Joan Mitchell

Joan Mitchell (1925-1992) est une artiste-peintre américaine faisant partie de la "seconde génération" du mouvement expressionniste abstrait. Elle développa une œuvre à la fois abstraite et expressionniste très puissante. Ses œuvres sont exposées dans les plus grands musées d'art moderne à travers le monde.

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Joan Mitchell
Naissance
Décès
(à 67 ans)
Paris
Nationalité
Activités
Formation
Lieux de travail
Mouvement
Conjoints
Barney Rosset (en)
Jean-Paul Riopelle
Site web
Joan Mitchell - Rock Bottom (1960-1961)

Biographie

Joan Mitchell est née en 1925 à Chicago. Élevée dans une famille fortunée, son père était un médecin célèbre, elle se tourna très vite vers les arts. En 1942, elle s'inscrit au Smith College qu'elle quitte en 1944 pour l'Institut d'art de Chicago. Elle y reçoit son diplôme (Bachelor of Arts degree) en 1947 puis un autre diplôme (Master of Fine Arts) en 1950. Elle étudie aussi à l'école de Hans Hofmann à New York et voyage en France, en Espagne et en Italie. Dans les années 1950, elle est considérée comme un membre important de l'École de New York.

L'école de New York, ou Eighth Street Club, est un groupe composé des grands peintres expressionnistes abstraits de cette époque (Jackson Pollock, Franz Kline, Willem de Kooning, etc.). Il s’agit d’un groupe autant artistique qu’intellectuel qui se rencontre dans les galeries d’art de la huitième rue – comme l’équivalent des cafés parisiens[1].

Son travail a été influencé à ses débuts par Vincent van Gogh, Paul Cézanne, Vassily Kandinsky, puis par Franz Kline et Willem de Kooning, entre autres.

Son art est parfois décrit comme utilisant un savant mélange de fougue, de bravoure, de subtilité et de délicatesse[2]. Elle est connue pour ses choix audacieux et ses coups de pinceaux énergétiques.

En 1955 Joan Mitchell s'installe en France pour rejoindre son compagnon le peintre québécois Jean-Paul Riopelle, avec lequel elle a une relation longue, riche et tumultueuse, où les deux inspirent l'art de l'autre. Ils habitent d'abord Paris, dans le 15e arrondissement, avant de déménager à Vétheuil, un village du bord de la Seine près de Mantes-la-Jolie, dans une maison proche de celle où vécut Claude Monet avant de s'installer à Giverny. Ils maintiennent des studios séparés mais se rejoignent et dînent ensemble tous les soirs.

La collaboration entre les deux artistes est riches, et on voit les étapes de leur relation dans l'œuvre de Mitchell. Par exemple, «La vie en rose» peint en 1979, soit deux ans après leur rupture, est souvent décrit comme étant une représentation de la fin abrupte de leur relation[3].

Elle meurt à Paris en 1992[4].

Les œuvres de Joan Mitchell sont souvent de grandes dimensions, sous la forme de diptyques.

Elle disait de ses tableaux qu'ils devaient « transmettre le sentiment d'un tournesol fanant » (« to convey the feeling of the dying sunflower. »)

Une fondation en sa mémoire a été créée aux États-Unis. Elle attribue des bourses à de jeunes artistes[5].

Elle a été représentée à Paris par la galerie de Jean Fournier, inlassable passeur de la peinture américaine des années 50 à 80 en France.

Expositions

  • En 1951, l'œuvre de Mitchell est exposé au "Ninth Street Show", aux côtés des tableaux de Jackson Pollock, Willem de Kooning, and Hans Hofmann[6].
  • En 1952, elle a sa première exposition à la New Gallery[6].
  • En , ses tableaux apparaissent dans ARTnews.[7]
  • En 1972, Mitchell organise sa première exposition “My Five Years in the Country”, au Everson Museum of Art à Syracuse, New York[8].

Notes et références

  1. Bonnie Rosenberg, « An Inside Look at the AbEx-ers », sur newyorkartworld.com,
  2. (en) Claude Barbre, « The paintings of Joan Mitchell », Journal of Religion and Health, , p. 94-96.
  3. (en) « Mitchell and Riopelle », sur creatureandcreator.ca
  4. Joan Mitchell, la peinture des deux mondes, éditions Skira p. 226
  5. (en) Fondation Joan Mitchell
  6. (en) Jane Livingston, The Paintings of Joan Mitchell, California, University of California Press, (ISBN 0-520-23568-1), p.21
  7. (en) Irving Sandler, « Mitchell paints a picture », ARTnews, , p. 44–47, 67–70
  8. (en) Peter Schjeldahl, « Joan Mitchell:To Obscurity and Back », New York Times,

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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