Loc-Brévalaire

Loc-Brévalaire [lɔk bʁevalɛʁ] (en breton Loprevaler) est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Loc-Brévalaire

Loc-Brévalaire : l'église paroissiale et le calvaire.

Blason
Administration
Pays France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Brest
Canton Lesneven
Intercommunalité Plabennec et des Abers
Maire
Mandat
Philippe Le Polles
2014-2020
Code postal 29260
Code commune 29126
Démographie
Gentilé Brévalairiens
Population
municipale
202 hab. (2017 )
Densité 121 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 33′ nord, 4° 24′ ouest
Altitude Min. 18 m
Max. 71 m
Superficie 1,67 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Finistère
Loc-Brévalaire
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Loc-Brévalaire
Géolocalisation sur la carte : France
Loc-Brévalaire
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Loc-Brévalaire

    Son nom vient du breton loc (lieu consacré) et de saint Brévalaire, dit aussi saint Brendan.

    Langue bretonne

    • L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg label 2 a été votée par le Conseil municipal le .

    Géographie

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous la forme Loprevalarz en 1467, Loc Brevalazre en 1516, Locprevalazre en 1664, Locprevalayre en 1680.

    Du Breton Loc ou lok qui signifie ermitage et de saint Brévalaire.

    Histoire

    Antiquité

    Une voie romaine venant de Vorganium (en Plounéventer) et se dirigeant vers Tolente (en Landéda) passait au sud de Loc-Brévalaire et au nord de Lannilis.

    Origines

    Loc-Brévalaire est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plouvien. Loc-Brévalaire a pour origine une fondation monastique. En effet, au VIe siècle, un moine breton du nom de Brévalaire ou Brandan (signalé, sous la forme Brangualadre, dans les anciennes litanies du Missel de Saint-Vougay au XIe siècle), donne son nom à ce territoire. On prétend que Brandan aurait été un compagnon de Saint Sezny. Après avoir évangélisé la région de Kerlouan où il aurait accosté avec 70 de ses compagnons, saint Brévalaire se serait retiré en un ermitage construit en ce lieu pittoresque[1].

    Dépendant, semble-t-il, en 1185 de l'abbaye de Saint-Mathieu, le territoire de Loc-Brévalaire est détaché de Plouvien vers 1415 par Alain de Kernazret (Alain du Refuge), seigneur de la Rue, évêque de Léon. En 1415, Loc-Brévalaire devient trève de Plouvien. Loc-Brévalaire est attestée comme paroisse dès le XVe siècle et dépend de l'ancien évêché de Léon.

    On rencontre les appellations suivantes : Loprevalarz (en 1467), Loc Brevalazre (en 1516), Locprevalazre (en 1664), Locprevalayre (en 1680).

    Les seigneurs de Kernazret

    Les seigneurs de Kernazret

    Les seigneurs de Kernazret (paroisse de Loc-Brévalaire) étaient aussi seigneurs de Refuge[2] (ou Minihy), terme breton qui signifie « asile » ou « refuge », n'importe qui pouvant y trouver refuge quels que soient les crimes ou délits qui leur étaient reprochés ; ce minihy était situé dans la paroisse de Plouvien ; les seigneurs de ce lieu se nommant « de Kernazret » (« du Refuge » en français) ; plusieurs d'entre eux sont connus, par exemple[3] :

    • Hervé Du Refuge, sieur de Kernazret, qui épouse vers 1358 Agace ;
    • Alain Du Refuge, sieur de Menehy, qui épousa vers 1390 Thiéfaine du Chastel, fille de Tanneguy III du Chastel ;
    • Hervé Du Refuge, sieur de Kernazret, qui épouse le Adelice (Alix) de Coëtivy, fille d'Alain de Coëtivy et de Catherine du Chastel[4] ;
    • Renaud Du Refuge, premier écuyer de Louis XI en 1472 ;
    • Guy Du Refuge, surnommé l'écuyer Boucar, qui, sous les ordres de Bayard, commanda une bande de mille aventuriers pendant les guerres d'Italie ; il fut tué lors du siège de Novare en 1521 lors de la sixième guerre d'Italie (1521-1526).

    Époque moderne

    En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse de Locbrevalaër [Loc-Brévalaire] de fournir 3 hommes et de payer 19 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne »[5].

    La cure de Loc-Brévalaire était en 1786 l'une des plus pauvres du diocèse de Léon avec moins de 300 livres de revenu, pas plus que la portion congrue à cette date[6].

    Le XXe siècle

    La Belle Époque

    Berthou, maire de Loc-Brévalaire, fit partie des onze maires du canton de Plabennec qui adressèrent en une protestation au préfet du Finistère à propos de la circulaire interdisant l'usage de la langue bretonne dans les églises[7].

    Politique et administration

    Liste des maires

    Les maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    ? En cours Philippe Le Pollès DVD Artisan
    Les données manquantes sont à compléter.


    Mairie de Loc-Brévalaire.

    Démographie

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    225218227206222239236243251
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    243166236223226205186205200
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    213220227244192220222213203
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
    171150142140218207216218219
    2013 2017 - - - - - - -
    198202-------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Économie

    Vie locale

    Monuments

    • L’église Saint-Brévalaire, construite au XVIe siècle et rénovée en 1910, possède un clocher trapu à tourelle d'escalier et à double étage, coiffé d'un lanternon. Sur sa plus haute pierre se trouve le blason de la famille Du Refuge, qui habitait le manoir de Kernazret (mot qui signifie en français « maison des serpents » ; ceux-ci devaient pulluler dans ces lieux jadis incultes, d'où la présence d'un reptile sur le blason de la commune. À l'intérieur de l'église se trouve une statue de saint Brévalaire[1].
    • Le calvaire de saint Brévalaire dans le cimetière date aussi du XVIe siècle.
    • La commune est traversée par une voie romaine qui permettait d'aller de Landerneau à l'Aber-Wrac'h. Au lieu-dit Kergroas, la voie bordait un camp retranché.
    • Le monument aux morts de 1914-1918.

    Événements

    Naissances

    Décès

    Notes et références

    1. D'après la notice d'information située près de l'église de Loc-Brévalaire
    2. http://racineshistoire.free.fr/LGN/PDF/de-Refuge.pdf
    3. Nobiliaire et armorial de Bretagne, Gallica et Revue historique et archéologique du Maine, 1894, gallica
    4. http://www.laperenne-zine.com/articles.php?lng=fr&pg=816
    5. "Ordonnance... portant imposition pour la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne", 1759, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97412315/f7.image.r=Plovan?rk=21459;2
    6. Jean Rohou, Catholiques et Bretons toujours ? : essai sur l'histoire du christianisme en Bretagne, Brest, Dialogues, (ISBN 978-2-91813-537-1).
    7. Journal L'Univers, n° du 30 octobre 1902, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k711249b/f4.image.r=drennec?rk=858373;2
    8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.

    Liens internes

    Liens externes

    Voir aussi

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