Louis Auguste Roubaud

Louis Auguste Roubaud, dit Roubaud le jeune, né le à Cerdon (Ain), et mort le à Paris, est un sculpteur français.

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Louis Auguste Roubaud
Naissance
Décès
(à 78 ans)
Paris
Nationalité
Activité
Formation
Maîtres
Fratrie

Son frère aîné, François Félix Roubaud (1825-1876), est aussi sculpteur.

Biographie

Louis Auguste Roubaud a mené une carrière mêlée à celle de son frère, Félix Roubaud. De quatre ans plus jeune, il est comme lui, élève de l'École de La Martinière avant d'entrer à l'École des beaux-arts de Lyon en même temps que son ainé. Il y reste une seule année en 1847 et remporte une mention d'anatomie. Il entre en 1855 à l’École des beaux-arts de Paris où il suit l’enseignement de Francisque Duret et d’Hippolyte Flandrin. Il concourt sans succès au prix de Rome de 1857. Il participe à son premier Salon en 1861.

Louis Auguste Roubaud a exécuté de nombreux portraits. Il remporte une médaille de deuxième classe au Salon de 1875, des médailles de bronze aux Expositions universelles de Paris en 1889 et en 1900[1], et obtient des médailles en 1865 et 1866.

Son œuvre

Il commence sa carrière officielle par des portraits. Il expose cinq bustes au Salon de Paris de 1861, parmi lesquels celui de Madame des Guidi. Il fera une longue carrière aux Salons parisiens : médaillé en 1865, 1866, 1879, 1889, il termine sociétaire de la Société des artistes français, hors concours[2].

Sa première commande est un buste de Beethoven, mal reçut par l'inspecteur des Beaux-Arts qui, dans son rapport, lui reproche une conception trop expressive du portrait hors des normes admises. L'artiste en donne plusieurs versions, dont l'une en marbre est longtemps restée au dépôt des Marbres[Où ?], et une autre en bronze. L'œuvre connaît pourtant un certain succès populaire. Le sculpteur est soutenu à Paris par son compatriote H. Vicaire, directeur des Eaux et Forêts et par Hippolyte Flandrin, à cause de leur amour commun pour le Bugey[2].

La première figure du sculpteur, Vocation, montrant un jeune berger sculptant son canif, peut-être autobiographique, a touché ses compatriote ainsi que Théophile Gautier et rappelle les jeunes pâtres parvenus à la célébrité, dont Giotto est le plus illustre. Résultat de sept années d'effort, la sculpture est acquise par l'État et moulée, non sans difficultés, puis fondu en 1881, l'affaire ne se terminant qu'en 1888[2].

À Lyon, Louis Auguste Roubaud, comme son frère, éprouve bien des difficultés. Une figure de L'Hiver lui est commandée[3] pour le premier projet de fontaine, dit « Danton », des quatre saisons, exécuté par la suite, après modifications, place des Jacobins à Lyon. Les archives lyonnaises montrent que l'esquisse déplaît à la commission de la ville. Joseph-Hugues Fabisch termine Le Printemps et L'Été en 1868, Roubaud, L'Hiver en 1872. L'opposition de Fabisch, le déplacement de la fontaine et son changement de thème rendent l'affaire inextricable. Roubaud envoie des mémoires interminables. Il y a litige pour le prix et le paiement[2].

Louis Auguste Roubaud obtient alors l'acquisition de la Vocation (1873) et de L'attente (1974), au moment où le sculpteur engage de gros frais pour exécuter le Joueur de triangle (1875). La détérioration de l'état de santé de son frère, à Lyon, coïncide avec la mise en concours du décor de la nouvelle façade du théâtre des Célestins. Après la mort de son frère, Louis Auguste Roubaud recueille certaines œuvres de François Félix dans son atelier parisien[2].

Roubaud exécute un grand nombre de médaillons. Ils ont parfois orné des tombeaux. Dans la galerie des bustes de Roubaud figurent ses protecteurs, parfois exposés nominalement au Salon, en raison de leur célébrité ou de leur notoriété : Saint-René Taillandier (Salon de1892), le portrait posthume du sénateur Charles-Réveil (Salon de 1896). Le buste de Charles Robin est acquis par l'État à cause de sa ressemblance et bien qu'une commande ait déjà été passée à un autre sculpteur pour un buste de cette même personnalité, preuve de la réelle considération dont a joui son talent de portraitiste[2].

Œuvres dans les collections publiques

Salons

Salon des artistes français :

  • 1863 :
    • Louis Auguste Pirou, buste en marbre, 50 cm[5].
    • Étude d'enfant, plâtre.[4]
    • Marguerite de Bénévent, buste marbre.[4]
    • La Vocation, groupe marbre[4].
  • 1869 : Beethoven, buste en marbre[5].
  • 1875 : Le Joueur de triangle, 1866, statue plâtre[8],[4].
  • 1881 : Philippe Léchelle, buste.
  • 1888 : La Vocation, bronze[9].

Notes et références

  1. Ministère du commerce, de l'industrie, des postes et des télégraphes, Liste des récompenses : Exposition universelle de 1900, à Paris, Paris, Impr. nationale, , 1516 p. (lire en ligne), p. 131
  2. musée des beaux arts, Palais Saint-Pierre, Portraitistes Lyonnais 1800-1915, .
  3. En même temps que L'Automne, exécuté par François Félix Roubaud.
  4. Marius Audin; Eugène Vial, Dictionnaire des artistes et ouvriers d'art du lyonnais (tome 2), Paris, Bibliothèque d'art et d'archéologie, 1918, 1919, p 183
  5. Lami, Stanislas., Dictionnaire des sculpteurs de l'école française au dix-neuvième siècle. Tome 4., Paris, Champion, (ISBN 9782011894410, OCLC 972251288, lire en ligne), p 189- 191
  6. Notice no 01720000009, base Joconde, ministère français de la Culture
  7. Henry Jouin, La Sculpture dans les cimetières de Paris, t. 3e série, tome 13, Paris, Charavay frères, (lire sur Wikisource), p. 200-205
  8. Le Joueur de triangle Notice no AR300970, base Arcade, ministère français de la Culture
  9. La Vocation Notice no AR303336, base Arcade, ministère français de la Culture

Annexes

Bibliographie

Liens externes

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