James Smith (évêque)

James Smith, né en 1645 à Winchester et mort à Wycliffe (Yorkshire) le , est un prélat catholique anglais qui fut vicaire apostolique du district du Nord de la Grande-Bretagne.

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Biographie

Né à Winchester, il poursuit ses études au collège anglais de Douai, puis il y enseigne. Il reçoit le grade de doctor divinitatis le . Le , il est nommé président du collège anglais de Douai, succédant à Francis Gage. Pendant qu'il est en poste, il hérite de son père un grand domaine (dont il lègue une grande partie à son frère cadet).

Fin 1686, le roi catholique Jacques II d'Angleterre le choisit pour être l'un des quatre vicaires apostoliques d'Angleterre et du Pays de Galles[1], ce qui est entériné par la Propaganda Fide, le . Il est consacré évêque in partibus de Calliopolis, le à Somerset House[2]. Il prend possession de son vicariat le suivant à York où il est accueilli par son clergé pour un Te Deum. Au cours d'une de ses visites pastorales, il est privé de sa crosse d'évêque par Thomas Osborne (1er duc de Leeds) qui la dépose dans la cathédrale.

Après la fuite de Jacques II, Mgr Smith s'enfuit d'York et trouve refuge chez Francis Tunstall de Wycliffe qui lui donne l'hospitalité jusqu'à sa mort. En 1700, il est question qu'il soit élevé au cardinalat pour devenir à Rome « protecteur des Anglais », charge restée vacante depuis la mort en 1694 du cardinal Howard de Norfolk; une délégation en ce sens est menée au château de Saint-Germain-en-Laye (lieu d'exil de Jacques II et de sa cour) auprès du duc de Berwick et de George Witham pour le faire nommer par Grégoire XI[3], mais cela n'aboutit pas. Il meurt à Wycliffe en 1711.

Il est l'auteur d'une lettre pastorale pour les fidèles d'Angleterre, de concert avec les trois autres vicaires apostoliques, dont Mgr John Leyburn du district de Londres, publiée en 1688 et rééditée en 1747.

Notes et références

  1. Chaque vicaire apostolique reçoit de la couronne une pension annuelle de mille livres sterling
  2. (en) Thompson Cooper, « Smith, James », in Dictionary of National Biography, 1885-1900, vol. 53
  3. (en) Thompson Cooper, op. cit.

Source de la traduction

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