Les Imposteurs de l'économie

Les Imposteurs de l'économie : Les économistes vedettes sous influence est un ouvrage du journaliste et essayiste Laurent Mauduit paru en 2012. Il a été écrit pour être un pendant complémentaire à l'ouvrage de Pascal Boniface Les Intellectuels faussaires écrit en 2011.

Les Imposteurs de l'économie
Les économistes vedettes sous influence
Auteur Laurent Mauduit
Éditeur Gawsewitch
Lieu de parution Paris
Date de parution 2012
Nombre de pages 263
ISBN 9782266234078

Résumé

L'ouvrage est un pamphlet qui dénonce la mainmise de certains économistes néolibéraux sur la recherche économique, sur la formation des étudiants, sur l'expression dans toute la presse, sur les décideurs politiques à partir de leurs liens avec les milieux d'affaires et les chefs des grandes entreprises. « En amont [.], il y a la consanguinité. Économistes, hiérarques des journaux économiques, milieux d'affaires »[1].

« Perpétuellement la même politique économique : L'enrichissement pour les uns, la punition sociale pour les autres... Pendant plusieurs mandats, quelles que soient les majorités... »[2].

Thèmes, constats et critiques

Thèmes

  • « Libéraux en économie, du moins en paroles, la majorité des grands patrons du CAC 40 ne sont pas des libéraux en politique »[3].
  • L’honnêteté, et l'indépendance des économistes[4].
  • La scientificité de l'économie moderne[5].
  • Le bêtisier de la crise de 2007 à 2012[6].
  • L'invraisemblable endogamie entre la communauté des économistes et les milieux d'affaires[7].
  • L'anémie du débat public dû au quasi-monopole de l'expression dans les grands médias organisé par les économistes avec la complicité des journalistes[8].
  • Le financement de la recherche économique de plus en plus laissé aux entreprises privées et aux banques[9].
  • La formation des étudiants à l'université, monopolisée par les tenants de l'idéologie néolibérale, sous couverts de Lauréats du Prix de la Banque de Suède (voir les divers Prix Ig-Nobel) remis aux néolibéraux...) « Mis à part l'EEP (Piketty), le reste du paysage français est déprimant : Partout, la finance a pris le pouvoir. »[10]
  • La prise de pouvoir de la finance sur l'économie réelle.

Constats

  • « Le capitalisme [de connivence à la française] a pris tout de qui pouvait enrichir spectaculairement les mandataires sociaux des grands groupes, mais il a conservé toute l'opacité qui les protège. »[11].
  • « Des économistes ont pu, sans le moindre état d'âme, conseiller simultanément (et secrètement) les deux grands partis : celui dont Nicolas Sarkozy a été le champion et celui de François Hollande. Pour leur "vendre" les mêmes idées. »[12].
  • « La loi interdit normalement à un professeur d'université de siéger au conseil d'administration d'une entreprise privée. »[13].
  • « Cette fraction de l'oligarchie française, issue notamment de l'Inspection des Finances, survit à chaque alternance, recommandant perpétuellement les mêmes politiques économiques, sous la gauche comme la droite »[14]. L'auteur condamne « ce système de consanguinité à la française où les journalistes font parfois la courte échelle à ceux qu'ils sont censés décrire »[15].

Critiques

  • Quelques économistes, parmi les plus médiatisés ont été moqués pour leur manque de discernement ou de leur clairvoyance[6].
  • Des économistes ont été mis en cause pour leurs connivences avec le monde de la finance[16]. « Ils mélangent un peu trop souvent savoir académique et intérêts privés, grandes idées et petit business. [.] ils ont une conception de l'éthique un peu trop... élastique »[17].
  • Des économistes ont été dénoncés pour avoir rédigé des rapports faisandés en faveur d'une dérégulation et avoir amassé en retour des tas d'or[16].
  • Des économistes ont été dénoncés pour avoir, sous couvert d'un discours académique, disculpé les banquiers et assureurs américains de toute responsabilité alors que ces derniers les avaient cooptés dans leur conseil d'administration. Manque d'indépendance, et/ou conflit d'intérêt et/ou corruption[7]!!!
  • De nombreux économistes de banque se sont trompés dans leurs analyses et leurs prévisions et ont reconnu un "biais d'optimisme"[18].
  • La subjectivité de la presse économique : « S'il y a confusion, c'est que la presse ne fait pas toujours son office. [.] Elle présente indistinctement sous la même appellation, des économistes de banque et des professeurs d'universités, des experts qui sont indépendants et d'autres qui ne le sont pas. »[17]
  • Les fondations et "Think tank" (Institut Montaigne, Institut de l'Entreprise, Le Siècle... mais aussi la Fondation Jean-Jaurès, Fondation Saint-Simon, Terra Nova...) incapables de sortir de l'idéologie néolibérale.

Institutions critiquées dans l'ouvrage

Le troisième chapitre Les liaisons dangereuses est consacrée à deux institutions économiques : Le Cercle des Économistes et Le Conseil d'Analyse Économique (CAE).

Leurs dirigeants empêtrés dans d'évidents conflits d'intérêts plaident leur indépendance. Christian de Boissieu : « Cette diversité conforte, [.], mon expérience d'économiste et m'aide à conserver mon indépendance d'esprit et de parole. »[19].

L'auteur, en quête d'une plume célèbre qui porte le combat, préconise :« Il faudrait un nouveau Balzac pour décrire les us et coutumes de ce petit monde, de tout cet entrelacs d'intérêts qui a assez peu à voir avec la science économique »[20]. « pour écrire une version actualisée de Splendeurs et misères des courtisanes »[21].

Le Cercle des Économistes

Le Cercle des économistes, présidé par Jean-Hervé Lorenzi est « une société mondaine d'entraide et d'autopromotion, ou si on préfère, c'est une confrérie. En clair, c'est l'agence de communication des économistes parisiens ; une forme de cabinet de propagande de la pensée unique »[22].

Le Conseil d'Analyse Économique (CAE)

Le Conseil d'analyse économique était présidé par Christian de Boissieu[23]. Voir ci-après...

Les économistes (dits de gauche) démissionnaires du CAE en 2002 lors de l'alternance cités sont : Michel Aglietta, Yves Dimicol (communiste), Alain Lipietz (écologiste), Dominique Plihon, Thomas Piketty.

Les économistes de banque

L'auteur, sur la base de déclarations et des analyses des faits produits est critique sur leur indépendance et leurs responsabilités. « Les économistes de banque ont, par la force des choses, une parole contrainte : Ils peuvent (presque) tout dire, sauf.. ce qui met en cause le système bancaire qui les emploie »[24].

Personnalités et économistes évoqués dans l'ouvrage

Sur la base d'une analyse précise de leurs déclarations et responsabilités, l'auteur déclare que Christian de Boissieu et Jean-Hervé Lorenzi : « ne sont pas des économistes, ce sont de grosses PME, adossées à d'innombrables succursales... »[25].

L'auteur a été mis en examen une douzaine de fois en 2009 pour avoir raconté le naufrage prévisible des Caisses d’Épargne (lié aux spéculations hasardeuses d'un trader de Natixis) et regrette d'avoir gagné sans avoir « reçu de soutien de la part des économistes de banque qui pourtant étaient bien placés pour parler des ravages de la dérégulation bancaire. »[26].

Philippe Aghion

§ Philippe Aghion[27].

Alexandre Allard

Selon le publicitaire et entremetteur Jacques Séguéla, Alexandre Allard serait un « mélange de Bernard Arnault et de Bernard Tapie »[28].

Bernard Arnault

Beaucoup de directeurs de la rédaction de La Tribune l'avouent en privé : « Bernard Arnault n'hésite pas à décrocher son téléphone pour que son journal soit plus docile dans le traitement de l'actualité qui concerne son propre groupe. »[29].

Plusieurs signataires de la pétition - qui s'offusquent sur le fait que le principal quotidien économique français Les Échos soit acheté par un actionnaire dont la presse n'est pas le métier - ont été appelés par Nicolas Bazire ou par un des collaborateurs de Bernard Arnault « leur enjoignant de retirer leur signature, sauf à risquer de ne plus jamais travailler avec LVMH »[30].

Patrick Artus

Patrick Artus, économiste de la banque Natixis. Il estime dans une nouvelle note en que la crise financière est « finie[31],[6], et que « On peut considérer que le pire de la crise financière qui débute à l’été 2007 est derrière nous : le provisionnement des banques est suffisant, la confiance revient sur la plupart des marchés financiers, les banques consolident leurs bilans[32]. » Ceci est à nouveau contredit par les nombreuses faillites et sauvetages bancaires de , en particulier Fannie Mae, Freddy Mac, Lehman Brothers, Merrill Lynch et American International Group AIG.

Il se trouve obligé de reconnaître s'être encore trompé « Essentiellement nos erreurs de prévisions consistent en un optimisme global très excessif (portant sur la croissance, les cours boursiers,...) au premier semestre 2008 ». Erreurs déjà signalées auparavant, comme en 2007 « Le scénario le plus raisonnable est celui où la crise immobilière aux États-Unis ralentit l'économie mondiale mais est loin de la plonger dans une récession. Notre scénario central n'est donc absolument pas celui d'une récession en 2008. »[33].

Pour l'auteur, Patrick Artus, bien que brillant, « est trop incrusté dans ce système pour en dénoncer tous les vices et toutes les turpitudes. Sans même parler de ses rémunérations principales, celles que lui sert sa banque d'attache. »[34] « Tout ça n'incite pas à applaudir les thèses hétérodoxes des économistes atterrés ou d'Attac. »[35].

Philippe Askenazy

Philippe Askenazy a accepté la rencontre avec l'auteur du .

Jacques Attali

L'auteur lui décerne le titre The hyper Attali Company pour son § 8 qui lui est entièrement consacré[36].

Jacques Attali « est un des atouts maîtres du jeu des sept familles du capitalisme de connivence à la française »[37]. Mêlé à de nombreux conflits d'intérêts en France comme à l'étranger, il apparaît souvent en action (marchand d'influence), en filigrane ou en soutien.

En 2007, président de la « commission dont la mission est de réfléchir " à la libération de la croissance" ». L'auteur précise : « on connaît le refrain à la Madelin : Un État obèse étouffe l'initiative privée et bride le dynamisme de l'économie. »[38].

Christophe de Baker

§ Christophe de Baker[39].

Laurent Batsch

Laurent Batsch : Président de l'université de Paris-Dauphine. Il a refusé la rencontre avec l'auteur .

Ex-militant de la Ligue Communiste Révolutionnaire, il a conduit la privatisation de l'université Paris-Dauphine.

Nicolas Baverez

§ Nicolas Baverez[40].

Nicolas Bazire

Nicolas Bazire, Banque Rothschild, directeur de cabinet d'Édouard Balladur à Matignon[41].

Éric Besson

Éric Besson, ministre de l'immigration et de l'identité nationale. Très lié à Jean-Paul Fitoussi[42].

Nicolas Beytout

Nicolas Beytout, journaliste et directeur déchu Le Monde[43].

Laurent Bigorne

Laurent Bigorne, directeur de l'Institut Montaigne[44].

Christian de Boissieu

Christian de Boissieu a accepté la rencontre avec l'auteur du et . § Christian de Boissieu[45].

Fréquente assidument les salons parisiens, dont Le Siècle.

Laurence Boone

Laurence Boone, membre du Cercles des économistes. Un CV dans les grands groupes du CAC 40. « Pour siéger dans pareilles instances, il ne faut pas être ni rebelle, ni protestataire. Il ne faut pas non plus être économiste hétérodoxe, néo-keynésien ou régulationniste. Non il faut en économie chanter les louanges de la mondialisation heureuse et être politiquement du bon côté. En clair il faut être du côté des plus riches et être adoubé par l'oligarchie économique et financière. »[46].

François Bourguignon

François Bourguignon a accepté la rencontre avec l'auteur du .

Anton Brender

Anton Brender a osé « Les paniques bancaires à l'ancienne ont disparu grâce au dispositif d'assurance des dépôts mis en place pour permettre de les éviter »[16].

Au sujet du "biais d'optimisme", et du refus de mettre le modèle néolibéral en cause, l'auteur considère qu'Anton Brender « est emblématique de cette sorte de parti pris, commun à beaucoup d'économiste de banque »[35].

Yaron Bruckner

Yaron Bruckner, président de East River Partners[47].

Pierre Cahuc

§ Pierre Cahuc[48].

Gilbert Cette

§ Gilbert Cette[49].

Daniel Cohen

Daniel Cohen a refusé la rencontre avec l'auteur. L'auteur le considère comme un mélange de genres : Alors qu'il est professeur à l’école normale supérieure et à l'école d'économie de Paris, il a dit : « La bonne nouvelle c'est que cela durera pas plus longtemps. »[6],[50]. Il est président du conseil scientifique de la Fondation Jean-Jaurès, un think tank socialiste animé depuis longtemps par des proches de Dominique Strauss-Khan. Il fréquente assidument les salons parisiens, dont Le Siècle.

Élie Cohen

Élie Cohen membre du CAE. Administrateur... de nombreuses entreprises. Administrateur, dit indépendant, de EdF énergies nouvelles... Membre de divers conseils de surveillance... Il « [.] perçoit vraisemblablement beaucoup plus d'argent du privé que de l'université »[51]. « La loi interdit normalement à un professeur d'université de siéger au conseil d'administration d'une entreprise privée. »[13].

Jean-Marie Colombani

Jean-Marie Colombani, journaliste directeur Le Monde[43].

Patrick Combes

Patrick Combes, P-DG de Viel & Compagnie[52].

Jacques Cremer

Directeur scientifique de l’École d’Économie de Toulouse, Jacques Cremer a conduit des études rémunérées en partenariat avec Microsoft, Nokia, France-Télécom, Gaz de France, Crédit agricole, Intel, Pfizer[53]...

Jacques Delpla

Jacques Delpla a accepté la rencontre avec l'auteur du .

Jean Pierre Denis

Jean-Pierre Denis, secrétaire général adjoint de l’Élysée[29]

Olivier Ferrand

Olivier Ferrand, président du think tank Terra Nova[54].

Patrick Fève

Directeur des programmes d'enseignement de l’École d’Économie de Toulouse, Patrick Fève a conduit des études rémunérées en partenariat avec Areva, Orange, Banque de France, Caisse des dépôts et des consignations[53]...

Marc Fiorentino

Marc Fiorentino est évoqué au premier chapitre, La martingale de Marc Fiorentino[55], de manière exclusive. Il y est décrit comme "ultra libéral", mêlé à un conflit d'intérêt lié à sa société de bourse, Euroland finance, qui a fait l'objet de trois sanctions par l'AMF entre 2008 et 2009[56]. Il a préconisé la re financiarisation des banques par les états et aussi la nationalisation temporaire des banques[57] « Marc Fiorentino n'a aucune qualité pour parler d'économie, puisque son métier c'est la finance. » et ses propos et conseils en placement ne sont pas indépendants puisqu'il en fait business[58].

Jean-Paul Fitoussi

Jean-Paul Fitoussi est président de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), très lié à Eric Besson, ministre[59].

Nicolas Gaume

Nicolas Gaume, homme d'affaires dans les jeux vidéos[47].

Frédéric Gonnand

Frédéric Gonnand, économiste à l'OCDE[40].

Roger Guesnerie

Roger Guesnerie : Professeur au Collège de France. Président du l’École d'économie de Paris[43].

Guillaume Hollard

Guillaume Hollard a accepté la rencontre avec l'auteur du .

Bertrand Jacquillat

Bertrand Jacquillat : Professeur à Sciences Po. Administrateur... de diverses sociétés et par ailleurs déploie des activités de conseil..

Jacques Julliard

Jacques Julliard, intellectuel et journaliste[60].

Yves de Kerdrel

Yves de Kerdrel journaliste (Figaro)[61],[40].

Paul Krugman

Paul Krugman, Prix de la banque de Suède. Il a évoqué la « corruption douce entre la communauté des économistes et les milieux d'affaires : cooptation en conseil d'administration à condition de ne pas trop casser la baraque »[62].

Christine Lagarde

Christine Lagarde : Ex-ministre des Finances devenue "patronne" du Fonds Monétaire International (FMI). Mise en cause pour complicité de détournement de fonds publics dans l'affaire Tapie/Crédit Lyonnais[16]. Elle a dit dans l'été 2008 « Le gros de la crise est derrière nous. »[16].

Augustin Landier

Augustin Landier, trader, économiste, conseiller, devenu enseignant, il est le symbole vivant du dangereux effacement des frontières entre la finance et l'université. Co-auteur juste avant la crise de l'ouvrage Le grand Méchant Marché, Flammarion, 01/2007, dans lequel se trouve : « Éloge de la finance, plaidoyer en faveur des fonds de pension, dénonciation des rigidités de marché, détestation de la régulation, mépris pour le modèle social français. »[63]. Co-auteur en 07 2007 dans Les Echos d'un article Le méga-krach n'aura pas lieu[64].

Éric Le Boucher

Éric Le Boucher : Journaliste (Enjeux, Les Echos, Slate.fr)[61],[65].

Mathilde Lemoine

Compagne de Dominique Paillé : La gauche de droite... § Mathilde Lemoine[66].

Frédéric Lordon

Frédéric Lordon a refusé la rencontre avec l'auteur.

Jean-Hervé Lorenzi

Jean-Hervé Lorenzi a accepté la rencontre avec l'auteur du . Professeur à Paris Dauphine. Titulaire de chaire[67]. « Grâce à son poste de président du Cercle des économistes, c'est celui qui est le plus visible, le plus médiatique, mais aussi celui qui a le plus de fils à la patte. ». Mr Lorenzi déclare « Je hais les discours moralisateurs. »[22]. Tiens donc !!!

Antoine Magnier

Antoine Magnier, haut fonctionnaire de la direction des études au ministère du Travail[40].

Philippe Manière

Philippe Manière : Journaliste Le Point. Directeur de l'Institut Montaigne[68].

Pierre Mariani

§ Pierre Mariani, directeur de cabinet au Budget[40].

Alain Minc

Alain Minc : Entremetteur du capitalisme parisien[6]. L'auteur lui remet le titre Le grand prix de la pensée unique au § 7 qui lui est entièrement consacré[69].

Mêlé à de nombreux conflits d'intérêts, il apparaît souvent en action, en filigrane ou en soutien.

Frédéric Mishkin

Frédéric Mishkin : Ancien membre de la Réserve Fédérale (la banque centrale américaine), rémunéré pour rédiger un rapport sur la bonne santé financière de l'Islande quelques mois seulement avant que le pays ne fasse faillite[7].

Jacques Mistral

Jacques Mistral (AXA) Membre du conseil BNP Parisbas Cardif

Robert Monteux

Robert Monteux, homme d'affaires, actionnaire du groupe Le Revenu. Secrétaire général du syndicat professionnel de la presse magazine et d'opinion. Son épouse contrôle deux sociétés de courtiers en assurances[70].

Étienne Mougeotte

L'auteur donne le titre Le syndrome Mougeotte au § 9 qui est entièrement consacré à Étienne Mougeotte[71].

Pierre-Alain Muet

Pierre-Alain Muet a accepté la rencontre du . § Pierre-Alain Mue[72].

Olivier Pastré

Olivier Pastré a l'honneur d'un chapitre pour lui tout seul. Le titre ? : Docteur Olivier et Mister Pastré Il est un économiste diplômé et expérimenté..., rédacteur d'ouvrages en économie ayant reçu des prix, chroniqueur radio (France Culture par ex) et TV[73]. Siège au Cercle des économistes qui penche assez nettement du côté de l'idéologie néolibérale. Siège au conseil scientifique de l'AMF.[74]. Exerce ses talents dans Viveris Management qui préconise le private equity au Maghreb qui a été prise en flagrant délit de non-respect des règles de l'AMF en 2010/11[75]. Donc juge (AMF) et partie (Viveris Management accusée)...

Administrateur de sociétés privées Administrateur de E2J2 créée par Jean-Marie Colombani et Jacque Attali pour la société éditrice du site internet : Slate.fr. Le financement par Viveris Management est sous rapport critique de l'AMF.[76].

Administrateur de sociétés publiques : la Caisse des dépôts et consignations. Administrateur du Crédit Municipal de Paris (ma tante)[77].

Banquier d'affaires au Maghreb dans des excroissances du capitalisme de connivence à la française[78]. Toujours aux commandes après le départ du dictateur tunisien Ben Ali : « Il faut que tout change pour que rien ne change ».

Invité sur les chaînes d'information bien qu'il n'ait pas vu venir la crise de 2007 et ses conséquences.

Thomas Piketty

Thomas Piketty a accepté la rencontre avec l'auteur du .

Le chapitre de conclusion est construit autour de la rencontre de l'auteur au sujet des financements de la recherche scientifique et de l'enseignement en économie. Les deux hommes font un parallèle entre les problèmes d'indépendance des médias avec ceux de l'information économique liés aux connivences des différents milieux censés être totalement autonomes dans une véritable démocratie.

Jean Pisani-Ferry

Jean Pisani-Ferry anime le think tank bruxellois.

Dominique Plihon

Dominique Plihon a accepté la rencontre avec l'auteur du .

Richard Portes

Richard Portes : Économiste de la London Business School et du Centre for Economic Policy Research. Statut de chercheur associé à l’École d'économie de Paris (Paris School of Economics (PSE). Directeur d'études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS). Il a rédigé un rapport sur l'Islande en dont l'objectif est de : « convaincre qu'un atterrissage en catastrophe du pays est improbable et que la volatilité financière ne constitue pas une menace pour lui. ». Il incrimine « les rumeurs incontrôlées du marché, les analystes, ou le mauvais journalisme qui veut vendre du papier en diffusant des informations à sensation. »[62]

Franck Portier

Franck Portier : Porte parole (désigné ?) de l'école d'économie de Toulouse[6]. Il a refusé la rencontre avec l'auteur.

Franck Riboud

Franck Riboud, P-DG du groupe Danone[47].

Pierre Richard

Pierre Richard : Administrateur, dit indépendant, de EdF énergies nouvelles

Jean-Pierre Robin

Jean-Pierre Robin, chroniqueur économique Figaro[79].

Bruno Roger

§ Bruno Roger[39]

Jean-Jacques Rosa

§ Jean-Jacques Rosa[80].

Dominique Roux

Dominique Roux, président Bolloré Télécom.

Christian Saint-Étienne

Christian Saint-Étienne : Administrateur... de diverses sociétés.

Guillaume Sarkozy

Guillaume Sarkozy : Frère de Nicolas, Délégué général du groupe de prévoyance Malakoff Médéric[81].

Dominique Seux

Dominique Seux, éditorialiste économique et chroniqueur (France Inter)[82].

Henri Sterdyniak

Henri Sterdyniak a accepté la rencontre avec l'auteur du .

Dominique Strauss-Kahn

Dominique Strauss-Kahn : Ex-ministre des Finances notamment Il a dit en mai 2011 alors qu'il était patron du Fonds monétaire international (FMI) « Les pires nouvelles sont derrière nous. »[16].

Larry Summers

Larry Summers : Conseiller économique aux États-Unis de Bill Clinton et de Barack Obama qui s'est enrichi grâce aux hedge funds[7].

Jean-Marc Sylvestre

Jean-Marc Sylvestre, éditorialiste économique et chroniqueur (France Inter)[82] qui n'a pas vu venir la crise de 2007 et ses conséquences.

Jean-Luc Tavernier

Jean-Luc Tavernier : Haut fonctionnaire de Bercy[40].

David Thesmar

David Thesmar : Professeur de finance à HEC. Co-auteur juste avant la crise de l'ouvrage Le grand Méchant Marché, Flammarion, 01/2007, dans lequel se trouvent : « Éloge de la finance, plaidoyer en faveur des fonds de pension, dénonciation des rigidités de marché, détestation de la régulation, mépris pour le modèle social français. »[63]. Co-auteur en 07 2007 dans Les Échos d'un article Le méga-krach n'aura pas lieu[64].

Xavier Timbeau

Xavier Timbeau, directeur du département analyse et prévision de OFCE[83].

Jean Tirole

Président de l’École d’Économie de Toulouse, Jean Tirole a conduit des études rémunérées en partenariat avec l'European Research Council depuis 2010, le Massachusetts Institute of Technology depuis 2006 et la National Science Foundation depuis 2010.

C'est lui qui a favorisé « les partenariats avec les entreprises pour créer et financer une fondation abritant des enseignants -chercheurs disposant de compléments de salaire par rapport aux rémunérations publiques et couvrant de nouveaux secteurs de recherche, souhaités par les entreprises [.] ou pour financer directement une chaire d'enseignement spécifique »[84]. Jean Tirole a contesté dans une tribune libre publiée dans Le Monde du sans pouvoir garantir l'indépendance par rapport à la doctrine néolibérale.

André Zylberberg

§ André Zylberberg[48].

Médias évoqués dans l'ouvrage

Presse écrite

  • Challenges dont certains numéros ont intégré des articles, des unes et des manchettes qui ont été particulièrement contredits par la réalité.
  • Les Échos, qui le estime que les hedge funds sont « les victimes collatérales de la crise du crédit. Pauvres victimes... »[85]. Enjeux-Les Échos.
  • Le Point[24].
  • L'express,
  • Le Revenu,
  • La Tribune,
  • Valeurs Actuelles,
  • Alternatives économiques,
  • Le Figaro,
  • Le Journal du Dimanche (JDD),
  • Libération,
  • Marianne,
  • Le Monde,
  • Le Monde diplomatique,
  • Le Nouvel Observateur,
  • Le Parisien,
  • Le Canard Enchaîné.
  • et les sites : Mediapart, Rue89.

Radio

  • France Inter, France Culture, France Info,
  • BFM radio,
  • Radio Classique.

Télévision

  • BFM,
  • FranceTvInfo, France5,


Patrons et chefs d'entreprises évoqués dans l'ouvrage

Personnalités politiques évoquées dans l'ouvrage

Dossier de presse

Notes et références

Notes

    Références

    1. Mauduit 2012, p. 220
    2. Mauduit 2012, p. 198
    3. Mauduit 2012, p. 211
    4. Mauduit 2012
    5. Mauduit 2012, p. 256
    6. Mauduit 2012, p. 11
    7. Mauduit 2012, p. 13
    8. Mauduit 2012, p. 16
    9. Mauduit 2012, p. 125, 251, 252, 256, 257
    10. Mauduit 2012, p. 253
    11. Mauduit 2012, p. 17
    12. Mauduit 2012, p. 19
    13. Mauduit 2012, p. 55
    14. Mauduit 2012, p. 164
    15. Mauduit 2012, p. 169
    16. Mauduit 2012, p. 12
    17. Mauduit 2012, p. 93
    18. Mauduit 2012, p. 82 à 92
    19. Mauduit 2012, p. 49
    20. Mauduit 2012, p. 61
    21. Mauduit 2012, p. 63
    22. Mauduit 2012, p. 60
    23. Mauduit 2012, p. 85
    24. Mauduit 2012, p. 56
    25. Mauduit 2012, p. 87
    26. Mauduit 2012, p. 194
    27. Mauduit 2012, p. 181, 189
    28. Mauduit 2012, p. 207
    29. Mauduit 2012, p. 211
    30. interview pour Challenges, 2 avril 2008, bourse.blogs.challenges.fr/archive/2008/04/02/la-crise-est-finie.html
    31. Flash marché Natixis nº 181, 7 mai 2008, http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=38417
    32. Mauduit 2012, p. 81
    33. Mauduit 2012, p. 82
    34. Mauduit 2012, p. 83
    35. Mauduit 2012, p. 171 à 200
    36. Mauduit 2012, p. 171
    37. Mauduit 2012, p. 193
    38. Mauduit 2012, p. 62
    39. Mauduit 2012, p. 241
    40. Mauduit 2012, p. 205
    41. Mauduit 2012, p. 118 et 120
    42. Mauduit 2012, p. 199, 212
    43. Mauduit 2012, p. 221
    44. Mauduit 2012, p. 63 à 69
    45. Mauduit 2012, p. 52 et 53, 232
    46. Mauduit 2012, p. 184
    47. Mauduit 2012, p. 243
    48. Mauduit 2012, p. 242
    49. reprise d'un article paru dans Capital de septembre 2008
    50. Mauduit 2012, p. 53
    51. Mauduit 2012, p. 182, 185
    52. Mauduit 2012, p. 116
    53. Mauduit 2012, p. 248
    54. Mauduit 2012, p. 21 à 32
    55. Mauduit 2012, p. 28
    56. Mauduit 2012, p. 25
    57. Mauduit 2012, p. 32
    58. Mauduit 2012, p. 117 à 120, 222
    59. Mauduit 2012, p. 246
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    89. Mauduit 2012, p. 147 à 149, 152, 153
    90. Mauduit 2012, p. 88
    91. Mauduit 2012, p. 90 à 92
    92. Mauduit 2012, p. 209
    93. Mauduit 2012, p. 77. Reprise d'un article dans Les Échos du 03 06 2009
    94. Mauduit 2012, p. 91, 194
    95. Mauduit 2012, p. 212
    96. Mauduit 2012, p. 78

    Voir aussi

    Bibliographie

     : Les ouvrages utilisés pour la création de la structure de l'article :

    • Laurent Mauduit, Les Imposteurs de l’Économie : Les économistes vedettes sous influence, Paris, Gawsewitch, , 263 p. (ISBN 9782266234078).

    Articles connexes


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