Jean-Baptiste Berré

Jean-Baptiste Berré, né le à Anvers (Belgique) et mort le dans la même ville, est un peintre animalier, peintre paysagiste et peintre de natures mortes flamand.

Jean-Baptiste Berré
Nature morte (1797)
par Jean-Baptiste Berré
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Maître
Distinctions
médaille au Salon de peinture de 1810
médaille au Salon de peinture de 1817

Biographie

Élève de l'académie de peinture d'Anvers, il y reçoit l'enseignement de Guillaume Herreyns et Balthasar Ommeganck.

Il se fixe en 1808 à Paris, où il devient le peintre animalier attitré du Jardin du Roi. Il occupe même un logement au sein de cette institution à partir de 1812. À la demande de son collègue Georges Cuvier, Jean-Baptiste Berré y réalise en un portrait de la « Vénus hottentote » Saartjie Baartman. Il s'agit d'une huile sur bois d'une facture soignée et sensible, dont le dessin réaliste la représente nue sous quatre angles différents[1].

D'abord paysagiste et peintre de natures mortes, Berré se consacre ensuite essentiellement à la peinture animalière après son installation à Paris. Sa production, composée d'animaux de la ferme et de fauves étudiés d'après nature au Jardin des Plantes, est collectionnée par de riches amateurs de toute l'Europe, qui apprécient la perfection de son talent d’exécution. Il compte parmi sa clientèle l'Impératrice Joséphine, le banquier Étienne Delessert, le marchand d'art Pierre Joseph Lafontaine, les collectionneurs Marcotte et De Wailly.

Il expose assidument sa production au Salon de peinture de Paris de 1808 à 1837, et y est récompensé à deux reprises par une médaille en 1810 et en 1817. Soucieux de conserver des liens artistiques avec sa contrée natale, il y envoie des œuvres qui sont présentées dans diverses expositions organisées en Belgique.

Gravement malade, Jean-Baptiste Berré choisit de revenir mourir à Anvers. La dispersion en vente publique de son cabinet et de son atelier eut lieu à Paris le .

Œuvres répertoriées

Notes et références

  1. Gérard Badou, L'énigme de la Vénus hottentote, Jean-Claude Lattès, 2000.

Sources

  • Charles Gabet, Dictionnaire des artistes de l'école française au XIXe siècle, Vergne, Paris, 1831, p. 51.
  • Pierre François Defer, Catalogue général des ventes publiques de tableaux et estampes depuis 1737 jusqu'à nos jours, 1865, p. 378-381.
  • Denis Coekelberghs et Pierre Loze, 1770-1830 : autour du néo-classicisme en Belgique, 1985.

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