Ligne de Pré-Saint-Didier à Bourg-Saint-Maurice

La ligne de Pré-Saint-Didier à Bourg-Saint-Maurice est une ligne ferroviaire internationale française non réalisé qui devait relier la France avec l'Italie. Un projet de tunnel ferroviaire sous le Petit Saint-Bernard avait été élaboré et devait faire se rejoindre Pré-Saint-Didier (Val d'Aoste)[1] à Bourg-Saint-Maurice (Savoie).

Ligne pas réalisé de
Pré-Saint-Didier à Bourg-Saint-Maurice
Pays Italie,
France
Villes desservies Pré-Saint-Didier, Bourg-Saint-Maurice
Caractéristiques techniques
Schéma de la ligne
Légende
Ligne d'Aoste à Pré-Saint-Didier vers Aoste
31,369 Pré-Saint-Didier (1003 m)
route non réalisé
Tunnel sous le col du Petit-Saint-Bernard non réalisé. Frontière franco-italienne
route non réalisé
80,212 Bourg-Saint-Maurice (813 m)
Ligne de Saint-Pierre-d'Albigny à Bourg-Saint-Maurice vers Bourg-Saint-Maurice

Du XIXe siècle au XXe siècle

Au début des années 1880, l'Italie entre dans la Triple-Alliance suscitée par Otto von Bismarck alors premier chancelier de l'Empire allemand, vis-à-vis de laquelle les rancœurs liées à la dernière guerre sont encore bien présentes. Cette union entre l'Italie et la Prusse attire l'attention des autorités françaises en ce qui concerne la protection de la frontière des Alpes et la construction de la ligne gagne en priorité. Lorsque le chemin de fer arrive à Moûtiers en 1893[2], les volontés établies ne sont alors pas uniquement celle de la desserte locale de la vallée, et très peu de temps après se pose déjà la question d'un prolongement vers Bourg-Saint-Maurice et la frontière située au col du Petit-Saint-Bernard[3]. L'homme politique local et futur député Francis Carquet édite notamment une brochure Le percement du Petit-Saint-Bernard. Etude des avantages incontestables que présente la ligne du Petit-Saint-Bernard sur celles du Simplon et du Mont-Blanc considérées comme voies internationales (1880-81)[4].

Mais les rapports franco-italiens se redétendent à partir de 1896, et l'idée d'un prolongement vers la frontière n'est plus dans les priorités[3]. La section de ligne de Moûtiers à Bourg-Saint-Maurice est concédée à la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée par une convention signée entre le ministre des Travaux publics et la compagnie le . Cette convention est approuvée par une loi le [5]. La section de Moûtiers à Bourg-Saint-Maurice ne sera desservie qu'en 1913.

Un projet de tunnel ferroviaire sous le Petit Saint Bernard avait été élaboré, il devait rejoindre Pré Saint Didier (Val d'Aoste)[1], avant d'être abandonné.

Au XXIe siècle

Notes et références

  1. Pierre Messiez, Le rail en Tarentaise, Breil-sur-Roya, Éditions du Cabri, (ISBN 2908816075)
  2. Historique de la ligne sur le site de l'APMFS
  3. Trains de montagnes par Pascal Benjui, presses et éditions ferroviaires (1985)
  4. Francis Carquet, Le percement du Petit-Saint-Bernard. Etude des avantages incontestables que présente la ligne du Petit-Saint-Bernard sur celles du Simplon et du Mont-Blanc considérées comme voies internationales, 1880-1881, 63 pages disponible sur Gallica
  5. « N° 41987 - Loi ayant pour objet l'approbation d'une convention avec la Compagnie Paris-Lyon-Méditerranée pour la concession des lignes suivantes : de Nice à la frontière d'Italie ; de Chorges à Barcelonette ; de Moutiers à Bourg-Saint-Maurice ; de Bourron à Melun ; De Chamborigaud à Bessèges, d'Aigues-Mortes au Grau-du-Roi : 18 juillet 1902 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série XII, vol. 65, no 2376, , p. 645 - 646 (lire en ligne).
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