Kalouga

Kalouga (en russe Калуга) est une ville de Russie centrale et la capitale de l'oblast de Kalouga. Sa population s'élevait à 340 851 habitants en 2018. Elle bénéficie d'une forte concentration de l'industrie automobile.

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Kalouga
(ru) Калуга

Héraldique

Drapeau

Kalouga
Administration
Pays Russie
Région économique Centre
District fédéral Central
Sujet fédéral Oblast de Kalouga
Maire Dmitri Razoumovski
Code postal 248000
Code OKATO 29 401
Indicatif +7 4842
Démographie
Population 340 851 hab. (2018)
Densité 2 716 hab./km2
Géographie
Coordonnées 54° 33′ nord, 36° 17′ est
Altitude 190 m
Superficie 12 550 ha = 125,5 km2
Fuseau horaire UTC+04:00
Divers
Fondation 1371
Statut Ville
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Russie
Kalouga
Géolocalisation sur la carte : Oblast de Kalouga
Kalouga
Géolocalisation sur la carte : Russie européenne
Kalouga
Géolocalisation sur la carte : Russie européenne
Kalouga
Liens
Site web www.kaluga-gov.ru
Sources

    Géographie

    Kalouga est arrosée par les rivières Oka et Ougra et se trouve à 159 km au sud-ouest de Moscou, à 178 km au nord d'Orel, à 189 km au nord-est de Briansk, à 222 km à l'ouest de Riazan et à 274 km à l'est de Smolensk[1].

    Histoire

    Kalouga fut fondée au milieu du XIVe siècle sur la frontière sud-ouest de la Moscovie. Une première mention sous ce nom date de 1371. Au Moyen Âge, Kalouga était un petit établissement appartenant aux princes Vorotynsky, dont la maison ancestrale se trouve au sud-ouest de la ville moderne.

    Kalouga est reliée à Moscou par une ligne de chemin de fer et par une ancienne route, connue sous le nom de « route de Kalouga », et aujourd'hui la route européenne E105. Cette route fut la voie choisie par les troupes de Napoléon Ier pour s'échapper de Moscou à l'automne 1812. Mais le général Koutouzov arrêta la progression de l'armée française dans cette direction, l'obligeant à emprunter la vieille route de Smolensk, qui avait été dévastée par les Français lors de leur invasion de la Russie.

    Pendant la Seconde Guerre mondiale, Kalouga fut prise par la Wehrmacht en octobre 1941, et libérée le par la 50e Armée au cours de la contre-offensive lancée par l'Armée rouge le .

    Population

    Recensements (*) ou estimations de la population[2]

    Évolution démographique
    1811 1863 1897 1914 1917 1920 1926
    23 10034 70049 51356 30060 42140 67551 565
    1937 1939 1959 1970 1979 1989 2002
    79 10789 396134 235210 906265 013311 319334 751
    2010 2013 2014 2015 2016 2017 2018
    325 185331 351334 191342 936341 986341 892340 851

    Économie

    À l'époque de l'Union soviétique, l'économie de Kalouga reposait sur quelques grandes usines du complexe-militaro-industriel, qui produisaient des turbines pour sous-marins à propulsion nucléaire et pour centrales électriques, des moteurs d'avions, des moteurs pour chars de combat T-80, de l'électronique militaire.

    Kalouga s'efforce d'attirer les investissements étrangers dans sa nouvelle zone industrielle. En 2007, les autorités locales ont lancé un plan destiné à attirer les investisseurs étrangers dans la région[3]. Depuis, Kalouga est devenue l'une des régions russes les plus intéressantes pour ceux-ci[3]. Kalouga est la région qui a la plus forte croissance industrielle de Russie[4].

    En novembre 2007, Volkswagen a mis en service une usine d'assemblage à Kalouga ; elle doit employer 3 500 personnes et produire 150 000 véhicules par an[5],[6].

    Le Mitsubishi Outlander, assemblé à Kalouga.

    Depuis 2009, le groupe suédois Volvo y dispose d'une usine de camions d'une capacité de 15 000 unités, deux tiers sous sa marque propre et un tiers sous la marque Renault Trucks[7].

    En est mise en service une troisième usine de construction automobile, détenue conjointement par le Groupe PSA (pour 70 %) et Mitsubishi Motors (pour 30 %). Ce site d'une capacité de 125 000 véhicules par an et employant 3 000 salariés, fabrique des Peugeot 408, Citroën C4 et Mitsubishi Outlander pour le marché russe[8]

    La compagnie canadienne Magna a également ouvert une usine dans la région[9]. Pour sa part, la compagnie allemande Continental y dispose de trois usines[10].

    En mai 2014, la compagnie Lafarge a ouvert une cimenterie à Kalouga[11].

    Transports

    Le est inauguré un nouveau pont routier sur l'Oka [12].

    Culture

    La ville possède un Musée d'État de l'histoire de l'astronautique Constantin E. Tsiolkovski, dédié à l'œuvre théorique et à leurs applications pratiques dans la recherche spatiale moderne ; d'où la devise de la ville : « Le berceau de l'exploration spatiale ».

    Allain Louisfert a écrit une petite "histoire" qui se situe en partie à Kalouga, pendant la Campagne de Russie de Napoléon, il s'agit de "Anna Ivanova, un destin peu commun" que l'on peut se procurer sur Amazon. Une nouvelle version existe : "Anna Ivanova, de la Russie des tsars à Paris", c'est un roman.

    Sport

    Personnalités

    Notes et références

    Liens externes

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