Henri Frochot

Joseph Emmanuel Henri Frochot, né le à Troyes (Aube) et mort le à Dôle (Jura), était un militaire français. Il fit carrière dans la Marine nationale française jusqu'au grade de vice-amiral d'escadre (VAE).

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Joseph Emmanuel Henri Frochot
Naissance
Troyes (Aube)
Décès
Dôle (Jura)
Origine France
Arme  Marine nationale
Grade vice-amiral d'escadre
Conflits Première Guerre mondiale

Biographie

Joseph Emmanuel Henri Frochot est né le à Troyes (Aube)[1]. Il est le fils d’Alexis-Thérèse Frochot, sous-inspecteur des Forêts à Troyes, et de Mathilde Dufour d’Astafort. Son grand oncle Nicolas Frochot avait été Conseiller d’État et préfet de la Seine. L'empereur Napoléon Ier l'avait anobli et fait comte[2].

ll entre dans la marine nationale en 1888, avec le rang de major de promotion à l'École navale[1]. Il sort également premier de l’école d'application[2]. Promu aspirant le , il embarque sur le cuirassé La Triomphante de la division d'Extrême-Orient[2], puis il embarque sur la canonnière Aspic lors de la campagne du Siam. Nommé enseigne de vaisseau le , Il passe sur L'Hirondelle en Tunisie en 1894. En 1896, il commande un torpilleur de la Défense mobile de Brest[1].

En 1898, Second sur La Surprise, appartenant à la Division navale d'Extrême-Orient, il participe à l'occupation de Kouang-Tchéou-Wan et aux opérations sur les côtes de Chine pendant la guerre des Boxers. Promu lieutenant de vaisseau le , il devient en 1901 commandant du torpilleur no 88 de la Défense mobile de Cherbourg[1].

Le , il embarque sur le croiseur Duguay-Trouin, avec l'École d'application des aspirants à Brest (Commandant Lucien Berryer)[1].

En 1904, il est envoyé en mission à Fiume (Italie) comme membre de la commission de recette des torpilles Whitehead, présidée par le capitaine de frégate Lahalle[1].

En 1906, il est commandant du sous-marin Espadon. Il est breveté de l'École Supérieure de la Marine, promotion 1908. Le , il devient commandant du sous-marin Archimède, à la station des sous-marins de Cherbourg. En 1912, embarqué sur la Justice, il est aide de camp auprès du contre-amiral commandant la 2e Division de la 2e Escadre[1].

Promu capitaine de frégate le , à 42 ans, il est embarqué sur le cuirassé Diderot en Méditerranée et en Adriatique. Il se distingue lors de l'évacuation de l'armée serbe. De janvier à , il commande le Commandant-Rivière et la 6e escadrille de torpilleurs en Adriatique[1],[2]. Il s’y distingue de telle façon qu’il est nommé capitaine de vaisseau en et prend, à bord du Marceau, le commandement de la division française de l’Adriatique[2].

Il est nommé officier de la Légion d'honneur le [1].

Sa collaboration cordiale avec la marine italienne le désigne tout naturellement pour l’emploi[2] d'attaché naval à Rome en 1918[3]. De là, il est envoyé à la conférence navale de Washington comme adjoint à l’amiral de Bon. En 1922, il est nommé professeur au Centre des Hautes Études et y crée le cours d’organisation et de commandement[2].

Il est nommé contre-amiral le et prend le commandement de la division navale de Chine[2]. En il appareille de Toulon à bord du croiseur cuirassé Jules Ferry pour Shanghai et devient commandant en chef de la division volante des croiseurs et des forces navales d'Extrême-Orient. Il est de retour à Brest en [1].

Le , il est désigné pour l’emploi de directeur du Service central de l'aéronautique, à la tête duquel il se trouve encore lorsque l'aviation navale est retirée à la marine lors de la création du Ministère de l'Air. Il fait valoir un avis opposé à cette création[2].

Il est nommé vice-amiral le , ce qui fait de lui le plus jeune des vice-amiraux[2].

Le , il effectue avec René Guilbaud et Albert de Cuverville un vol d'essai de Caudebec-en-Caux à Bizerte à bord de l'hydravion Latham 47[1]. Deux mois plus tard, le prototype et les deux aviateurs disparaîtront tragiquement en mer de Barents.

Il venait d’être nommé vice-amiral d'escadre, commandant en chef la 1re Escadre, lorsqu'il est décédé. Il était membre du Conseil supérieur de la marine[3].

Vie privée

Il avait épousé le une fille de l’amiral Berryer, sous les ordres duquel il avait servi.

Distinctions

Notes et références

  1. « Joseph Emmanuel Henri FROCHOT (1871 - 1929) » (consulté le 20 juin 2018)
  2. Jacques Schweitzer, « L’Amiral-Comte Frochot », sur Troyes, d'hier à aujourd'hui (consulté le 25 juin 2018).
  3. « VICE AMIRAL FROCHOT », sur MUSÉE DES OFFICIERS GÉNÉRAUX FRANÇAIS ARMES & SERVICES, (consulté le 20 juin 2018).

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