Luis Carniglia

Luis Antonio Carniglia (né le à Olivos en Argentine et mort le à Buenos Aires) est un footballeur professionnel argentin, qui évoluait au poste d'attaquant ou de milieu offensif droit[1], avant de devenir entraîneur.

Luis Carniglia
Biographie
Nom Luis Antonio Carniglia
Nationalité Argentin
Naissance
Lieu Olivos (Argentine)
Décès
Lieu Buenos Aires (Argentine)
Poste Attaquant puis entraîneur
Parcours junior
Années Club
1932-1933 CS Olivos
Parcours professionnel1
AnnéesClub 0M.0(B.)
1933-1936 CA Tigre
1936-1941 Boca Juniors 054 (17)
1942-1944 Chacarita Juniors014 0(3)
1945-1948 CF Atlas
1949 CA Tigre001 0(0)
1951-1952 OGC Nice011 0(2)
1952-1953 SC Toulon028 0(4)
1953-1955 OGC Nice011 0(3)
Équipes entraînées
AnnéesÉquipe Stats
1955-1957 OGC Nice39v 17n 30d
1957-1959 Real Madrid46v 11n 9d
1959 Real Madrid9v 1n 5d
1959-1960 AC Fiorentina20v 7n 7d
1961 AS Bari6v 9n 7d
1961-1963 AS Rome24v 11n 12d
1963-1964 AC Milan16v 8n 6d
1964-1965 Deportivo La Corogne6v 4n 15d
1965-1968 Bologne FC57v 33n 24d
1969 Juventus Turin5v 4n 3d
1973 CA San Lorenzo
1978-1979 Girondins de Bordeaux17v 18n 19d
1 Compétitions officielles nationales et internationales.

Son fils, Luis Carniglia Jr, fut également joueur de football et évolua notamment en Serie A à la Sampdoria.

Carrière

Joueur

Formé par le club de sa ville du Club Sportivo Olivos (en quatrième division), il commence sa carrière dans la Primera, ligue élite d'Argentine avec le club de Victoria, le Club Atlético Tigre.

En 1936, il rejoint son équipe de cœur du Boca Juniors et il y reste cinq saisons pendant lesquelles il remporte un titre de champion en 1940 et la Copa Doctor Carlos Ibarguren. En 1941, il passe le plus mauvais moment de sa carrière en se brisant la jambe[2] (qui mettra environ trois années avant d'être totalement rétablie).

Il signe ensuite un contrat avec l'équipe de Buenos Aires su Club Atlético Chacarita Juniors et y joue deux saisons, avant de partir tenter sa chance au Mexique avec le club du Club de Fútbol Atlas[3] jusqu'en juin 1948[4].

En 1951, il change de continent et traverse l'Atlantique pour rejoindre la France et le club de la Côte d'Azur de l'OGC Nice en division 1 (ce fut le seul et unique club professionnel de sa carrière).
Avec Nice, il remporte la coupe de France en 1952 et en 1954 contre les Girondins de Bordeaux et l'Olympique de Marseille. Lors de ces deux éditions, il inscrit à chaque fois un but. Il gagne également un titre de champion de France en 1956.

Entraîneur

Après la fin de sa carrière de joueur, il entame une nouvelle reconversion en tant qu'entraîneur. En juillet 1955, il prend la place de George William Berry à la tête de l'équipe niçoise et garde ce poste pour une saison. Il remporte son deuxième titre de champion de France avec Nice et prend ensuite la direction du Real Madrid en avril 1957 (Nice le remplace par Jean Luciano alors qu'il prend la place de José Villalonga).

Il remporte alors le championnat 1958 avec le Real. La saison suivante, il termine second mais cela ne l'empêche pas de quitter le club, malgré une équipe de légende avec des joueurs tels qu'Alfredo Di Stéfano (vainqueur du Ballon d'or), Francisco Gento, Raymond Kopa, Héctor Rial, José Santamaría ou encore Ferenc Puskás (Carniglia n'avait pas une haute opinion envers ce dernier qu'il trouvait en surpoids, l'aidant alors à perdre en tout 15 kg avant son tout premier match de Liga contre Oviedo[5]). Il a également gagné deux coupes des clubs champions européens en 1958 contre l'AC Milan et en 1959 contre le Stade de Reims.

On le retrouve en Serie A italienne en 1961 derrière le banc de l'AS Rome[6] pour deux saisons. Il gagne alors la Coupe des villes de foires 1961.

Il revient par la suite en Espagne avec La Corogne pour une saison.

En 1969-70, il retourne en Italie pour prendre la charge du grand club piémontais du nord de la Juventus, à la demande du président bianconero Vittore Catella. Il dirige son premier match sur le banc de la Juve le lors d'un match nul 0-0 contre Mantoue en coupe[7]. Il reste en tout une demi-saison avec les bianconeri (dirigeant au total 12 matchs dont 6 victoires)[8], avant de retourner au pays pour diriger le club du San Lorenzo de Almagro. Il marque ensuite une pause de plusieurs années.

En 1979, Claude Bez est en pleine reconstruction des Girondins de Bordeaux[9] et décide alors de faire venir l'ancien joueur vedette argentine au sein du club aquitain à la place de Christian Montes.
Mais après un début de saison catastrophique, les girondins sont relégables après treize journées et Claude Bez embauche pour une « pige » de neuf mois Raymond Goethals[10]. À Bordeaux, Luis Carniglia avait du charisme en raison de son passé prestigieux, mais ses conceptions du football étaient dépassées. Ses entraînements n'étaient pas assez physiques, et d'ailleurs, alors qu'il avait passé la soixantaine, il aimait participer à ses propres séances ballon au pied (certains joueurs faisaient même des footings en cachette).

Par la suite, il devient pendant un temps entraîneur de Boca (en 1981) par intérim avec Silvio Marzolini. Il est alors le directeur général de l'équipe. Il fut ensuite le premier président de la FAA (Futbolistas Argentinos Agremiados), union de footballeurs.

Il décède en 2001[11].

Palmarès

Boca Juniors
  • Copa Dr. Carlos Ibarguren (1) :
 
OGC Nice
 
Real Madrid
 
AS Rome

Notes et références

  1. (es) « También viene Luis Carniglia », El Informador,
  2. (es) (en) « Obituary for Luis Carniglia »
  3. (es) « Pairoux sale de Argentina para México », El Informador,
  4. (es) « Panorama... », El Informador, , p. 5
  5. (hu) (en) « Ferenc Puskás Biography »
  6. (en) « RSSSF AS Roma Coaches »
  7. (it) Lùis Antonio Carniglia sur Myjuve.it
  8. (it) Lùis Antonio Carniglia - Partite Disputate: Totale
  9. (en) « RSSSF Trainers of French Clubs »
  10. (fr) Sud Ouest, L'album des girondins, Sud Ouest, 2006 (ISSN 0999-4173)
  11. (es) Biographie de Carniglia sur http://www.ayudatareas.com.ar/.

Liens externes


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