Koutaïssi

Koutaïssi (en géorgien ქუთაისი [kʰutʰɑisi]) est la deuxième plus grande ville de Géorgie, centre administratif de la région Iméréthie. Elle est traversée par le Rioni. C'est une ville depuis 1811 mais avant cette date Koutaïssi était déjà importante et a été plusieurs fois capitale quand Tbilissi était occupée par les forces étrangères. Koutaïssi est aussi connue pour ses églises et autres édifices culturels.

Koutaïssi
ქუთაისი

Héraldique

Drapeau

Koutaïssi vue des hauteurs.
Administration
Pays Géorgie
Subdivision Iméréthie
Maire Shota Murghulia
Indicatif téléphonique +995 331
Démographie
Population 185 965 hab. (2002)
Densité 2 657 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 15′ nord, 42° 42′ est
Altitude 212,5 m
Superficie 7 000 ha = 70 km2
Histoire
Fondation Antiquité
Statut Ville depuis Antiquité
Ancien(s) nom(s) Aéa
Koutaïa
Koutatissi
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Iméréthie
Koutaïssi
Géolocalisation sur la carte : Géorgie
Koutaïssi
Géolocalisation sur la carte : Géorgie
Koutaïssi
Liens
Site web www.kutaisi.gov.ge

    Étymologie et symboles

    Le nom de Koutaïssi dérive du mot géorgien ქვა (kva) signifiant « pierre », renvoyant à la rive droite pierreuse du Rioni.

    Histoire

    Antiquité

    La ville de Koutaïssi aurait porté le nom d'Aléa. Les preuves archéologiques font remonter sa fondation à il y a plus de 3 500 ans, durant la même période que le début du développement de la civilisation colche. Les auteurs grecs de l'Antiquité citent la ville comme la capitale d'un pays riche, la Colchide. C'est par ailleurs là qu'Apollonios de Rhodes fait venir ses Argonautes pour prendre la Toison d'or auprès du roi Éétès.

    Toutefois, peu de choses sont connues sur l'antique Koutaïa en dehors des mythes grecs. En effet, durant cette période, Vani, située plus au sud, est bien plus renommée. Après la disparition de la Colchide suite aux attaques répétitives de l'Ourartou, Koutaïa est remplacée comme centre religieux et culturel de la Géorgie occidentale par Poti, au bord de la mer Noire, et devient une simple petite ville. Intégrée au royaume d'Ibérie au IIIe siècle av. J.-C., Koutaïa est par la suite conquise par Pompée le Grand en -65.

    Administrativement, la ville fait alors partie de la province romaine de Colchide. Mais sous le règne d'Hadrien (117-138), la région est laissée aux tribus géorgiennes locales, qui conservent toutefois un statut de vassalité spécial aussi bien envers Rome qu'envers l'Ibérie voisine. Bientôt, un royaume, la Lazique, se forme parmi ces tribus et la Géorgie occidentale sera unifiée par cet État. Koutaïa est alors intégrée à ce royaume mais avec le simple statut de ville.

    Moyen Âge

    La ville, désormais connue sous le nom de Koutatissi, continue à se dégrader au début du VIe siècle. Toutefois, en 541, les Perses, qui occupaient déjà la Géorgie orientale, s'avancent à l'ouest et commencent à annexer la Lazique, au détriment de Byzance. Bientôt, Koutatissi fut prise par les envahisseurs qui fortifièrent l'ancienne citadelle en 550. Le conflit se termine avec une victoire byzantine qui rend la Lazique à Constantinople, mais Koutatissi sort de sa sombre période pour se développer.

    En 978, Koutaïssi devient la capitale du royaume unifié de Géorgie, jusqu'en 1122 (remplacée dans son rôle par Tbilissi).

    Époque moderne

    Du XVe siècle à 1810 la capitale du Royaume d'Iméréthie.

    Depuis 1810

    En 1810 le Royaume d'Iméréthie est annexé par le tsar russe Alexandre Ier. Initialement intégrée dans l’empire russe au gouvernement de Géorgie-Iméréthie Koutaïssi devient en 1846 la capitale du nouveau gouvernement de Koutaïssi qui existera jusqu’en 1918.

    Avant l'indépendance de la Géorgie en 1991, suivi d'une récession économique, Koutaïssi était un centre industriel majeur. De nos jours de nombreux habitants doivent quitter la ville pour trouver du travail et vivre. Le petit commerce prévaut pour le reste de la population.

    En 2012, le Parlement de Géorgie a émigré de Tbilissi à Koutaïssi, mais la résidence du président et la cour suprême du pays restent à Tbilissi, la capitale officielle. Le parlement a redéménagé à Tbilissi en janvier 2019[1].

    Population

    Évolution démographique

    Selon l'Office national des statistiques de Géorgie, la population de la ville était estimée à 190 100 personnes au , elle est estimée à 147 900 personnes au [2].

    Composition ethnique

    Population2002[3]
    Géorgiens181 465
    Abkhazes92
    Ossètes245
    Arméniens613
    Russes2 223
    Azéris132
    Grecs127
    Ukrainiens293
    Yézidis5
    Totale185 965

    Transports

    Terrestres

    L'autoroute S1 à Koutaïssi

    Koutaïssi est traversée par l'autoroute S1 qui commence à Tbilissi et se termine à Sénaki et est connectée par l'autoroute S1 à l'E60.

    Des Microbus circulent dans toute la ville et vers l'aéroport international de Koutaïssi.

    Il y a des liaisons avec d'autres villes de Géorgie principalement vers Tbilissi et Batoumi.

    Aériens

    Koutaïssi était desservie par un aéroport international pendant l'ère soviétique. L'aéroport, fermé à l'indépendance, a rouvert le 27 septembre 2012. La cérémonie d'ouverture s'est faite en présence de Mikheil Saakashvili, président de la Géorgie, Viktor Orban, premier ministre hongrois et Jozsef Varadi, chef exécutif de Wizz Air.

    Ferroviaires

    Koutaïssi possède deux gares qui sont reliées à Tbilissi, Batoumi et d'autres villes régionales.

    Géographie

    Topographie et situation

    Le Rioni à Koutaïssi

    Koutaïssi est située sur les deux rives de la rivière Rioni à une altitude comprise entre 125 et 300 m. Koutaïssi est cernée à l'est et au nord-est par les contreforts d'Iméréthie, au nord par la chaîne montagneuse Samgurali, enfin au sud et à l'ouest par la plaine de Colchide.

    Koutaïssi est entourée de forêts d'arbres à feuilles caduques au nord-est et au nord-ouest. La banlieue peu étendue de la ville offre un visage agricole pour l'essentiel. En raison de ses nombreux parcs au centre-ville et de ses rues bordées d'arbres, Koutaïssi prend une couleur verte au printemps et jaune-rouge en automne. À la fonte des neiges des montagnes voisines la rivière Rioni gronde et se fait entendre bien au-delà de ses berges.

    Climat

    Son climat est subtropical humide. Les étés sont chauds et les hivers frais, avec des précipitations importantes tout au long de l'année. La température annuelle moyenne de la ville est de 14,5 °C. Le mois de janvier est le plus froid, avec une moyenne de 5,2 °C, tandis que le mois de juillet est le plus chaud, avec 23,2 °C. Les températures extrêmes enregistrées sont de -−17 °C et de 40 °C. La pluviométrie moyenne est de 1 530 mm par an. La ville connaît régulièrement d'importantes chutes de neige en hiver (30 cm par tempête de neige n'est pas rare), le manteau neigeux ne tient cependant généralement pas plus d'une semaine. Koutaïssi connaît également de puissants vents d'est en été, ceux-ci descendant des montagnes avoisinantes.

    Politique

    Statut actuel

    Koutaïssi est une ville depuis 1811 et a été la capitale parlementaire de la Géorgie de 2012 à 2019.

    Municipalité

    Subdivision

    Économie

    Industries

    Lieux remarquables

    Le point de repère principal de Koutaïssi est la cathédrale de Bagrati en ruines et érigée par le roi Bagrat III de Géorgie, au début du XIe siècle. La cathédrale de Bagrati et le monastère de Ghélati à quelques kilomètres à l'est de la ville ont été inscrits à la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, mais la cathédrale en a été retirée en 2017 parce qu’elle « fait l’objet d’un grand projet de reconstruction portant atteinte à son intégrité et authenticité »[4].. La ville compte la deuxième plus grande synagogue du pays après celle de Tbilissi, la synagogue de Koutaïssi date de 1885.

    Culture

    Sports

    Jumelages

    Personnages célèbres

    À Koutaïssi sont nés :

    Décès à Koutaïssi :

    • Anne Lister, diariste et voyageuse anglaise, première ascensionniste du Vignemale en France, née en 1791, morte le 22 septembre 1840.

    Voir aussi

    Sources

    Références

    Articles connexes

    Lien externe

    Notes et références

    • Portail de la Géorgie
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