Leonardo (football)

Leonardo Nascimento de Araújo dit Leonardo, né le à Niterói (État de Rio de Janeiro), est un footballeur international brésilien reconverti entraîneur et dirigeant. Il occupe actuellement le poste de directeur sportif du Paris Saint Germain depuis le .

Pour les articles homonymes, voir Leonardo et Nascimento.

Leonardo Nascimento de Araújo

Leonardo
Situation actuelle
Équipe Paris Saint-Germain (directeur sportif)
Biographie
Nom Leonardo Nascimento de Araújo
Nationalité Brésilien
Italien (2008)
Nat. sportive Brésilien
Naissance
Lieu Niterói (État de Rio de Janeiro), Brésil
Taille 1,78 m (5 10)
Période pro. 1987 - 2003
Poste Défenseur gauche-Milieu offensif
Parcours junior
Années Club
1984-1987 CR Flamengo
Parcours professionnel1
AnnéesClub 0M.0(B.)
1987-1990 CR Flamengo 060 0(3)
1990-1991 São Paulo FC 048 0(4)
1991-1993 Valence CF 071 0(6)
1993-1994 São Paulo FC 015 0(4)
1994-1996 Kashima Antlers049 (30)
1996-1997 Paris SG046 (10)
1997-2001 AC Milan119 (28)
2001 São Paulo FC 013 0(0)
2002 CR Flamengo 004 0(1)
2002-2003 AC Milan 005 0(2)
Total 426 (88)
Sélections en équipe nationale2
AnnéesÉquipe 0M.0(B.)
1989 Brésil -20 ans
1990-2001 Brésil 055 0(7)
Équipes entraînées
AnnéesÉquipe Stats
2009-2010 AC Milan 23v0013n0012d
2010-2011 Inter Milan 22v003n007d
2011-2013 Paris Saint-Germain (Directeur sportif)
2017 Antalyaspor 4v001n005d
2018-2019 AC Milan (Directeur sportif)
2019- Paris Saint-Germain (Directeur sportif)
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.

Si son poste de prédilection est milieu de terrain offensif, il joue toutefois arrière gauche lors de la coupe du monde 1994 remportée par le Brésil. Il dispute également la finale de l'édition 1998.

Biographie

Enfance et formation

Footballeur professionnel (1987-2003)

Débuts professionnels au Brésil (1987-1991)

Formé à Flamengo, Leonardo débute chez les professionnels en 1987, à l’âge de 17 ans. Après trois saisons et une Coupe nationale, il quitte le club de Rio de Janeiro pour aller au São Paulo FC, où il fait la connaissance de Raí. Arrivent alors les premières sélections en Seleção pour le gaucher Leonardo, et un titre de champion en 1991. Leonardo, Raí et d'autres jeunes talents font alors partie de l'équipe appelée « esquadrão tricolore » sous les ordres de la légende brésilienne Telê Santana. Il se révèle suffisamment pour tenter l’aventure européenne et atterrit au FC Valence[1].

Valence, un bref retour puis le Japon (1991-1996)

Il effectue deux saisons en Espagne. Perdant peu à peu le contact avec son équipe nationale, Leonardo décide de rentrer au pays à un an de la Coupe du monde 1994. Il revient donc à São Paulo, où il peut garnir son palmarès d’une Coupe intercontinentale[1].

Très en vue dans son pays, il devient titulaire au sein de l’équipe du Brésil et part donc disputer et remporter le Mondial 1994 aux États-Unis. Cependant, Leonardo ne joue plus après les huitièmes de finale en raison d’une suspension de quatre matches à la suite d'un coup de coude ayant fracturé le crâne de Tab Ramos[1].

Après le Mondial, Leonardo fait le choix surprenant d’aller jouer au Japon, chez les Kashima Antlers, probablement motivé par la présence de Zico — son ancien coéquipier à Flamengo —, alors directeur technique du club japonais. La qualité technique de Leonardo, lui permet de monter d’un cran sur le terrain et ainsi de devenir un milieu gauche très offensif. Il passe deux ans dans l’archipel nippon, devient champion 1996, et marque quasiment un but tous les deux matches[1].

Une saison pleine au Paris SG (1996-1997)

Venant de perdre Youri Djorkaeff, le Paris Saint-Germain cherche un milieu offensif, si possible pouvant évoluer côté gauche afin de le remplacer numériquement. Jean-Michel Moutier, aidé de l’agent Miguel Barbosa, se tourne alors vers Leonardo (26 ans) et le convainc de venir à Paris. Alors même que certains clubs italiens lui faisaient les yeux doux. Leonardo justifie son choix : « Le PSG est le défi le plus passionnant que l’on m’ait proposé. De plus, là-bas, je retrouverai mon ami Raí, et je jouerai dans une équipe qui a gagné la Coupe des coupes. C’est très excitant. Enfin, je veux venir en France car elle accueillera la Coupe du monde 1998 »[2]. Les arguments sont donc nombreux pour Leonardo, qui devient à l’été 1996 le nouveau numéro 7 parisien pour 17 millions de francs[1].

Le joueur réussit ses débuts : pour la première rencontre de la saison, à Strasbourg, il marque le but de la victoire. Lors du match suivant, au Parc des Princes contre le SM Caen, il réalise plusieurs gestes de classe, semble s’entendre à merveille avec Raí et adresse une passe décisive à Patrice Loko. L’été et le début de l’automne suivent les mêmes bases, avec un Leonardo qui s’avère très efficace : début octobre, après douze journées, il compte déjà sept buts. Il marque également à Vaduz en Coupe des coupes. Cette dernière compétition semble le sublimer puisque c’est là qu’il réalise ses meilleures rencontres, avec notamment un très bon match retour contre Galatasaray (4-0), également ponctué d’un but. La classe balle au pied du joueur séduit tout le monde, de même que son attitude en dehors du terrain : après quelques mois à Paris, Leonardo maîtrise le français à la perfection[1].

Le capital sympathie du joueur est alors très grand, ce qui lui permet de passer au travers de certaines critiques. Car si ses débuts sont flamboyants, Leonardo fournit ensuite un apport irrégulier au club. Sa deuxième partie de saison est globalement moins bonne, malgré une facilité technique qui fait dire à la presse de l’époque qu’il a « une main à la place du pied gauche ». Mais Leonardo a le mérite de se mettre en avant au bon moment. Sa seule réalisation parisienne de l’année 1997 est inscrite au Parc des Princes, contre Liverpool pour une victoire (3-0) et une qualification en finale de C2, la deuxième consécutive pour le club. Le PSG s’y incline contre le FC Barcelone sur un penalty de Ronaldo et finit second du championnat. Dès l'issue de la saison, Leonardo s’envole en Bolivie et y remporte la Copa América avec sa sélection[1].

L’année suivante, Ricardo compte repartir avec son joueur. Le PSG s’est considérablement renforcé et fait des folies, notamment sur un joueur : Marco Simone, du Milan AC. Le club parisien offre un pont d’or au joueur italien[réf. nécessaire]. Pour payer son salaire, les dirigeants parisiens sont donc presque obligés de réaliser une bonne opération financière sur un membre de leur effectif. Leonardo est alors convoité par le Milan AC. Le joueur est annoncé partant durant le mois d’. La tête aux négociations, il n’est pas titulaire lors des premières rencontres de championnat. Son sort est finalement réglé à la fin du mois, et pour 68 millions de francs Leonardo peut signer en Italie. Le joueur a toutefois l’occasion de disputer une dernière rencontre avec le maillot parisien. Le , le PSG reçoit le Steaua Bucarest en Ligue des champions après avoir perdu 3-0 sur tapis vert au match aller. Leonardo conclut son passage parisien par une victoire 5-0 et quatre passes décisives. Le joueur part sur son meilleur match, laissant un excellent souvenir aux supporters parisiens au terme d’une saison et une rencontre. « Leo, reste avec nous ! », implore la une de L'Équipe le , au surlendemain du match. Avant de partir, il revient une dernière fois au Parc des Princes pour saluer le public parisien avant le coup d’envoi du match PSG-Rennes[1].

Après son départ à Milan, Leonardo reviendra plusieurs fois dans le sillage du PSG, grâce à son association Gol de Letra, créée avec Raí et mise en avant à plusieurs reprises au Parc des Princes, mais aussi lors du jubilé de son ancien coéquipier, il fait une brève apparition sur le terrain. Il revient aussi avec son nouveau club lors des deux éditions du tournoi Opel, et marque même un but en .

Joueur majeur du Milan AC (1997-2001)

Au Milan AC, Leonardo rejoint un effectif riche de joueurs internationaux tels que Paolo Maldini, Marcel Desailly, Patrick Kluivert, Dejan Savićević, Zvonimir Boban ou encore le ballon d'or George Weah. Après une première saison décevante (dixième en championnat), le Brésilien contribue largement au titre de champion l'année suivante, marquant à douze reprises en Serie A.

Malgré le renfort d'Andriy Chevtchenko, la troisième année milanaise de Leonardo est décevante avec une troisième place en championnat et une élimination en phase de groupe de la Ligue des champions.

Lors de sa quatrième et dernière saison milanaise, il recroise le PSG en Ligue des champions, et marque au match aller à San Siro (1-1).

Fin au Brésil puis dernière page à Milan (2001-2003)

En 2001, Leonardo retourne au Brésil, à São Paulo Futebol Clube puis à Flamengo, et achève sa carrière en 2003 au Milan AC après une saison quasi-blanche. Il a alors trente-trois ans[1].

En sélection (1989-2001)

Leonardo participe à la Coupe du monde U20 1989 en Arabie saoudite, où il est buteur lors de la finale pour la troisième place.

Le Brésilien fait ses débuts en équipe A en 1990. Il est sélectionné comme arrière gauche pour la Coupe du monde 1994, excluant ainsi le jeune Roberto Carlos de la liste, au grand déplaisir de celui-ci. Leonardo joue lors des premiers matchs, mais il est suspendu pour quatre matchs à la suite d'un coup de coude asséné[1] à l'Américain Tab Ramos en huitième de finale, lequel doit rester à l'hôpital pendant trois mois et demi pour une fracture de l'os malaire. Cette suspension l'empêche de participer au reste de la compétition. Leonardo écope donc de la deuxième plus longue suspension infligée dans l'histoire de la Coupe du monde.

En 1997, Leonardo porte le numéro 10 en équipe nationale et remporte la Copa América.

Leonardo joue les sept matchs de sa deuxième Coupe du monde en 1998, aidant le Brésil à atteindre la finale. Avec la sélection du Brésil, il dispute une finale de Coupe du monde, perdue en 1998[1]. Lors du premier tour contre le Maroc, il inscrit un but qu'il commence à célébrer, mais il est refusé pour hors-jeu.

Il est appelé une dernière fois pour jouer avec le Brésil lors des qualifications à la Coupe du monde 2002 et termine sa carrière avec 56 sélections et 7 buts pour le Brésil.

Reconversions multiples (depuis 2003)

Dirigeant puis entraîneur à Milan (2003-2011)

Après sa retraite sportive, Leonardo rejoint dans la foulée la structure dirigeante de la formation lombarde, devenant directeur technique de l'AC Milan. Ses principaux faits d’armes sont d’avoir facilité les négociations pour faire venir Kaká et Alexandre Pato[1].

Lors de la Coupe du monde 2006, Leonardo travaille pour la BBC au Royaume-Uni, comme analyste de l'émission Match of the Day, aux côtés d'un autre ancien champion du monde Marcel Desailly. Il apparaît à nouveau comme consultant d'un Match of the Day le aux côtés d'Alan Hansen et Alan Shearer pour le premier match de l'équipe d'Angleterre au nouveau Wembley Stadium se terminant par un score de 1-1 avec le Brésil.

Début 2008, il est nommé directeur technique de son ancien club, l'AC Milan. Plus tard la même année, il obtient la nationalité italienne, après douze ans en Italie en tant que résident[3].

Après le départ de Carlo Ancelotti du Milan pour devenir l'entraîneur de Chelsea[4], Leonardo est nommé entraîneur de l'AC Milan le [5], bien qu'il n'ait pas encore les diplômes d'entraîneur nécessaires[6]. Cependant, il est exempté de l'exigence d'une licence UEFA Pro, qui est habituellement obligatoire pour les entraîneurs de Serie A italienne, du fait d'être un ancien champion du monde en tant que joueur[7]. Leonardo ne perd pas de temps en déclarant qu'il souhaite que son équipe développe un football offensif attrayant, évoquant même le style de son vieux mentor, Telê Santana[8].

Leonardo en 2011, l'année de son premier trophée en tant qu'entraîneur.

Après un mauvais départ, avec une défaite 0-4 lors d'un derby contre les rivaux de l'Inter Milan, qui lance les spéculations sur son éventuel licenciement de son poste d'entraîneur à Milan, les résultats commencent à s'améliorer pour les Rossoneri de Leonardo, en vertu de l'application d'une tactique en 4-2-1-3 (surnommé aussi « 4-2-fantasy » par le vice-président du Milan Adriano Galliani). Cette tactique, assez inhabituelle pour le football italien, très axée sur les joueurs créatifs tels que Ronaldinho, Andrea Pirlo et Clarence Seedorf, conduit l'équipe à de meilleurs résultats à la fois en Serie A et en Ligue des champions, dont une remarquable victoire 3-2 au stade Santiago Bernabéu contre le Real Madrid CF, et une victoire 3-0 à l'extérieur contre la Juventus, qui leur permet de terminer en deuxième place à la mi-saison, à six points des leaders intéristes avec un match en moins. Toutefois, le parcours en Ligue des champions est interrompu prématurément, Milan étant éliminé en huitièmes de finale par Manchester United sur un score cumulé de 2-7 (2-3, 0-4). Dans les dernières semaines de la saison, il est annoncé que Leonardo pourrait quitter le Milan AC à la fin de la saison. En , Leonardo confirme les divergences avec le propriétaire du club et Premier ministre italien Silvio Berlusconi, en définissant leur relation comme « difficile »[9]. Il quitte le Milan AC[1] d'un commun accord après leur dernier match de la saison contre la Juventus[10].

Quelques mois plus tard, il revient dans la ville, mais cette fois à l’Inter Milan où il prend la relève de Rafael Benitez, et parvient à redresser la formation intériste grâce à un excellent départ[11]. Les Nerazzurri terminent à la deuxième place et remportent la Coupe d’Italie. Apprécié par Moratti et par ses joueurs, le jeune coach doit repartir pour une saison supplémentaire en 2011-2012, avant d'être contacté par le Paris Saint-Germain[1].

Directeur sportif du PSG (2011-2013)

Leonardo en décembre 2011.

Le , Leonardo est officiellement nommé "manager général" soit directeur sportif du Paris Saint-Germain par Nasser Al-Khelaïfi, représentant des nouveaux propriétaires du club. Son arrivée marque la fin de la mission de Robin Leproux comme président. Il contribue fortement au recrutement de qualité du club, avec notamment les arrivées de joueurs internationaux comme Momo Sissoko, Jérémy Ménez, Kevin Gameiro, Blaise Matuidi, Salvatore Sirigu, Diego Lugano, Thiago Motta mais surtout Javier Pastore, dès la première saison. Le , il évince son entraineur Antoine Kombouaré, et décide de le remplacer par Carlo Ancelotti.

Au terme de la saison 2011-2012 le club finit second du championnat à trois points de Montpellier.

Zlatan Ibrahimović aux côtés de Nasser Al-Khelaïfi, président parisien, et de Leonardo, directeur sportif, lors de sa présentation le .

Lors de la deuxième saison avec à la qualification en Ligue des Champions, il recrute des joueurs comme Ezequiel Lavezzi, Gregory van der Wiel et Thiago Silva ou encore Zlatan Ibrahimović ainsi que Lucas et David Beckham lors du mercato hivernal, ce qui permet au PSG de devenir champion de France 2013.

Le , à la suite d'une bousculade avec l'arbitre Alexandre Castro au Parc des Princes[12], il écope d'une suspension de neuf mois ferme de banc de touche, de vestiaire d'arbitres et de toutes fonctions officielles. Il pénalise aussi le PSG d'un retrait de trois points avec sursis[13]. Après la décision du club de faire appel, cette suspension est alourdie de trois mois supplémentaires, soit une année au total. Il démissionne du PSG le [14]. Finalement, le tribunal administratif annule sa suspension d'un an le [15].

Entraineur d'Antalyaspor (2017)

Le , il est nommé nouvel entraineur d'Antalyaspor pour deux années[16]. Il démissionne seulement quelques semaines plus tard, le , car le président du club quitte Antalyaspor[réf. nécessaire].

Directeur sportif de l'AC Milan (2018-2019)

Le , il devient le nouveau directeur sportif de l'AC Milan.

Il démissionne de ce poste dès le à la suite de désaccords sur le projet sportif du club[17].

Retour au PSG (depuis 2019)

Le , le PSG annonce le retour de Leonardo au poste de directeur sportif, six ans après l'avoir quitté[18].

Son nouveau mandat débute par les difficultés liées à la gestion de Neymar et la volonté de redonner de la rigueur et de la discipline à la direction sportive du club. Il impose d'entrée de jeu son autorité, assène en direction de Neymar que personne n'est indispensable et déclare devant le groupe « Je vais parler en français. Si certains ne comprennent pas, ils n'ont qu'à prendre des cours. »[19]. Dans une interview au journal Le Parisien, il réaffirme la prédominance du club sur les individualités : « On ne doit pas avoir peur. Le club doit faire le choix de son destin : ne pas subir n'importe quoi, tout le temps. On doit supprimer l'idée que des personnes font des faveurs au club en étant présentes. Ce n'est pas un message agressif : c'est la normalité d'un club comme le PSG. Le reste, c'est le travail. Il y a des génies mais ils sont rares. Je crois au travail, tous les jours. On parle de discipline, ce n'est rien d'extraordinaire, c'est juste la norme. ». Il ouvre en même temps la porte à un départ de Neymar à condition qu'une offre satisfaisante soit présentée[20]. La politique d'achat du PSG est réorientée vers une plus grande modération en raison des contraintes du fair-play financier et un ciblage de joueurs pouvant apporter au club un état d'esprit plus combatif qui lui permettrait de passer un cap en Ligue des champions. Pour remplir ces critères, Leonardo parvient à obtenir les signatures d'Ander Herrera, Pablo Sarabia, Abdou Diallo, et Idrissa Gueye pour un montant global légèrement supérieur à 80 millions d'euros. En outre, il fait venir gratuitement de jeunes joueurs à fort potentiel de revente tels que Marcin Bulka et Mitchel Bakker.

La suppression de l'équipe réserve, amorcée par Antero Henrique pousse Leonardo à monétiser rapidement les jeunes joueurs issus du centre de formation et barrés par la concurrence en équipe professionnelle. Les ventes de Moussa Diaby, Christopher NKunku, Stanley Nsoki, Timothy Weah, Arthur Zagre et quelques autres jeunes permettent au club de dégager plus de 60 millions d'euros de liquidités[21]. Grâce à ces liquidités Leonardo réussit deux très beaux coups le dernier jour du mercato avec le transfert du gardien du Real Madrid, Keylor Navas, et le prêt avec option d'achat à 70 millions d'euros du buteur de l'Inter Milan, Mauro Icardi. Leonardo parvient également à obtenir le prêt du gardien espagnol Sergio Rico, en provenance du Séville FC, qui évoluera en doublure de Navas. Alphonse Areola est, lui, envoyé en prêt sans option d'achat au Real Madrid.

Enfin, faute de proposition satisfaisante du FC Barcelone, Leonardo obtient le maintien de Neymar au sein de l'effectif parisien après deux mois de spéculations sur l'avenir au PSG de la star brésilienne[22].

De l'avis de nombreux observateurs[réf. nécessaire], le premier mercato de Leonardo depuis son retour au club figure parmi les meilleurs depuis le rachat du PSG par QSI. Outre les manques comblés au sein de l'effectif parisien, la politique sportive du club a permis sur ce mercato de dégager un léger excédent financier grâce à la recherche d'opportunités sur le marché des transferts et à la fin des dépenses inconsidérées.

Style

En tant que joueur, Leonardo aime « jouer en ayant beaucoup de libertés, et faire des actions offensives », explique-t-il à Téléfoot à son arrivée au Paris Saint-Germain en 1996 : « Je me sens attaquant, et j’aime participer devant »[1].

Leonardo est réputé dans le monde du football pour son élégance vestimentaire. Il est aussi polyglotte, maîtrisant l'anglais, le français, l'espagnol, l'italien, le portugais et le japonais[23]. De plus, il devient une des marionnettes phares des Guignols de l'Info sur la chaine cryptée, avec des phrases telles que « La Prince, elle parle français, mais pas à toi ».

Statistiques

Joueur

Générales

Statistiques de Leonardo [24]
Saison Club Championnat Coupe(s) nationale(s)Compétition(s)
continentale(s)
Recopa Sudamericana / Supercoupe UEFACoupe intercontinentale BrésilTotal
Division MB MBCMBMBMBMBMB
1987 Flamengo Série A 18 0 - ---------- 180
1988 Flamengo Série A 18 0 - ---------- 180
1989 Flamengo Série A 16 0 8 0--------- 240
1990 São Paulo FC Série A 22 0 4 3--------- 263
1991 São Paulo FC Série A 22 1 - --------50 271
1991-1992 FC Valence Liga 37 3 - ---------- 373
1992-1993 FC Valence Liga 34 3 - ---------- 343
1993 São Paulo FC Série A - - - ----1010-- 20
1994 São Paulo FC Série A 12 3 - -CL--11---- 134
1994 Kashima Antlers J. League 9 7 1 0-------90 197
1995 Kashima Antlers J. League 28 17 3 1-------82 3920
1996 Kashima Antlers J. League 12 6 10 5--------- 2211
1996-1997 Paris Saint-Germain D1 32 7 2 0C27320--154 5814
1997-1998 Paris Saint-Germain D1 2 0 - -C110----20 50
1997-1998 AC Milan Serie A 27 3 5 1-------130 454
1998-1999 AC Milan Serie A 27 12 2 0-------21 3113
1999-2000 AC Milan Serie A 20 4 1 1C151------ 266
2000-2001 AC Milan Serie A 22 3 5 2C151------ 326
2001 São Paulo FC Série A 13 0 - --------20 150
2002 Flamengo Série A - - - ---------- 00
2002-2003 AC Milan Serie A 1 0 4 2--------- 52
Total sur la carrière 372694515-1854110567 49697

Buts Internationaux

Entraîneur

ClubDébutFinRésultats
MVND% Victoires% Nuls% Défaites
AC Milan200920104823131247,9127,0825.00
Inter Milan2010201132223768.759.3721.87
Antalyaspor201720171041540.00 10.00 50.00
Total 90 49 17 24 54.44 18.88 26.66

Palmarès

Joueur

CR Flamengo
 
São Paulo FC
 
Kashima Antlers
 
Paris SG
 
AC Milan
 
Brésil

Dirigeant

Inter Milan
 
Paris SG
 

Œuvres caritatives

En 1998, Leonardo crée avec son ami Raí, l'association Gol de Letra. Le but est l'aide des enfants et adolescents défavorisés brésiliens. Elle permet d'apporter de l'aide éducative, culturelle et sportive.

Depuis 2002, Leonardo se consacre à des œuvres sociales avec la Fundação Gol de Letra et la Fondazione Milan. Il est également parrain de la Damoura Fondation qui lutte contre les inégalités au Brésil.

Annexes

Notes et références

  1. « La carrière de Leonardo et son passage au PSG », sur psgmag.net, (consulté le 19 juin 2015)
  2. Damien Degorre et Jérôme Touboul, La folle histoire du PSG, Prolongations, , 722 p. (ISBN 2916400524)
  3. (it) « Leonardo est citoyen italien », sur La Gazzetta dello Sport, (consulté le 22 mai 2010)
  4. (en) « Ancelotti quitte son poste à l'AC Milan », sur BBC Sport, (consulté le 22 mai 2010)
  5. (it) « Au revoir Carletto ! », sur AC Milan, (consulté le 22 mai 2010)
  6. (it) « Ammessi Corso Seconda Cat. UEFA A 2008/2009 », sur Settore Tecnico FIGC, (consulté le 22 mai 2010)
  7. (it) « Nouvelle ère milanaise, bienvenue Leonardo ! », sur Yahoo! Eurosport, (consulté le 22 mai 2010)
  8. (en) « Leonardo veut que Milan joue un football offensif », sur goal.com, (consulté le 22 mai 2010)
  9. (en) « L'entraîneur Leonardo incertain sur son avenir avec l'AC Milan », sur BBC Sport, (consulté le 22 mai 2010)
  10. (en) « Leonardo confirme qu'il quittera Milan », sur goal.com, (consulté le 22 mai 2010)
  11. Avec 33 points en 13 matches au 6 mars 2011, l’Inter de Leonardo bat le précédent record (32) de la Serie A, qui était détenu par Fabio Capello.
  12. On ne touche pas l'arbitre, "règle sacrée" mais non écrite - Le Monde, 6 mai 2013
  13. « Les décisions du 30 mai 2013 », LFP,
  14. Le Parisien 10/07/2013 Leonardo quitte le PSG
  15. « Leonardo gagne contre la FFF »
  16. https://www.lequipe.fr/Football/Actualites/Leonardo-deux-ans-a-antalyaspor/838001
  17. « Leonardo va quitter l'AC Milan », sur L'ÉQUIPE (consulté le 27 mai 2019)
  18. https://www.psg.fr/equipes/equipe-premiere/content/leonardo-nomme-directeur-sportif-du-paris-saint-germain
  19. « Neymar (PSG) : les coulisses du feuilleton de l'été - Foot - Transferts », sur L'Équipe (consulté le 3 septembre 2019)
  20. Par Ronan Folgoas et Benoît LallementLe 9 juillet 2019 à 19h07 et Modifié Le 10 Juillet 2019 À 06h32, « Leonardo : «Je ne veux pas faire de promesse en l’air» », sur leparisien.fr, (consulté le 30 juillet 2019)
  21. Par Yves LeroyLe 31 août 2019 à 18h29, « Mercato : Nsoki et les jeunes ont rapporté plus de 60 millions d’euros au PSG », sur leparisien.fr, (consulté le 3 septembre 2019)
  22. « La déclaration complète de Leonardo après Metz / PSG », sur www.msn.com (consulté le 3 septembre 2019)
  23. https://www.humanite.fr/node/155363
  24. « Fiche de Leonardo », sur footballdatabase.eu

Liens externes

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