Igon

Igon (en béarnais Aigon ou Aygoû) est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine.

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Igon

Le village d'Igon.
Administration
Pays France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Canton Vallées de l'Ousse et du Lagoin
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Nay
Maire
Mandat
Jean-Yves Prudhomme
2014-2020
Code postal 64800
Code commune 64270
Démographie
Population
municipale
968 hab. (2017 )
Densité 182 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 09′ 38″ nord, 0° 13′ 51″ ouest
Altitude Min. 255 m
Max. 362 m
Superficie 5,33 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques
Igon
Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques
Igon
Géolocalisation sur la carte : France
Igon
Géolocalisation sur la carte : France
Igon

    Géographie

    Situation

    Commune de l'aire urbaine de Pau située dans son unité urbaine au débouché de la vallée de l'Ouzom dans celle du gave de Pau, à vingt kilomètres au sud-est de Pau.

    Accès

    La commune est desservie par les routes départementales 35, 937 et 938.

    Hydrographie

    La commune est traversée[1] par le gave de Pau, affluent de l'Adour, et par ses tributaires, le ruisseau de Cacaret et l'Ouzom, lui-même alimenté sur la commune par les ruisseaux l'Arrieucourt (rejoint sur Igon par le ruisseau le Gès) et d'Incamps.

    Lieux-dits et hameaux

    • Argacha.

    Communes limitrophes

    Communes limitrophes d’Igon[2]
    Nay
    Asson Coarraze
    Lestelle-Bétharram Montaut

    Toponymie

    L'église Saint-Vincent.

    Le toponyme Igon est mentionné au XIIe siècle[3] (cartulaire de l'abbaye de Saint-Pé[4]) et apparaît sous les formes Ygon (1385[3], censier de Béarn[5]), Igoo et Yguon (respectivement 1535[3] et 1538[3], réformation de Béarn[6]).

    Son nom béarnais est Aigon[7] ou Aygoû[8].

    D’après Paul Raymond, le chemin de Clerguet, conduisant à Clarac, traversait Asson et Igon, et délimitait les communes d’Asson et de Nay. On le trouve sous la graphie lo cami Clargues ou le cami Claragues en 1536[3], le grant camii aperat Clergues en 1547[3] (réformation de Béarn[6] pour toutes les citations).

    Histoire

    Auriol Centulle, troisième fils de Centulle IV de Béarn et d'Angèle d'Oloron, était seigneur de Clarac, Igon, Baudreix, Boeil et Auga.

    Paul Raymond[3] note qu'en 1385, Igon comptait trente-cinq feux et dépendait du bailliage de Nay.

    Politique et administration

    Liste des maires d'Igon
    Période Identité Étiquette Qualité
    1945 1947 M. Delfourne    
    1947 1983 Louis Duger    
    1983 2001 Jean Matheu    
    2001 En cours Jean-Yves Prudhomme UDF puis MoDem Retraité
    Les données manquantes sont à compléter.

    Intercommunalité

    Igon appartient à sept structures intercommunales[9] :

    • l’agence publique de gestion locale ;
    • la communauté de communes du Pays de Nay ;
    • le SIVU d'aide à domicile de la plaine de Nay ;
    • le syndicat d’eau potable et d’assainissement de la plaine de Nay ;
    • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
    • le syndicat intercommunal de défense contre les inondations du gave de Pau ;
    • le syndicat mixte du bassin du gave de Pau.

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[11].

    En 2017, la commune comptait 968 habitants[Note 1], en augmentation de 3,09 % par rapport à 2012 (Pyrénées-Atlantiques : +2,49 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    569508512641660692751862686
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    9248929189399829831 030926877
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    861896798801821723749699728
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
    602752708743792820903914925
    2013 2017 - - - - - - -
    933968-------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Igon fait partie de l'aire urbaine de Pau.

    Économie

    La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

    Culture et patrimoine

    Patrimoine civil

    Le monument aux morts est l'œuvre du sculpteur Ernest Gabard.

    Patrimoine religieux

    L'église Saint-Vincent[14] date du XVIe siècle alors que la chapelle Saint-André[15] fut édifiée dans la seconde moitié du XIXe siècle. L'église possède un retable[16] du XVIIe siècle classé aux monuments historiques en 1966.

    La Vierge dorée.

    Patrimoine environnemental

    Équipements

    Éducation

    Igon dispose de deux écoles primaires et d'un collège-lycée professionnel (établissement Sainte-Élisabeth[17]).

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. Notice du Sandre sur Igon, consultée le 14/06/09
    2. Carte IGN sous Géoportail
    3. Paul Raymond, Dictionnaire topographique du département des Basses-Pyrénées, Paris, Imprimerie Impériale, , 208 p. (notice BnF no FRBNF31182570, lire en ligne).
    4. D'après Pierre de Marca, Histoire de Béarn, page432
    5. Censier de Béarn, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, manuscrit de 1385.
    6. Réformation de Béarn, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, coll. « manuscrits du XVIe au XVIIIe siècle ».
    7. Ostau Bearnes, « Toponymie des communes béarnaises selon la graphie classique » [PDF] (consulté le 26 janvier 2019).
    8. Institut béarnais et gascon, « Toponymie des communes béarnaises selon la graphie moderne » [PDF] (consulté le 26 janvier 2019).
    9. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 8 juin 2014)
    10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
    14. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Vincent
    15. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la chapelle Saint-André
    16. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur le retable de l'église Saint-Vincent
    17. Site de l'école Sainte-Élisabeth

    Pour approfondir

    Article connexe

    Liens externes

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