Jean de Montdésir

Jean Frédéric Lucien Piarron de Mondésir[1] est né le à Gatchina, en Russie[2] et décédé le . Son père, ingénieur des Ponts et Chaussées français, participait alors à la construction du chemin de fer entre Varsovie et Saint-Pétersbourg.

Jean de Mondésir

Naissance
Gatchina, Russie
Décès  86 ans)
Sévrier (Haute-Savoie)
Origine France
Arme Génie
Grade Général de division
Années de service 1876-1919
Commandement 6e Régiment du Génie
16e Division d'Infanterie
8e Corps d'Armée
52e Division d'Infanterie
36e Corps d'Armée
38e Corps d'Armée
Conflits Première Guerre mondiale
Distinctions
Grand-Officier de la légion d'honneur
Croix de guerre 1914-1918

Carrière militaire

Entré le à l’École polytechnique, il rejoignait l’école d'application de l'artillerie et du génie le , comme sous-lieutenant élève. En , il était lieutenant au 1er Régiment du Génie.

Il partagea sa carrière entre les territoires de l’empire colonial et la métropole. Du au notamment, il était affecté dans le sud Oranais pour travailler à la voie ferrée pénétrant vers le sud, en direction de Colomb-Béchar. Pendant ce séjour, il participe à la pacification de ces régions et à la lutte contre les bandes de voleurs algériens. Le , il servait comme capitaine à l’état-major particulier du génie à Boulogne-sur-Mer.

Du au mois de , il était stagiaire à l’École supérieure de guerre. Son brevet obtenu lui permit ensuite de rejoindre l’état-major particulier à Nancy (le ). Le , il devenait officier d’ordonnance du général commandant la 39e D.I.. Il exerça ensuite les mêmes fonctions auprès de divers autres généraux, dont le commandant le 15e C.A..

Il rejoignait son arme d’origine le , date à laquelle il fut affecté au régiment du génie en poste à Madagascar. Il devait y servir jusqu’au et, entre autres missions, y aménager une route carrossable entre Tamatave et Tananarive.
Le , il était nommé chef de bataillon.

Muté à l’état-major particulier du génie le , il devint ensuite professeur du cours de fortifications à l’École Supérieure de Guerre. Il était nommé lieutenant-colonel le , prenait le poste d’officier adjoint au directeur du génie, à Paris. Le , il était colonel. Il prit, le suivant, la direction du génie à Oran puis, le , le commandement du 6e Régiment du Génie, à Angers. Muté le à l’état-major du 5e arrondissement maritime, à Toulon, il devenait général de brigade le . Entre ces affectations et ces promotions, il avait tout de même eu le temps de mener à bien deux missions à l’étranger: une première en Uruguay (en 1908, pour établir un projet d’organisation du pays), puis une seconde dans les Balkans, entre les deux guerres de 1912-1913.

Première Guerre mondiale

La guerre le trouvait à la tête de la 30e brigade d’infanterie, commandement qu’il exerçait depuis le . Avec elle, il combattit devant Sarrebourg, puis sur la Mortagne. Sa blessure du lui valait d’être cité à l’ordre de la 1re Armée le suivant (la Croix de Guerre avec palme lui fut attribuée le ), mais ne l’empêchait pas de prendre ses nouvelles fonctions de commandant de la 16e D.I. dès le . Comme général de division à titre temporaire, il dirigea ensuite le 8e C.A. (du au ). À cette époque, il combattait sur le saillant de Saint-Mihiel, en forêt d’Apremont, au bois d’Ailly et au bois Brûlé. Les exploits et les souffrances de son corps d’armée y sont restés célèbres. En pourtant, le général de Mondésir faisait les frais d’un revers tactique infligé par l’adversaire. Le , il était sanctionné et prenait la tête de la 52e D.I., devant Reims.

Cette rétrogradation prit fin avant la fin de l’année, lorsque, le , il quittait le front de France, avec la fonction de chef de la mission militaire en Albanie. À ce poste de confiance, il participa activement au recueil des débris de l’armée serbe, puis à leur réorganisation. Le , il était titularisé dans son grade de général de division.

En mission à Corfou.

De retour en France, il reçut le commandement du 36e Corps d'Armée le , mais demanda à être remplacé dans ses fonctions dès le suivant. Trois jours plus tard, il prenait la tête du 38e Corps d'Armée, avec lequel il devait s’illustrer sur la Marne en juin et .

En , de Mondésir se trouvait avec son corps d’armée dans les Flandres lorsque eut lieu la rupture du front de l’Aisne. Rappelé en urgence sur la Marne, il prenait le commandement du secteur de Château-Thierry dès le . Après y avoir stoppé puis contenu la poussée allemande, les troupes placées sous ses ordres dégageaient la ville le suivant et refoulaient les Allemands au nord de la rivière. Lançant son corps d’armée dans la poursuite, il traversa ensuite le Tardenois, jusqu’à la Vesle, sur laquelle le front se stabilisa quelque temps.

Placé à l’extrême droite de l’armée Gouraud, le 38e C.A. participa ensuite à la bataille de Champagne et d'Argonne, s’emparant de la Main de Massiges, forçant le passage de l’Aisne et ouvrant les débouchés de l’Argonne. Il termina la guerre en réserve de l’Armée Mangin. L’armistice venue, il pénétra en Alsace, pour y assurer la garde du Rhin vers Neuf-Brisach. Le , le général de Mondésir était élevé à la dignité de grand officier de la Légion d’Honneur. Il était ensuite détaché auprès de l’armée polonaise du général Haller, dont il organisa sept divisions.

En 1919, il passait au cadre de réserve.

Décorations

Références

Liens externes

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