Hokusai

Katsushika Hokusai (葛飾 北斎), est un peintre, dessinateur et graveur spécialiste de l’ukiyo-e, ainsi qu'auteur d'écrits populaires japonais surtout connu sous le nom de Hokusai (北斎), ou de son surnom de « Vieux Fou de dessin ».

Katsushika Hokusai est un nom japonais traditionnel ; le nom de famille (ou le nom d'école) précède donc le prénom (ou le nom d'artiste).
Hokusai
Autoportrait, Musée du Louvre
Naissance
Décès
Période d'activité
Nom dans la langue maternelle
葛飾北斎
Nationalité
Activité
Maître
Lieu de travail
Mouvement
Enfants
Katsuhika Ōi
Katsushika Tatsujo (d)
Œuvres principales
signature

Il est né le premier jour du cycle sexagésimal du neuvième mois de l'année métal-aîné-dragon de l'ère Hōreki  probablement en octobre 1760[1] à Edo (actuel Tokyo)  et mort au matin du dix-huitième jour du quatrième mois de l'ère Kaei, an II  soit en avril ou mai 1849 dans la même ville.

Son œuvre influença de nombreux artistes européens, en particulier Gauguin, Vincent van Gogh, Claude Monet et Alfred Sisley, et plus largement le mouvement artistique appelé japonisme. Il signa parfois ses travaux, à partir de 1800, par la formule Gakyōjin, « le Fou de dessin ». En 1814, il publie son Manga regroupant croquis et dessins. Les Trente-six vues du mont Fuji (1831-1833) comptant en réalité 46 estampes et La Grande Vague de Kanagawa (1831) sont ses œuvres les plus connues. La couverture de la partition de La Mer (1905) de Claude Debussy reproduit notamment la Vague de Hokusai. Le peintre japonais laisse derrière lui près de 30 000 dessins.

Biographie

La Grande Vague de Kanagawa (1831) est la première des 46 estampes composant les Trente-six vues du mont Fuji, l'une des œuvres majeures de Hokusai.

De parents inconnus, Hokusai naît dans le quartier de Warigesui, district de Honjō (zone rurale encore connue sous le nom de Katsushika) à Edo, ancien nom de la ville de Tokyo, sur la rive orientale du grand fleuve Sumida (隅田川, Sumida-gawa), le premier jour du cycle sexagésimal du neuvième mois de l'année métal-aîné-dragon de l'ère Hōreki, soit en octobre 1760 dans la famille Kawamura[2]. Selon le testament de sa petite-fille Shiraï Tati[3], il aurait été le troisième fils de Kawamura Iti Royémon, qui sous le nom de Bunseï aurait été artiste[4]. Il est adopté vers l'âge de trois ou quatre ans par son oncle Nakajima (中島) Ise[2] qui est un fabricant de miroirs pour la cour du shogun. Hokusai, alors appelé Tokitarō (太郎)[2],[5], manifeste dès lors des aptitudes pour le dessin et de la curiosité pour la peinture.

En 1773-1774, il est en apprentissage dans un atelier de xylographie et, en 1775, il grave les six dernières feuilles d'un roman humoristique de Sanchō[6]. En 1778, il intègre l'atelier du maître Katsukawa Shunshō (1726-1792), un peintre d'estampes ukiyo-e, spécialiste des portraits d'acteurs. C'est dans cet atelier que commence son travail d'artisan du dessin et de l'estampe aux revenus modestes. L'année suivante, il produit sous le nom de Katsukawa Shunrō une série de ces portraits très réussis. Cependant, en 1785, il signe ses estampes d’un nouveau nom : « Gunbatei anciennement Shunrō » ce qui signifie peut-être une rupture avec l’école Katsukawa[7].

En 1792, il quitte l’atelier à la mort du maître et décide de ne plus peindre de portraits d’artistes. Cela fait suite à un désaccord avec le successeur de celui-ci, Shunko[8].

Hokusai connaît alors une période de grande pauvreté durant laquelle il étudie les techniques des écoles de Kano Yusen, Tsutsumi Torin et Sumiyoshi Naiki. Il subit aussi l’influence de l’art occidental et découvre la perspective grâce à un artiste japonais, Shiba Kōkan, qui fréquente les Hollandais, seuls autorisés à amarrer à Nagasaki.

Vers 1794, il réintègre une école classique : le clan Tawaraya de l'école Rinpa. En 1795, il illustre sous le nom de Sōri le recueil poétique Kyōka Edo no Murasaki, qui lui vaut son premier succès. Le Kyōka est un court poème, pastiche de poèmes classiques dont les Japonais sont très friands. Le Char des poèmes kyōka de la rivière Isuzu, illustré par Hokusai, est le seul ouvrage de ce type traduit en français (in medias res, 2002). De 1796 à 1799 il produit un grand nombre d'albums et d’estampes en feuilles séparées, appelées surimono. C'est à la même époque qu'il adopte pour la première fois le nom de Hokusai et se donne en 1800 le surnom de Gakyōjin Hokusai, « le Fou de dessin ». En 1804, il peint, dans la cour du temple d’Edo, au moyen d’un balai et d’un seau d’encre de Chine, un daruma géant de plus de 240 m2 que l’on doit hisser jusqu’aux toits pour permettre à l’assistance de l’admirer. Il réitère cet exploit en 1817 à Nagoya.

En 1812, Hokusai commence à parcourir le pays, de l’ancienne capitale Kyoto à la ville nouvelle de Edo. Il s’arrête à Nagoya, où il rencontre l'artiste Bokusen. Suivant les conseils de ce dernier, il publie deux ans plus tard sa Manga, un recueil de ses innombrables carnets de croquis, d’études originales et marginales. Ses contemporains ont remarqué que ce projet suivait celui de Kuwagata Keisai et son ryakuga[9]. La publication de cette série de livres d’images s'étend jusqu'en 1834 et comprend douze volumes. Âgé de soixante ans, Hokusai prend le nom de Iitsu pour signifier son passage dans un nouvel âge et s'adonne à cette période à l'illustration de livres.

1831 voit la parution d’une de ses œuvres majeures, la série d’estampes Fugaku Sanjūrokkei ou Trente-six vues du mont Fuji, qui lui vaut une reconnaissance internationale. Il se sert alors du bleu de Prusse, introduit au Japon en 1829 et dont Keisai Eisen a déjà tiré profit. Il produit dans la même période plusieurs séries d’estampes qui rompent toutes avec la tradition de l’ukiyo-e. C’est ainsi au début des années 1830 que voient le jour les séries des Cascades, des Ponts, des Oiseaux et des Fantômes (cette dernière interrompue à la fin de la cinquième planche).

Il quitte Edo fin 1834 pour passer une année à Suruga dans la péninsule de Miura au sud d’Edo et publie l’année suivante sa série Fugaku Hyakkei ou les Cent Vues du Mont Fuji, qui reprend au trait tout son travail sur le paysage.

Vers le milieu de 1836, il retourne à Edo alors que la capitale connaît la Grande Famine Tenpō. Il survit grâce à la vente de ses œuvres contre un peu de nourriture et arrête sa série de Cent Poètes et Poèmes, commencée au début de l’année, à la vingt-septième planche[10].

En 1839, un incendie dévaste son atelier, détruisant les travaux accumulés des dernières années. C'est à cette époque qu'un jeune artiste, Hiroshige Ando vient concurrencer sa célébrité[11]. Les dix années qui suivent sont paisibles en matière de production. On raconte que, chaque matin, il s’est efforcé de produire au moins un dessin, rituel auquel il s’adonne jusqu’à sa mort.

C'est en 1845 qu'il fait son dernier voyage à la rencontre d’un ami d'Obuse de la province de Shinano. Il exécute au cours de cette visite quelques peintures dans un temple.

Hokusaï mourut en avril ou mai 1849, selon une date controversée, et ses cendres furent ensevelies à Edo dans le cimetière attenant au temple Seikiō-ji[12], dans le quartier populaire d’Asakusa, où il a passé la majeure partie de sa vie. Il laisse derrière lui une œuvre qui comprend 30 000 dessins.

Sur son lit de mort, il prononce ces dernières paroles : « Si le ciel m'avait accordé encore dix ans de vie, ou même cinq, j'aurais pu devenir un véritable peintre »[2]. Sur sa pierre tombale il laisse cette épitaphe : « Oh ! La liberté, la belle liberté, quand on va aux champs d'été pour y laisser son corps périssable ! »[13]

Hokusai a eu cinq enfants de ses deux femmes : deux garçons et trois filles, dont la plus jeune, Sakae, plus connue sous le nom d'Ōi ou O-Ei, a également été peintre[14].

Expression poétique

On prête au très vieil Hokusai, touchant au terme de son existence terrestre, cette dernière expression poétique :

« Oh, la liberté, la belle liberté, quand on va se promener aux champs d'été, en âme seule, dégagée de son corps ! »

Cette simplicité de l'homme nu, ce dépouillement de pauvre qui n'a rien d'autre à perdre que son corps, cette métaphysique fruste mais essentielle de l'unique absolu, enfin atteint, est la plus belle preuve de la lumière éblouissante des jours oublié de Edo. En ce temps qui vit naître tant de beautés, la recherche de Hokusai fut sans doute la seule qui visât l'extase. La seule qui fût assez complète pour ne pas se satisfaire de l'approbation des contemporains, et ne trouver de vérité que dans son propre accomplissement[15].

Extravagance et illusion

De retour d'une chasse au faucon, le Shogun sur sa route prit plaisir à voir dessiner deux grands artistes du temps, Tani Bunchō et Hokusai. Bunchō commença et Hokusai lui succéda. Tout d'abord il dessina des fleurs, des oiseaux, des paysages, puis, désireux d'amuser le Shogun, il couvrit le bas d'une immense bande de papier d'une teinte d'indigo, et par ses élèves se fit apporter des coqs. Il plongea alors leurs pattes dans la couleur pourpre, les fit courir sur la teinte bleue et le prince étonné eut l'illusion de voir la rivière Tatsuta, avec ses rapides, charriant des feuilles d'érable.

Ainsi campé dans ce jeu d'extravagance et d'illusion, quel était donc cet artiste sans rival, capable des plus folles improvisations, pour qui tout pouvait être pinceau, et qui osa dire de lui-même :

« Après avoir étudié pendant de longues années la peinture des diverse écoles, j'ai pénétré leurs secrets et j'en ai recueilli tout ce qu'il y a de meilleur. Rien ne m'est inconnu en peinture. J'ai essayé mon pinceau sur tout et je suis parvenu à réussir. »

À soixante-quinze ans, préfaçant l'une des séries les plus délicates et les plus réussies, les Cent vues du mont Fuji, Hokusai nuançait cette appréciation, selon sa complexe nature, avec superbe, humilité, sarcasme :

« Depuis l'âge de six ans, j'avais la manie de dessiner la forme des objets, Vers l'âge de cinquante ans, j'avais publié une infinité de dessins, mais tout ce que j'ai produit avant l'âge de soixante-dix ans ne vaut pas la peine d'être compté. C'est à l'âge de soixante-treize ans que j'ai compris à peu près la structure de la nature vraie, des animaux, des herbes, des arbres, des oiseaux, des poissons et insectes. Par conséquence, à l'âge de quatre-vingts ans, j'aurai encore fait plus de progrès. À quatre-vingt-dix ans, je pénétrerai le mystère des choses ; à cent ans je serai décidément parvenu à un degré de merveille, et quant j'aurai cent dix ans, chez moi, soit un point, soit une ligne, tout sera vivant. Je demande à ceux qui vivront autant que moi de voir si je tiens ma parole. Écrit à l'âge de soixante-quinze ans, par moi, autrefois Gwakiô Rôjin, le vieillard fou de dessin. »

Noms d'artiste de Hokusai

Hokusai a changé plusieurs fois de nom d'artiste au cours de sa longue carrière, dont les principaux marquant ses différents styles sont Sōri (1794-1798), Katsushika Hokusai (1805-1810), Taito (1810-1819) Iitsu (1820-1834), et Gakyō Rōjin Manji (1834-1849), signifiant « vieillard fou de peinture ». Il a aussi utilisé plusieurs noms secondaires et pseudonymes, comme Toki (1799), Raishin (1811), Kakō (1811). Cependant, il est rare qu'il ait utilisé deux noms principaux en même temps. Le tableau ci-dessous tente de recenser les signatures utilisées par Hokusai dans ses œuvres. Il ne s'agit pas toujours de noms à proprement parler, mais de formules incluant le nom de l'artiste d'une façon particulière[5],[16]. Par exemple Sōri aratame Hokusai signifie « Hokusai anciennement Sōri ». Parfois, l'artiste indique son âge : Hachijūhachirō Manji pourrait se traduire par « Manji au vieil âge de 88 ans ».

Liste des signatures utilisées par
Hokusai sur les estampes et les livres illustrés
Nom principalDates
Katsukawa Shunrō (tsutsushinde kore wo zusu)1779 - 1789
Katsu Shunrō1781 - 1789
Shunrō1781 - 1792
Gunbatei1786
Katsushika jū Shunrō1791
Kusamura Shunrō1793 - 1794
Hokusai Sōri1793 - 1797
Sōri (utsutsu)1795 - 1798
Hyakurin Sōri1797
Hokusai Tokimasa1798
Sōri aratame Hokusai1799
Saki no Sōri aratame Hokusai1799 - 1800
Hokusai1799 - 1818
Fusenkyo Hokusai1799
Gakō Hokusai1799
Hokusai Tatsumasa1800
Tokitarō Kakō (Sorobeku)1800
Kakō (Sorobeku)1803
Kakō1801 - 1804
Gakyōjin Hokusai (rōfu)1801 - 1807
Gakyōrojin Hokusai1804 - 1806
Hokusai Egaku1804 - 1807
Kukushin Hokusai1805
Katsushika Hokusai (hitsu)1804 - 1815
Katsushika Hokusai Raishin1811
Katsushika Hokusai Tatsumasa1811
Shin-musashinokuni Katsushikazumi Tō Hokusai Saito1811
Hokusai aratame Taito1814
Hokusai aratame Katsushika Taito1815 - 1819
Zen Hokusai Taito1815 - 1819
Gakyōjin Hokusai Taito1817
Furumekashiku Hokusai Taito1817
Katsushika zen Hokusai Taito rōjin1817 - 1818
Hokusai Taito sekijō ryaku hitsu1804 - 1818
Katsushika saki no Hokusai aratame Taito1818
Zen Hokusai Katsushika Taito1819
Katsushika zen Hokusai Taito1820
Hokusai aratame Katsushika Iitsu1820
Hokusai Taito aratame Katsushika Iitsu (hitsu)1820
Katsushika Iitsu1821
Getchirōjin Iitsu1821
Fusenkyo Iitsu1822
Zen Hokusai aratame Katsushika Iitsu1822
Zen Hokusai Iitsu1823, 1824, 1828, 1830, 1833, 1835
Katsushika oyaji Iitsu1825
Zen Hokusai Katsushika Iitsu1825, 1833, 1834
Iitsu1826, 1828
Hokusai aratame Iitsu1826
Katsushika zen Hokusai Iitsu rōjin1829
Saki no Hokusai hitsu1831
Hokusai aratame Iitsu (hitsu)1829 - 1834
Zen Hokusai Iitsu rōjin1833
Saki no Hokusai Iitsu (hitsu)1834
Hokusai Iitsu aratame Gakyō Rōjin Manji hitsu1834
Zen Hokusai Iitsu Gakyōrōjin Manji1834 - 1835
Zen Hokusai Iitsu Manji rōjin1834, 1843
Saki no Hokusai Iitsu aratame Gakyō Rōjin Manji hitsu1834 - 1844
Zen Hokusai Manji1835, 1838
Saki no Hokusai1835
Saki no Hokusai Manji1835
Zen Hokusai Iitsuō1835
Sōbō Ryokyaku Saki no Hokusai aratame Gakyō Rōjin Manji1835 - 1836
Zen Hokusai Iitsu aratame Gakyōrōjin Manji1836, 1840
Yowai Nanajyūni Gakyō Rōjin Manji hitsu1837
Sōbō Ryokyaku Gakyō Rōjin Manji Yowai Hachijūichi1840
Shihitsu Hachijūni ō Manji1841
Gakyōrōjin Manji1836, 1840, 1848
Katsushika Iitsu Manjirōjin Hachiemon1843
Hachijūyonrō Manji hitsu1843
Zen Hokusai Manjiō1843
Hachijūgoro Manji hitsu1844
Katsushika Iitsu Manji Rōjin1845
Saki no Hokusai Manji Rōjin Shūzō1845
Hokusai Iitsurōjin Hachiemon1846
Hachijū-shichi rō Manji hitsu1846
Gakyō Rōjin Manji shihitsu yowai hachijūshichi sai1846
Katsushika Manjirōjin1847
Yowai Hachijū Hachi Manji1847
Hachijūhachirō Manji hitsu1847
Manji Rōjin hitsu, Yowai Hachijū Kyūsai1848
Kaeigan Tsuchinoesaru no toshi Rokugatsu Yōka Monjin1848
Motomeni ōzu Yowai Hachijūkyū sai no Manji Rōjin hitsu1848
Kyūjū Rōjin Manji hitsu1849
Kaei ni tsuchinoto Tori doshi Shōgatsu Tatsu no hi, Hōreki jū Kanoetatsu no toshi shusshō, Kyūjū Rōjin Manji hitsu1849

Œuvres de Hokusai par périodes

1779 - 1792 : Katsukawa Shunrō

  • Portraits d'acteurs en feuilles séparées,
  • illustrations de romans bon marché,
  • quelques estampes polychromes .

1795 - 1798 : Sōri

  • 1795 Illustration du recueil poétique Kyōka Edo no Murasaki
  • 1797 Yanagi no ito, Sandara kasumi,
  • 1798 Otoko dōka

1799 - 1810 : Hokusai

  • 1799 Azuma asobi
  • 1800 Tōto shōkei ichiran
  • 1804 Ehon kyōka yama mata yama
  • 1807-1810 Chinsetsu yumiharizuki

1811 - 1819 : Taito

  • 1814-1819 Hokusai manga, volumes 1-10
  • 1816 Santai gafu
  • 1817-1819 Ehon hayabiki

1820 - 1835 : Iitsu

  • 1821 Genroku kasen kaiawase
  • 1822 Umazukushi
  • 1829-1833 Shinpen suiko gaden
  • vers 1831-1834 Fugaku sanjūrokkei (Trente-six vues du mont Fuji)
  • vers 1830-vers 1835 Shokoku Takimeguri (Circuit des cascades de toutes les provinces), Shokoku meikyō kiran (Vues étonnantes des ponts célèbres à travers toutes les provinces), Setsugekka (Neige, Lune et Fleurs), Shika shashin kagami (Vrai miroir des poèmes et des poètes), Hyaku monogatari (Cent histoires de fantômes)

1834 - 1839 : Manji

  • 1834-1835 Fugaku hyakkei (Cent vues du mont Fuji)
  • 1835-1838 Hyakunin isshu uba ga etoki (Cent poèmes expliqués par la nourrice)

Œuvres divers

« L'homme parfait monte sur le vent et les nuées, il chevauche le soleil et la lune, il se promène hors de l'Univers. »

- Poème de Tchouang-tseu.

Musées et expositions

Le Hokusai-kan (北斎館) existe depuis 1976 à Obuse, préfecture de Nagano[17].

Le musée Sumida Hokusai (すみだ北斎美術館, Sumida Hokusai bijutsukan) a ouvert le , près de la station Ryōgoku (Tokyo) et donc du Kokugikan, du musée d'Edo-Tokyo et de la Tokyo Skytree. Le bâtiment a été réalisé par Kazuyo Sejima (SANAA). La collection du musée comporte à son ouverture 1 500 œuvres[18].

Une grande exposition, présentant 500 œuvres en deux volets, s'est tenue à Paris au Grand Palais du au . Une grande partie des œuvres présentées font partie du nouveau musée Sumida Hokusai[19]. Cette exposition a été nommée aux Globes de Cristal en 2015 dans la catégorie meilleure exposition.

Annexes

Bibliographie

Monographies
  • Champfleury, « La caricature au Japon » dans Le musée secret de la caricature (1888)
  • Edmond de Goncourt, Hokusai (1896), Flammarion, 1988.
  • Henri Focillon, Hokusai (1914), Fage éditions, 2005.
  • Seiji Nagata et Hokusai Katsushika, Hokusai: Genius of the Japanese Ukiyo-e (traduction de John Bester), Kodansha International, 1999
  • Un livre pour la jeunesse : François Place, Le Vieux Fou de dessin, Gallimard jeunesse, 2002, est en l'honneur de Hokusai et nous présente sa vie de sa plus tendre jeunesse à sa vieillesse sous l'angle d'un jeune apprenti qui découvre le passé passionnant de son maître. Ce livre est lu notamment dans les classes primaires françaises.
  • Shotaro Ishinomori, Hokusai (1987), Kana, coll. Sensei, .
  • Catalogue de l'exposition Le fou de peinture. Hokusai et son temps - Dessins. Estampes. Lives. Peintures. Bronzes. Kimono. Netsuke, du au , Centre culturel du Marais, p. 494
  • Kenneth White, Hokusaï ou l’horizon sensible – Prélude à une esthétique du monde, Terrain Vague (1990).
  • Aude Fieschi, Le vieil homme aux dix mille dessins - Le roman de Hokusai, Picquier 2012
  • Catalogue de l'exposition au Grand Palais, Galeries Nationales (Paris) du premier au et du premier au . Conçue en deux volets, l’exposition présente 500 œuvres exceptionnelles, dont une grande partie ne quittera plus le Japon à compter de l’ouverture de l’Institut Hokusai, à Tokyo, au printemps 2015.
    • Collectifs, Hokusai : Paris, Grand Palais, galeries nationales, 1er octobre 2014 - 18 janvier 2015, RMN, coll. « RMN Arts Asiati. », , 415 p. (ISBN 978-2711861828)
    • Eric Avocat, Le Japon vu par Hokusai : L'album de l'exposition, RMN, coll. « RMN Albums Expo. », , 48 p. (ISBN 978-2711861835)
  • Henri-Alexis Baatsch, Hokusai. Le fou de dessin, Hazan, coll. « Monographie », , 224 p. (ISBN 978-2754107839)
  • Hokusaï, Haïkus - Les paysages d'Hokusai, Le Seuil, coll. « Beaux Livres », , 128 p. (ISBN 978-2021369571)
  • Amélie Balcou, Hokusai Les trente-six vues du mont Fuji, Hazan, coll. « Beaux-Arts », , 228 p. (ISBN 978-2754110518)
Album jeunesse
Mangas

Plusieurs mangas japonais sont consacrés à la vie de Hokusai. Folles Passions de Kazuo Kamimura (1973-1974) s'intéresse à la relation entre Hokusai et un jeune disciple, Sutehachi. Le manga Sarusuberi, de Hinako Sugiura, paru entre 1983 et 1987, est consacré à O-Ei : il reconstitue la vie du peintre, mais prend pour personnage principal l'une des filles de Hokusai qui l'assista régulièrement dans son travail, sans que son talent n'obtienne de reconnaissance. Le manga Hokusai de Shōtarō Ishinomori, paru en 1987, retrace la vie du peintre[21].

  • Matthi Forrer, Hokusai. La manga, Hazan, coll. « Beaux-Arts », , 900 p. (ISBN 978-2754107075)

Filmographie

Articles connexes

Notes et références

  1. La date exacte fluctue selon les biographies.
  2. HOKUSAI, Paris, RMN, , 416 p. (ISBN 978-2-7118-6182-8), Pages 22, 23, 37 et 406
  3. Un tombeau lui a été élevé, par sa fille Shiraï Tati dans le jardin du Temple Seikiôji d'Asakousa.
  4. Le jardin japonais, un lieu conçu pour la méditation, Elle s’exprime dans les différents arts du XIVe au XVIe siècle, notamment avec des peintres tels que Mincho, Josetsu, Shubun, Sesshu ou Bunseï.
  5. Catalogue de l'exposition Le fou de peinture. Hokusai et son temps - Dessins. Estampes. Lives. Peintures. Bronzes. Kimono. Netsuke, p. 23-24, du 6 octobre 1980 au 4 janvier 1981, Centre culturel du Marais
  6. Persée (portail) 95. Sanchō-ki
  7. « Hokusai - dossier pédagogique », sur www.grandpalais.fr (consulté le 20 avril 2019)
  8. Voir pages 25-26 in Art of Japan: Wood-block Color Prints, Carol Finley, Lerner Publications, 1998
  9. Matthi Forrer, Keisai, le maître du dessin abrégé. Tous les albums de style ryakuga, Hazan, (présentation en ligne), p. 2.
  10. Voir page 193 in The Floating World, James A. Michener, University of Hawaii, 1983
  11. Voir page 120 in Giants of Japan: The Lives of Japan's Most Influential Men and Women, Mark Weston, Kodansha International, 1999
  12. Le rouleau narre la fondation du temple Seikō-ji par Taira no Sukechika vers 1230, ainsi que les miracles qui lui sont associés. Rouleaux illustrés de la fondation du Seikō-ji.
  13. Voir pages 367 et 368 in Hokusai, Matthi Forrer et Edmond de Goncourt, 1998, Flammarion, Paris
  14. (en) Mark Weston, Giants of Japan: The Lives of Japan's Most Influential Men and Women, Kodansha International, New York 1999, p. 117 (ISBN 1-56836-286-2)
  15. Henri-Alexis Baatsch, Hokusaï Le fou de dessin, p. 80.
  16. Catalogue de l'exposition Hokusai - L'Expo au Grand Palais, Réunion des musées nationaux - Grand Palais, Paris, 2014
  17. (en) Hokusaikan Museum, Japan National Tourism Organization
  18. Brigitte Koyama-Richard, « Le nouveau musée Hokusai de Tokyo « The Sumida Hokusai Museum » », Nippon.com, le 22 novembre 2016
  19. Hokusai, Grand palais
  20. Charlotte Mada, « Album japonais : Hokusai et le cadeau de la mer », sur actualitte.com, .
  21. Fiche du manga Hokusai sur le site Animeland. Page consultée le 26 septembre 2015.

Liens externes

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