I, Robot (film)

I, Robot (littéralement « Moi, un robot » ou « Moi, le robot ») ou Les Robots au Québec, est un film de science-fiction américain réalisé par Alex Proyas et sorti en 2004. Le scénario du film est écrit par Jeff Vintar et Akiva Goldsman ; il est librement inspiré des romans Les Cavernes d'acier (1954) et Les Robots (1950) ainsi que de la nouvelle Le Robot qui rêvait (1988) d'Isaac Asimov.

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I, Robot
Logo du film.
Titre québécois Les Robots
Réalisation Alex Proyas
Scénario Jeff Vintar, Akiva Goldsman, Hillary Seitz
Acteurs principaux
Sociétés de production Davis Entertainment
Overbrook Entertainment
Pays d’origine États-Unis
Genre Science-Fiction
Durée 101 minutes
Sortie 2004

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Bien qu'elle en reprenne le titre, l'intrigue du film est assez éloignée du scénario publié par Harlan Ellison et Isaac Asimov en 1978.

Synopsis

À Chicago, en 2035, les robots sont pleinement intégrés dans la vie quotidienne. Quelques jours avant la commercialisation d'un nouveau modèle de robot par USR (US Robots pour Asimov et USRobotics dans le film), un de ses fondateurs, le roboticien Alfred Lanning, se suicide. L'officier de police Del Spooner, qui se méfie des robots depuis que l'un d'entre eux a laissé mourir une petite fille pour le sauver, ne croit pas au suicide de Lanning. Il tient donc à découvrir le meurtrier.

Il se rend au siège d'USR, et fait la connaissance de Lawrence Robertson, le directeur et cofondateur de l'entreprise, puis de Susan Calvin, une robopsychologue de l'entreprise, et enfin de VIKI (Virtual Interactive Kinetic Intelligence), l'ordinateur central d'USR, représenté dans le film par l'image en 3D d'un visage féminin stylisé et pixelisé. Sur place, Spooner trouve un appareil holographique qui contient la conscience de Lanning, afin de répondre à ses questions, mais il reste très énigmatique. Les premiers soupçons de Del se tournent vers un robot nommé Sonny, le seul ayant matériellement pu tuer Alfred : en effet, les vitres du bureau de ce dernier étaient blindées et il lui aurait été impossible de les briser. Sonny se trouve en outre sur place lorsque Spooner et Calvin visitent le bureau et s'enfuit; ils réussissent cependant à le rattraper et Spooner l'interroge, en dépit des hésitations du lieutenant John Bergin, son supérieur. En effet, dès leur fabrication, tous les robots sont soumis aux trois lois :

  1.  : Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, restant passif, laisser un être humain exposé au danger,
  2.  : Un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains sauf si ces ordres sont en contradiction avec la première loi,
  3.  : Un robot doit protéger son existence sauf si cet impératif est en contradiction avec la première ou la deuxième loi.

De plus, légalement, un meurtre ne peut être commis qu'entre humains. L'enquête est donc rapidement close, concluant au suicide, mais Del n'est pas convaincu et continue ses investigations. Alors qu'il fouille la maison de Lanning, un robot de démolition la détruit, manquant de le tuer. Sa voiture est ensuite attaquée par des robots qui tentent de l'assassiner. Mais son chef, connaissant son aversion pour les robots, ne le croit pas et lui retire sa plaque.

Pendant ce temps, Susan étudie Sonny, et découvre qu'Alfred l'avait doté d'un second système qui lui permet de choisir de ne pas obéir aux trois lois. Il est par ailleurs capable d'éprouver des émotions et de rêver. Elle fait part de sa découverte à Del et Lawrence. Lawrence ordonne la destruction du robot. Susan décide d'ignorer cet ordre, et se contente de simuler la destruction.

Del finit par comprendre que c'est bien Sonny qui est l'assassin, mais qu'il a agi à la demande de Lanning lui-même. Sa mort constituait le premier élément d'une piste qui permettait à Del de comprendre que l'intelligence artificielle centrale VIKI a évolué de manière dangereuse. En effet, pour protéger l'humanité et assurer sa pérennité — entre autres en évitant les guerres et la pollution — VIKI considère qu'elle doit prendre le contrôle global des humains, qu'elle considère comme des enfants qu'il faut protéger contre eux-mêmes. Elle commence à utiliser les nouveaux robots pour instaurer un couvre-feu, lesquels n'hésitent pas à agresser des humains pour le faire respecter.

Del intervient alors au siège d'USR, et aidé par Susan et Sonny, il arrive à détruire VIKI, après avoir dû combattre des dizaines de robots. Ceux restants sont récupérés par l'armée, qui va les désactiver. Sonny décide de devenir un guide pour eux.

Fiche technique

Buste du robot NS5 Sonny.

Distribution

Le doublage a été réalisé par la société Dubbing Brothers[1].

Accueil

Accueil critique

I, Robot
Score cumulé
SiteNote
Metacritic59/100[Note 1]
Rotten Tomatoes56 %[Note 2]
Allociné[Note 3]
Compilation des critiques
PériodiqueNote

Autour du film

La voiture de Will Smith dans le film, une Audi RSQ.

Le film contient des placements de produits pour Converse Chuck Taylor All Star, Audi, FedEx, Tecate et JVC entre autres. L'Audi RSQ a été conçue spécialement pour le film[2] pour augmenter la notoriété et l'attrait émotionnel de la marque Audi. Les objectifs ont été considérés comme atteints lorsque les enquêtes menées aux États-Unis ont montré que l'Audi RSQ a donné une impulsion importante à l'image de la marque aux États-Unis.

I, Robot comporte de nombreuses références à certaines préoccupations contemporaines de l'intelligence artificielle. Premièrement, l'anthropomorphisme dans le film caricature l'une des tendances actuelles de la robotique à créer des robots aux formes et aux expressions « humaines », ce que Del remarque et dénonce par ailleurs. Deuxièmement, des concepts comme l'émergence et l'évaluation de ce qui pourrait se rapprocher de caractères humains et d'une sorte de « pensée » robotique, qui ne serait jamais cependant qu'une simulation informatique de la pensée humaine, sont abordés lors des dialogues entre Del et Sonny, ou par le père fictif de la robotique, Alfred Lanning, faisant ainsi allusion aux travaux de John Conway et Alan Turing. Et enfin, la crainte de ce qu'il adviendrait de l'humanité si les robots deviennent suffisamment intelligents pour exterminer cette dernière, une crainte prise très au sérieux par certains physiciens, dont Stephen Hawking.

Notes et références

Notes

  1. Moyenne réalisée sur 38 critiques
  2. Moyenne réalisée sur 223 critiques
  3. Moyenne réalisée pour 15 titres de presse

Références

Voir aussi

Article connexe

Liens externes

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