Lambig

Le lambig est l'un des noms de l'eau-de-vie de cidre de Bretagne : gwinardant, odivi, lagout...

Pour l’article ayant un titre homophone, voir lambic.
Lambig de Bretagne

Titrant en général 40 % d’alcool, elle peut être élevée en fût de chêne durant 4 ans et est alors dénommée « Fine-Bretagne » (Appellation d'origine contrôlée), à l'instar du Calvados en Normandie.

Production fermière traditionnelle

La dénomination lambig provient du breton al lambig : l'alambic. Le lambig est obtenue par distillation de cidre. Son distillat titre environ 70 %. Cet alcool concentré peut ensuite être coupé avec de l'eau pour ramener son titre à environ 50 % en volume.

On distille en général une barrique de cidre (225 litres) pour obtenir 20 litres de lambig. L'opération est effectuée, pour le compte des exploitants producteurs de cidre, par des distillateurs professionnels itinérants (ou bouilleurs de crus) qui se déplacent d'un village à l'autre.

En France, la production d'alcool est limitée à 20 litres de lambig par an et par exploitation agricole[1].

Bibliographie

  • Gildas Jaffrenou, Mythologie, Légendes & Histoire des Boissons en Bretagne et Ailleurs, 1987.
  • François de Beaulieu, Les cidres et leurs eaux-de-vie, éditions Ouest-France, 2000.
  • Yann-Ber Kemener, Pommes et cidres de Bretagne, Avaloù ha sistr Breizh, éditions Skol Vreizh, 2005.

Références

  1. Définition et régime fiscal des bouilleurs de cru : code général des impôts, art. 315 et s. et 1825 A et art. 37 et s. de l'annexe I. Les articles modifiés en 2003 font état de 10 litres par an et par exploitation, avec arrêt définitif de cette activité de distillation en 2013.

Voir aussi

Articles connexes

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