Landau in der Pfalz

Landau in der Pfalz (littéralement « Landau en Palatinat ») est une ville allemande ayant le statut de ville-arrondissement (en allemand, kreisfreie Stadt). Située au sud du land de Rhénanie-Palatinat à environ 20 km de la frontière avec la France, elle est le chef-lieu de l'arrondissement de la Route-du-Vin-du-Sud. Elle est la troisième ville de Rhénanie-Palatinat par sa superficie, avec 82,94 km², derrière Kaiserslautern et Neustadt an der Weinstraße, et cinquième par sa population avec 46 006 habitants (en ). Elle est jumelée avec les villes de Haguenau et Ribeauvillé, en Alsace.

Landau in der Pfalz

Héraldique
Administration
Pays Allemagne
Land  Rhénanie-Palatinat
Arrondissement
(Landkreis)
Landau in der Pfalz (ville-arrondissement)
Nombre de quartiers
(Ortsteile)
8
Bourgmestre
(Bürgermeister)
Hans-Dieter Schlimmer (SPD)
Partis au pouvoir En 2009 : SPD (34 %), CDU (31 %), Grüne (11 %), FDP (10 %)[1]
Code postal 76829
Code communal
(Gemeindeschlüssel)
07 3 13 000
Indicatif téléphonique 06341
Immatriculation LD
Démographie
Population 46 006 hab. (31/12/2016)
Densité 555 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 11′ 58″ nord, 8° 07′ 23″ est
Altitude 142 m
Superficie 8 294 ha = 82,94 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Allemagne
Landau in der Pfalz
Géolocalisation sur la carte : Allemagne
Landau in der Pfalz
Liens
Site web www.landau.de

    Landau in der Pfalz
    Administration
    Pays Allemagne
    Localisation

      Géographie

      Situation et division administrative

      La ville de Landau comprend huit quartiers : Arzheim, Dammheim, Godramstein, Mörlheim, Mörzheim, Nußdorf, Queichheim und Wollmesheim. Queichheim und Mörlheim rejoignent Landau en 1937. Les autres quartiers sont ajoutés dans le cadre de la réforme administrative du Land de Rhénanie-Palatinat en 1972 pour former la ville-arrondissement de Landau. Queichheim et le centre-ville sont les deux quartiers qui ont connu la plus forte croissance démographique depuis les quatre dernières décennies. Les plus grands aménagements urbains ont concerné le Horst à l'est et la Wollmesheimer Höhe à l'ouest. Actuellement le développement se poursuit vers le sud de la ville avec le nouveau parc des expositions près de la place Alfred-Nobel et le Quartier Vauban.

      L'est de la ville s'étend dans la plaine du Rhin supérieur, l'ouest, dont le centre-ville, sur le piémont que traverse la route des vins. À cela s'ajoutent les forêts palatines ou Pfälzerwaldes, dont la forêt de Taubensuhl/Fassendeich dans l'exclave territoriale de l'Oberhaingeraide d'une superficie de 2248,58 hectares[2].

      Quartier[3]Numéro

      communal[4]

      Superficie
      ha[5]
      Population
      31/12/2011[6]
      Densité de

      population [7]

      Landau1x0755511.181,2530.9472.619,9
      Queichheim21075554581,163.430590,2
      Mörlheim22075553644,76963149,4
      Arzheim33075560606,151.391229,5
      Dammheim34075555322,13997309,5
      Godramstein35075558687,572.720395,6
      Mörzheim36075562652,221.140174,8
      Nußdorf37075556702,441.469209,1
      Wollmesheim1)38075561469,13753160,5
      Oberhaingeraide2)--0755522.448,5800,0
      Landau  8.295,3243.810...

      1) dont 79 hectares de l'exclave de la Wollmesheimer Wald
      2) forêt communale, exclave de Taubensuhl/Fassendeich

      Climat

      Le climat est de type semi-continental sous abri. Les précipitations annuelles sont en moyenne de 667 millimètres.

      Histoire

      Appartenances historiques

      Principauté épiscopale de Spire 1106-1291
      Saint-Empire (Ville libre) 1291-1324
      Principauté épiscopale de Spire 1291-1680
       Royaume de France (Province d'Alsace) 1680-1792
       République française (Bas-Rhin) 1792-1815
      Royaume de Bavière 1815-1918
      République de Weimar 1918-1933
       Reich allemand 1933-1945
      Allemagne occupée 1945-1949
      Allemagne de l'Ouest 1949-1990
      Allemagne 1990-présent

      Fondation

      Landau est fondée en 1260 par le comte Emich IV. von Leiningen-Landeck. Celui-ci abandonne son implantation dans la plaine pour construire un bourg fortifié sur le piémont. En 1274, Landau obtient du roi Rudolphe Ier de Habsbourg le statut de ville et les droits afférents. Puis, en 1291, le roi accorde à Landau le statut de ville d'Empire. En 1324, la ville est donnée en gage à l'évêque de Spire, Emich von Leiningen. 

      Ce n'est qu'en 1511 que Landau est restituée au roi, Maximilien Ier, qui la rachète à l’évêque de Spire et la place sous la protection de la Prévôté de Haguenau en 1511. En 1521 la ville intègre la Décapole, ligue de dix villes libres d'Alsace fondée en 1354, peu après que Mulhouse l'ait quittée en 1515 pour s'allier aux cantons suisses.

      Landau devient française aux traités de Westphalie (1648) et est fortifiée par Vauban, qui crée ainsi la forteresse de Landau (1688-1691).

      Période française

      La ville, comme tant d´autres en Palatinat, fut détruite par le comte de Mélac, le « criminel incendiaire francais » ("der französische Mordbrenner Melac"), laissant place nette pour la mise en place de la fortification dessinée par Vauban : une enceinte autour de la ville et un fort annexe.

      Le chevalier Yriex Masgonthier de Laubanie, lieutenant-général des armées du roi, est mentionné dans les Mémoires de Saint-Simon pour s’être illustré au siège de Landau en 1704, où il était enfermé avec quelques milliers d’hommes par les armées coalisées d’Angleterre, d’Allemagne et de Hollande commandées par Marlborough, le Prince Eugène et le roi de Germanie. Il perdit la vue au cours de ce siège. « Le roi lui donna 36 000 livres de pension et sa grand-croix de Saint-Louis de 6 000 livres. C’était un excellent officier et un très-galant homme d’ailleurs, aveuglé dans Landau, et qui avait très-bien servi toute sa vie ». Il capitula le , mais obtint les honneurs de la guerre pour les 1 500 hommes qui lui restaient[8].

      En 1789, elle compte environ 5 000 habitants et devient quelque temps après chef-lieu de canton. Elle est assiégée par les Austro-Prussiens en novembre et avant d’être débloquée par une offensive de Hoche[9]. Restée française en 1814, elle est perdue après les Cent-Jours lors du deuxième traité de Paris, et est rattachée au Palatinat rhénan bavarois. En tout, la ville est restée cent soixante-sept ans française (1648-1815). Landau marquait alors le point le plus à l'est de la France. Aujourd'hui, elle constitue la seule partie de l'Alsace historique à se trouver en Allemagne.[réf. nécessaire]

      En 1918, de nombreux parlementaires Français, ainsi que des nationalistes comme Paul Deroulède demandèrent le rattachement de Landau à l' Alsace-Lorraine rendue à la France. Un referendum fut évoqué, mais la SDN (Société des Nations) refusa d'intégrer cette ville et sa région à l' Alsace-Lorraine restituée à la France, la SDN se basant sur l'annexion de 1870-1871 par l' Allemagne.

      Avant 1939, 35 % de la population était francophone, et plus de 40 % de la population avait un nom à consonance française.[réf. nécessaire] Après 1945 et la seconde guerre mondiale, où la ville est bouleversée, le rapport change, et avec les nouveaux habitants, la ville perd son aspect français, et n'est guère différente des autres villes allemandes de la région. De nombreux réfugiés Allemands des Sudètes et de Prusse orientale viennent s'installer dans la ville entre 1945 et 1949. Entre 1939 et 1945, la quasi-totalité des monuments de l'époque française qui restaient, dont l'hôtel de poste, et l'hôtel du Bailly, sont rasés, surtout par les bombardements anglo-américains de 1944 et 1945, et les affrontements de février à .

      Il y a aussi son rattachement à la Bavière et évolution depuis la création de l'Allemagne fédérale.

      Elle a fait partie de la zone d'occupation française en Allemagne et durant la présence militaire française en Allemagne après la Seconde Guerre mondiale, elle abrite notamment les 7e, 8e régiments d'infanterie, le 2e régiment d'artillerie, le 5e RCS, le 44e régiment de transmissions ainsi que le 13e RTA.

      On lira avec intérêt comment la ville de Landau a géré cet héritage : "Transitions urbaines des anciennes villes de garnison en Allemagne : l’exemple de Landau in der Pfalz" [10]

      Personnalités liées à Landau in der Pfalz

      Galerie

      Références

      1. http://wahlen.rlp.de/kw/wahlen/2009/kreistagswahlen/ergebnisse/3130000000.html
      2. « Flächennutzungsstatistik 2004 »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogle • Que faire ?)
      3. GeoPortal Landau: Einwohnerstatistik, Dezember 2011 Die Kernstadt Landau in ihren ursprünglichen Grenzen wird in die statistischen Bezirke 10 bis 19 gegliedert. Die übrigen Ortsteile entsprechen statistischen Bezirken.
      4. Gemarkungsnummern: Gemarkungsverzeichnis Rheinland-Pfalz (ZIP; 249 kB)
      5. Flächennutzungsstatistik 31. Dezember 2004
      6. GeoPortal Landau: Einwohnerstatistik, Dezember 2011
      7. Nombre d'habitants au km²
      8. voir aussi Michel Gondinet : Un héros oublié, le lieutenant-général Yrieix Masgontier de Laubanie et le grand-siège de Landau
      9. Hugues Marquis, « Le général François Jarry au service de l'Angleterre (1793-1806) », Annales historiques de la Révolution française 2/2009 (n° 356), p. 93-118
      10. Mathis, Denis et Mathis, Anne, « Transitions urbaines des anciennes villes de garnison en Allemagne : l’exemple de Landau in der Pfalz », Revue Géographique de l'Est, no vol. 57 / 3-4, (ISSN 0035-3213, lire en ligne, consulté le 8 octobre 2018)

      Voir aussi

      Bibliographie

      • Michael Martin: Landau. Der Stadtführer, G. Braun Buchverlag, Karlsruhe, 2009, (ISBN 978-3-7650-8525-3)
      • Michael Martin: Kleine Geschichte der Stadt Landau, G. Braun Buchverlag, Karlsruhe, 2006, (ISBN 978-3-7650-8340-2)
      • Hans Hess, Die Landauer Judengemeinde, Landau 1969 (erweiterte Ausgabe Landau 1983)
      • Michael Martin, Kleine Geschichte der Stadt Landau, G.Braun Karlsruhe, 2006, (ISBN 3-7650-8340-2)

      Articles connexes

      Liens externes

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