John Graves Simcoe

John Graves Simcoe[1] () était le premier lieutenant-gouverneur du Haut-Canada[2]. C'est le fondateur de Toronto[3], anciennement appelée York[4].

Simcoe était le premier lieutenant-gouverneur du Haut-Canada.
Pour les articles homonymes, voir Simcoe (homonymie).
John Graves Simcoe
Fonctions
Membre au Parlement de Grande-Bretagne (d)
Lieutenant-gouverneur
Haut-Canada
Biographie
Naissance

Cotterstock (en)
Décès
(à 54 ans)
Exeter
Sépulture
Chapelle Wolford (en)
Nationalité
Formation
Activité
Conjointe
Enfant
Henry Simcoe (d)
Autres informations
Membre de
17e Parlement de Grande-Bretagne (d)
Arme
Grade militaire
Conflits
Commandement
Cheshire Regiment (en)
signature

Histoire

En 1778, il participe à la Guerre d'indépendance des États-Unis dans les rangs des Grande-Bretagne (royaume). Le , il mène 300 soldats britanniques qui perpétrèrent le Massacre de Hancock House.

À l’été de 1790, on lui promit le poste de lieutenant-gouverneur de ce qui allait être la nouvelle province loyaliste du Haut-Canada[5]. Le il entra en fonction[5].

En 1792 il préside les travaux parlementaires de la première Assemblée législative du Haut-Canada à Newark (maintenant Niagara-on-the-Lake[6])[7].

En 1793, il fait passer le Act Against Slavery (en), qui mène à l'abolition de l'esclavagisme au Haut-Canada dès 1810. L'Empire britannique l'abolit sur tout son territoire peu après, via le Slavery Abolition Act 1833.

Simcoe présida la première Assemblée législative du Haut-Canada en 1792. Ici, le troisième édifice parlementaire du Haut-Canada dans les années 1830.

Lieutenant-Gouverneur

Avant même son entrée en fonction, Simcoe élabora les devis de son futur gouvernent. Son orientation politique était conservatrice : tory, loyaliste, patriotique, il est pour le maintien du pouvoir britannique sur l'empire. Simcoe présenta plusieurs plans ambitieux et fort coûteux en vue d’assurer rapidement le développement économique, constitutionnel, religieux et éducatif de son nouveau territoire[5].

Pour lui, l'Église anglicane devait jouer un rôle important au Haut-Canada[8].

Ses modèles constitutionnels pour le Haut-Canada étaient nettement britanniques, ses modèles économiques étaient fondamentalement américains[5].

Sa politique de peuplement intégrait une logique d’accueil des américains sur le territoire du Haut-Canada[5].

Simcoe est une influence historique et politique déterminante dans le contexte de la création du Haut-Canada ; paralléliser le Bas-Canada[9] de droit mixte et catholique[10] par l’établissement d'une colonie britannique aussi particulière que la Bas-Canada : une colonie plus protestante et loyaliste[11],[5],[12].

Pour Simcoe, l'Église anglicane avait un rôle à jouer au Haut-Canada.

Postérité

  • La ville de Simcoe.
  • Civic Holiday, un jour férié au Canada (dont le nom varie dans les différentes régions du Canada), a été établi en l'honneur de Simcoe par la Ville de Toronto en 1869 et est connu sous le nom de Simcoe Day à Toronto.
  • Simcoe Street et John Street au centre-ville de Toronto, et l'édifice Simcoe Place, tous situés près du fort où Simcoe a habité.
  • Simcoe Island, près de Kingston.
  • Lac Simcoe.
  • Simcoe Hall (en), sur le campus St. George de l'Université de Toronto.
  • John Graves Simcoe Armoury, sur l'Industrial Parkway à Aurora.

Liens externes

Notes et références

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