Lanarvily

Lanarvily [lanaʁvili] (en breton Lannarvili) est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Lanarvily

La mairie.
Administration
Pays France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Brest
Canton Lesneven
Intercommunalité Pays de Lesneven et de la côte des Légendes
Maire
Mandat
Yvon Thomas
2014-2020
Code postal 29260
Code commune 29100
Démographie
Gentilé Lanarvilisiens
Population
municipale
421 hab. (2017 )
Densité 71 hab./km2
Population
aire urbaine
25 712 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 33′ 11″ nord, 4° 23′ 12″ ouest
Altitude Min. 14 m
Superficie 5,92 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Finistère
Lanarvily
Géolocalisation sur la carte : Finistère
Lanarvily
Géolocalisation sur la carte : France
Lanarvily
Géolocalisation sur la carte : France
Lanarvily

    Géographie

    Lanarvily est située dans le Nord-Finistère, à une vingtaine de kilomètres au nord de Brest. Commune rurale d’une superficie de 5,92 km², l’activité agricole est surtout orientée vers les productions laitière et maraîchère. En 2008, la population s’élevait à 375 habitants.

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous la forme Lanhervilly en 1630[1].

    Du breton lann (ermitage) et de saint Haeruili[1] (ou Haeluili, attesté au IXe siècle).

    Histoire

    Moyen-Âge

    Lanarvily était une trève de Kernilis, faisait partie de l'archidiaconé de Kemenet-Ily relevant de l'évêché de Léon et était sous le vocable de saint Gouesnou. Elle est issue d'un démembrement de la paroisse primitive de Plouguerneau.

    Révolution française

    En mars 1793, Lanarvily fit partie, avec Guissény, Plounéventer, Ploudaniel, Plouguerneau et Kerlouan, des communes condamnées à payer en tout 40 600 livres de dédommagement pour s'être rebellée contre le gouvernement républicain[2] (Kernilis et Lanarvily eurent à payer 500 livres[3]).

    Le XXe siècle

    Le vicomte de Vincelles, maire de Lanarvily, fit partie des onze maires qui adressèrent en une protestation au préfet du Finistère à propos de la circulaire interdisant l'usage de la langue bretonne dans les églises[4].

    Politique et administration

    Liste des maires

    Les maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    2014 En cours Yvon Thomas SE Cadre supérieur
    Les données manquantes sont à compléter.

    Jumelages

    Héraldique

    Blason Parti: au 1er d'or au lion morné de sable, au 2e de sinople à la gerbe de blé d'or; à la pointe écimée d'argent brochante; à la croix de calvaire du lieu, perronnée de quatre pièces, au naturel et brochant sur le tout; au comble d'argent chargé de cinq mouchetures d'hermine de sable.
    Détails
    Le statut officiel du blason reste à déterminer.

    Monuments

    L’église Saint-Gouesnou.
    • L’église Saint-Gouesnou, construite au XVe siècle, et restaurée en 1856. Le bâtiment conserve de la chapelle originale du XVe siècle la sacristie et sa porte, et probablement le pignon du transept sud. À l’intérieur, statues en bois polychrome, huile sur toile de la scène de la crucifixion.
    • Monument aux morts de 1914-1918.
    Monument aux morts de 1914-1918.

    Langue bretonne

    Événements sportifs

    Chaque année, le plus souvent au mois de janvier, Lanarvily organise une compétition internationale de cyclo-cross, le Cyclo-cross du Mingant. La première édition s’est tenue en 1958. Lanarvily a organisé un Championnat de Bretagne (1965), une manche de la Coupe de France de cyclo-cross (2014), cinq Championnats de France de cyclo-cross (1973, 1996, 2007, 2011 et 2017), une manche de la Coupe du monde de cyclo-cross (2004-2005) et un Championnat du monde de cyclo-cross (1982). Au cours des 60 épreuves disputées depuis 1958, le circuit du Mingant a accueilli les spécialistes de la discipline, ainsi que des champions du cyclisme français et international (Bernard Hinault, Ronan Pensec, Miguel Martinez, Roger De Vlaeminck, Adrie van der Poel, Sven Nys, Francis Mourey…). L’organisation de la compétition mobilise de nombreuses personnes, notamment plus de 400 bénévoles pour le championnat de France de 2007, pour une commune de 350 habitants.

    Terre d'Hortensias

    Sur le site de la salle des fêtes, découvrez l'un des 7 jardins de "Terre d'Hortensias".

    Devenu une des plantes emblématiques de la Bretagne, l'hortensia ou hydrangea, originaire d'Asie, ne fleurit dans notre pays que depuis le XVIIIe siècle, époque des grandes expéditions maritimes scientifiques à la découverte de terres inconnues. Le premier hortensia est introduit en France par le botaniste Philibert de Commerson qui embarque avec Bougainville pour un tour du monde à bord de "La Boudeuse", partie de Brest en 1766.

    Omniprésent dans les jardins des particuliers et les bourgs de nos communes, l'hydrangea a été privilégié pour valoriser notre patrimoine architectural et paysager du pays des Abers-Côte des Légendes dans le projet "Terre d'Hortensias".

    Plus que de simples fleurissements, "Terre d'Hortensias" présente en 7 jardins une découverte thématique de 50 variétés d'hortensias. Les autres sites des jardins : l'aire de jeux de Kerfeunteun au Drennec, la chapelle Guicquelleau au Folgoët, la chapelle Notre-Dame de la Clarté à Kernouës, le sémaphore à Landéda, le dolmen de Lilia à Plouguerneau et la salle multifonctions à Saint-Méen. L'entrée des jardins est libre.

    Démographie

    Évolution de la population  [modifier]
    1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
    372516512480492500546539514
    1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
    514540543518526510507520518
    1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
    516565507515507469427399355
    1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2017
    291270272281266312390436421
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Naissances

    Décès

    Liens externes

    Notes et références

    1. Noms de lieux bretons, Editions Jean-paul Gisserot, coll. « Universels Gisserot / 22 », , 126 p. (ISBN 978-2-877-47482-5, OCLC 2877474828, lire en ligne), p. 76
    2. Charles-Laurent Marie, "Histoire de la Bretagne républicaine depuis 1789 jusqu'à nos jours", 1875, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57656266/f151.image.r=Ploun%C3%A9venter.langFR
    3. Prosper Levot, "Histoire de la ville et du port de Brest pendant la Terreur", consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96132324/f88.image.r=guiss%C3%A9ny?rk=3326196;4
    4. Journal L'Univers, n° du 30 octobre 1902, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k711249b/f4.image.r=drennec?rk=858373;2
    5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.

    Voir aussi

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