Jacques II de Bourbon

Jacques II de Bourbon, (né vers 1380 - mort le à Besançon), roi consort de Naples de 1415 à 1419, comte de La Marche et seigneur de Leuze de 1393 à 1438 (par son père), et comte de Castres et seigneur de Lézignan de 1412 à 1438 (par sa mère)[1].

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Jacques II de Bourbon

Jacques II de Bourbon et
son épouse Jeanne II de Naples
(Chapelle de Vendôme, Cathédrale de Chartres, vers 1416)
Titre
Roi consort de Naples

(3 ans, 6 mois et 18 jours)
Prédécesseur Marie d'Enghien
Successeur Isabelle Ire de Lorraine
Comte de la Marche et de Castres
Prédécesseur Jean Ier de Bourbon-La Marche
Successeur Éléonore de Bourbon
et Bernard de Pardiac
Grand chambellan de France
Biographie
Dynastie Maison de Bourbon-La Marche
Date de naissance vers 1380
Date de décès
Lieu de décès Besançon (Bourgogne)
Père Jean Ier de Bourbon-La Marche
Mère Catherine de Vendôme
Conjoint Béatrice de Navarre
Marguerite de Blois
Jeanne II de Naples
Enfants Éleonore de Bourbon

Biographie

Fils de Jean Ier de Bourbon-La Marche, comte de La Marche, de Vendôme et de Castres, et de Catherine de Vendôme, comtesse de La Marche, de Vendôme et de Castres, il fait ses premières armes lors de la croisade de Nicopolis menée par le comte de Nevers, futur Jean sans Peur, contre les Turcs et qui finit par la défaite de Nicopolis en 1396. Le jeune comte de La Marche fait partie des nobles capturés et sera libéré en 1398[2].

Entre 1400 et 1403, il combat en Italie pour le compte de Louis II d'Anjou[3].

De retour en France, il lui est confié un détachement à conduire en renforts à Owen Glendower, chef des Gallois insurgés contre Henri IV d'Angleterre. Il rejoint ses troupes avec retard, s'attardant à la Cour, s'empare de l'île de Plymouth qu'il pille. Battu, il perd douze vaisseaux dans une tempête au retour (1404)[4].

Le , il épouse à Pampelune Béatrice de Navarre ( † Olite ), fille de Charles III le Noble, roi de Navarre et duc de Nemours, et d'Éleonore de Castille. Ils ont :

  • Éleonore, née à Burlada le , héritière des comtés de La Marche et de Castres, morte en 1471, mariée par contrat passé à Castres le à Bernard d'Armagnac (1400 - 1462), comte de Pardiac, fils cadet de Bernard VII d'Armagnac, connétable de France. De ce mariage est issu Jacques d'Armagnac, duc de Nemours, comte de La Marche, de Pardiac et de Castres, vicomte de Carlat et de Murat, etc.

Pendant la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons, il a un rôle de médiateur en 1410 permettant la paix de Bicêtre[5], combat du côté du roi et de Jean sans Peur en 1411-1412, il participe notamment aux discussions de la paix d'Auxerre à l'été 1412, et est toujours du côté du roi mais contre Jean sans Peur en 1414[6],[7].

Il passe un contrat de mariage à Champtoceaux le avec Marguerite de Châtillon-Blois dite de Bretagne, fille de Jean de Châtillon-Blois dit de Bretagne, comte de Penthièvre et vicomte de Limoges, et Marguerite de Clisson, morte en 1413 ou 1414.

Chartres-Chapelle Vendôme-Armes de Jacques de Bourbon et Jeanne de Naples.

La reine Jeanne II de Naples annonce à tous les princes d'Europe qu'elle souhaite se remarier et choisit Jacques. Il arrive à Naples en 1415, parvient à écarter le favori de la reine, Pandolfo Alopo, se marie et est couronné. Toutefois, l'entente du couple ne dure pas et il finit emprisonné par la reine. Libéré en 1419, il tente de soulever le royaume en sa faveur et, ayant échoué, retourne en France vers 1421.

Il se joint à Charles VII qui le nomme gouverneur du Languedoc en 1424, mais seulement pour quelques mois, il s'en démet en faveur de Jean Ier de Foix que Charles VII vient de rallier à sa cause.

Entre 1425 et 1435, la documentation à son sujet se fait rare, mais il semble avoir principalement résidé dans ses terres du Languedoc, notamment dans ses châteaux de Lombers et Roquecourbe. Ainsi, on trouve plusieurs documents où Bernard comte de Pardiac est "lieutenant general de mon tres redoubté seigneur et pere le roy de Hongrie, de Jherusalem et de Sicille, conte de La Marche et de Castres, en ses païs et terres".

Personnage pieux, il a fait plusieurs fondations, notamment à l'abbaye des Célestins Notre-Dame des Ternes dans le comté de La Marche, à l'abbaye Saint-Antoine en Viennois et au chapitre cathédrale Sainte-Cécile d'Albi à côté du comté de Castres. Las d'une vie agitée et proche de Colette de Corbie, réformatrice des Clarisses, il se fait cordelier à Besançon en 1435, et meurt trois ans plus tard.


Il a plusieurs enfants bâtards, Claude d'Aix, Antoine, Marie et Isabelle, ces deux dernières deviennent clarisses.

Notes et références

  1. ANSELME DE SAINTE-MARIE, Histoire généalogique et chronologique de la maison royal de France..., troisième édition, Paris, La Compagnie des Libraires, , p. 318-321
  2. DELAVILLE LE ROULX Joseph, La France en Orient au XIVe siècle: expéditions du maréchal Boucicaut, 2 vol., Paris, 1885-1886
  3. MASSON Christophe, Des Guerres en Italie avant les Guerres d'Italie, Rome, Ecole française de Rome, , p. 66, 76, 127, 244
  4. LE RELIGIEUX DE SAINT-DENIS, Chronique, Paris, L. Bellaguet, t. III, p. 165, 167, 223, 225, 227 p.
  5. LE RELIGIEUX DE SAINT-DENIS, Chronique, Paris, L. Bellaguet, t. 4, p. 343, 357
  6. SCHNERB Bertrand, Armagnacs et Bourguignons, Paris, , p. 90, 135
  7. SCHNERB Bertrand, Jean sans Peur, le prince meurtrier, Paris, , p. 517, 520-521, 523, 541, 545-546

Voir aussi

Bibliographie

  • Biographie universelle ancienne et moderne ou histoire par ordre ..., vol. 21, Michaud, (lire en ligne), p. 371-372
  • HUART Arthur, "Jacques de Bourbon, roi de Sicile, frère mineur cordelier à Besançon (1370-1438)", Etudes Franciscaines, t. XXII, 1909, p. 128-139, 266-286, 354-374 et 548-571.
  • Dom VAISSETTE, Histoire générale du Languedoc, t. VIII, Toulouse, 1844.

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