Lettres à un ami allemand

Lettres à un ami allemand sont un ensemble de chroniques tenues par l'écrivain Albert Camus et publiées dans le journal Combat. L'ensemble a été publié en 1945 par les éditions Gallimard.

Lettres à un ami allemand
Auteur Albert Camus
Pays France
Genre Essai
Récit
Éditeur Gallimard NRF
Collection Blanche
Date de parution 1945
Chronologie

Présentation et contenu

Les Actuelles couvrent une grande partie de la vie d'Albert Camus et se présentent en trois volumes :

  • Lettre n° 1 : publiée en juillet 1943 dans le n°2 de la Revue Libre;
  • Lettre n° 2 : publiée dans Les Cahiers de la Libération en 1944 sous le pseudonyme de Louis Neuville;
  • Lettre n° 3 : publiée dans la revue Libertés en début 1945;
  • Lettre n° 4 : inédite.
  • L'ensemble fut ensuite publié chez Gallimard et dédicacé au poète résistant René Leynaud que Camus connut à Lyon pendant la Résistance[1].

« Elles avaient un but, précise Camus dans sa préface, qui était d'éclairer un peu le combat aveugle où nous étions et, par là, de rendre plus efficace ce combat. » Camus utilise ici un procédé qui consiste à écrire une lettre imaginaire à un ami tout aussi imaginaire. La dernière lettre contient cette citation tirée d'Obermann, chère à Camus : « L'homme est périssable. Il se peut; mais périssons en résistant, et si le néant nous est réservé, ne faisons pas que ce soit une justice. »

À son ami allemand qui prône la grandeur de son pays, Camus réplique que la justice est supérieure à la grandeur et que, de toute façon, tous les moyens ne sont pas bons pour en assurer la prééminence. Le courage n'est valable que s'il est subordonné à l'intelligence. L'Allemagne veut dominer l'Europe alors que la France espère une aventure commune[2]. Tous deux ont cru que ce monde n'était pas dominé par « une raison supérieure », transcendante. Si l'Allemand a pu en inférer que tout était permis, Camus a refusé le désespoir et s'est tourné vers la justice. « Je continue de croire que ce monde n'a pas de sens supérieur, lui écrit-il. Mais je sais que quelque chose en lui a du sens, et c'est l'homme, parce qu'il est le seul être à exiger d'en avoir. »

Bibliographie

Notes et références

  1. Camus lui consacra un éditorial de Combat, repris dans Actuelles I et une émouvante préface à l'ouvrage de Leynaud Poésies posthumes.
  2. Camus, visionnaire en la matière, commence à parler d'États-Unis d'Europe.

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