Henri Evenepoel

Henri Jacques Édouard Evenepoel est un peintre, dessinateur et graveur belge, né à Nice le et mort à Paris le .

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Henri Evenepoel
Henri Evenepoel, Autoportrait (1899), eau-forte.
Naissance
Décès
(à 27 ans)
Paris
Nationalités
Activités

Biographie

Henri Evenepoel est né de parents bruxellois. Sa mère meurt deux ans après sa naissance. Son père, Edmond Evenepoel, est un haut fonctionnaire belge, très cultivé et mélomane auquel Henri restera très lié. Il suit les cours de dessin à l'Académie de Saint-Josse-ten-Noode ainsi que les cours de l'atelier du peintre Ernest Blanc-Garin et du décorateur Adolphe Crespin à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles.

En 1892, il s'installe à Paris. Il loge chez sa cousine, Louise De Mey, qui sera l'un de ses modèles préférés. Il se forme à l’atelier de Gustave Moreau à l'École des beaux-arts de Paris[1], et y rencontre Henri Matisse, Simon Bussy, Eugène Martel, Albert Huyot, Georges Rouault et Charles Milcendeau. Il se liera d'amitié avec ce peintre vendéen, et lui fera rencontrer l'artiste espagnol Francisco Iturrino qui est représenté dans L'Espagnol à Paris (musée de Gand)[2].

En 1894, sa cousine Louise donne naissance à son fils Charles, qui figurera sur plusieurs de ses portraits d'enfant.

En 1897, Henri Evenepoel tombe malade et séjourne quelques mois en Algérie pour se soigner. Il se lie d'amitié avec le peintre français Raoul du Gardier qui, comme lui, a fréquenté l'atelier de Gustave Moreau. La couleur de ses toiles est influencée par son séjour en Algérie.

De retour à Paris, Evenepoel réalise de grandes compositions comme Promenade du dimanche au bois de Boulogne. Sa carrière démarre, il a du succès et son travail est apprécié.

En 1899, il reçoit une invitation d'Octave Maus pour participer au Salon de La Libre Esthétique en 1900, et est invité par les organisateurs de la section belge de l'Exposition universelle de Paris. Henri Evenepoel envisage alors de rentrer en Belgique afin d'épouser sa cousine Louise, dont le divorce sera bientôt prononcé, et de reconnaître son fils Charles.

Quelques jours avant son retour à Bruxelles, le , il meurt prématurément à Paris, emporté par la fièvre typhoïde.

À Bruxelles, il habitait[Quand ?] au no 78 rue Dupont, dans le bourg de Schaerbeek.

Il est inhumé au Cimetière de Bruxelles à Evere.

Œuvres

Hommages

La commune de Schaerbeek (Bruxelles) lui rend hommage en donnant son nom à une de ses artères : la rue Henri Evenepoel. La commune de Fooz-Wépion lui consacre également une de ses artères appelée du même nom.

La Belgique émet deux timbres commémoratifs représentant des œuvres d'Henri Evenepoel : Henriette au grand chapeau et Le Petit Charles au jersey rayé.

Galerie

Notes et références

  1. Notice, catalogue du fonds de l'ENSBA, Paris.
  2. Gustave Coquiot, Cubistes, futuristes, passéistes, Paris, Ollendorff, 1914, p. 78-80.
  3. « Charles au jersey rayé », sur Patrimoine. Fondation roi Baudouin.
  4. Il s'était lié d'amitié avec Paul Baignères, son condisciple à l'atelier de Gustave Moreau.

Annexes

Bibliographie

  • Édouard Michel, « Henri Evenepoel 1872-1899 », dans Gazette des beaux-arts, 1922, p. 62.
  • Édouard Michel, « Gustave Moreau et Henri Evenepoel », dans Mercure de France, , p. 383-410.
  • Liliane Sabatini, Le Musée de l'Art wallon, collection Musea Nostra, Ministère de la Communauté française de Belgique / Crédit Communal de Belgique, Bruxelles, 1988.
  • Philippe Roberts-Jones, « Evenepoel et l'art de son temps », dans Signes ou traces. Arts des XIXe et XXe siècles, Bruxelles, Académie royale de Belgique, 1997, p. 99-121 Lire en ligne.

Liens externes

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