Liste des commanderies templières en Estrémadure

Cette liste recense les anciennes commanderies et maisons de l'Ordre du Temple dans l'actuelle communauté autonome d'Estrémadure.

Histoire et faits marquants

Château et commanderie de Capilla

Cette communauté autonome correspond à une partie des anciens royaumes de Castille et de León conquise vers 1230 avec notamment la prise des villes de Badajoz et Mérida par le roi Alphonse IX de León. Les commanderies établies dans cette région d'Espagne faisaient partie de la province de Castille, León et Portugal aux ordres d'un maître[1]. Cette province ne fut constituée que vers 1220 [2] alors que les templiers étaient déjà présents en Castille-et-León depuis le milieu du XIIe siècle (Voir la liste en Castille-et-León).

Le début du XIVe siècle sera marqué par le procès de l'ordre du Temple qui entraina leur disparition mais les templiers de cette province furent déclarés innocents[3].

On mentionne vingt sept châteaux templiers dans les royaumes de Castille et León[4] ainsi que trois commanderies en Estrémadure[5], peut-être une quatrième (Plasencia)[6] qui n'a pas encore fait l'objet d'études approfondies mais ce n'est pas l'opinion de Julián Clemente Ramos et de Juan Luis de la Montaña Conchiña[7]

Commanderies

Commanderie Ville actuelle (ou à proximité) Observations
AlconétarGarrovillas de Alconétar[8]
CapillaCapillaChâteau de Capilla (es) (9 sept. 1236)[5]
Jerez de los CaballerosJerez de los Caballeros[9]
PlasenciaPlasence[6],[10]
Possession mineure d'après Ramos et Montaña Conchiña[7]
Localisation en Estrémadure
(Liens vers les articles correspondants)
Alconétar
- Capilla
Jerez de los Caballeros
Plasencia
Almorchón
Benavente
Bernardo
Higuera
Château de Burguillos.

Autres biens

Possessions douteuses ou à vérifier

Notes et références

  1. Confié par Ferdinand II de León aux templiers puis par Ferdinand III de Castille à l'ordre d'Alcantara. Litige entre les deux ordres en 1236 sur ce sujet.
  2. Château qui était situé entre Cañaveral et Alconétar, donné par Ferdinand II de León en 1167.
  3. La forteresse de Coria fut donnée aux templiers en 1168 par le roi de León puis fut reprise en 1191 par les Almohades et n'apparait pas dans les biens restitués aux Templiers en 1211/12 par Alphonse VIII de Castille. Bien qu'en 1327, on trouve une donation à l'ordre d'Alcantará qui comprend des biens du Temple à Coria et la grange (pas le château) de Benavente de Sequeros (Martínez Díez 1993, p. 125).
  4. Les quatre derniers constituent ce que l'on appelle les Cuatro Lugares (es).
  5. Il ne s'agit pas du château édifié par l'ordre de Santiago au XVe siècle (Château de Valencia del Ventoso (es)) mais d'un château en ruine situé 6 kilomètres plus au sud (Durán Castellano 2000, p. 105). 38° 13′ 32″ N, 6° 28′ 23″ O .
  6. Dehesa de las Yuntas, en face de Capilla sur l'autre rive. 38° 49′ 01″ N, 5° 01′ 45″ O .
  7. Probablement le lieu-dit « El Toconal » au nord-est de Manchita. 38° 50′ 47″ N, 5° 57′ 20″ O .
  8. Lire « El Rincón del Zújar ». Il s'agit du Lieu-dit « El Rincón » à l'est de Villanueva de la Serena. 38° 58′ 13″ N, 5° 45′ 34″ O .
  9. Il s'agit de la forteresse de Trevejo (es) sur le territoire de la municipalité de Villamiel et non de la commanderie hospitalière de San Martín de Trevejo plus au nord. L'appartenance de cette forteresse à l'ordre du Temple n'est pas certaine. C'est sans doute cette forteresse qui est devenue une commanderie de l'ordre de Santiago en 1186 et il se pourrait que la donation d'un château dit de Trevejo aux Hospitaliers en 1184 concerne un autre château car ce dernier se trouvait entre Alcantara et Coria. Les avis des historiens divergent tellement qu'il est difficile d'identifier avec précision les différents lieux appelés Trevejo ayant appartenu aux Hospitaliers, à l'ordre de Santiago et à celui d'Alcantara et encore moins l'éventuel château templier de Trevejo.
  10. Pas de preuve avérée, peut-être une confusion avec la confirmation de donation du château de Segura de la Sierra en Andalousie le 05 juillet 1243 à l'ordre de Santiago et non à celui du Temple.
  1. Alain Demurger, Les Templiers, une chevalerie chrétienne au Moyen Âge, Paris, Seuil, coll. « Points Histoire », (1re éd. 2005), 664 p., poche (ISBN 978-2-7578-1122-1)
  2. Damien Carraz (préf. Alain Demurger), L'Ordre du Temple dans la basse vallée du Rhône (1124-1312) : Ordres militaires, croisades et sociétés méridionales, Lyon, Presses universitaires de Lyon, coll. « Collection d'histoire et d'archéologie médiévales / 17 », (ISBN 978-2-7297-0781-1, lire en ligne), page 102
  3. Philippe Josserand, Église et pouvoir dans la péninsule ibérique : les ordres militaires dans le royaume de Castille, 1252-1369, , 904 p. (lire en ligne), p. 576
  4. Martínez Díez 1993, p. 423-427
  5. Ramos et Montaña Conchiña 2006
  6. Pierre-Vincent Claverie, Honorius III et l'Orient (1216-1227) : Étude et publication de sources inédites des Archives vaticanes (ASV), Brill, , 516 p. (ISBN 978-9-0042-4561-7, lire en ligne), p. 262
  7. Ramos et Montaña Conchiña 2006, p. 25 (note 36), 42
  8. Martínez Díez 1993, p. 122
  9. Martínez Díez 1993, p. 176
  10. Demetrio Mansilla, La documentación pontificia de Honorio III (1216-1227), Instituto Español de Estudios Eclesiásticos, , xxxi, 545 p. (OCLC 181372789, présentation en ligne), p. 223-225 (doc. 296-298)
  11. Martínez Díez 1993, p. 57,58,120,121,123-125,193,268.
  12. Martínez Díez 1993, p. 120-121
  13. Martínez Díez 1993, p. 124
  14. Pizarro Gómez 1992, p. 109-118
    L'auteur mentionne les forteresses de Trevejo, Cória, Alconétar, Alconchel, Jerez de los Caballeros, Burguillos, Higuera de Vargas, Fregenal de la Sierra, Capilla, Almorchón et Puebla de Alcocer.
  15. Martínez Díez 1993, p. 46
  16. Martínez Díez 1993, p. 47-48
  17. Ramos et Montaña Conchiña 2006, p. 28
  18. Durán Castellano 2000, p. 103
  19. Josserand 2004, p. 346 (note 299).
  20. Ramos et Montaña Conchiña 2006, p. 43
  21. Durán Castellano 2000, p. 110-111
    Certains de ces villages au cœur du territoire de cette baillie n'existaient pas encore à l'époque des templiers comme par exemple Baterno.
  22. Durán Castellano 2000, p. 115-116
    Sont mentionnés Aceuchal, Fuentes de Leon, Lares et Puebla de Alcocer mais l'auteur ne fournissant pas de preuves documentaires, il ne s'agit que de simples supputations.

Voir aussi

Bibliographie

  • (es) Francisco Javier Pizarro Gómez, « La expansión artística en la frontera hispano-musulmana. La Orden del Temple en Extremadura », Actas del VIII Congreso Nacional de Historia del Arte, Cáceres, 3-6 de octubre 1990,
  • (es) Gonzalo Martínez Díez, Los Templarios en la Corona de Castilla, La Olmeda, , 320 p. (présentation en ligne)
  • (es) Carlos Pereira Martínez, « Los Maestres de la Orden del Temple en los Reinos de Galicia, León y Castilla », Revista V Feira Franca Medieval, (lire en ligne)
  • (es) Carlos Pereira Martínez, « Panorámica de la orden del Temple en la corona de Galicia-Castilla-León », Criterios, Fundación IEPS, no 6, (lire en ligne[archive du ])
  • (es) Julián Clemente Ramos et Juan Luis de la Montaña Conchiña, Las Órdenes Militares en el marco de la expansión cristiana de los siglos XII-XIII en Castilla y León, (lire en ligne)
  • (es) Francisco J. Durán Castellano, « Los Templarios en la Baja Extremadura », Revista de estudios extremeños, vol. 56, , p. 99-146 (lire en ligne)
  • Philippe Josserand, Église et pouvoir dans la péninsule ibérique : les ordres militaires dans le royaume de Castille, 1252-1369, Casa de Velázquez, , 912 p. (ISBN 978-8-4955-5572-4, présentation en ligne)
  • (es) Arcadio Guerra Guerra, « La orden militar de Templarios en la Baja Extremadura », Ve Congreso de Estudios Extremeños: Pórtico al bimilenario de Mérida: Ponencia V: historia (I), Badajoz, Diputación provincial, Institución Cultural “Pedro de Valencia”, , p. 267-303
  • (es) Joan Fuguet Sans, « La historiografía sobre arquitectura templaria en la Península Ibérica », Anuario de Estudios Medievales, vol. 37, no 1, , p. 367-386 (présentation en ligne)

Articles connexes

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