Archennes, comme le révèle un parchemin daté du , muni du sceau de l'évêque, en cire verte, détérioré.

Plus tard, en 1251, Gosuin III de Gossoncourt affranchit le serf Allard de Donsart et l'offrit, suivant l'usage de l'époque, à l'autel de Saint-Pierre de Louvain. Aussi, Allard et chacun de ses descendants devaient-ils, en paiement de leur liberté, payer au curé de l'église un cens annuel d'un denier.[réf. souhaitée]

Stèle funéraire

Une pierre tombale, qui existait jadis à l'abbaye de Parc[réf. souhaitée], portait l'inscription suivante : « Gosuinus de Gotsenhoven signavit cum duce Henrico anno 1230 et 1233. Sepultus in ambitu abbatie Parcensis juxta Lovanium, jacetque excisus in lapide armatus dracone pedibus suppositis cum scuto inscriptione ut sic ponitur. »

« Dominus <Gosuinus> (?) Gosuini (?) filius dominus (de ?) Gotsenhoven miles, obiit A° MCCLX. Haec inscriptio patrem cognominem eum habuisse indicat. Gosuinus de Gotsenhoven floruit bellis Flandrorum 1302. Aegidius anno 1380 Valterus anno 1422. »

Cette stèle, dont la traduction du latin figure en note[note 2], est à la mémoire de Gosuin III et évoque ses descendants Gosuin IV, Gilles et Walter. L'inscription fait référence à Henri Ier duc de Brabant.

Gosuin IV van Goetsenhoven

Bataille des éperons d'or, enluminure sur parchemin (après 1380), British Library.
Original de la charte de Cortenbergh.

Batailles

Bataille de Worringen

La bataille de Worringen, en 1288, se termina par la victoire de Jean Ier de Brabant contre les troupes de l'archevêque de Cologne. C'est à l'issue de ce combat que Gosuin IV fut armé chevalier[note 3].

Défense de Lille

On retrouve Gosuin IV de Goidsenhoven dans la défense de Lille en 1301. En effet, l'aristocratie brabançonne était alors généralement plus sympathique aux Français qu'aux Flamands, mais plusieurs de ses membres combattirent du côté flamand. Ce fut le cas de Gosuin IV qui dirigea cette défense de Lille contre les troupes de Philippe le Bel[14].

Extension de la lutte flamande

Les milices des communes de la Flandre ne se sont pas limiter à guerroyer contre les troupes de Philippe le Bel, elles envahirent aussi les États de Jean Ier de Hainaut et obtinrent de grands succès en Zélande[14].

Délivrance du pays flamand

On peut lire[15],[note 4], que Gui de Namur a convoqué au Prinsenhof le , les gens des métiers[note 5] et des nobles du pays flamand, notamment des chevaliers, pour statuer sur l'état du prise en prise avec l'autorité française, ce qui a constitué les prémices de la délivrance du pays flamand. Goswin de Goatzenhoven y était.

Bataille de Courtrai

On peut lire encore[16],[17],[note 6], concernant la bataille des éperons d'or en 1302, qu'à la tête des milices flamandes se sont trouvés Jean et Gui de Namur, aidés de corps brabançons sous les ordres de Jean de Cuyck et de Goswin IV de Goidsenhoven.

Bataille de Mons-en-Pévèle

On retrouve[18] Gosuin IV de gossoncourt à la bataille de Mons-en-Pévèle, le avec Gérard de Halu, où il est confirmé que Gosuin a combattu à Courtrai et se retrouve maintenant Capitaine de Lille.

Politique et religion

En 1307, une charte revêtue du sceau des échevins de Tirlemont indique que Gosuin IV, seigneur de Goetsenhoven, avait fait une donation considérable de biens à un couvent dépendant de l'abbaye d'Heylissem, en accord avec sa femme Marguerite[19]. La même année, Gosuin IV confirma à l'abbaye de Saint-Bernard, près de Diest, la possession des biens vendus auparavant à cette institution religieuse, et qui faisait de lui, en 1281, un bienfaiteur reconnu du couvent de Saint-Bernard.[réf. souhaitée]

Le sceau de Gosuin IV est appendu à l'original de la charte de Cortenbergh (1312), conservée aux archives de la ville de Louvain. Cette charte, qui garantie les droits de la ville, fut signée dans la grande salle de l'abbaye des Bénédictins, aujourd'hui disparue, le , par le duc de Brabant, Jean II, et quelques nobles parmi lesquels Gosuin IV van Goetsenhoven.

En 1322, Gosuin IV renonce, de concert avec ses fils, à ses prétentions sur les biens situés à Sart-Dames-Avelines.[réf. souhaitée]

En 1324, Gosuin IV est qualifié de chambellan de l'évêque de Liège[20].

Henri de Gochenhoven

En 1257, le patronat de l'église d'Archennes est conféré à l'abbaye de Parc par le chevalier Henri d'Archennes, qui le donne du consentement de ses héritiers et de son frère Gauthier, prévôt de Saint-Pierre de Louvain[21],[22].

Le , Henri de Gochenhoven, seigneur d'Archennes, renonce, en faveur des pauvres de Louvain, à ses droits sur une maison située dans cette ville, dans une ruelle menant au Marché au Bétail.[réf. souhaitée]

Gauthier de Vaalbeek / Gossoncourt

Éléments généalogiques

Le clerc Gauthier de Vaalbeek / Gossoncourt est le frère de Gosuin IV évoqué ci-dessus[23]. Maître Gauthier (ou Godefroid ou Godfried) est le 3e fils de Gosuin III d'Heverlee, seigneur de Gossoncourt[24]. Nous apprenons aussi[24],[21] que Maître Gauthier est le frère de Henri de Gossoncourt.

Éléments historiques

Maître Gauthier de Gossoncourt obtient les cures de Tongrinne et de Ligny, ces deux localités étant des fiefs des seigneurs d'Heverlee, et obtient aussi la cure d'Archennes qu'il détient par des accords familiaux, le patronat de l'église d'Archennes appartenant à Henri de Gossoncourt[24].

Maître Gauthier est cité à partir de 1223 comme curé de Donck, à partir du comme chanoine à Incourt, à partir d'août 1232 comme prévôt de Saint-Pierre de Louvain, à partir de d'avril 1248 comme chanoine de Saint-Lambert, et coûtre de Saint-Denis à Liège. En outre, le , il apparait dans l'entourage d'Adélaïde, veuve du duc Henri III de Brabant et régente du duché.

Son souvenir est célébré le 18 novembre à Averbode, à Parc et à Saint-Pierre de Louvain.

Godefroid van Goetsenhoven

En 1288 ou 1289, Godfried van Goetsenhoven, de la Maison d'Héverlé, seigneur de Gossoncourt et de Vaalbeek, épousa Mathilde de Lantwyck, fille d'Arnold de Lantwyck, chef de nom et d'armes de la famille de Lantwyck, et petite-fille du chevalier Jean de Horst[25]. Ils furent propriétaires du château de Horst pendant un moment, en 1292.

Gosuin V van Goetsenhoven

Charte du 5 juin 1339 signée par les frères Goswin et Godefroid van Goetsenhoven, chevaliers
Château Ridderhuys de Gosuin V

Éléments généalogiques

La charte du nous apprend[note 7] que Gosuin V et Godefroid van Goetsenhoven sont frères.

Gosuin V de Gossoncourt épousa Marie de Velpen, dit aussi Marie d'Éveraerts, dame en partie de Hélissem[26]. Or, les dispositions testamentaires du du chevalier Gosuin V, seigneur de Gossoncourt et de Bas-Heylissem[27], nous apprennent[10] que mort jeune sans descendant, Gosuin V abandonnait[note 8] tous ses biens aux fils de sa tante, Gude de Gossoncourt, dont l'aîné s'appelait Walter de Golard.

Éléments historiques

Au Moyen Âge, les ducs prirent l'habitude de négocier avec des gentilshommes, chevaliers ou écuyers, des accords par suite desquels ceux-ci promettaient, moyennant une certaine somme, de se réunir, à la première réquisition du prince, avec une suite composée d'un certain nombre de cavaliers[28]. En 1338 et 1339, lorsque se préparait la guerre entre les rois de France et d'Angleterre, le duc Jean III confia à deux de ses receveurs le soin de recueillir un certain nombre de promesses de ce genre[28]. Ainsi, le , Gosuin V et Godefroid de Goetsenhoven, chevaliers, promirent d'être présent avec six autres hommes, moyennant 24 livres[28].

On retrouve Gosuin V parmi les nobles brabançons qui assistèrent à la conclusion d'un traité d'alliance conclu entre le Brabant et la Flandre. Il portait les armes pleines de la famille d'Heverlee : l'écu en sautoir sur un champ orné de feuilles de chêne, la descendance mâle de la branche aînée de cette lignée étant éteinte.[réf. souhaitée]

Certains chevaliers tenaient à avoir grand train de maison, un château, des serviteurs, des pages, des chevaux, des oiseaux de chasse. Le chevalier Gossuin V, seigneur de Gossoncourt, mentionne un tel équipage dans ses dispositions testamentaires[note 9] du . Il institua[29] pour Walter de Golard, qu'il devienne seigneur exclusif de Gossoncourt, à condition d'adopter ses armes et son cri d'armes. Il lui était réservé en outre les produits en cens, les chapons, l'avoine et son avouerie. Les autres fils de sa tante Gude, nés d'un second mariage, devaient se partager avec Gérard, le fils de sire Henri II de Velpe et de sa sœur Cécile van Goetsenhoven, la redevance héréditaire de 50 muids de blé.

Cécile van Goetsenhoven

Cécile van Goetsenhoven, fille de Gosuin IV, s'est mariée avec Henri II de Velpen, dit aussi Henri II Éveraerts[30],[26]. Ce dernier, seigneur de Velp, Heylissem et Heverlee, est mort en 1347, en transmettant à son fils écuyer Éveraert, les seigneuries de Opvelp, Neervelp, Heylissem et Heverlee.

Sceau familial

Copie de sceau de Gosuin.
Inscription figurant sur le sceau :S[IGILLUM] GOS[UINI] D[OMI]NI D[E] GOETSENOVE MILIT[IS]

Le sceau original du seigneur Gosuin de Goetsenove, Chevalier, est conservé aux Archives générales du Royaume de Belgique, près de la place Royale, à Bruxelles. Il reprend les armoiries d'or au sautoir de sable.

La traduction de l'inscription en latin figurant sur le sceau de Gosuin van Goetsenhoven donne : SCEAU DE GOSUIN SEIGNEUR DE GOETSENHOVE CHEVALIER

Notes et références

Notes

  1. Voir note 2.
  2. Traduction : « Gosuin de Gotsenhoven a signé avec le duc Henri l'an 1230 et 1233. Il est enterré dans l'enceinte de l'abbaye de Parc près de Louvain, il est représenté gisant gravé sur la pierre (tombale) en arme et ses pieds soutenus par un dragon avec un écu et une inscription comme elle est ici mise : "SEIGNEUR <GOSUIN IV> FILS DE GOSUIN (III) SEIGNEUR DE GOTSENHOVEN, CHEVALIER, IL MOURUT L'AN 1260". Cette inscription indique que père et fils portaient le même nom. Gosuin (IV) de Gotsenhoven a vécu lors des guerres de Flandre de 1302. Gilles en 1380, Walter en 1422. »
  3. Dans les Stadsrekeningen van Brugge (Comptes de la ville de Bruges) des années 1302-1303, on peut lire, en effet, que Goswijn van Goetsenhoven a été fait chevalier sur le champ de bataille de Worringen.
  4. Hendrik Conscience écrit dans Le Lion des Flandres : « Monseigneur Guy était assis dans un riche fauteuil adossé à la muraille au fond de la salle ; autour de lui se tenaient debout messire Jean de Lichtervelde et de Heyne, les deux Beers de Flandre, le seigneur de Gave, dont le père avait été tué par les Français devant Furnes, le seigneur de Bornhem, de l'ordre des Templiers, messire Robert de Leeuwerghem, Henri, seigneur de Lonchyn (Luxembourgeois), Gozwin de Goatzenhove et Jean van Cuyck (du Brabant), Pierre et Louis Goethals (de Gand) et Henri de Pétershem. »
  5. Hendrik Conscience écrit dans Le Lion des Flandres : « Les doyens convoqués se trouvaient réunis, au nombre de trente, dans le lieu indiqué...De Coninck et Breydel, à titre de chefs des deux principaux métiers [les tisserands et les bouchers], se trouvaient en avant. »
  6. Hendrik Conscience écrit dans Le Lion des Flandres : « À tout instant, des chevaliers arrivaient seuls au camp, et même il y en eut qui appartenaient à d'autres pays ou à d'autres comtés, et qui, se trouvant en Flandre, n'hésitèrent pas à prendre part à l'œuvre de délivrance des Flamands. Ainsi, Henri de Lonchyn du Luxembourg, Goswyn de Goetsenhove et Jean van Cuyck, deux nobles Brabançons, se trouvaient déjà auprès de Guy, quand arrivèrent les gens de Furnes. »
  7. Charte traduit du vieux flamand : “Les Frères Goswin et Godefroid van Goetsenhoven, chevaliers, déclarent avoir reçu du duc Jean III de Brabant, par intervention du duc de Oss et Jean van Meldert, vingt quatre “ponden oude gros”. Pour cette somme il se lient de servir le Duc pendant la guerre entre L’Angleterre et la France avec 4 hommes à cheval, armés et munis de casques.”
  8. Le testament de Gosuin V fut passé dans la chambre principale du château, par-devant le notaire Arnoul Verevromoden, de Tirlemont. Le testataire, alors malade, choisit, pour exécuteurs testamentaires, sire Henri de Velpe, le chevalier Gosuin de Kerchove, son écuyer, et sa tante maternelle Élisabeth, dame de Melbert.
  9. Ce testament n'oublie pas les serviteurs de Gosuin V. Il donne à Guillaume Pepercoren son cheval à l'amble et tous ses oiseaux de proie, à un nommé Jan, le cheval dont il se servait habituellement et toutes ses armes, à son page, sa meilleure paire de vêtements doublés en vair, à son veneur, tous ses biens de chasse, une tunique, un demi-muid de blé, à Jeanne sa servante, six muids de blé, et à Sophie, trois muids de blé. Les ecclésiastiques et les pauvres (surtout ceux de Tirlemont et de Gossoncourt) ne sont pas oubliés. Gosuin V institue deux distributions de vin, qui devaient se faire tous les ans, l'une en Brabant, l'autre à Maestricht. Si le produit de la vigne de Gossoncourt ne suffisait pas pour couvrir les frais de distribution, on les prélevait sur le produit de la brasserie appartenant au seigneur.

Références

Pour compléter

Articles connexes

Articles de presse, revues, bulletins

  • Michel de Muyser Lantwyck, « Autour du manoir Coeckelberghe à Vaalbeek », Le Parchemin, no 430, , p. 309-365.
  • Paul Vaute, « Les Éperons d'or ? Mais c'est du belge ! », Lalibre.be, (lire en ligne, consulté le 4 août 2017).
  • Académie royale de Belgique, Bulletin de la Commission royale d'Histoire, t. LXXXVII, IVe bulletin, Bruxelles, Librairie Kiessling et Cie, P. Imbreghts, successeur, .
  • Académie royale de Belgique, Compte rendu des séances de la Commission royale d'Histoire, ou recueil de ses bulletins, t. premier, cinquième série, Bruxelles, .

Ouvrages

  • (nl) Paul Kempeneers, Oost-Brabantse plaatsnamen, Goetsenhoven, t. IX,9, Louvain, Institut voor Naamkunde, , 190 p.
  • Jules Tarlier et Alphonse Wauters, Les communes belges, t. I. Arrondissement de Louvain. Ville de Tirlemont, Culture et civilisation, .
  • (nl) Adrianus Heylen, Historische Verhandeling over de Kempen, Turnhout, .
  • (nl) Frans Doperé et William Ubregts, De donjon in Vlanderen. Architectuur en wooncultuur, Louvain, .
  • J.E. Jansen, L'abbaye norbertine de Parc-le-Duc - Huit siècle d'existence - 1129-1929, Malines, H. Dessain, .
  • Maximilien de Troostembergh, Notice sur les seigneurs d'Heverlee (1125-1446) - Annuaire de Noblesse belge, t. 1, .
  • Jules Tarlier, J.M. de Pinchart et Alphonse Wauters, La Belgique ancienne et moderne : Géographie et histoire des communes belges, t. 2, partie 1, .
  • (en) Édouard Poncelet, Catholic Church. Diocese of Liège (Belgium). Bishop, 1200-1229 (Hugues de Pierrepont), .
  • Hendrik Conscience (préf. Jan Deloof), Le Lion des Flandres - La Bataille des Éperons d'Or, Fouesnant, Yoran embanner, , 628 p. (ISBN 2914855443)
  • Gérard Hugot, La bataille de Mons-en-Pévèle : 18 août 1304, .
  • (nl) Edward Van Even, Mengelingen voor de geschiedenis van Brabant, .
  • (la) Ordre des Prémontrés, Analecta Praemonstratensia, t. 5, .
  • (la) W. Van Spilbeeck, Necrologium ecclesiae B.H.V de Tongerloo, ordinis Praemonstratensis, Tongerloo, .
  • Christine Renardy, Les maîtres universitaires du diocèse de Liège : répertoire biographique des maîtres, docteurs et physiciens - 1140-1350, .
  • Jacques de Hemricourt, Traité de guerre des Awans et des Waroux, Kiessling et cie, P. Imbreghts, successeur, .
  • Académie royale de Belgique, Biographie nationale de Belgique, t. X, Bruxelles, , 800 p.
  • Stanislas Bormans, Émile Schoolmeester et Édouard Poncelet (6 volumes), Cartulaire de l'église Saint-Lambert de Liège, 1893-1933.
  • Léon de Herckenrode, Collection de tombes, épitaphes et blasons, recueillis dans les églises et couvents de la Hesbaye, Gand, F. et E. Gyselynck, .
  • Philippe Godding, Le Droit privé dans les Pays-Bas méridionaux du 12e au 18e siècle : Le Régime matrimoniale de la noblesse : l'apparition du douaire (10e-14e siècles), Bruxelles, Académie royale de Belgique, , 598 p. (ISBN 2803100614)
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