La Remuée

La Remuée est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.

La Remuée

La mairie.

Blason
Administration
Pays France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Le Havre
Canton Le Havre Seine Métropole
Intercommunalité Saint-Romain-de-Colbosc
Maire
Mandat
Olivier Haas
2014-2020
Code postal 76430
Code commune 76522
Démographie
Gentilé Remotais, Remotaises
Population
municipale
1 284 hab. (2017 )
Densité 183 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 31′ 43″ nord, 0° 24′ 15″ est
Altitude Min. 103 m
Max. 135 m
Superficie 7,03 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime
La Remuée
Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime
La Remuée
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La Remuée
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La Remuée
Liens
Site web www.laremuee.com

    Géographie

    La commune est située à 8 km du pont de Tancarville, 18 km du pont de Normandie et 20 km du Havre. Elle est donc assez proche de l'autoroute A29.

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous les formes « Ab hominibus de la Remuée in Normannia » en 1268; La Remuée Sancta Maria en 1319[1]; Remota en 1337; La Remuée Nostre Dame en 1431 (Longnon, 21, 86) et en 1433[2]; Curato de Remota en 1445[3]; Remota en 1529[4]; Fief de la Remuée en 1534; Notre Dame de la Remuée en 1673[5]; Notre Dame de la Remuée en 1692[6]; La Remuée en 1738 (Pouillé); La Remuée en 1715 (Frémont); La Remuée et Moulin de la Remuée en 1757 (Cassini); La Remuée en 1953[7].

    Histoire

    La Remuée, Paroisse fondée au début du XIIIe siècle, vers 1240, dans les essarts de la forêt de Lillebonne par Renaud comte de Boulogne[7].

    L'entre deux guerres à La Remuée. Période 1925-1936

    EXTRAIT DU LIVRE "Deux siècles de musique populaire dans le canton de Saint-Romain-de-Colbosc" AUTEUR : Michel AUVRAY EDITEUR : BERTOUT

    "Alexandre Morin avait seize ans lorsqu'il entra en musique. Je ne peux me résoudre à utiliser une autre formulation tant la Musique fut pour lui un véritable sacerdoce. Je crois qu'il ne pouvait concevoir la vie sans la musique; elle faisait partie de son être.

    Dès 1907, il entra à la Société Musicale d'Harfleur alors dirigée par M.Duminy. Pendant quatre ans, il va acquérir une base musicale sérieuse et en 1911, lorsqu'il sera appelé sous les drapeaux au 74e R.I., c'est bien entendu dans la musique du régiment qu'il fera son service. Pendant trois ans - c'était la durée du service militaire à cette époque, - ses connaissances musicales et sa maîtrise instrumentale au cornet à pistons vont s'affirmer, lui faisant espérer un rôle de premier plan dans la fanfare de son pays. Mais son retour à Harfleur va se trouver quelque peu différé : ses trois ans de service auraient dû se terminer... en 1914! Il ne rentrera dans ses foyers qu'en 1918, après quatre ans de guerre passés dans différentes unités.

    Il retrouvera très vite sa société de musique après sept années d'absence. Sur une photographie de la Société Musicale d'Harfleur datée de , on le voit tout en haut à gauche.

    En 1922, Alexandre Morin s'installe à La Remuée. Coup dur pour un musicien. Pendant plusieurs années, le temps de se faire de nouvelles connaissances, il va ronger son frein.(Ceux qui ont bien connu le magasin de La Remuée où Alexandre vendait et réparait des vélos vont sûrement penser - mais ils ont tort - que j'ai voulu faire un bien vilain jeu de mots). C'est sans doute vers 1926 que n'y tenant plus, il entreprend de faire étudier le solfège à certains Rémotais. Après le solfège, l'instrument. Les musiciens devaient se le procurer, car aucune trace de subvention exceptionnelle n'apparaît dans les registres municipaux de La Remuée. Toutefois, il n'est pas impossible que certains mécènes aient aidé les jeunes musiciens.

    En 1927, une société était constituée, qui prit le nom de Fanfare de La Remuée; du moins, c'est à cette date qu'une bannière fut offerte par Madame Aline Paris (née Baillobay et dont la fille Aline avait épousé Emile Dégenétais devenu à cette époque maire de Rogerville). Aucune nouvelle association n'ayant été déclarée à la sous-préfecture, on peut raisonnablement penser que cette musique était l'une des activités de "L'Amicale de La Remuée, association déclarée le et dont l'objet mentionné était "Relations amicales; tir et sports; distractions honnêtes".

    La musique n'est-elle pas une honnête distraction ? En 1922, le bureau de cette Amicale était constitué des membres suivants : -Léon Houllemare, entrepreneur de maçonnerie, président; -Ernest Périer, cultivateur, vice-président; -Marcel Boivin, boulanger, trésorier; -André Roussel, cultivateur, trésorier-adjoint; -Henri Roussel, commerçant, secrétaire; -Joseph Avenel, commerçant, conservateur; -Jean Delage, instituteur, directeur général Nos deux anciens se souviennent avoir fait le déplacement à Rogerville (M.le maire obéissait-il aux injonctions de sa belle-mer ?), Gommerville, Saint-Gilles, Saint-Vincent, Les Trois-Pierres, La Cerlangue, et La Remuée bien évidemment. La fanfare est aussi mentionnée à Saint-Romain le pour le festival des journées agricoles et commerciales, et à Criquetot-l'Esneval le pour le festival organisé à l'occasion du 50e anniversaire de la Société Musicale de Criquetot. La fanfare de La Remuée s'éteignit en 1935, et c'est Saint-Romain qui accueillit les musiciens orphelins : Alexandre Morin, Christian Devaux, et Albert Durel allèrent grossir les rangs de la Société Musicale avec laquelle on les verra, dès 1936, participer au concours de Poissy. Les frères Parmentier, eux, n'y firent qu'un court séjour, rejoignant bientôt la Renaissance. Enfin, plus tardivement, Roger Heute viendra à la Société Musicale vers 1950, trois ans avant de recevoir sa médaille de la Fédération Musicale de Normandie."

    Politique et administration

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    ? En cours
    (au 30 avril 2014)
    Olivier Haas    

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[9].

    En 2017, la commune comptait 1 284 habitants[Note 1], en diminution de 2,73 % par rapport à 2012 (France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    699760732766712760725690733
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    677648677645686652662657607
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    612610555508503484514514453
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
    4494846407118611 1761 2811 3261 298
    2017 - - - - - - - -
    1 284--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    L'église Notre-Dame.
    • Temple bouddhiste.
    • Église Notre-Dame du XVIIIe siècle et du XIXe siècle.
    • Château de Maréfosse du XVIIe siècle, propriété au XVIIIe siècle de Jean-Jacques Duval d'Eprémesnil.

    Personnalités liées à la commune

    Héraldique

    Les armes de la commune de La Remuée se blasonnent ainsi :
    De gueules aux deux épées hautes d’argent passées en sautoir, cantonnées de quatre merlettes d’or.[12]

    Voir aussi

    Bibliographie

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. Archives de Seine-Maritime G 3267.
    2. Archives de Seine-Maritime G 3268.
    3. Archives de Seine-Maritime G 2130.
    4. Archives de Seine-Maritime G.
    5. Archives de Seine-Maritime E fds de Tancarville.
    6. Archives de Seine-Maritime G 1595.
    7. Dictionnaire topographique de la France comprenant les noms de lieux anciens et modernes, Dictionnaire du département : Seine-Maritime, page 838.
    8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
    12. http://www.labanquedublason2.com/lecture_fiche_commune.php3?page=f76522 « Copie archivée » (version du 18 février 2015 sur l'Internet Archive)
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