Henri Heurtebise

Henri Heurtebise, né le au château du Pécile à Bazens (Lot-et-Garonne), est un poète et éditeur français, fondateur des éditions Multiples.

Henri Heurtebise
Henri Heurtebise, professeur de Lettres, poète, en 1967
Naissance
Bazens (Lot-et-Garonne)
Auteur
Langue d’écriture français
Genres
Poésie.

Œuvres principales

  • Chantecri (1970)
  • Aires de parlerie (1980)
  • L'inépuisable fini (1990)
  • Adam et Ève (1997)
  • Monsieur de Non Juan (2000)
  • Filigranes (2004)
  • Chant profond (2005)

Compléments

Directeur de la revue Multiples, éditeur.

Biographie

Il passe son enfance et son adolescence à Damazan et écrit son premier poème en 1955, à l'âge de dix-neuf ans[1].

Professeur de lettres classiques de 1960 à 1996 au lycée de Muret, près de Toulouse, il se lance dans le "récital poétique" à partir de 1974. En 1970, il fonde Multiples, une revue de poésie, avec René Cazajous (1926-1972)[2], puis crée en 1991[3] la collection "Fondamente" aux éditions Multiples[4].

En 1980, il s'installe dans la commune de Longages (Haute-Garonne). L'année 1987, voit la naissance d'un cycle de lectures poétiques à la librairie toulousaine Ombres Blanches[5]. En 2015, cette fête, créée par Henri Heurtebise, est toujours célébrée à la Cave Poésie de Toulouse[6].

Poésie

Conception de la poésie

S'agissant de sa création poétique, Henri Heurtebise distingue trois types d'écriture : "celle qui pense" (dans Discrétions poétiques), "celle qui rit" (dans Adam et Ève, Monsieur de non Juan) et "celle qui chante". Il qualifie le travail d'écriture du poète de "libre-senteur"[7].

Dans ses poèmes, que depuis 1991, il appelle "odes", il a toujours chanté.

Pour Henri Heurtebise : "J'entends par là, depuis quelques années, que la musique et le rythme doivent être premiers. Sans négliger le sens (comment le négliger complètement sans tomber dans la déraison extrémiste de l’avant-garde), tout se passe à l’arrière-plan. (…) Écrire pour moi, que je réfléchisse, que je rie ou que je chante, est porter à la meilleure forme (irrécusable et intraduisible) la plus forte humanité dans un monde que je voudrais qualitatif"[8].

Poésie et politique

La portée de la poésie est plus considérable que ce que l'on admet communément : "on sait, par Freud et par Lacan, que l’homme est traversé par le langage, qu’il est même sa seconde nature sur le plan individuel et social. Qui touche au langage touche à la vie de l’homme. Il n’est pas insensé de penser que le poète est finalement plus profondément révolutionnaire que l’homme politique (ce qui ne veut pas dire que le poète doit s’engager ou à l’inverse que l’homme politique est inutile, car l’homme politique se contente très souvent d’entrer en trafic avec le langage, de le vider de toute vie, à l’inverse du poète). C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles on n’écoute pas le poète : ou il est gênant pour l’homme politique, ou il incommode les paresseux de la langue, les zozoteurs que nous sommes tous dans la conversation courante"[7].

Bibliographie

  • 1970 : Chantecri, Éditions Chambelland.
  • 1976 : Bref.
  • 1980 : Aires de parlerie, Éditions Verticales.
  • 1985 : Le Menu Temps, Éditions Encres Vives.
  • 1990 : D'automnes, Éditions Rougerie.
  • 1991 : L'Inépuisable Fini, Éditions Multiples.
  • 1994 : Le Chevet, Éditions Rougerie.
  • 1996 : D'imaginie, Éditions Rougerie.
  • 1997 : Adam et Ève, Éditions Multiples.
  • 2000 : Humaine humain, Éditions Rougerie.
  • 2000 : Monsieur de Non Juan.
  • 2004 : Filigranes, Éditions Encres Vives.
  • 2005 : Chant profond, Éditions Rougerie.

Sources

Notes et références

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