Henvic

Henvic [ɛ̃vik] (en breton Henvig) est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. Henvic occupe une position centrale dans la baie de Morlaix, entre les deux abers de la Penzé et de la Rivière de Morlaix.

Henvic

Mairie d'Henvic.

Blason
Administration
Pays France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Morlaix
Canton Morlaix
Intercommunalité Morlaix Communauté
Maire
Mandat
Christophe Micheau
2014-2020
Code postal 29670
Code commune 29079
Démographie
Gentilé Henvicois
Population
municipale
1 351 hab. (2017 en augmentation de 3,68 % par rapport à 2012)
Densité 136 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 37′ 59″ nord, 3° 55′ 36″ ouest
Altitude 78 m
Min. 0 m
Max. 80 m
Superficie 9,95 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Finistère
Henvic
Géolocalisation sur la carte : Finistère
Henvic
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Henvic
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Henvic
Liens
Site web Site de la commune

    Géographie

    Situation

    Henvic fait partie traditionnellement du Pays Pouched, qui se situe entre la Penzé et la Rivière de Morlaix et comprend les communes de Carantec, Henvic, Taulé et Locquénolé. On parle aussi du pays chikolodenn, initialement le nom de la coiffe portée par les femmes de la région de Saint-Pol-de-Léon[1].

    Carte de la commune de Henvic.
    Henvic : la Penzé vue vers l'amont depuis les environs de la chapelle Sainte-Marguerite.

    La commune s'est développée sur un plateau entre 50 mètres et 78 mètres d'altitude et est proche de la Manche même si elle ne dispose pas de façade littorale. En situation péninsulaire, Henvic bénéficie du climat privilégié de la Ceinture dorée et pratique essentiellement une agriculture maraîchère et légumière, artichauts et choux-fleurs principalement.

    Transports

    La Penzé et le viaduc ferroviaire (ligne Morlaix-Roscoff) vus depuis la rive à hauteur du manoir de Trogriffon.

    Transport ferroviaire

    La ligne ferroviaire de Morlaix à Roscoff, mise en service le par la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest, desservait Henvic par les deux haltes de Taulé-Henvic et de Henvic-Carantec, franchissant la Penzé par le viaduc de la Penzé. Ces gares ne sont plus desservies depuis 1981.

    La gare de Taulé-Henvic fut une gare notable d'exportation des artichauts de la Ceinture dorée bretonne pendant l'entre-deux-guerres. Déjà en , les élus locaux protestèrent contre la réduction du service de transport des voyageurs pendant la période hivernale à quatre trains par jour au lieu de six antérieurement[2].

    Transport routier

    Henvic : le pont de la Corde (pont routier) sur la Penzé, vu depuis les environs de la chapelle Sainte-Marguerite.

    Le pont de la Corde, inauguré le [3] (il fut payant pendant quelques années), enjambe la Penzé et relie depuis cette date la presqu'île de Henvic-Carantec à Saint-Pol-de-Léon et Roscoff par la départementale D 58 ; cette route, maillon de l’axe Roscoff-Lorient, désormais voie express, relie aussi Henvic à Morlaix et met aussi la capitale à moins de cinq heures de route.

    Transport aérien

    La ville ne dispose pas d’aéroport, celui de Brest est à une heure de route.

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous les formes envic en 1439 et Henguic en 1445 et en 1481.

    Henvic est issu du breton Hen (vieux) et gwik (bourg)[4]

    Histoire

    Préhistoire et Antiquité

    Un dolmen et un menhir (disparus) à Lingoz ainsi que des tumuli à Goarem ar Justis et Kerichard attestent d'un peuplement très ancien. Un poignard[5], trouvé au manoir de Lingos, ayant quatre gros rivets à sa base se trouve, ainsi que quelques autres vestiges trouvés au même endroit, au Musée d'archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye[6]. Les Romains auraient implanté un poste militaire d'observation à Langros, endroit le plus élevé de la commune, afin de surveiller la mer[7].

    Origines

    Henvic porta anciennement le nom de Hen-Guic qui signifie vieux-bourg. Wic, dans les anciennes langues celtique, scandinave et saxonne signifie "baie, golfe ou embouchure[8]". Le VIe siècle fut marqué par l’arrivée de moines venus d’Irlande et du Pays de Galles pour prêcher la religion chrétienne (saint Carantec, puis saint Maudez).

    Les Henvicois se montrèrent très fervents envers saint Maudez. Ce dernier parcourut la Bretagne pour convertir ; il construisit alors de nombreuses chapelles et monastères : c’est ainsi que le bourg de Henvic aurait été fondé au lieu-dit le Menec'h (= pluriel de manac'h, "moine" en langue bretonne). Les invasions normandes et vikings, au cours du IXe siècle et principalement en 878, engendrèrent la construction de manoirs fortifiés construits en pierres en lieu et place du bois antérieurement utilisé.

    Selon René Largillière, le bourg actuel d'Henvic serait le bourg primitif de l'ancienne paroisse de l'Armorique primitive de Taulé, dont Henvic n'était qu'une trève ; pour des raisons inconnues, le chef-lieu paroissial aurait été reculé dans les terres[9].

    Le Moyen Âge

    En 1481, à la montre de l'évêché de Léon tenue à Lesneven, Henvic est représenté par onze nobles[10].

    Le manoir et la seigneurie de Lézireur

    La vasque de l'ancien manoir de Lézireur (vers 1700).

    La principale seigneurie fut celle de Lézireur (ou Lézillur, ou Lissilour) possédée en 1421 par Yves Kerigou, maître d'hôtel de la duchesse Jeanne de France et qui passe en 1460 aux mains des Guicaznou dont les armes sont gravées sur une vasque encore visible dans la ferme du château. Cette seigneurie disposait des droits de basse justice, moyenne justice et haute justice, les fourches patibulaires étant dressées sur le tumulus dénommé Goarem ar Justis à Langros, le chemin y menant était encore dénommé il y a peu stéat an anaon ("chemin des trépassés")[7]. Le seigneur de Lézireur Mériadec de Guizcanou, capitaine de la ville et du château de Morlaix, obtint du roi Louis XII le droit de tenir à Henvic une foire annuelle et détenait aussi les droits de passage pour le franchissement de l'estuaire de la Penzé à "La Corde". Du manoir de Lézireur, il ne reste pratiquement plus rien de nos jours sauf une vasque en granite et quelques linteaux gothiques sur les maisons du hameau.

    Au début du XVIe siècle, le bourg de Henvic possédait plusieurs maisons nobles, des auberges, des hostelleries mais en 1522, alors que Jean de Guizcanou avait hérité des titres et fonctions de son père Mériadec, le château de Lésireur et le bourg furent détruits et presque entièrement brûlés lors de l’attaque de Morlaix par une expédition anglaise. Le clocher de la "Vieille église" est reconstruit après ce pillage. Le mariage en 1557 de Jeanne de Guizcanou, dame de Lézireur, fille de Jean de Guizcanou, avec Christophe Gourio, écuyer, fait passer le manoir aux mains de la famille Gourio[11]. Le château de Lésireur fut à nouveau incendié partiellement en 1594 pendant les guerres de la Ligue par les Ligueurs. Par la suite, Alain Gourio, fils de Jeanne de Guizcanou, marié avec Lucrèce Le Tavignon, est à son tour seigneur de Lézireur : c'est lui qui en 1639, rattache les seigneuries de Penzé et de l'Île Callot à celle de Lézireur[12]. Le mariage de leur fille, Jeanne Gourio, née vers 1635, mariée le à Nantes avec Eustache-Charles de Lys, fait de ce dernier, qui est aussi seigneur de Beaucé et, en 1660, sénéchal et président du présidial de Rennes et conseiller au Parlement de Bretagne, le seigneur de Lézireur[10].

    Les autres manoirs et seigneuries

    Les armoiries de la famille Tournemouche
    Plaque mortuaire commémorative de la famille de Grainville apposée sur le mur de l'ancienne église d'Henvic.

    D'autres seigneuries existaient : celle de Kerily (famille Kermellec) ; celle de Quistillic en bordure de la Penzé (qui appartint aux Kerlouagen, puis aux Jegou du Laz et enfin aux Crémeur) ; celle de Kerdanet (familles Gourio, puis Penhoadic, puis Mescam) dont le château fut détruit lors de la Révolution française ; celles de Feunteun-Speur, de Coat-Plohou, Le Heder, Castellenec, Lingoz, Coatalec.

    En 1613, un chanoine du Léon, Louis Jacobin, écrit à son évêque : « La jolie église de Henvic, l'une des plus belles de la campagne, cachée et abritée des vents par un bouquet d'arbres ». En 1794 encore, un témoignage évoque une centaine d'arbres autour de l'église[13].

    À l'époque moderne, le manoir de Trogriffon (qui fut une simple gentilhommière appartenant à Jean Le Moyne, seigneur de Coatudavel, au XVe siècle) devint propriété de la famille Tournemouche en 1578, passa aux mains des Quintin-Kerscao, puis des Coatanlem, enfin des Grainville. Le dernier seigneur du lieu, de Coatanlem de Rostiviec, serait resté claquemuré dans son manoir pendant la Terreur et n'aurait pour cette raison pas été inquiété par les patriotes de la commune[9]. Ce manoir possédait une chapelle dédiée à sainte Marguerite et deux moulins dont un moulin à marée le long de l'estuaire de la Penzé.

    Époque moderne

    Au XVIIe siècle, la châtellenie de Daoudour est subdivisée en deux juridictions : celle de "Daoudour-Landivisiau", dite aussi "Daoudour-Coëtmeur", qui avait son siège à Landivisiau et comprenait Plouvorn et ses trèves de Mespaul et Sainte-Catherine, Plougourvest et sa trève de Landivisiau, Guiclan, Saint-Thégonnec, Guimiliau, Lampaul-Bodénès, Pleyber-Christ, Commana et sa trève de Saint-Sauveur, Plounéour-Ménez et pour partie Plouénan ; et celle de "Daoudour-Penzé", qui avait son siège à Penzé et comprenait Taulé et ses trèves de Callot, Carantec, Henvic et Penzé, Locquénolé, Saint-Martin-des-Champs et sa trève de Sainte-Sève[14].

    Une enfant fut tuée par un loup le à Henvic ; la Croix de Langroas[15], surnommée la "Croix du loup" en perpétue le souvenir[16].

    La Révolution française

    Les deux députés représentant les paroisses de Taulé, Henvic et Carantec lors de la rédaction du cahier de doléances de la sénéchaussée de Lesneven le étaient Hervé Jacques et François Calvez[17].

    Élien, curé constitutionnel de Henvic et ancien moine recollet du Monastère de Saint-François de Cuburien réclama l'éloignement des anciens prêtres non jureurs de Henvic en 1792[18].

    Le , 120 gardes nationaux, 120 volontaires, une brigade de gendarmerie et une compagnie d'artillerie avec deux canons arrivèrent à Henvic et Taulé pour fermer les églises, descendre les cloches (destinées à être fondues) et arrêter les prêtres réfractaires, que d'ailleurs ils ne trouvèrent pas[19].

    Le XIXe siècle

    La tradition du pardon

    La vieille église avant 1900.

    Selon un témoignage du recteur de Locquénolé datant de 1803, le jour de l'Ascension, date du pardon de Locquénolé, les paroissiens de Taulé se joignaient à ceux d'Henvic et de Carantec, portant les reliques de leurs saints patrons. Le dimanche suivant, jour de l'assemblée d'Henvic, ces mêmes reliques y étaient portées de la même manière, ainsi qu'à Taulé le dimanche de la Trinité et le jour de la Saint-Pierre[20].

    La vie agricole vers le milieu du XIXe siècle

    Selon des statistiques agricoles publiées en 1849 et concernant selon les productions des années comprises entre 1836 et 1846, la répartition de l'occupation des terres est alors la suivante : pour une superficie totale de 995 ha, la commune possédait 633 ha de terres arables, 237 ha de landes et bruyères, 25 ha de bois, taillis et plantations, 12 ha de prairies naturelles, 4 ha de marais et étangs ; la commune possédait alors 9 moulins en activité. Les paysans de Henvic cultivaient à l'époque 127 ha d'avoine, 127 ha de froment, 95 ha d'orge, 12 ha de seigle, 51 ha de sarrasin, 225 ha d'ajoncs d'Europe, 11 ha de lin, 2 ha de chanvre, 19 ha de navets, betteraves, carottes et choux (dont 13 ha de navets), 95 ha de trèfle, 32 ha de pommes de terre, 44 ha restant en jachère, et élevaient 308 chevaux (19 mâles, 189 juments, 100 poulains et pouliches), 617 bovins (dont 515 vaches), 113 porcs, 31 ovins, aucun caprin, 395 poules et 53 coqs, 13 canards, aucune oie, et possédaient 40 ruches à miel. En 1836, la population agricole est de 1 315 personnes, soit 98,4 % de la population communale totale qui était alors de 1 337 habitants[21].

    En 1858, Claudine Guichoux, femme Cleach, du village de Henvic, obtint une médaille de 500 francs comme "prix de vertu" «  pour avoir donné l'hospitalité dans l'humble galetas qu'elle occupait, à une femme âgée, malade, à laquelle elle ne devait rien que la commisération. Pour la vêtir, elle s'est dépouillée de ses propres habits ; pour la nourrir, elle s'est réduite aux aliments les plus grossiers[22] ».

    Vers le milieu du XIXe siècle l'ossuaire désaffecté servit d'école[23].

    La dispute avec Carantec à propos de la récolte du varech

    Avant 1789, les trois communes de Taulé, Carantec et Henvic « ne faisaient qu'une seule communauté, une seule paroisse, et par conséquent leurs habitants jouissaient au même titre du droit de récolter le varech, dans l'étendue des terres de la paroisse. Par suite de la création des trois communes, celle de Carantec était seule riveraine de la mer. Néanmoins les habitants des communes de Taulé et d'Henvic avaient longtemps continué à jouir de la récolte du varech. Mais la commune de Carantec ayant soutenu qu'elle seule y avait droit, les deux autres communes l'avaient assigné devant le tribunal de Morlaix ». Après maintes péripéties judiciaires (le tribunal de Morlaix donne tort à Carantec) et administratives, le Conseil d'État tranche finalement que la récolte du goémon doit se faire sous la surveillance et l'autorité de l'administration et que c'est à elle qu'il appartient de régler, conformément aux usages, l'exercice de l'abandon fait aux habitants des communes riveraines[24].

    Les rapports entre paysans et propriétaires à la fin du XIXe siècle

    Bernard Puill en livre le témoignage suivant : « Avant 1890, les rapports avec les propriétaires[25] étaient encore quasiment féodaux. [Ma mère] se souvenait notamment des chasses qui se déroulaient sur les terres de la ferme où le propriétaire, avec quelques nobles de son entourage, venait au lever du jour se faire servir une bolée de cidre chez ses fermiers. La chasse pouvait ensuite durer toute la journée, les terres et les récoltes étaient parcourues par les hommes et les chiens sans véritable souci pour les dégâts qui pouvaient y être provoqués. À la fin de la journée, toute la troupe venait se faire servir une nouvelle bolée de cidre. Ma mère surtout était horrifiée par le fait que les chasseurs alignaient le gibier sanguinolent sur le banc du lit-clos, sans se souvier aucunement de ceux qui l'astiquaient et, pour couronner le tout, le fermier ne recevait évidemment aucun produit de la chasse du jour ! »[26].

    Au début du XXe siècle, Mme Braithwaite possédait la moitié de fermes de Henvic, dont celle de l'ancien manoir de Lézireur. De nombreuses fermes étaient alors louées selon le système du bail à convenant[26]. .

    Le XXe siècle

    La Belle Époque

    En réponse à une enquête épiscopale organisée en 1902 par Mgr Dubillard, évêque de Quimper et de Léon en raison de la politique alors menée par le gouvernement d'Émile Combes contre l'utilisation du breton par les membres du clergé, le recteur d'Henvic écrit : « À part le personnel enseignant, il n'y a personne à même de comprendre une instruction [religieuse] française ». Répondant en 1904 à une enquête de l'inspection académique, un instituteur à d'Henvic écrit : « Sur une vingtaine d'enfants faisant leur première communion, 7 ou 8 seulement pourraient suivre avec quelque fruit le catéchisme français, et encore ! »[27].

    En 1903, une épidémie de variole sévit à Henvic[28].

    Des huîtres étaient pêchées dans l'estuaire de la Penzé sur le banc de Saint-Yves par des pêcheurs d'Henvic, par exemple une dizaine de bateaux en pêchent en moyenne 300 à 400 chacun le [29].

    En 1909, la chute d'une partie du clocher qui était en construction de l'église neuve fit deux blessés parmi les ouvriers se trouvant alors dans le clocher :

    « M. l'abbé Lejeune, recteur, avait commencé sa messe à 9 heures et avait hâté la cérémonie pour permettre aux maçons de poser le fleuron final du clocher qui devait supporter une croix qu'on voulait placer aujourd'hui, fête de la Saint-Jean, en grande solennité. La messe était finie depuis vingt minutes quand, à 10 heures 10, la tempête qui soufflait avec violence du nord-ouest abattit la cime du clocher. Plus de 2 mètres de maçonnerie s'écroulèrent par suite de la rupture des haubans qui maintenaient l'échafaudage. Des pierres défoncèrent le toit de l'église, puis tombèrent dans la nef, broyant une cinquantaine de chaises. On devine quelle épouvantable catastrophe on eût pu déplorer, si l'accident s'était produit au moment de l'office. (...) Le vent était tellement violent que des pierres pesant 150 kilos ont été projetées à 30 mètres[30]. »

    Le , l'explosion du Liberté dans le port de Toulon fit une victime henvicoise : le quartier-maître de mousqueterie Mazé[31].

    Un bureau téléphonique ouvre à Henvic le [32].

    Le soir du , la gabare Phénix, d'Henvic, sombre lors d'une violente tempête dans les parages de Sainte-Anne près de la pointe de Pempoul et le bateau de sauvetage de Roscoff, le Commandant Philippes de Kerhallet, récupère les six marins sur les rochers des Vernes[33]. Les marins du Phénix avaient eux-mêmes sauvés deux marins lors du naufrage d'une autre gabare quelques années auparavant, le [34]. Le , le Catherine, autre gabare d'Henvic, surprise par une tempête à Benven dans les parages de l'Île de Batz doit être abandonnée par son équipage qui furent sauvés par le même bateau de sauvetage[35].

    La Première Guerre mondiale

    Le monument aux morts d'Henvic porte les noms de 57 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux 8 sont des marins disparus en mer (dont Jean Le Roux[36], qui reçut à titre posthume la Médaille militaire), un (Jean Berrou) est un marin décédé à Beyrouth (Liban) ; six soldats ont été tués sur le front belge dont cinq pendant la Course à la mer, deux soldats sont décédés en Grèce alors qu'ils participaient à l'expédition de Salonique, la plupart des autres sont décédés sur le sol français. Yves Rolland, né le à Henvic, quartier-maître fusilier au Centre aviation maritime de Saint-Raphaël, fut blessé lors des combats de Dixmude et reçut alors la Croix de guerre avec étoile d'argent ; il décéda accidentellement le et reçut à titre posthume la Médaille militaire[37].

    L'Entre-deux-guerres

    À Henvic, il n'y avait qu'une école publique au bourg, jusqu'à ce que le recteur Eucher Corre[38] fonde l'école privée Sainte-Juvelte[26]. Ce curé dynamique créa aussi le patronage catholique et joua un rôle actif dans la création de l'Office central de Landerneau[39]. En 1921 est créée la caisse locale de Henvic dépendant de la caisse régionale de Bretagne des Assurances mutuelles agricoles (ancêtre de l'actuel Groupama[40]) dont le siège est à Landerneau[41].

    En , la minoterie Daniélou est entièrement détruite par un incendie[42].

    En 1925, la famille d'Alexis Guillou, facteur rural à Penzé, mais habitant Henvic, se voit attribuer le prix Cognacq-Jay, d'une valeur de 10 000 francs de l'époque, car, le mari étant alors âgé de 38 ans, leur 8e enfant vient de naître[43].

    Le monument aux morts d'Henvic.

    En 1928, le Bulletin de la Société archéologique du Finistère proteste : « On déboise sans discrétion, sans mesure et sans nécessité. (...) À Henvic, deux ormes et trois hêtres formaient un ravissant décor à la vieille et pittoresque église. Ces beaux arbres ont été abattus. L'établissement d'une ligne électrique a servi de prétexte[44] ».

    Bernard Puill a décrit la vie agricole à Henvic à cette époque : « Les De Langle, qui habitaient au manoir de Pennelé [en Saint-Martin-des-Champs] possédaient un grand nombre de fermes (..) Le prix du fermage n'était pas très élevé[45] ; il était payé en argent, même s'il était calculé par référence à des denrées (blé, lait, viande). (...) Avant la Seconde Guerre, outre le montant du fermage, nous devions aussi au propriétaire un certain nombre de journées de travail gratuit. Les clauses du bail prévoyaient précisément que nous fournissions chaque année trois jours de charrue (homme, cheval et matériel), un homme chaque jour pendant la durée des foins (..) Il nous arrivait aussi de débarder du bois pour le chauffage du château. (..) Nous devions aussi nourrir toute l'année un chien de chasse pour le compte du propriétaire ». Le statut du fermage, voté en 1946 à l'initiative de François Tanguy-Prigent, interdit par la suite de telles prestations en nature[26].

    La culture des artichauts se développe pendant l'Entre-deux-guerres : le journal L'Ouest-Éclair note, à titre d'exemple, 60 voitures chargées d'artichauts amenées sur la place du marché devant la gare de Taulé-Henvic et 40 au marché de Penzé le et des chiffres identiques le [46], et même 80 voitures le [47].

    La Seconde Guerre mondiale

    Vingt personnes originaires d'Henvic sont mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale[37]. Parmi elles, quatre sont des marins disparus en mer ; un autre marin (Yves Calvary) est mort lors de la bataille de Mers el-Kébir le . François Choquer est décédé à l'hôpital de Casablanca des suites de brûlures lors de l'incendie du pétrolier "Rhône" de la marine nationale torpillé (méprise sur objectif) par le sous-marin U 37 à proximité des Canaries En , Gabriel de Kergariou[48] et son fils Yves, âgé de 16 ans, entrent dans un réseau de renseignements dénommé "F2, famille-interallié" dont la mission est de recueillir des renseignements sur les troupes allemandes et de les faire parvenir à Londres. Quatre tentatives à partir du Pont de la Corde à bord de leur bateau La Loutre eurent lieu pour joindre des bateaux anglais, mais une seule réussit au large de Carantec. Victime d'une dénonciation, le réseau fut démantelé et Gabriel de Kergariou fut arrêté le , passant plusieurs mois dans les prisons de Fresnes et Romainville. Il est déporté depuis Paris fin mars ou début au camp de concentration de Mauthausen, puis à Gusen et mort en déportation, le à Hartheim (Autriche) dans le cadre de l'opération Aktion 14f13[49].

    L'après-Seconde-Guerre-mondiale

    Quatre soldats (Albert Le Roux, Joseph Milin, François Tanguy, Joseph Tanguy) originaires d'Henvic sont morts lors de la Guerre d'Indochine et trois (Constant Caufourier, François Guivarch, Jean Nicolas) pendant la Guerre d'Algérie[37].

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[50]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[51].

    En 2017, la commune comptait 1 351 habitants[Note 1], en augmentation de 3,68 % par rapport à 2012 (Finistère : +0,86 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 1551 3041 3401 3891 2411 3151 2911 3371 257
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 3331 3731 4211 3351 2921 3761 3231 5121 556
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    1 5261 5451 4841 4741 5131 5191 5821 4461 443
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
    1 4201 2161 1451 2221 2651 1741 2621 2981 321
    2017 - - - - - - - -
    1 351--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[52] puis Insee à partir de 2006[53].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Commentaire : La population de Henvic n'est actuellement que guère supérieure à ce qu'elle était en 1793 et elle n'a que peu fluctué au cours des XIXe siècle et XXe siècle à la différence de la plupart des autres communes françaises, 437 habitants seulement séparant la population minimale, celle de 1975, de la population maximale, atteinte en 1936 avec 1582 habitants. Le XIXe siècle a certes connu quelques dents de scie dans son évolution démographique, mais de faible importance jusqu'au maximum secondaire atteint en 1896 avec 1556 habitants. Les 40 premières années du XXe siècle restent constamment à un niveau démographique élevé, le déclin le plus marqué correspondant à la période 1936-1975, pendant laquelle la commune connaît un important exode rural, avec une perte de 437 habitants en 39 ans (-28 %), l'année 1975 étant celle de la population minimale, légèrement inférieure même à celle de 1793. Par contre, le dernier quart du XXe siècle et la première décennie du XXIe siècle sont une période de modeste reprise démographique avec un gain de 160 habitants supplémentaires en 33 ans en dépit d'un fléchissement temporaire entre 1990 et 1999.

    La densité de population est assez élevée (131 habitants par km² en 2008) pour une commune qui reste semi-rurale, mais grossie par des migrants pendulaires liés à la proximité des villes de Morlaix, Saint-Pol-de-Léon et Roscoff et par la littoralisation du peuplement en raison de sa situation péninsulaire et littorale. La commune connaît une immigration nette depuis 1975 (le solde migratoire était négatif antérieurement) et même son solde naturel, resté longtemps négatif (jusqu'en 1999) en raison du vieillissement antérieur de sa population est devenu modestement positif entre 1999 et 2008 (+0,2 % l'an), mais ce redressement reste précaire : en 2009 par exemple, Henvic a enregistré 12 naissances et 15 décès. L'analyse de la structure par âge de la population montre une population qui reste relativement âgée : en 2008, les 65 ans et plus représentaient 20,7 % de la population totale, les 0 à 19 ans 18,0 % seulement[54]. .

    Entre 1968 et 2008, le nombre des logements à Henvic est passé de 393 à 688, augmentant donc de 295 unités (+75 % en 40 ans) ; les constructions récentes sont donc nombreuses (surtout celles construites entre 1975 et 1989 au nombre de 159), ce qui s'explique par la prolifération des lotissements pendant cette période. Il s'agit essentiellement de maisons individuelles (96,8 % du parc immobilier total en 2008) ; les résidences secondaires sont en nombre non négligeable : 59, soit 8,6 % du parc immobilier total en 2008, mais ce pourcentage n'est pas énorme pour une commune littorale[55].

    Évolution du rang démographique

    Évolution du rang de la commune
    selon la population municipale des années : 1968[56] 1975[56] 1982[56] 1990[56] 1999[56] 2006[57] 2009[58] 2013[59]
    Rang de la commune dans le département 134 156 149 147 154 155 158 159
    Nombre de communes du département 286 283 283 283 283 283 283 283

    En 2016, Henvic était la 160e commune du département en population avec ses 1 333 habitants (territoire en vigueur au ), derrière Tréméoc (159e avec 1 339 habitants) et devant Lanhouarneau (161e avec 1 316 habitants).

    Politique et administration

    Héraldique

    Blason de Henvic :
    D'argent au lion morné de sable, accompagné de trois molettes du même.
    Officiel : déposé en préfecture le .

    Liste des maires

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    17921796Joseph Guiader
    17961800Jean Gourvil
    18001830François Marie Borgnis-DesbordesDéputé
    18301834Jean Gourvil
    18341848Christophe Bellec
    18481867François Mescam
    18671881Adrien de L'Espine de Grainville
    18811884Jean Priser
    18841905Adrien de L’Espine de GrainvilleConseiller d'arrondissement
    19051912René Jourdren
    19121919Louis Mescam
    19191920Charles de L'Espine de Grainville
    19201925François-Marie Le Duc
    19251933François Guillou
    19331945Yves Bohic
    19451965François Caroff
    19651989Marie JacqPSUPSEmployée, Députée (1978-1993)
    19891995Paul CaroffDVD
    19952001François StéphanDVD
    20012008François StéphanDVD
    20082010Annick Corre-Gillet
    (démission prématurée)
    2011en coursChristophe MicheauDVGCadre
    Les données manquantes sont à compléter.

    Monuments et sites

    • Les vestiges de la Vieille église (Roudoù an iliz kozh) : elle date de la fin du XVIe siècle et du début du XVIIe siècle mais a été réduite à ses dimensions actuelles vers 1900 après la construction de l'église nouvelle ; l'église a toutefois a conservé son clocher pittoresque qui servait autrefois d'amer aux navires entrant dans la baie de Morlaix. Ses saints patrons étaient saint Maudez et sa sœur sainte Juvelte ; « les statues de saint Maudez, en abbé, et de sainte Juvelte, en religieuse, qui se voyaient dans l'ancienne église, ont été replacées dans la nouvelle, ainsi que les curieux panneaux sculptés qui représentaient les principales scènes de la vie de ces saints personnages avec de curieuses légendes explicatives[9] ». C'est un clocher de style Beaumanoir avec sa galerie, sa tourelle cylindrique dans laquelle est logé l'escalier et ses deux étages de cloches. Le porche ajouré de 9 arcades, et surmonté d'une chambre des archives appartient à la dernière période du style gothique flamboyant, de même que le clocher avec sa tourelle d'escalier. Mais la balustrade en saillie et le beffroi, couronné par une flèche minuscule, donnent la sensation du style Henri IV ou du style Louis XIII[60].

    Le portail d'entrée du placître est surmonté de statues qui proviennent de l'ancien calvaire détruit pendant la Révolution française. L'autel extérieur encore visible dans l'enclos paroissial fut mutilé à la même époque.

    • L'église paroissiale Saint-Maudez-et-Sainte-Juvette actuelle, construite par l'architecte Serrurier de Morlaix et inaugurée le (officiellement consacrée le [61]), a conservé un certain nombre d'éléments décoratifs de la vieille église qui y ont été replacés. Parmi eux, le diptyque gothique à la gloire de saint Maudez (6 panneaux) et sainte Juvette (4 panneaux), qui retrace les principaux actes de leur vie : saint Maudez guérissant les infirmes, recevant la bénédiction de son père, délivrant un possédé, rendant la vue à un aveugle et sainte Juvette ressuscitant un seigneur, délivrant des possédés, des « fols », des enragés, donnant la vue à des aveugles, l'ouïe aux sourds et la parole aux muets, défendant aux oiseaux et bêtes « d'endommager le bled des pauvres gens[62] ». Sainte Juvette était aussi invoquée contre « les humeurs aux genoux[63] ». Le maître-autel provient aussi de l'ancienne église, de même que les autels latéraux, consacrés à saint Fabien et saint Sébastien d'un côté, sainte Catherine et sainte Barbe de l'autre. L'église est aussi décorée d'un grand triptyque décoratif à la mémoire des morts de la Première Guerre mondiale peint par Jacques Jullien et inauguré le [64].
    • La chapelle Sainte-Marguerite date des XVe siècle et XVIe siècle, fut restaurée en 1878. On y trouve une statue en bois de sainte Marguerite terrassant le dragon et son pardon Notre-Dame d'Espérance se déroule chaque . C'est dans cette chapelle qu'étaient traditionnellement déposés les corps des naufragés retrouvés dans les eaux de la Penzé ou sur les côtes avoisinantes.
    • Deux chapelles ont disparu : la chapelle Saint-Gildas (qui a donné son nom au village de Salvantez, même si le nom est très déformé) et la chapelle Saint-Jean-Baptiste, qui était la chapelle seigneuriale du château de Lézireur.
    • 8 croix et calvaires sont identifiées sur le territoire communal dont les restes d'un calvaire dans le jardin public, Croaz Al Lan (?) (la "Croix-au-loup")[65] à Langroas qui date de 1820 et la croix Mez-ar-Graoz qui date de 1821[66]. La "Croix-du-Salut" doit son nom à la coutume qui voulait que lors du pèlerinage du Tro Breizh, les pèlerins se signaient et priaient à chaque fois qu'ils apercevaient pour la première fois une nouvelle église consacrée à l'un des sept saints fondateurs, ici celle de Saint-Pol-de-Léon. Une croix était érigée à cet endroit.
    • Les manoirs :
      • Le manoir de Trogriffon[67], sur les bords de la Penzé, encaissé dans un vallon étroit, date des XVIIe siècle et XVIIIe siècle et possède encore une tourelle du XVe siècle et un colombier du XVIe siècle, ainsi qu'un beau parc agrémenté d'un étang mêlant eau douce et eau de mer[68]. La tradition locale rapporte que le dernier seigneur de Trogriffon, un Coatanlem de Rostiviec, aurait accepté de rester cloîtré dans le manoir pendant toute la période révolutionnaire, à condition d'avoir l'assurance de ne pas être inquiété par les patriotes henvicois et aurait profité de cette réclusion forcée pour rédiger un dictionnaire breton-français en sept volumes[69]. Le manoir est passé par la suite par mariage de Marie de Coëtanlem de Rostiviec à la famille de L'Espine de Grainville.
      • Le manoir de Lingoz[70] date du XVIIe siècle. C'est une simple ferme désormais.
      • Le manoir de Lézireur est aussi désormais une simple ferme qui possède encore une vasque circulaire monumentale d'environ m de diamètre, montée sur un piédestal[71].
    • La commune a possédé 9 moulins dont le moulin à marée de Trogriffon (en ruine) le long de l'estuaire de la Penzé.
    • Le viaduc de la Penzé.

    Culture

    La coiffe de Henvic

    La coiffe de Henvic, appelée la chubilinenn ou encore la jobelinenn, était particulière à la péninsule qui regroupe aujourd’hui les quatre communes de Taulé, Carantec, Henvic, et Locquénolé. Elle avait une forme de carapace de crabe et a commencé à disparaître à l’époque de la Seconde Guerre mondiale, même si jusque dans les années 1960 certaines femmes la portaient encore.

    Chanson traditionnelle

    • Pod maro gant c'hoant plac'h (en breton, dialecte du Léon) ou Le garçon mort d'amour (en français) est une chanson populaire traditionnelle dont le texte, en breton et en français, a été recueilli le [72] et transcrit par E. Ernault[73]; la chanteuse était Jannet Puill, mendiante de Henvic.

    Tableaux

    Personnalités liées à la commune

    • Pierre-Joseph de Coëtamlem (né en 1749, décédé en 1827), seigneur de Trogriffon, fut l'auteur d'un dictionnaire breton manuscrit en huit volumes qu'il rédigea pendant la Révolution française, alors qu'il vivait reclus dans son manoir de Trogriffon.
    • François-Marie Borgnis-Desbordes, né à Brest le , propriétaire, négociant, manufacturier, maire de Henvic depuis l'an IX, fut élu député du Finistère le . Il siégea au côté gauche et vota en 1819 avec les libéraux contre les lois d'exception. Il fut aussi un des 95 opposants au nouveau système électoral. Une biographie de 1820 lui consacre cette brève notice : « Un des muets du côté gauche. Il a cinq pieds et cinquante ans. Son esprit, ses manières, n'ont rien de bien distingué ; mais il est plein de patriotisme et de probité. C'est l'ombre de M. Guilhem[74] ». Il cesse d'être député le et décède à une date inconnue (après 1830)[75].
    • La famille de L'Espine de Grainville, qui a fourni plusieurs maires à Henvic, est originaire de Normandie, tirant sa noblesse des charges en la Chambre des Comptes de Rouen que certains de ses membres exercèrent au XVIIIe siècle avant qu'une branche de cette famille[76] ne vienne s'établir en Bretagne[77] :
      • Gabriel de L'Espine de Grainville (né en 1781, décédé le à Plouigneau), fils de Guillaume-Marie et de Marie-Louise Le Rouge de Guerdavid, devint propriétaire du manoir de Trogriffon grâce à son mariage célébré le à Henvic avec Marie Perrine de Coëtanlem (née le à Morlaix, paroisse de Saint-Martin et décédée le à Plouigneau), fille de Pierre Joseph de Coëtamlem et héritière du manoir.
        • Adrien de L'Espine de Grainville, né le à Plouigneau, décédé le à Morlaix, fut commissaire à la marine avant d'être maire de Henvic pendant 32 ans entre 1867 et 1881 d'une part, entre 1884 et 1905 d'autre part ; il fut aussi conseiller d'arrondissement du canton de Taulé. Il fut un défenseur des marins et agriculteurs de la région. En 1870, bien que veuf et ayant six enfants en bas âge, il n'hésita pas à quitter son foyer pour s'enrôler âgé de 47 ans dans le bataillon des zouaves de Charette[78].
          • Charles de L'Espine de Grainville fut aussi maire de Henvic en 1919 et 1920.
    • Luc-Olivier Merson, peintre et graveur, y compris de timbres-poste, passa une partie de sa retraite à Henvic.
    • Alexis Gourvennec né sur la commune le .
    • Mgr André Pailler, (1912-1994), archevêque de Rouen, né à Henvic.
    • Marie Jacq, née le à Henvic, fut maire de cette commune entre 1965 et 1989 et député socialiste du Finistère de 1978 à 1983 ; elle fut vice-présidente de l'Assemblée nationale.

    Jumelages

    Article connexe

    Liens externes

    Notes et références

    1. http://bleuniadur.over-blog.com/article-4751101.html
    2. Journal L'Ouest-Éclair no 5525 du 10 février 1914, Gallica
    3. Journal L'Ouest-Éclair, no 9503 du , Gallica
    4. Language Monographs - Numéros 18 à 21 - Page 63.
    5. Base Joconde
    6. Léon Courtil, Poignards, rapières et épées de l'âge du bronze, L'Homme préhistorique, revue mensuelle illustrée d'archéologie et d'anthropologie préhistoriques, novembre 1927, Gallica
    7. http://jeanclaude.hyrien.free.fr/Histos/HistoHenvic.php
    8. Recueil des publications de la Société havraise d'études diverses, 1924, Gallica
    9. Louis Le Guennec, Le Finistère monumental : Morlaix et sa région, t. 1, Quimper, Les Amis de Louis Le Guennec, (1re éd. 1913).
    10. « HENVIC : ETYMOLOGIE et HISTOIRE de HENVIC », sur infobretagne.com (consulté le 6 mars 2018).
    11. Son frère, Louis Gourio fut en 1648 commandant du château du Taureau en Baie de Morlaix
    12. http://www.henvic.fr/pages_html/notre_commune/pages_en_fran%E7ais/origines_revolution.htm
    13. Cité par http://jeanclaude.hyrien.free.fr/Histos/HistoHenvic.php
    14. Arthur de La Borderie, Les grandes seigneuries de Bretagne. La vicomté ou principauté de Léon, "Revue de Bretagne et de Vendée", 1889, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207871k/f108.image.r=Daoudour?rk=21459;2
    15. http://l-amer.reseaudesassociations.fr/fr/information/47883/les-croix-calvaires
    16. François de Beaulieu, "Quand on parle du loup en Bretagne", éditions Le Télégramme, 2004, (ISBN 2-84833-096-1)
    17. J. Madival et E. Laurent, "Archives parlementaires de 1787 à 1860 : recueil complet des débats législatifs et politiques des Chambres françaises" , imprimé par ordre du Corps législatif. 1er série, 1787-1799, Gallica
    18. René Kerviler, Répertoire général de bio-bibliographie bretonne, tome 35, J.Plihon et L.Hervé, 1886, Gallica
    19. Jean Rohou, "Catholiques et Bretons toujours ? (essai sur l'histoire du christianisme en Bretagne)", éditions Dialogues, Brest, 2012, (ISBN 978-2-918135-37-1)
    20. Lettre du recteur de Locquénolé, M. Couffon à Mgr André le 2 floréal an XI, cité par Abbé Kerbiriou, La vie et l'organisation du clergé paroissial dans le Léon à la veille de la Révolution par le Bulletin diocésain d'Histoire et d'Archéologie, 1924, Gallica
    21. Jean-Marie Éléouet, " Statistique agricole générale de l'arrondissement de Morlaix", imprimerie de J.-B. Lefournier aîné (Brest), 1849, Gallica
    22. Frédéric Lock et Couly d'Aragon, "Les prix de vertu fondés par M. de Montyon : discours prononcés à l'Académie française", Garnier frères, Paris, 1858, Gallica
    23. Jean Rohou, "Fils de ploucs", tome 2, 2007, éditions Ouest-France, (ISBN 978-27373-3908-0)
    24. Léon Aucoc, Des sections de commune et des biens communaux qui leur appartiennent, 1864
    25. La famille De Langle, en l'occurrence Henri de Langle (1858-1937).
    26. Bernard Puill, "Soazig et Hervé, paysans bretons", éditions Le Télégramme, 2003, (ISBN 2-914552-94-7).
    27. Fanch Broudic, L'interdiction du breton en 1902, Coop Breizh, (ISBN 2-909924-78-5)
    28. Journal L'Ouest-Éclair, no 1541 du 8 novembre 1903, Gallica
    29. Journal L'Ouest-Éclair, no 3324 du 14 avril 1906, Gallica
    30. Journal L'Ouest-Éclair n° 3815 du 25 juin 1909, Gallica
    31. Journal La Croix no 8761 du 10 octobre 1911, Gallica
    32. Journal L'Ouest-Éclair, no 5482 du 29 décembre 1913, Gallica
    33. Annales du Sauvetage maritime, mars 1914, Gallica
    34. Annales du Sauvetage maritime, mars 1909, Gallica
    35. Annales du sauvetage maritime, 30 juin 1922, Gallica
    36. Jean Le Roux, né le à Henvic, matelot à bord du cargo Venezuela; disparu lors du naufrage de ce bateau le , torpillé au large de l'Île de Wight par le sous-marin allemand UB 59
    37. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?insee=29079&dpt=29&idsource=29552&table=bp05
    38. Eucher Corre, né le à Kernoues, curé de Henvic entre 1920 et 1940, décédé le à Henvic
    39. https://www.henvic-amer.fr/eucher-corre/
    40. http://www.corporate.groupama.com/groupe/histoire-du-groupe/histoire-du-groupe-@/article.jspz?id=295
    41. Bulletin trimestriel de l'Union des syndicats agricoles du département du Morbihan, 15 août 1922, Gallica
    42. Journal La Croix no 11994 du 23 avril 1922, Gallica
    43. Journal L'Ouest-Éclair, no 8836 du 28 décembre 1925, Gallica
    44. Bulletin de la Société archéologique du Finistère, année 1928, Gallica
    45. Pour la ferme de la Croix, qui faisait 9 ha, il s'élevait à 600 francs en 1895, 2 000 francs en 1930, 2 400 francs en 1941.
    46. Journal L'Ouest-Éclair, no 14479 du 28 juin 1936, Gallica et no 14486 du 5 juillet 1936, Gallica
    47. Journal L'Ouest-Éclair no 1 4483 du 2 juillet 1936, Gallica
    48. Gabriel de Kergariou, né le à Saint-Martin-des-Champs (Finistère)
    49. http://memoiredeguerre.pagesperso-orange.fr/deportation/29/p6-list-def.htm#deb et https://www.ouest-france.fr/hommage-aux-resistants-gabriel-et-yves-de-kergariou-719677
    50. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    51. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    52. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    53. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
    54. Insee
    55. Insee
    56. INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
    57. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
    58. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
    59. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
    60. Abbé Pierre Nicolas, texte Commune de Henvic
    61. Journal L'Ouest-Éclair no 1734 du 19 mai 1904, Gallica
    62. Albert Le Grand, Les vies des saints de la Bretagne Armorique : ensemble un ample catalogue chronologique et historique des evesques d'icelle... et le catalogue de la plupart des abbés, blazons de leurs armes et autres curieuses recherches, J. Salaün, Quimper, 1901, Gallica
    63. Bréviaire imprimé de Léon de 1516, cité dans Bulletin et mémoires de la Société archéologique du département d'Ille-et-Vilaine, année 1922, Gallica
    64. Journal L'Ouest-Éclair, no 9476 du 5 octobre 1927, Gallica
    65. Cette croix est ainsi dénommée car le un enfant de 7 ans, Jean Le Tartarin, fut tué et en partie dévoré par un loup à cet endroit, une jeune fille étant aussi tuée dans les mêmes circonstances la même année et inhumée dans l'église de Henvic
    66. http://www.croix-finistere.com/commune/henvic/henvic.html
    67. http://cheminsetjardins.blogspot.com/2011/06/manoir-de-trogriffon-henvic.html
    68. http://www.henvic.fr/pages_html/Trogriffon.htm
    69. http://fr.topic-topos.com/manoir-de-trogriffon-henvic
    70. http://fr.topic-topos.com/manoir-henvic
    71. http://www.henvic.fr/pages_html/notre_commune/pages_en_fran%E7ais/lezireur.htm
    72. Collection Penguern, tome 1, pages 171-172
    73. E. Ernault, Mélusine. Revue de mythologie, littérature populaire, traditions et usages, 1888-1889, tome IV, Gallica
    74. Jean-Pierre Olivier Guilhem, qui fut député du Finistère, puis du Maine-et-Loire
    75. Adolphe Robert, Edgar Bourloton et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français... : depuis le jusqu'au , 1889-1891, Gallica
    76. Charles-Joseph de L'Espine de Grainville, né en 1695 à Neaufles dans le diocèse de Rouen, conseiller au Parlement de Paris et lui-même fils de Louis de L'Espine de Grainville né le 6 juin 1650 à Rouen, eut parmi ses petits-enfants Jean Charles de L'Espine de Grainville, lieutenant des vaisseaux du roi et chevalier de l'Ordre de Saint-Louis, décédé en 1779 et marié le à Landerneau avec Marguerite-Françoise de Kerguvelen du Penhoat, ce qui explique la présence de cette famille en Bretagne et parents de Gabriel de l'Espine de Grainville
    77. Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, 1918, Gallica
    78. Journal L'Ouest-Éclair, no 2079 du 4 mai 1905, Gallica
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    1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.
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