Hal (Belgique)

Hal (en néerlandais Halle) est une ville néerlandophone de Belgique située en Région flamande dans la province du Brabant flamand.

Pour les articles homonymes, voir Hal et Halle.

Hal
(nl) Halle

La Grand-place.

Héraldique

Drapeau
Administration
Pays Belgique
Région  Région flamande
Communauté  Communauté flamande
Province  Province du Brabant flamand
Arrondissement Hal-Vilvorde
Bourgmestre Marc Snoeck (nl) (Sp.a) (2019-24)
Majorité CD&V, Sp.a, Groen
(2019-24)
Sièges
N-VA
CD&V
sp.a
Groen
Vlaams Belang
Open VLD
HALLE2019
33 (2019-24)
11
7
7
4
2
1
1
Section Code postal
Hal
Buizingen
Lembeek
1500
1501
1502
Code INS 23027
Zone téléphonique 02
Démographie
Gentilé Hallois(e)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
39 096 ()
48,54 %
51,46 %
880 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
20,68 %
61,35 %
17,97 %
Étrangers 4,43 % ()
Taux de chômage 5,36 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 15 225 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 50° 44′ nord, 4° 14′ est
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
44,40 km2 (2005)
51,00 %
17,07 %
29,93 %
2,00 %
Localisation

Situation de la commune dans l’arrondissement de Hal-Vilvorde et la province du Brabant flamand.
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Hal
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Hal
Liens
Site officiel www.halle.be

    Châtellenie du comté de Hainaut, dépendant de la prévôté de Mons, du IXe siècle jusqu'en 1795, Hal a ensuite été intégrée au département de la Dyle (Brabant) par les Révolutionnaires français. C’est le lieu d’un pèlerinage marial depuis au moins sept siècles. La ville est également réputée pour son carnaval à la mi-carême.

    La ville de Hal compte aujourd’hui un peu plus de 40 000 habitants et jouxte le Pajottenland.

    Hal est un centre régional de services et de soins, avec des commerces, différents établissements d’enseignement scolaire, un hôpital et des services publics (61 % de la population est active dans le secteur tertiaire).

    Administrativement, Hal est la plus méridionale des villes néerlandophones : elle est située sur la frontière linguistique entre les langues germanique et romane, et coincée dans un étroit couloir entre la région de Bruxelles-Capitale et la Wallonie.

    Géographie

    Transports

    Gares : Hal (trains IC, IR et L), Buizingen, Lembeek (trains L).

    Desserte bus : De Lijn (nombreuses lignes dont 170 vers Bruxelles), TEC (lignes 115a, 116, 471).

    Histoire

    Les frontières ont joué un rôle crucial dans l’histoire de Hal : jusqu’à la Révolution française, cet endroit dépendait plus ou moins du comté de Hainaut.

    Durant la domination française, Hal a fait partie du département de la Dyle qui est devenu plus tard la province de Brabant. Aujourd’hui, Hal fait partie du Brabant flamand.

    Préhistoire

    Il est presque certain qu’il y avait des établissements préhistoriques à Hal. Là où se trouve la poste et où était l’hôpital médiéval Saint-Éloi, on a découvert des tessons datant de l’âge du fer (période de La Tène tardive ou Ve jusqu’au IVe siècle avant notre ère).

    Antiquité

    Quand les Romains ont conquis la région, la tribu des Nerviens y vivait. Jusqu’à maintenant, nous ne sommes pas certains si les Nerviens étaient des Celtes germanisés ou des Germains celtisés.

    Comté de Hainaut

    Sainte Waudru (612-686), membre de la dynastie des Mérovingiens, possédait un domaine à Hal. Elle a offert ce domaine en 686 au chapitre de l’abbaye de Mons qu’elle avait fondée en 661. Waudru a été canonisée après sa mort (en 688 ?[réf. nécessaire]) et enterrée à l’abbaye de Mons. En raison de la succession des comtes de Hainaut, les ducs de Bourgogne et les Habsbourg ont été les seigneurs de Hal et de ses environs.

    Hal possédait aussi un bois étendu sur les collines à l’est de la ville, le Hallerbos. Parce que le bois était isolé, les propriétaires fonciers du Hainaut en laissait la gestion au chapitre de Bruxelles qui recevait un tiers des gains. Avec la forêt de Soignes, la forêt de Meerdaal et celle de Buggenhout, le bois de Hal forme les derniers restes de la Forêt Charbonnière qui s’étalait de la Senne jusqu’à la vallée de la Meuse avant l’arrivée des Romains.

    Petit à petit le domaine originel est devenu un communauté importante, car dans une charte de 1225 Jeanne de Constantinople, comtesse de Flandre et de Hainaut, donne les libertés citadines à Hal.

    La statue de Notre-Dame, à laquelle Hal doit sa célébrité.

    La statue de la Vierge a été offerte en 1267 à la ville par Adélaïde de Hollande, fille de Florent IV. Les comtes de Hainaut appréciaient que la ville devienne plus importante dans leur lutte de pouvoir contre les ducs de Brabant. Déjà en 1286, une chapelle Notre-Dame, gracieusement financée, existait à Hal. Les papes et évêques concédaient des indulgences à quiconque s’y rendait en pèlerinage. Des rois comme Édouard III d’Angleterre et l’empereur germanique Louis de Bavière honorèrent Hal d’une visite (tous les deux gendres du comte Guillaume Ier de Hainaut).

    Déjà dans la première moitié du XIVe siècle, l’ancienne église paroissiale et la chapelle Notre-Dame étaient devenues trop petites pour pouvoir accueillir tous les pèlerins. On décida donc de construire une nouvelle église. Les travaux ont commencé en 1341. En 1410, la nouvelle église était presque achevée : le 25 février, elle a été inaugurée par Pierre d'Ailly, évêque de Cambrai. La fin réelle des travaux n’aura lieu qu’en 1470.

    La position stratégique de Hal entre le Hainaut, le Brabant et la Flandre causera souvent des problèmes. Quand Marie de Bourgogne mourut en 1482, les grandes villes flamandes et brabançonnes se liguèrent contre son époux, Maximilien Ier, qui n’était pas d’accord avec les privilèges citadins. Ce fut aussi le cas de Bruxelles. En tant que ville du Hainaut, Hal appartenait au camp de Maximilien. En 1489, une armée bruxelloise menée par Philippe de Clèves a attaqué par deux fois Hal, mais n’a pas réussi à prendre la ville.

    Alors que Charles Quint était en route vers le Saint-Empire romain germanique pour se faire couronner empereur, il a fait un détour par Hal pour remercier la Zwarte Madonna (la « Vierge noire » en néerlandais) pour son élection.

    De nos jours

    En 1977, Hal a absorbé les anciennes communes de Buizingen et Lembeek (Lembecq).

    Le , la commune de Hal a été condamnée par le tribunal de première instance de Bruxelles. Lors de la campagne pour les élections régionales, la municipalité avait interdit l'affichage électoral en français, pour protester contre l'absence de scission de l'arrondissement judiciaire et électoral Bruxelles-Hal-Vilvorde. Le tribunal a considéré que cette mesure violait les principes constitutionnels d'égalité et de non-discrimination[1].

    En réponse à cette décision, le bourgmestre de Hal Dirk Pieters a décidé d'enlever tous les panneaux électoraux de la commune[2].

    C’est dans la ville de Hal que la ligne ferroviaire à grande vitesse (TGV) Bruxelles-Paris prend son départ.

    Héraldique

    La commune possède des armoiries qui lui ont été octroyées le 29 août 1842 et confirmées le 1er octobre 1991. Elles ont probablement été octroyées en 1357 par Guillaume III de Bavière (Guillaume V de Hollande), comte de Hainaut, alors seigneur de Halle. Ces armoiries montrent au premier quartier la sainte patronne local, la Vierge Marie. Les deuxième et troisième quartiers montrent les armoiries des comtes de Hainaut. Le quatrième quartier montre les armoiries de la Bavière (Beieren), les diamants de la famille Wittelsbach.

    La ville demanda en 1814 l’utilisation de ces armoiries historiques, mais le gouvernement hollandais accorda en 1824 les armoiries à saint Martin, le nouveau saint patron de la ville.

    La ville n’a pas accepté la décision et a de nouveau demandé les armoiries anciennes, qui ont été accordées en 1842 après l’indépendance de la Belgique. Après les fusions de 1977, les armoiries n’ont pas été modifiées.
    Blasonnement : Écartelé; au 1 d'azur à la Vierge couronnée d'argent tenant l'enfant du même chevelu et couronné d'or; aux 2 et 3 écartelé: aux 1 et 4 d'or au lion de sable armé et lampassé de gueules : au 2 et 3 du même au lion de gueules armé et lampassé d'azur (qui est du comte de Hainaut); au 4 fuselé en bande d'azur et d'argent (qui est de Bavière) .
    • Délibération communale : 25 avril 1991
    • Arrêté de l'exécutif de la communauté : 01 octobre 1991
    • Moniteur belge : 4 janvier 1995
    Source du blasonnement : Heraldy of the World[3].

    Démographie

    Évolution démographique

    Elle comptait, au , 40 158 habitants (19 443 hommes et 20 715 femmes), soit une densité de 904,46 habitants/km2[4] pour une superficie de 44,40 km2.

    Graphe de l'évolution de la population de la commune (la commune d'Hal étant née de la fusion des anciennes communes d'Hal, de Buizingen et de Lembeek, les données ci-après intègrent les trois communes dans les données avant 1977).

    • Source : DGS - Remarque: 1806 jusqu'à 1970=recensement; depuis 1971=nombre d'habitants chaque 1er janvier[5]

    Lieux et monuments

    Personnalités liées à la commune

    Jumelages

    La ville de Hal est jumelée avec[6] :

    Notes et références

    Bibliographie

    • L. Everaert et J. Bouchery, Histoire de la ville de Hal d'après les documents originaux. 2e édition revue et augmentée. Bruxelles, Culture et Civilisation, 1975.

    Voir aussi

    Article connexe

    Liens externes

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