Lagos

Lagos (prononcé [ˈleɪɡɒs] ou /ˈlɑːɡoʊs/ en anglais ; Èkó en yoruba) est la plus grande ville du Nigeria et du continent africain[3]. Comprenant plus de douze millions d'habitants intra-muros, au sein d'une agglomération de plus de 21 millions d'habitants en 2012, elle a dépassé Le Caire et Kinshasa au cours des années 2000 en conséquence d'une forte poussée démographique. Ancienne capitale du pays, jusqu'au transfert des institutions gouvernementales à Abuja en 1991, elle a aussi l'un des plus grands ports d'Afrique, et le principal centre industriel et commercial nigérian.

Pour les articles homonymes, voir Lagos (homonymie) et Eko.

Lagos
Èkó

Héraldique

Drapeau

Vue de Lagos
Administration
Pays Nigeria
État Lagos
Gouverneur Babajide Sanwo-Olu
Démographie
Gentilé Lagotien
Population 21 324 000 hab. (est. 2019[1])
Densité 21 333 hab./km2
Population de l'agglomération 13 903 000 hab. (est. 2019[2])
Géographie
Coordonnées 6° 27′ 06″ nord, 3° 23′ 21″ est
Altitude 10 m
Superficie 99 960 ha = 999,6 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Nigeria
Lagos
Géolocalisation sur la carte : Nigeria
Lagos

    À l'origine occupé par une tribu du peuple yoruba, le site de Lagos est constitué d'un ensemble d'îles dans une lagune abritée de l'océan Atlantique, au bord du golfe du Bénin. Les Portugais abordent la région à la fin du XVe siècle et auraient nommé la ville en référence au port de Lagos, d'où partaient des expéditions pour l'Afrique. Conquise par le Royaume du Bénin au XVe siècle ou au XVIe siècle, Lagos est dirigée par des rois et devient un centre majeur de la traite des esclaves au cours du XVIIIe siècle. En 1861, les Britanniques en font une colonie et la nomment capitale du Protectorat du Nigeria du Sud établi en 1914. Elle demeure la capitale au moment de l'indépendance du Nigeria en 1960.

    Au cours du XXe siècle, sa population a été multipliée par vingt et l'urbanisation n'a cessé de s'étendre sur le continent. L'est du centre-ville (Ikoyi) et l'île de Victoria Island accueillent les populations les plus aisées, tandis que les quartiers les plus défavorisés, situés à plusieurs dizaines de kilomètres du centre, sont constitués d'immenses bidonvilles et de maisons sur pilotis. Connue pour son développement urbain incontrôlable, avec un taux de croissance démographique parmi les plus forts au monde, Lagos doit faire face à une congestion urbaine, des taux de pollution atmosphérique importants ainsi qu'une criminalité endémique.

    Le quartier de Lagos Island est le quartier d'affaires de la ville (CBD), et doit être complété par la construction d'une île artificielle depuis 2009 nommée Eko Atlantic City. Métropole bouillonnante, vitrine d'un État en plein développement économique, Lagos est également un centre culturel majeur, ayant donné naissance à des mouvements artistiques tels que l'Afrobeat et « Nollywood » - son industrie cinématographique dynamique. Enfin, à l'image du Nigeria, la ville est multi-ethnique et comprend environ autant d'habitants chrétiens que musulmans.

    Géographie

    Le site originel de Lagos est constitué par un ensemble d'îles, notamment l'île de Lagos, situées dans la lagune de la rivière Ogun au bord du golfe du Bénin. Un certain nombre de ces îles ont depuis été reliées au continent et sont désormais des péninsules, comme Iddo Island ou Victoria Island. La lagune est à l'abri de l'océan Atlantique grâce à un cordon littoral qui s'étend jusqu'à 100 km à l'est et l'ouest de l'embouchure, située à proximité de la ville. L'agglomération de Lagos s'est développée vers le nord-ouest, jusqu'à plus de 40 km de l'île de Lagos, en comprenant des localités telles celles de Ikeja et de Agege.

    Le climat de la ville est caractérisé par la chaleur présente tout au long de l'année.

    Relevé météorologique de Lagos
    Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
    Température minimale moyenne (°C) 23 25 26 25 24 23 23 23 23 23 24 24
    Température maximale moyenne (°C) 31 32 32 32 31 29 28 28 28 29 31 31
    Précipitations (mm) 28 46 102 150 269 460 279 64 140 206 69 25
    Source : BBC Weather
    Diagramme climatique
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    Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

    Histoire

    Lagos est à l'origine un campement de la tribu Awori, membre du peuple Yoruba. Son premier nom était « Eko ». Les Yorubas continuent d'ailleurs à utiliser ce nom pour nommer Lagos. L’explorateur portugais Rui de Sequeira visite la région en 1472. Il nomme la zone Lac de Curamo ; de là vient le nom actuel de la ville car le mot portugais pour lac est lago. L'autre explication de l’origine du nom de la ville est qu’il a été donné en référence à Lagos, la ville maritime qui était à l’époque le principal port de départ des expéditions portugaises le long des côtes d’Afrique et dont le propre nom est dérivé du mot latin Lacobriga.

    Le Royaume du Bénin prend possession de Lagos au XVe ou au XVIe siècle. La ville, gouvernée par des rois appelés Oba de Lagos à partir du XVIIe siècle, devra payer un tribut au Royaume du Bénin jusqu'à environ 1830[4]. Aujourd'hui, il existe toujours un Oba de Lagos bien qu'il n'ait plus de pouvoirs réels.

    À partir du XVIIIe siècle, Lagos devient un centre de commerce avec les européens important. Lagos est notamment un centre important de la traite des esclaves[4].

    En 1841, Oba Akitoye monte sur le trône de Lagos. Il tente alors d’interdire le commerce des esclaves. Les nombreux marchands résistent à l’interdiction ; ils destituent le roi et installent à sa place son frère Oba Kosoko. Oba Akitoye est exilé. Il rencontre les britanniques qui ont aboli l’esclavage en 1807 et obtient leur appui pour reconquérir son trône. Dix années plus tard, en 1851, il est réinstallé comme Oba de Lagos[5]. La population est alors estimée à 25 000 ou 30 000 habitants[4].

    Lagos est officiellement annexée en tant que colonie britannique en 1861. Ceci a l'effet d'éliminer la traite des esclaves et de permettre le contrôle britannique sur le commerce, entre autres, de l'huile de palme. Le reste du Nigéria moderne est pris par les britanniques en 1887, et quand le Protectorat du Nigéria est établi en 1914, Lagos en devient la capitale.

    Lors de la Seconde Guerre mondiale, Lagos bénéficie des créations d'infrastructures et des investissements britanniques, le Nigeria jouant un rôle important dans l'effort de guerre. Lagos possède un très bon système de distribution d'eau et d'électricité, abrite des industries et un port très actif, ce qui lui vaut le surnom de « Liverpool de l’Afrique de l’Ouest »[6].

    Lagos reste la capitale au moment de l'indépendance du Nigéria en 1960. En 1967, Lagos devient un État fédéré à part entière, à parts égales avec les onze autres États nigérians[6]. Elle croît de manière très forte pendant les années 1960 et 1970 lors du boom économique du Nigeria, avant la guerre du Biafra. Le gouvernement du pays a décidé de transférer la capitale à Abuja en 1976, d'une part pour ralentir la forte poussée démographique de Lagos, et d'autre part pour que la capitale soit située dans une région neutre afin de ne privilégier aucune des trois ethnies principales (Lagos étant dominée par les Yorubas). Le transfert des institutions gouvernementales a lieu le .

    Organisation de la ville

    L'île de Lagos.

    Lagos est une ville lagunaire située au bord de l'océan Atlantique. Le centre de la ville se situe sur l'île de Lagos, où se trouve le quartier des affaires. Depuis le début du XXe siècle, la ville n'a cessé de s'étendre sur la terre ferme.

    Les quartiers riches se situent à Ikoyi (partie est de l'île de Lagos) et à Victoria Island (au sud de l'île de Lagos). Les quartiers pauvres, situés en banlieue (partie sud de Lagos), sont quant à eux multi-ethniques.

    Le Mainland est l'endroit où vivent les classes moyennes (notamment à Ikeja). Les immigrants et les plus pauvres habitent dans des maisons sur pilotis. La ville est connue pour son développement urbain incontrôlable, avec un taux de croissance démographique parmi les plus forts au monde, l'absence de plan d'aménagement du territoire ayant abouti à une juxtaposition d'îlots urbains sans logique.

    Afin de relier l'île de Lagos au Mainland, trois ponts existent : Carter Bridge (en), Ikoyi Bridge (en) et Third Mainland Bridge. Mais Lagos doit faire face à une circulation chaotique et à des embouteillages insolubles, à cause de sa géographie peu favorable et de sa croissance.

    Sur une île artificielle en construction depuis 2009, un nouveau quartier d'affaires nommé Eko Atlantic City doit faire de Lagos une métropole internationale.

    Selon les estimations, 10 millions de personnes s’installeront à Lagos entre 2020 et 2035 en raison de l'accroissement démographique et de l'arrivée de jeunes issus des campagnes. Cette urbanisation s’accompagne de spéculation immobilière. Pour augmenter leurs profits, les promoteurs expulsent les habitants de quartiers informels, qui ne paient souvent aucun loyer. Des dizaines de milliers de personnes sont ainsi régulièrement chassées par la police et des mercenaires. Les ONG dénoncent l'absence de plan d'aménagement de la ville de la part des autorités. « Les expulsions se poursuivent en toute impunité. L’urbanisation galopante, la hausse du prix du foncier et la multiplication des projets immobiliers haut de gamme continuent d’aggraver le phénomène. Tout porte à croire que ça n’est pas près de s’arrêter », analyse Megan Chapman, cofondatrice de Justice and Empowerment Initiatives[7]

    Population

    Selon les résultats du recensement de 2006, la population de l'agglomération de Lagos était de 7 937 932 habitants ce qui est bien inférieur aux estimations circulant jusque-là qui donnaient à Lagos plus de 10 millions d'habitants. Les autorités de l'État de Lagos ont contesté ces chiffres du recensement de 2006, mais la National Population Commission a fermement rejeté toute accusation de sous-estimation de la population de Lagos[8].

    Plus précisément, d'après le recensement nigérian de 2006, l'État de Lagos compte 9 013 534 habitants[9],[10]. L'agglomération de Lagos recouvre seize des vingt Local Government Areas (LGA) de l'État de Lagos[réf. nécessaire], la population de la ville s'établit donc à 7 937 932 habitants en faisant la somme de la population des 16 LGA indiquée par le recensement de 2006[11].

    Les 16 zones de gouvernement local qui composent l'agglomération de Lagos
    Les 16 zones de gouvernement local de Lagos
    zones de gouvernement local Superficie
    (en km²)
    Population
    (Recens. 2006)
    Densité
    (Hab/km²)
    Agege11,2459 93941 071
    Ajeromi-Ifelodun12,3684 10555 474
    Alimosho185,21 277 7146 899
    Amuwo-Odofin134,6318 1662 364
    Apapa26,7217 3628 153
    Eti-Osa192,3287 7851 496
    Ifako-Ijaiye26,6427 87816 078
    Ikeja46,2313 1966 785
    Kosofe81,4665 3938 174
    Île de Lagos8,7209 43724 182
    Lagos Continental19,5317 72016 322
    Mushin17,5633 00936 213
    Ojo158,2598 0713 781
    Oshodi-Isolo44,8621 50913 886
    Somolu11,6402 67334 862
    Surulere23,0503 97521 912
    Agglomération de Lagos999,67 937 9327 941

    Le gouvernement de l'État de Lagos fait lui mention d'une population de 17 552 942 habitants pour l'État et énonce que la ville compte 85 % de la population de l'État, ce qui donne environ 14 920 000 habitants pour la métropole à la même date[12].

    Lagos est dans la plupart des estimations, l'une des villes les plus dynamiques au monde[13]. Lagos serait actuellement confrontée à une augmentation de sa population d'environ 275 000 personnes par an. En 1999, l'Organisation des Nations unies prévoyait que la population de la région métropolitaine de la ville, qui n'était que de 290 000 habitants en 1950, serait supérieure à 11 millions en 2010, devenant ainsi l'une des dix villes les plus peuplées du monde.[réf. nécessaire]

    Lagos est une ville très anglophone, du fait que la population de la ville est très cosmopolite. L'anglais est la langue véhiculaire. Souvent, à l'accent, il est possible de déterminer de quelle partie ou région du Nigeria est originaire un interlocuteur. On trouve généralement des membres de toutes les ethnies du Nigéria à Lagos, mais une grande partie de la population est sans doute composée de Yorubas, l'ethnie locale.

    Économie

    Un marché à Lagos

    L'économie de Lagos est en pleine expansion depuis plusieurs années. La ville concentre une grande partie de l'activité économique du Nigeria. La plupart des institutions financières entreprises et des sièges sociaux du pays sont situés sur l'île de Lagos. C'est aussi la plaque tournante du commerce international du pays, particulièrement en ce qui a trait à l'industrie du pétrole. Son port est le premier du pays et un des principaux ports d'Afrique, alors que les activités liées aux produits pétroliers constituent 20 % du PIB et 90 % des sources de devises du Nigeria[réf. nécessaire].

    La ville de Lagos bénéficie d'un niveau de vie supérieur à la moyenne nigériane, en raison de l'accès de la population à des ressources d'eau, de nourriture et d'électricité. Le port est administré par l'Autorité des ports nigérians (Nigerian Ports Authority, en anglais) et est divisé en trois sections: le port de Lagos, sur l'île de Lagos, le port d'Apapa constitué d'un terminal à conteneurs et le port de Tin Can, ces deux derniers étant situés à Badagry Creek, à l'ouest de l'île de lagos.

    Les décharges utilisées pour enfouir les déchets électroniques entraînent l'infiltration de plomb dans le sol et, parfois, dans les ressources en eau. Des rapports de l'Organisation mondiale de la santé ont établi un lien entre plusieurs risques pour la santé, tels que des dysfonctionnements thyroïdiens chez les femmes et des dommages irréversibles au système nerveux des enfants, et les déchets électroniques en provenance des pays développés et enfouis à Lagos[14].

    Transports

    Ferries

    Il existe plusieurs lignes régulières de ferries entre l'île de Lagos et le continent, qui sont gérées par le Lagos State Ferry Services Corporation. Des bateaux privés assurent eux aussi un service similaire mais de manière plus irrégulière.

    Aéroports

    La ville est reliée par le transport aérien avec l'aéroport international Murtala Muhammed, qui est l'un des plus grands aéroports d'Afrique avec près de 5,1 millions de passagers en 2008 et qui représente presque 50 % du trafic aérien au Nigéria. Il est situé dans la banlieue nord de Ikeja.

    Culture

    Lagos est célèbre dans toute l’Afrique pour sa scène musicale. La ville a été le creuset d’une grande variété de styles musicaux, du hip-hop nigérian au Jùjú en passant par le Fuji, deux styles nigérians jusqu’à l'Afrobeat mondialement connu.

    Lagos est le centre d'une industrie cinématographique prospère souvent surnommée Nollywood en référence à la fois à Hollywood et à Bollywood. Le marché d'Idumota situé sur l'île de Lagos en est le principal centre de distribution. De très nombreux films sont projetés à Festac Town, quartier héritier de l'organisation du deuxième FESTAC, le Festival d’Art et de Culture organisé en 1977. En salle, les films en langue Yoruba sont les plus regardés, devant ceux en provenance de Bollywood. Mais le cinéma projeté en salle est en train de perdre du terrain sur celui directement distribué en cassettes ou en CD/DVD. Le cinéma en langue Yoruba est lui en train de se faire supplanter par celui en langue anglaise dont le commerce est contrôlé par les Ibos[15]. Iganmu est le site où est implanté le National Arts Theater.

    Cette ville est également le lieu d'événements consacrés à la mode africaine, dont, depuis 2011, le Lagos Fashion Week[16].

    Sports

    Comme dans quasiment toutes les grandes villes africaines, le football est le sport le plus populaire à Lagos. Ses clubs les plus importants sont Julius Berger Football Club, First Bank Football Club et Stationery Stores Football Club.

    L’équipe du Nigeria de football, surnommée les Super Eagles, a pendant longtemps joué ses matchs à domicile à Lagos dans le Lagos National Stadium, aussi appelé Surulere Stadium. C’est un stade multi-sports situé à Surulere, dans l'État de Lagos. Il a été principalement utilisé pour les matchs de football jusqu'en 2001. Il accueillit plusieurs compétitions internationales dont la Coupe d'Afrique des nations de football 2000 et des matchs de qualifications de la coupe du Monde. Il servit également de stade principal pour les jeux pan-africains de 1973. Lorsque le stade fut construit en 1972, il avait une capacité de 45 000 places, celle-ci fut augmentée à 55 000 places en 1999[17],[18]. Le stade a été laissé à l'abandon depuis 2002. Il a néanmoins accueilli pour la dernière fois l'équipe nationale du Nigeria en 2004. Il est aujourd'hui utilisé, à l'occasion, pour des rassemblements religieux et est occupé par des squatters. Maintenant, l’équipe nationale joue à Abuja.

    Le rugby à XIII se développe également dans la ville : Lagos accueille même la Coupe d'Afrique des nations en 2019[19]. Ce tournoi voit le Nigeria accéder en finale.

    Éducation

    L’Université de Lagos a été fondée en 1962.

    Lieux de culte

    Parmi les lieux de culte, il y a des églises et des temples chrétiens : Église du Nigeria (Communion anglicane), Presbyterian Church of Nigeria (Communion mondiale d'Églises réformées), Convention baptiste nigériane (Alliance baptiste mondiale), Living Faith Church Worldwide, Redeemed Christian Church of God, Assemblées de Dieu, Archidiocèse de Lagos (Église catholique) et des mosquées musulmanes [20].

    Dans la fiction

    • Lagos est le lieu où se situe la première scène du film de 2016 Captain America: Civil War.
    • Le roman Americanah de la romancière du Nigeria Chimamanda Ngozi Adichie se déroule en grande partie à Lagos. Americanah, traduit de l'anglais (Nigeria) par Anne Damour, Gallimard, Paris, 2015, (ISBN 9782070142354)
    • Le roman The Joys of Motherhood (Les enfants sont une bénédiction) de la romancière nigériane Buchi Emecheta se déroule également en majeure partie à Lagos. Publié pour la première fois en 1979, le roman raconte l'histoire de Nnu Ego, une femme nigériane devant quitter son village d'origine pour marier un homme qu'elle ne connait pas et, par la suite, remplir ses responsabilités familiales en tant que femme.

    Références

    1. http://www.demographia.com/db-worldua.pdf
    2. (en) John Campbell, « This Is Africa's New Biggest City: Lagos, Nigeria, Population 21 Million », sur The Atlantic, (consulté le 15 novembre 2014)
    3. Kingdoms of the Yoruba, Robert Sydney Smith
    4. Toyin Falola, Ann Genova, Matthew M. Heaton, Historical Dictionary of Nigeria, Rowman & Littlefield, USA, 2018, p. 236
    5. David Lamoureux, « Comprendre l’organisation spatiale de Lagos, 1955-2015 », Hérodote, no 159, , p. 112–125 (ISSN 0338-487X, DOI 10.3917/her.159.0112, lire en ligne, consulté le 2 décembre 2017)
    6. « Droits humains. À Lagos, les pauvres n’ont plus droit de cité », sur Courrier international,
    7. LAGOS STATE CLAIM ON THE PROVISIONAL RESULT OF THE 2006 CENSUS IS UNFOUNDED (Nigeria National Population Commission, PDF)
    8. LEGAL NOTICE ON PUBLICATION OF THE 2006 CENSUS REPORT (Federal Republic of Nigeria Official Gazette, PDF)
    9. Nigeria - Administrative units (GeoHive)
    10. FEDERAL REPUBLIC OF NIGERIA 2006 POPULATION CENSUS (National Bureau of Statistics, PDF)
    11. (en-US) « The Global Waste Trade », sur Peoples Dispatch, (consulté le 30 septembre 2019)
    12. « Yoruba Travelling Theatre & Video Film » (consulté le 4 avril 2012)
    13. Jean-Philippe Rémy, « Lagos, le laboratoire de l’impossible », Le Monde, (lire en ligne)
    14. World Stadiums - Nigeria
    15. RSSSF - Nigeria Results
    16. « Le programme de la Coupe d’Afrique dévoilé : Prévue au Nigeria, la Coupe d’Afrique accueillera 4 nations qui s’affronteront cet automne à Lagos. », sur treizemondial.fr, (consulté le 27 mai 2019)
    17. J. Gordon Melton, Martin Baumann, ‘‘Religions of the World: A Comprehensive Encyclopedia of Beliefs and Practices’’, ABC-CLIO, USA, 2010, p. 2107

    Annexes

    Bibliographie

    • (en) Liora Bigon, A History of Urban Planning in Two West African Colonial Capitals: Residential Segregation in British Lagos and French Dakar (1850-1930), Edwin Mellen Press Ltd, 2009, 348 p. (ISBN 978-0773438569)
    • (en) Kristin Mann, Slavery and the birth of an African city : Lagos, 1760-1900, Indiana University press, Bloomington (Ind.), 2007, 473 p. (ISBN 978-0-253-34884-5)
    • (fr) Tony Soulié et Dominique Sigaud, Lagos la tropicale, Garde-temps, Paris, 2001, 108 p. (ISBN 2-913545-10-6)
    • Ryszard Kapuscinski évoque cette ville dans son livre Ébène (1998).

    Lien externe

    • Portail du Nigeria
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