Lumeau

Lumeau (prononcé [lymo]) est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

Lumeau

La mairie-école.
Administration
Pays France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Châteaudun
Canton Les Villages Vovéens
Intercommunalité Cœur de Beauce
Maire
Mandat
Marc Langé
2014-2020
Code postal 28140
Code commune 28221
Démographie
Population
municipale
149 hab. (2017 )
Densité 9,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 07′ 00″ nord, 1° 47′ 11″ est
Altitude Min. 120 m
Max. 134 m
Superficie 15,28 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire
Lumeau
Géolocalisation sur la carte : Eure-et-Loir
Lumeau
Géolocalisation sur la carte : France
Lumeau
Géolocalisation sur la carte : France
Lumeau
Liens
Site web coeurdebeauce.fr/lumeau

    Lumeau fait partie d'une zone écologique protégée dans la vaste plaine de céréalicultures de la Beauce, au sol fertile et au climat tempéré. Le nom du village est d'origine gauloise et son histoire est associée à la province de l'Orléanais.

    Géographie

    Situation

    Localisation

    Lumeau est situé dans la région naturelle de Beauce, dans le sud du Bassin parisien sur le bassin versant de la Loire.

    Rattachée au département d'Eure-et-Loir, la commune est aux confins de la Beauce orléanaise[B 1] et de la Beauce dunoise, à 27 km au nord d'Orléans (préfecture de la région Centre-Val de Loire et du département du Loiret) et à 38 km à l'est de Châteaudun (chef-lieu d'arrondissement). Elle est ainsi dans une zone où l'influence d'Orléans est bien plus sensible que celle de Chartres (préfecture du département d'Eure-et-Loir), distante de 51 km au nord par Fains-la-Folie. Lumeau est à 92 km au sud du point zéro des routes de France (Paris-Notre-Dame).

    Communes et département limitrophes

    Lumeau est inséré dans un maillage de villages et hameaux, espacés de 3 à km, qui quadrillent le territoire agricole et forment un espace social élargi. Ils constituent « une véritable aire d'interconnaissance, les échanges de population entre elles (...) sont nombreux[C 1]. »

    À vol d'oiseau entre clochers d'églises, les communes les plus proches de Lumeau sont : Baigneaux (2,5 km), Loigny-la-Bataille (4,0 km), Bazoches-les-Hautes (4,1 km), Poupry (4,3 km), Tillay-le-Péneux (4,8 km), Terminiers (5,2 km), Santilly (7,0 km), Sougy (7,1 km), Dambron (6,3 km), Rouvray-Sainte-Croix (7,5 km), Artenay (7,8 km), Orgères-en-Beauce (8,4 km), Germignonville (9,3 km), Guillonville (9,7 km), Fontenay-sur-Conie (10,3 km), Patay (10,5 km), Courbehaye (11,7 km), Chevilly (11,7 km) et Janville (11,7 km). Les distances doivent être appréciées en fonction du moyen de locomotion : pour parcourir les 5,2 km de Lumeau à Terminiers, il faut une heure de marche ou vingt minutes à vélo ou un quart d'heure avec un cheval au galop ou cinq minutes en véhicule à moteur.

    Lumeau est au voisinage de gros bourgs ruraux et villes accessibles par des routes départementales, à km à l'ouest d'Artenay, à km à l'est d'Orgères-en-Beauce, à 11 km au nord de Patay, à 12 km au sud-ouest de Janville et Le Puiset, à 14 km de Toury, à 21 km au sud-est de Voves et à 27 km au nord d'Orléans.

    Comme toute la région agricole de Beauce, le village de Lumeau était inclus dans la province de l'Orléanais. Lumeau faisait plus précisément partie de l'élection d'Orléans, circonscription créée dans le domaine royal vers 1380 et qui était devenue une des subdivisions de la généralité d'Orléans de 1558 à 1789. La frontière nord-ouest de l'élection d'Orléans passait par Santilly, Baigneaux, Lumeau, Terminiers, Sougy et Rouvray-Sainte-Croix.

    Mais lors de la formation des départements (décret de la division de la France en départements du 22 décembre 1789, promulgué le 8 janvier 1790), Santilly, Baigneaux, Lumeau, Terminiers, Poupry et Dambron sont des paroisses de l'élection d'Orléans qui deviennent des communes rattachées au département d'Eure-et-Loir[B 2],[B 3], dont la préfecture est Chartres.

    La commune de Lumeau est donc frontalière du département du Loiret avec la commune voisine de Sougy et est associée au bassin de vie de Patay. Lumeau fait partie de l'aire urbaine d'Orléans.

    Village, hameaux et écarts

    L'habitat groupé et la faible densité de population sont typiques d'une région de forte mécanisation agricole productiviste, où chaque chef d'exploitation gère seul environ 130 hectares céréaliers[B 7], les récoltes étant commercialisées par des coopératives agricoles.

    La commune comprend 89 foyers fiscaux en 2017, dont 59 familles de salariés et entrepreneurs[B 8].

    Les habitations du bourg de Lumeau[L 1] s'étendent sur une longueur de 900 m et une largeur d'environ 200 m de part et d'autre de la grande rue qui prolonge la route D3.9, approximativement entre ses deux intersections avec la route D19, l'une à l'ouest et l'autre à l'est du bourg. Le site primitif du village est « situé dans une légère cuvette » où se trouve la grande mare de Lumeau[L 2], à l'intersection ouest entre la route D3.9 et la route D19. L'église et le cimetière se trouvent dans le quart nord-est du bourg.

    Les hameaux d'Écuillon[L 3], Neuvilliers[L 4], Auneux[L 5], Domainville[L 6] et les écarts d'Égron[L 7] et de Tivoly[L 8] sont inclus dans le territoire de la commune de Lumeau, dont les limites territoriales modernes ont été délimitées en 1793 pour une superficie de 15,3 km2. Après le bourg de Lumeau, c'est Neuvilliers qui est la plus grande concentration d'habitations : y sont comptés jusqu'à 18 foyers fin du XVIIIe siècle, 65 habitants en 1859, et 12 foyers au début du XXIe siècle.

    De nombreux toponymes de communes, hameaux et lieux-dits sont identifiés dans le voisinage de Lumeau et de ses hameaux. Ils ont tous un lien avec l'histoire de Lumeau.

    Tanon, Villeprévost
    Beauvilliers, Goury
    Tillay-le-Péneux, Bazoches-les-Hautes
    Champdoux
    Santilly
    Baigneaux, Dambron
    Tivoly
    Orgères, la Maladrerie, Loigny
    Écuillon
    Villours
    N Auneux, Poupry, Z.A. péage de Villeneuve, Autroche, Artenay
    O    Lumeau    E
    S
    Nonneville, Villepion, Faverolles
    Guillonville,Gommiers,Terminiers
    Patay, Rouvray-Sainte-Croix
    Neuvilliers
    Terre-Noire, Chapelle Sainte-Radegonde
    Domainville, Milhouard
    Égron, Boissay, Mamerault
    Échelles, Sougy, Creuzy, Chevilly

    Le cadastre de Lumeau contient diverses dénominations de rues, chemins, réages et champarts[Note 1].

    Voies de communication et transports

    Voies routières

    La commune de Lumeau est accessible via quatre axes structurants de grande circulation routière :

    • entre Paris et Orléans par l'autoroute A10 (sortie  13 Artenay) ouverte en 1973,
    • entre Paris et Orléans par la route départementale D2020 (ancienne route nationale 20) via Artenay, partiellement sur le tracé d'une ancienne voie romaine d'axe nord-sud entre Lutèce (Paris) et Cenabum (Orléans), devenue la principale route du domaine royal capétien au Xe siècle, route pavée sur la section d'Orléans à Artenay au début du XVIe siècle et jusqu'à Toury à la suite d'une ordonnance de Henri II en date du , route royale pavée de bout en bout dès 1577, dite grande route de Paris à Orléans[B 9], « une des routes les plus passagères de France[B 10] » jusqu'à l'arrivée de la navigation à vapeur entre Rouen et Paris et du chemin de fer entre Paris et Orléans,
    • depuis Chartres par la route nationale 154 vers le sud via Allaines, partiellement par la route départementale D954 sur le tracé d'une ancienne voie romaine d'axe sud-nord entre Blois et Allaines (dénommée grand chemin de Blois à Paris[L 9]),
    • depuis Châteaudun par la route départementale D927 (ancienne route nationale 827) vers le nord-est via Orgères-en-Beauce, partiellement sur le tracé d'une ancienne voie romaine entre Châteaudun et Allaines.

    La desserte de Lumeau est assurée par plusieurs routes départementales :

    • depuis la zone d'activités logistiques d'Artenay-Poupry via Auneux vers l'ouest sur km par les routes départementales D10 et D3.9, dite route d'Artenay (dénommée en 1853 chemin de grande communication no 36 d'Orgères à Artenay[L 10]),
    • depuis la maladrerie d'Orgères et Loigny via Écuillon vers l'est par la route départementale D3.9, partiellement sur le tracé d'une ancienne voie romaine d'axe nord-ouest à sud-est entre Chartres et Orléans, dite route d'Orgères (dénommée en 1853 chemin de grande communication no 36 d'Orgères à Artenay[L 9]),
    • depuis Sougy via Domainville vers le nord, par la route départementale D109.3, parallèle au tracé de l'ancienne voie romaine d'axe sud-nord entre Blois et Allaines, dite route de Sougy (dénommée grand chemin de Blois à Paris[L 9]),
    • depuis Tillay-le-Péneux et Baigneaux vers le sud par la route départementale D109.3, dite route de Baigneaux (dénommée en 1860 chemin de grande communication no 41 de Terminiers à Janville[L 11]),
    • depuis Terminiers vers le nord via Neuvilliers par la route départementale D19, dite route de Patay (dénommée en 1860 chemin de grande communication no 41 de Terminiers à Janville[L 9]).
    Voies antiques et chemins vicinaux à chaussée de pierre et terre

    C'est au sud de la commune, vers Terminiers, qu'est situé l'embranchement des deux voies romaines qui traversent le territoire de Lumeau : il s'agit du grand chemin de Blois à Paris et du grand chemin entre Chartres et Orléans. Ces deux voies ne sont pas indiquées sur l’Itinéraire d’Antonin et seule la première est partiellement représentée dans la Table de Peutinger de l'Empire romain, mais elles sont visibles sur la carte de Cassini de 1759[B 5] et la seconde est référencée comme voie gallo-romaine sur le relevé de la carte d'État-Major élaborée entre 1820 et 1866, mise à jour et publiée de 1832 à 1887[B 11], la « feuille no 79 de Châteaudun » étant datée de 1843[B 12] et publiée en 1845[B 13].

    Une voie romaine orientée sud-nord traverse, en effet, la commune de Lumeau[B 14]. Sur la carte d'État-Major, elle est nommée « ancien chemin des postes, alias chemin de Blois à Ablis ». Aussi nommée « grand chemin de Blois » ou « chemin d'Ablis, de Blois à Paris par Allaines[C 2] »[B 15], elle constitue un segment de la voie antique allant de Tours à Blois, puis prenant la direction de Patay en évitant Orléans par l'ouest ; elle bifurque ensuite vers Chartres ou vers Ablis en direction de Paris et Beauvais. Ce chemin de terre passe par Baccon et Saint-Péravy-la-Colombe. Notons qu'il y a exactement 10 lieues romaines (10 × 2 222 m) ou 9 lieues gallo-romaines (9 × 2 450 m) sur cette voie romaine entre « la Borde » de Baccon et « les Bordes Martin » au sud-est de Terminiers et au nord-est de Rouvray-Sainte-Croix. La voie romaine traverse Terminiers à la ferme de la Ferlauderie au lieu-dit Petit Échelles qui est exactement situé à 10 milles romains (10 × 1 481 m) ou 6 lieues gallo-romaines (6 × 2 450 m) d'Allaines. Elle longe les hameaux d'Égron (à 5 lieues gallo-romaines de Saint-Péravy-la-Colombe) et Domainville puis traverse Lumeau entre le bourg et le hameau d'Auneux, à 10 milles romains de Saint-Péravy-la-Colombe. Au nord-est du bourg de Lumeau, en passant par le lieu-dit moulin de Tivoly, la voie romaine atteint le réage de la Haute Borne, à 11 milles romains de Saint-Péravy-la-Colombe et à 6 milles romains d'Allaines. Elle poursuit par Bazoches-les-Hautes au lieu-dit Chaufour, et rejoint Allaines, ancien carrefour stratégique de 7 voies romaines à 11 km au nord de Lumeau, permettant ainsi d'emprunter notamment la voie romaine entre Allaines et Chartres, aujourd'hui route nationale 154. Dans ses branches vers Ablis, Dourdan et Paris[B 15], le tracé de la voie romaine entre Allaines et Sainville est un chemin vicinal quasi-parallèle à celui de l'autoroute A10 (à 16 km au nord de Lumeau, un alignement d'éoliennes parcourt cette voie romaine sur une distance de 13 km, visible depuis l'autoroute entre Allaines et Allainville). « Cette voie, fort large, très fréquentée au Moyen Âge (…) a joué un rôle important dans les opérations militaires de la guerre de Cent ans, avant et après la victoire de Patay[B 16]. » Sur le tracé de la voie romaine, « la sonde a constaté l'existence d'une chaussée, partie d'assez mauvais pavage, partie de pierre mêlée, et ordinairement plus ou moins enterrée. Même depuis l'ouverture de la grande route d'Orléans, cette ligne a été fréquentée comme traverse. Ses points de passage les plus saillants quant-à l'ancienneté sont, avant Allaines, Sampuy, mansion romaine du chemin de Saint-Mathurin, et au-delà, Bazoches-les-Hautes, d'où sont sorties des découvertes de monnaies, objets d'art et monuments d'âge celtique[B 17]. »

    Un second axe de circulation antique a l'attribut de « chemin de César de Chartres à Orléans »[B 15]. « Dans les documents du Moyen-Âge, cette voie antique est désignée par « via magna de Carnoto Aurelianis »[B 16]. » Avant d'être transformée en voie romaine, elle existait déjà comme chemin gaulois avant la conquête romaine de la Gaule[B 17] : elle suit un itinéraire carnute de l'Eure, affluent de la Seine, à la Loire. D'axe nord-ouest à sud-est en ligne droite de Chartres à Orléans, elle traverse Voves, Fains-la-Folie, Auffains, Fontenay-sur-Conie, la maladrerie d'Orgères et Loigny, puis elle longe Neuvilliers (commune de Lumeau), Terre-Noire et Échelles (commune de Terminiers) et poursuit vers Sougy. Passant à côté de « la Grosse Pierre de Villours », cette voie antique longe la commune de Lumeau selon un axe orienté ouest à sud-est entre le hameau de Neuvilliers[L 4] et le lieu-dit Terre-Noire[L 12], où sont identifiés les traces d'établissements proto-historiques. La voie antique de Chartres à Orléans est donc en provenance en ligne droite du segment de route départementale D3.9 passant par la maladrerie d'Orgères, y croisant la route départementale D927, elle-même ancienne voie romaine « chemin de César Le Mans-Sens par Châteaudun et Allaines ». Elle passe aussi par la ferme de la Ferlauderie, y croisant le grand chemin de Blois à Paris par Allaines. Elle poursuit en un chemin de terre soit via Sougy (les Grandes Bordes) en direction de La Provenchère, Gidy et Saran « et gagne les approches d'Orléans par les Grandes Bordes, le Bois Picard, Saran et la patte d'oie des Aydes où elle rejoint la voie venant de Chartres par Allaines[B 14] », soit par « les Bordes Martin » de Terminiers, la croix de la Borde entre Bricy et Huêtre suivant le chemin dit de Terminiers entre Boulay-les-Barres et Gidy par le Bois de Vessard jusqu'à la Borde entre Ormes et Saran, poursuivant jusqu'à la rue Bannier à Orléans. C'était la voie la plus directe pour relier Chartres à Orléans, mais elle nécessite de traverser la vallée de la Conie (hydronyme pré-celtique), contrairement à la voie romaine sud-nord par Allaines qui, elle, reste sur le plateau beauceron. Sur la carte d'État-Major de 1866, elle est nommée « ancienne route de Chartres à Orléans, voie gallo-romaine ». Important chemin de terre antique, cet axe Chartres-Orléans devient un segment de circulation principal entre Rouen et Orléans au Moyen Âge et à l'époque moderne. Fin du XIXe siècle, il est classé chemin vicinal : il a alors pour concurrent un nouveau tracé de chemin de grande communication entre Fains-la-Folie, le bourg de Fontenay-sur-Conie, le bourg d'Orgères, Nonneville, Villepion, Faverolles, le bourg de Terminiers et Rouvray-Sainte-Croix[C 3], qui devient un segment de la route départementale D.29 en substitution du tracé antique en ligne droite entre Fains-la-Folie et Sougy. Deux paires d'éoliennes, à km au sud-ouest et au sud de Lumeau, sont alignées avec cette voie antique, qui matérialise la limite communale entre Lumeau et Terminiers. Notons qu'il y a exactement 12 milles romains (12 × 1 481 m) ou 8 lieues romaines (8 × 2 222 m) entre « les Petites Bordes » au nord de Fontenay-sur-Conie et « les Grandes Bordes » à Sougy, Loigny étant à situé mi-chemin. Le lieu-dit « la Borde » entre Ormes et Saran est à 10 milles romains des « Bordes Martin » de Terminiers.

    Jusqu'en 1853, le chemin vicinal d'intérêt commun entre Orgères et Artenay passe par Loigny, Écuillon, Neuvilliers, Domainville, Milhouard[L 13] et Poupry, mais il est jugé « défectueux entre Lumeau et Poupry[L 10] », en raison de l'absence de drainage dans la cuvette marnière de Poupry. Ce chemin vicinal en terre est aujourd'hui bitumé uniquement entre la place du hameau de Neuvilliers et la route D19. La distance entre Ecuillon et Poupry par ce chemin via Neuvilliers est de 7,6 km, alors que la distance via Lumeau et Auneux est de 7,3 km, soit un excédent de 300 m seulement, mais le rapporteur au conseil général prétend qu'il est de 797 m. Il est alors préféré en 1853 de faire passer le trafic routier par Lumeau et Auneux en formant le chemin de grande communication no 36 d'Orgères à Artenay[L 10], devenu la route départementale D3.9.

    Les parcelles agricoles sont desservies par un réseaux de chemins vicinaux et chemins d'exploitation en terre, tels que le chemin de Saint-Michel (entre Loigny et Lumeau au nord de la route D3.9), le chemin d'Échelles (équidistant entre la route D.19 et le chemin de Blois à Ablis), le chemin au Loup (au nord de Neuvilliers), le chemin de la chapelle Sainte Radegonde (au sud-ouest de Neuvilliers). Un chemin d'exploitation entre Neuvilliers et le lieu-dit calvaire de Lumeau[L 14], décrit sur la carte d'État major de 1866, est visible sur une photographie aérienne de 1950 mais il a été mis en culture ultérieurement. Un autre chemin d'exploitation disparu, le sentier du Bois Salla, reliait le bourg de Lumeau au lieu-dit Villours, au nord-ouest de Neuvilliers.

    Les chemins vicinaux sont blanc calcaire et les parcelles agricoles sont brunes.

    Transport en commun routier

    Les autobus des lignes 2 et 32B du réseau de mobilité interurbaine (Rémi-Transbeauce) vers Orléans, Chartres, Châteaudun, Orgères-en-Beauce et Guillonville ont des arrêts dans la commune (Neuvilliers, Grande Rue, Écuillon).

    Transport ferroviaire

    La ligne Paris-AusterlitzOrléans, est en exploitation depuis la création de la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans en 1840 et sa desserte de Paris à Orléans via Juvisy en 1843[B 18]. La ligne est électrifiée en 1 500 V continu par caténaire en 1926. Le service assuré par le TER Centre-Val de Loire y est accessible à la gare d'Artenay, à 400 kV et 225 kV à Dambron, le réseau de répartition électrique à haute tension à 90 kV de Dambron à Orgères passe au nord de Lumeau. L'exploitation du réseau de distribution électrique basse tension à 230 V est concédée à Enedis jusqu'en 2024, via le syndicat d'électrification devenu Énergie Eure-et-Loir[B 19].

    Le réseau téléphonique filaire est installé par les PTT vers 1960, le service de téléphonie mobile est accessible à partir de 1994. Le canton est partie prenante du syndicat mixte Eure-et-Loir numérique, favorisant l'accès au réseau internet à haut débit par le déploiement en 2015 d'artères en fibre optique jusqu'au répartiteur communal[B 20]. En 2019, le conseil communautaire « Cœur de Beauce » décide de la création d'un « espace numérique mis à la disposition des habitants de Lumeau[C 4] ».

    Liste des maires

    Durant l'Ancien Régime à partir du règne de Louis XIV, le syndic de la municipalité de Lumeau est nommé par l'intendant de la généralité d'Orléans, notamment pour mettre en œuvre le recouvrement fiscal, sur proposition de l'assemblée des chefs de famille de la paroisse. Le maire de la commune de Lumeau est désigné par le préfet de 1799 à 1848 et de 1851 à 1888 ; il est élu de 1789 à 1799 et de 1848 à 1851. À partir de 1892, les conseillers municipaux sont élus directement au suffrage masculin et le maire est élu par le conseil municipal. Le suffrage devient universel du corps électoral des françaises et français majeurs lors de l'élection municipale du . Le maire représente les intérêts de la commune au conseil communautaire Cœur de Beauce.

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1792   Jean-Baptiste Pasquier    
    1800 1817 Charles Cassegrain    
    1836 1839 Louis Forteau    
    1839 1840 Charles Dégusseau    
    1840 1843 Jean Jacques Fulgence Joseph    
    1843 1846 Méry Joseph    
    1846 1874 Frédéric Joseph    
    1874 1892 Charles Langé    
    1892 1896 Paul Hurault    
    1896 1919 Narcisse Joseph    
    1919 1925 Léon Constant Loison    
    1925 1929 Gaston Cyrille Marie Langé    
    1929 1940 Léon Constant Loison    
    1940 1945 Aristide Duchon    
    1945 1947 Henri Charbonnel    
    1965 1971 Henri Rousseau    
    1971 2008 Gaston Langé    
    2008 2014 Charlie Peillon    
    2014 En cours Marc Langé LR[1]  
    Les données manquantes sont à compléter.

    Population et société

    Démographie

    Le registre paroissial de Lumeau est conservé depuis l'an 1586[L 15], soit 47 ans après l'ordonnance de Villers-Cotterêts qui rend obligatoire la tenue des registres des baptêmes, et 7 ans après l'ordonnance de Blois qui impose les registres de mariages et d'inhumations.

    Dans le « Rolle du nombre des feus » du Duché d'Orléans de 1616[B 21], 92 feux fiscaux sont recensés à Lumeau, correspondant à environ 391 habitants[B 22]. Le dénombrement de l'élection d'Orléans en 1709 indique 87 feux dans la paroisse de Lumeau[2].

    Un dénombrement vers 1741 fait état de « 84 feux et 320 communiants[L 16] ». Lumeau comprend 95 feux en 1768[L 16]. En 1789, Lumeau comprend 103 feux, dont 101 taillables[L 16]. Le nombre de feux peut être comparé aux 88 logements dans la commune en 1982 et aux 96 logements en 2016.

    C'est au recensement de 1861 que l'effectif de la population de Lumeau atteint son maximum (508 habitants), grâce aux progrès sanitaires et à l'augmentation continue de l'espérance de vie. Par la suite, la Beauce ne cesse de se dépeupler, mais d'abord à un rythme très lent jusqu'à la Première Guerre mondiale, qui s'accentue avec l'aménagement du territoire et l'essor industriel du XXe siècle ; la croissance de la population se concentre alors dans l'agglomération orléanaise où l'emploi se tertiarise tandis que les débouchés de la productivité agricole, assurés par le machinisme agricole et le transport logistique à longues distances et faible coût, nécessitent peu de main d'œuvre dans les zones rurales au voisinage de l'aire urbaine d'Orléans.

    Les registres paroissiaux et registres d'état civil de Lumeau du XVIe siècle au XXe siècle[L 17] ainsi que les recensements et listes électorales de Lumeau des XIXe et XXe siècles sont archivés et numérisés par les soins des Archives départementales d'Eure-et-Loir. Le microfilmage des registres paroissiaux de Lumeau (1668-1880)[L 18] et d'état civil de Lumeau (1796-1892)[L 19] ainsi que des tables décennales d'état civil (1793-1902)[L 20] et des recensements de la population de Lumeau (1836-1901)[L 21] a été effectué par la Société généalogique d'Utah en 1984 et 1999. La longévité moyenne de la population de Lumeau est de 44 ans au XVIIe siècle, 52 ans au XVIIIe siècle, 62 ans au XIXe siècle, 68 ans au XXe siècle, avec la présence de centenaires au tournant du XXIe siècle.

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[4].

    En 2017, la commune comptait 149 habitants[Note 2], en diminution de 19,02 % par rapport à 2012 (Eure-et-Loir : +0,26 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    424413379421484466463503501
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    503508506472442447477454463
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    482428409327345337350320313
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
    267297229194179177184185184
    2017 - - - - - - - -
    149--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Enseignement

    Lumeau est située dans l'académie d'Orléans-Tours.

    L'enseignement primaire est assuré à Lumeau depuis plusieurs siècles, bien avant l'instruction obligatoire des lois Jules Ferry. En effet, Guillaume des Aulnais, grammairien, demeure à Lumeau en 1706. Le maître d'école de la paroisse de Lumeau, Mathurin Gatillier, décède en 1790 à 38 ans. Par ailleurs, un petit séminaire, pensionnat-collège catholique où sont admis tant des élèves futurs séminaristes religieux que des élèves laïcs, est fondé en 1818 à Terminiers par l'abbé Jacques Côme (avec le soutien de l'abbé Claude Liautard, fondateur du collège Stanislas de Paris) et fonctionne jusqu'en 1833[C 5]. Il comprend jusqu'à 90 pensionnaires. Un instituteur laïc est recensé dans la commune de Lumeau en 1836. Sur un terrain réservé au centre du bourg de Lumeau, une école primaire publique mixte a été construite en 1884, remplaçant une maison d'école antérieure ; elle est fermée fin du XXe siècle au profit d'un système scolaire intercommunal.

    Le service de transport scolaire PO4 vers l'école primaire de Terminiers a un arrêt à Lumeau et à Neuvilliers. Le service de transport scolaire CO2 conduit à Patay au collège Alfred de Musset. Près de Chartres se trouve le lycée agricole de La Saussaye de Sours tandis qu'à Orléans se trouvent des centres de formation d'apprentis, des lycées d'enseignement général et technologique, des établissements d'enseignement supérieur et l'université d'Orléans.

    Santé

    Au carrefour de deux voies romaines à km à l'ouest du bourg de Lumeau, la maladrerie d'Orgères est ouverte en l'an 1320, étendant le service offert dès 1280 par un établissement et une chapelle Saint-Marc servis par l'ordre des Templiers. L'ordre des Hospitaliers d'Orléans[Note 3], qui en hérite en 1312, y établit un véritable service d'accueil de malades, assuré jusqu'à la Révolution française. Des bâtiments de la maladrerie ont été démolis dans les années 1970[C 2].

    Au XXIe siècle, la maison de santé à Orgères-en-Beauce assure les prestations de médecine générale, de cabinet infirmier et dentiste[C 6], en supplément du cabinet de médecine générale à Terminiers. Il y a par ailleurs une pharmacie et une résidence médicalisée Texier Gallas avec une capacité d’accueil de 62 lits[C 7].

    Des médecins spécialistes et des services dans les secteurs paramédical et médico-social sont disponibles dans le canton. L'hôpital le plus proche est le centre hospitalier régional d'Orléans.

    Manifestations culturelles et festivités

    Les festivités liées au calendrier agricole et la fête de la moisson, la « Passée d'Août », ont fait la place à l'activité associative du club de Lumeau et de la maison de la Beauce à Orgères (y compris les conférences, le cinémobile et le bibliobus), ainsi qu'aux événements de l'amicale des sapeurs-pompiers.

    Économie

    Bassin d'emplois

    Historiquement, en termes de commerce, le bourg de Lumeau comprend une taverne en 1392, une auberge en 1789, une boutique et trois cafés en 1950, une épicerie et débit de boisson en 1964, un café-restaurant en 1990 ; l'artisanat y est très développé jusqu'au milieu du xxe siècle avec des maréchaux-ferrants, charrons, menuisiers, maçons, couvreurs et autres métiers de soutien aux activités rurales ; la plupart des habitants sont affectés aux travaux agricoles.

    Aujourd'hui, l'activité économique principale dans la commune est caractéristique des grandes cultures céréalières de Beauce (blé, orge, maïs), avec plusieurs sociétés et groupements agricoles d'exploitation céréalière, ainsi que des exploitations agricoles individuelles et des coopératives d'utilisation de matériel agricole. Un centre d'entretien mécanique et réparation de machines agricoles est installé à l'extrémité de la grande rue de Lumeau. À l'autre extrémité du bourg, la « ferme du noyer » produit des légumes. La « ferme d'Écuillon »[L 22] est une société de production de pâtes alimentaires artisanales à partir du blé dur récolté sur place.

    Lumeau est à km de la « ferme des arches » de Gommiers, spécialisée en conditionnement de condiments oignons et échalottes récoltés aux alentours. Lumeau est à 10 km de la sucrerie Tereos d'Artenay où sont livrées les récoltes de betteraves à sucre. La commune bénéficie aussi de la proximité des terminaux céréaliers ferroviaires d'Orgères-en-Beauce et de Terminiers-Gommiers et de la coopérative agricole Axéréal.

    À l'est de Lumeau se trouve la zone d’activités logistiques et supermarché d'Artenay-Poupry[C 4], où sont implantées des entreprises telles que XPO Logistics, Stef, Kühne + Nagel et Intermarché, tandis qu'au sud de la commune de Lumeau est située la zone d'activités industrielles de Terminiers, avec notamment l'entreprise de tôlerie de précision Rassinoux, la société de sélection de semences DSV et le distributeur de matériel agricole Depussay. Plus généralement, Lumeau est dans le bassin d'emplois de l'aire urbaine d'Orléans. L'accès à l'autoroute A 10 facilite les circulations.

    Usages du spectre radioélectrique

    L'usage du spectre radioélectrique à Lumeau est conforme au plan national des fréquences, projeté sur le territoire. Seules les particularités locales sont indiquées dans la table ci-dessous.

    Particularités locales de l'usage du spectre radio-électrique[L 23],[L 24],[7]
    FréquenceUsageObjetQualité de réception
    34-40 MHzRadio mobile professionnellerelais du conseil départemental à Sougy
    68-73 MHzRadio mobile professionnellerelais Vinci autoroute du péage de Poupry
    87-108 MHzServices publics COM TERrelais du château d'eau de Lumeau
    90,2 MHzRadio VAG FMstation de radio locale d'Artenay++
    90,7 MHzFrance Musiquestation de radio, émetteur de Traînou+++++
    95,8 MHzFrance Culturestation de radio, émetteur de Traînou+
    99,2 MHzFrance Interstation de radio, émetteur de Traînou+
    100,9 MHzFrance Bleu Orléansstation de radio, basée à Orléans+++++
    102,0 MHzVibrationstation de radio, basée à Orléans++++
    122,7 MHzTour de l'aérodrome de Bricyfréquence aéronautique LFOJ
    123,5 MHzAérodrome de Santillyfréquence aéronautique LF2825
    124,8 MHzApproche de l'aérodrome de Bricyfréquence aéronautique LFOJ
    Télévision TNT-R1France 3 Centre-Val de Loirechaîne de télévision, basée à Orléans-la-Sourcenumérique
    Radiomobiles terrestresrelais Bouygues, Free, SFRchâteau d'eau de Guillonville
    Radiomobiles terrestresrelais Bouygues, Orange, SFRchâteau d'eau d'Orgères
    Radiomobiles terrestresrelais Bouygues, Free, SFRpylône de Tillay-le-Péneux
    Radiomobiles terrestresrelais Orange, Freepylône de Baigneaux
    Radiomobiles terrestresrelais Bouygues, SFRpylône de l'aire du héron cendré à Dambron
    12.8-14.52 GHzFaisceaux hertziensrelais du château d'eau de Lumeau

    Culture locale et patrimoine

    Langue et traditions beauceronnes

    Assimilé à la langue d'oïl parlée dans le domaine royal français au Moyen Âge, le beauceron est l'une des variantes du dialecte de l'orléanais qui a contribué à former la langue française moderne[B 23].

    Les contes beaucerons mettent en scène les paysans, les seigneurs et le loup (la « bête d'Orléans », les amoureux de Péronville dévorés par la « bête » aux abords de la Conie), les miracles de Saint-Sigismond, celui de Saint-Lucain.

    « La vingtaine se compose des cinq derniers jours d'avril et des cinq premiers jours de mai, ce que l'on formule ainsi : « Saint Marc (25 avril) nous y met, et saint Jean (6 mai, saint Jean Bouillant) nous en ôte». (...) Dans certaines contrées, à la vingtaine se rattache la sonnerie de la cloche des biens. À Terminiers, à Lumeau, et ailleurs aussi sans doute, cette sonnerie commence et finit avec la vingtaine et elle fait venir à l'église beaucoup de fidèles qui viennent y prier pour les biens de la terre[B 24]. »

    Lieux et monuments

    Monument des mobiles à Neuvilliers

    Le monument des mobiles à Neuvilliers marque l'emplacement de la charge héroïque et meurtrière des colonnes de la division du général Morandy[Note 4] qui tente de prendre Lumeau, sous la mitraille des batteries de la 17e division d'infanterie prussienne du général von Treskow au matin du . Il s'agit de l'un des plus sanglants épisodes de la bataille de Loigny.

    Le monument[L 25],[G 1] est en forme d'obélisque blanc d'une hauteur de huit mètres sur socle, ossuaire de granit entouré d'une chaine[G 2]. Il est élevé à Neuvilliers, hameau de Lumeau[G 3], inauguré et béni le [G 4],[G 5].

    « La 3e division (Général Morandy) appuyait la droite de la 2e en se portant de Terminiers sur Lumeau. L'ennemi, après un premier moment de surprise, se reforma et la 2e division, qui était déjà maîtresse du château de Goury, fut obligée de se replier sur Loigny, laissant, dans sa retraite, la 3e division, qui s'avançait entre Écuillon et Neuvilliers après s'être emparée de ce dernier point, exposée aux feux directs des batteries allemandes de Lumeau, et aux feux d'écharpe de celles de Goury[G 6]. ».

    L'ossuaire sous le monument contenait initialement les ossements de plus d'un millier de soldats, parmi les neuf mille victimes dispersées sur le champ de bataille de la journée du 2 décembre 1870. Le monument rend hommage aux combattants de la Haute-Vienne[G 7] (71e régiment de mobiles de la Haute-Vienne, 2e brigade, 3e division d'infanterie du général Morandy au sein du 16e corps d'armée du général Chanzy) durant la bataille de Loigny, avec des mentions sur plaques de marbre :

    • « À la mémoire des mobiles du 71e régiment tués à Lumeau. Combats de Lumeau 2 XII 1870, le département de la Haute-Vienne. Le département de la Haute-Vienne garde un souvenir reconnaissant aux habitants de Neuvilliers et Lumeau qui ont recueilli ses blessés. ».
    • « Sous ce monument reposent les ossements de 1100 soldats français appartenant à divers régiments dont le 71e mobiles et de 40 allemands tués le 2 décembre 1870 en différents points du champ de bataille. »
    • « Melius est nos mori in bello quam videre mala gentis nostre (Il vaut mieux pour nous mourir que d’être spectateurs des malheurs de notre nation), Premier livre des Macchabée (1 Mac 3, 59). »

    Le monument a été élevé avec le concours du département de la Haute-Vienne[G 8] dans une cavité calcaire à proximité du lieu où une cinquantaine de gardes mobiles de la Haute-Vienne (71e régiment) sont tombés près de Neuvilliers[G 9] et reposent dans l'ossuaire du monument parmi 1 140 soldats qui ont péri autour de Neuvilliers et de Lumeau. Un autre ossuaire de 1 300 combattants se trouve dans l'église de Loigny. L'emplacement de plusieurs tombes, monuments funéraires et fosses communes de soldats français et allemands est préservé sur le champ de bataille à Lumeau, Écuillon, Villours, le bois des zouaves, Loigny et dans les cimetières de Terminiers et Poupry.

    Église de Lumeau

    Église Saint-Pierre.
    Tour quadrangulaire et mur sud de l'église.
    L'arc ogival du mur nord.
    Abside ronde, s'élevant à 3 pans.

    L'église de Lumeau[L 26] est une église médiévale[B 25], qui a été construite et rebâtie durant au moins trois périodes historiques. De l'édifice primitif d'architecture romane, l'église conserve un chœur rénové. Son chevet est du XIIIe siècle. La tour beauceronne quadrangulaire de l'église est un élément architectural typique dans le canton ; ses fondations sont antérieures au XIVe siècle ; la tour date du XVIe siècle pour sa dernière surélévation par une flèche de charpente[L 27],[8].

    « Trois parties nettement différenciées s'étagent de l'ouest à l'est : importante tour avec tourelle d'escalier à l'angle sud-ouest, nef flanquée d'un chapiteau moderne et chœur, plus élevé que celle-ci, sur la face sud duquel on voit une cage d'escalier menant aux combles. L'abside, arrondie à la base, se rétrécit au dessus et passe à trois pans, témoignant des remaniements subis au cours des âges. Remaniements encore plus visibles au nord où un pan de mur en équerre conserve la trace d'un bel arc ogival[L 28]. »

    « Les trois parties du bâtiment se retrouvent à l'intérieur : vestibule dans la partie basse de la tour, nef surmontée d'une voute moderne et séparée par un mur percé d'un grand arc, le chœur dont la voute semble plus ancienne : les retombées d'arc s'ornent de sculptures naïves, têtes grimaçantes, bustes présentant des écus aux armes effacées[L 28]. »

    Durant la guerre de Cent Ans, l'église de Lumeau est évoquée comme église fortifiée en 1382. À la Renaissance, « l'église est consacrée en 1556, sans doute après d'importants travaux. » Mais, durant la première guerre de Religion, « l'église est incendiée en 1562 ». « Le retable date du XVIIIe siècle. En 1731, 1771 et 1777, des cloches de l'église ont été bénies. Une nouvelle restauration eut lieu en 1820[L 28] » : les fenêtres sont du XIXe siècle. Un plan de l'église[L 29] a été relevé en 1852. Des travaux sont effectués en 1876. Des travaux de rénovation du clocher à la fin du XXe siècle conduisent au remplacement de son bourdon.

    Saint Loup, saint Gilles et saint Pierre sont associés à l'église de Lumeau et peuvent être rattachés aux contextes historiques de l'Orléanais :

    • L'église de Lumeau est d'abord consacrée à saint Loup[L 28]. Il s'agit probablement de Loup de Sens, saint né à Orléans vers 573 et évêque de Sens, le diocèse d'Orléans faisant alors partie de la province ecclésiastique de Sens. Peut être est-ce aussi une allusion discrète à Loup de Ferrières, ecclésiastique franc de l'abbaye de Ferrières-en-Gâtinais au IXe siècle, précepteur de Charles II le Chauve, dont il assista au sacre à Orléans en 848, et qui dénonça les nobles comme pilleurs des biens de l’Église. Église saint-Loup-de-Lumeau est ainsi la dénomination imprimée en 1615 dans les Annales du chanoine Charles de la Saussaye[B 26].
    • Gilles l'Ermite (en latin : Ægidius) étant fêté le même jour que Loup de Sens, le , les deux saints (« Curatus SS. Lupi et Egidii de Lumolio[B 26] » et « saint Leu et saint Gilles [B 27]») peuvent se partager la dédicace de l'église de Lumeau en 1556. Cela constitue également un rappel d'Ægidius, le général gallo-romain de la Gaule du Nord autonome devenue domaine gallo-romain de Soissons au Ve siècle.
    • La cure de Lumeau est citée dans un pouillé du diocèse d'Orléans vers 1650, étudié par Symphorien Guyon[B 27] : elle dépend alors du chapitre de la collégiale de Saint-Pierre-Empont à Orléans, d'où la mention d'église Saint-Pierre-de-Lumeau[L 30] toujours applicable en 1789.

    « Nous remarquons une variante de vocables pour les cures de Lumeau et Poupry : la première appelée par La Saussaye Saint-Loup-Saint-Gilles, et la deuxième Saint-Sulpice, tandis que Guyon les nomme Saint-Pierre-de-Lumeau et Notre-Dame-de-Poupry. Nous ne pouvons nous expliquer cette différence de vocables qu'en admettant l'hypothèse d'anciennes églises détruites et de vocables tombées en désuétude[B 28]. »

    Jusqu'au XIXe siècle, les croyances populaires sur les causes d'événements naturels ou prétendus surnaturels conduisent à des troubles à l'ordre public : « plusieurs curés furent menacés de la fureur populaire, entre autres ceux de Terminiers, Lumeau, Sancheville et Gironville[B 29]. »

    Le , jour de l'inauguration du monument de Neuvilliers, le curé de Lumeau, l'abbé Morice, reçoit la médaille de vermeil du département de la Haute-Vienne pour son dévouement auprès des blessés de la bataille du et un ciboire est offert à l'église de Lumeau[G 4],[L 27].

    Vers 1922, le cimetière, historiquement adjacent à l'église, est translaté en périphérie nord-est du bourg de Lumeau, sur la route de Baigneaux. Le monument du cimetière rend hommage à ses 18 morts entre 1914 et 1920 et au mort de 1940[L 31].

    Château de Lumeau

    Le château de Lumeau[L 32] comprend un corps de logis du XVIIe siècle et une ferme attenante à proximité de l'église, de l'ancien cimetière et de la grande mare de Lumeau[L 2]. Le parc est adjacent au bois de Lumeau.

    Dans le voisinage

    Personnalités liées à la commune

    • Sainte Radegonde[9], épouse de Clotaire Ier (fils de Clovis et roi des Francs, couronné roi d'Orléans en 524), découvre une source entre Neuvilliers et Terminiers, sur son chemin entre Noyon et Tours via Châteaudun.
    • Général Jacques Louis Morandy (1812-1875)[Note 4], à la tête des colonnes de la 3e division du 16e corps de l'Armée de la Loire pour les combats de Lumeau le , avançant de Terminiers à Lumeau, puis combattant de Auneux et Neuvilliers jusqu'à Écuillon.
    • Jean François Marie Morice (1809-1873), curé de Lumeau de 1834 à 1873, et Désiré Léger Renard (1828), instituteur à Lumeau de 1850 à 1872 et secrétaire de mairie, organisateurs des secours aux blessés lors de la bataille du , médaillés de la croix de la Société de la Convention de Genève[B 30]
    • Émile Barillon (1860-1935)[10], né à Lumeau, évêque de Malacca (Malaisie-Singapour) de 1904 à 1933.
    • Louise Côme (1869-1946), née Rousseau, médaille d'or de la famille française, reçue le 7 août 1921 pour avoir élevé ses 13 enfants à Lumeau[L 33].

    Voir aussi

    Bibliographie

    • Jacques Soyer, « L'origine du nom de la commune de Lumeau », Bulletin de la société archéologique orléanaise, Société archéologique et historique de l'Orléanais, vol. 24, no 241, , p. 163-164 (lire en ligne) disponible sur Gallica.
    • Robert Plessis, « Lumeau à travers les âges », Bulletin de liaison du groupement archéologique et historique de la région d’Artenay, .
    • Jean-Michel Calvo, « Une sépulture gauloise à Lumeau, Eure-et-Loir (28.221.01) », Revue archéologique du Loiret, no 1, , p. 28-30 (ISSN 0758-1203, notice BnF no FRBNF34389266, lire en ligne).
    • Abbé Pierre Nollent, « L'hypogée de Lumeau (Eure-et-Loir) », Bulletin de la Société archéologique et historique de l'Orléanais, Société archéologique et historique de l'Orléanais, vol. 6, nos 43-44, , p. 79-80 (ISSN 1151-3101, OCLC 888260550, notice BnF no FRBNF34431883).
    • Camille Bloch, Cahiers de doléances du bailliage d'Orléans pour les Etats généraux de 1789 : Cahier de demandes de la paroisse de Lumeau, qu'elle a chargé ses députés de remettre à l'assemblée du bailliage d'Orléans, Orléans, (notice BnF no FRBNF41629602, lire en ligne).
    • Narcisse Joseph, Invasion prussienne dans l'Eure-et-Loir. 1870-1871 : Rapports des maires des diverses communes du département : Lumeau, Chartres, Petrot-Garnier, , IV-326 p. ; In-12 p. (notice BnF no FRBNF36473335, lire en ligne), p. 191-192 disponible sur Gallica.
    • Abbé Sainsot, Église de Lumeau [20 Décembre 1900], Chartres, Archives du diocèse de Chartres, coll. « Églises et chapelles du diocèse de Chartres, IX. 3e série, Archives du diocèse de Chartres - Bibliothèque municipale de Chartres Fonds Sael SA 1137 et C 484/9, Fonds Jusselin R 238/2 - Médiathèque d'Orléans H5224.10 et H5224.11 », 1901, 1904, 20 p., 8°, 7 fig. p. (notice BnF no FRBNF32701448, présentation en ligne).

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

    1. Dénomination de rues, chemins, lieux-dits, réages et champarts de la commune de Lumeau : AU LEVANT DES ENCLOS, AU MIDI DES ENCLOS, AUNEUX, DOMAINVILLE, RUE DU CHATEAU D'EAU, RUE DU FAUBOURG SAINT MARTIN, RUE DU PARC, ECUILLON, EGRON, GRANDE RUE, L'ENFUME, LA PIECE DE LA FERME, LA PRECHE, LE BAS DE LOISON, LE BAS DE NEUVILLIERS, LE BOIS DE DOMAINVILLE, LE BOIS SALLA, LE CARREAU, LE CHEMIN AU LOUP, LE MOULIN, LE MOULIN D'AUNEUX, LE PARC, LE POIRIER, LE RAVOIR, LE REAGE COURBE, LES BAS D'ECHELLE, LES VALLEES, LUMEAU, MALMUSSE, NEUVILLIERS, SOUS LUMEAU, SUR LE CHEMIN D'ECHELLE, SUR LE CHEMIN DE BLOIS, SUR LE CHEMIN DE DOMAINVILLE, SUR LOIGNY, TIVOLY, VERS AUNEUX.
    2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.
    3. Au XIVe siècle, Orgères est un fief sous la domination du seigneur du Puiset dans le vicomté de Dunois. La dîme d'Orgères était l'assiette d'un bénéfice ecclésiastique du chapitre de la cathédrale Notre-Dame de Chartres et, depuis une bulle du pape Innocent II en 1131, d'un bénéfice de l'abbaye de la Madeleine de Châteaudun. Sa haute justice était du ressort du bailliage de Dunois à Châteaudun. Cependant, une portion du hameau de la Maladrerie d'Orgères « avec sa chapelle de Saint-Marc, est de la paroisse de Fontenay et du baillage d'Orléans, châtellenie de Janville. » D'où la dépendance de la Maladrerie d'Orgères des ordres religieux orléanais et non pas du Dunois comme la paroisse d'Orgères. Le hameau de la Maladrerie a été totalement rattaché à Orgères-en-Beauce en 1952. Notons que le testament de Jean de Meung en 1298 n'évoque que les hôtel-Dieu du Puyset, d'Artenay et de Janville et les léproseries de Janville, Toury, Artenay et Langenerie (notice BnF no FRBNF16612551).

    Références

    • Lumeau
    1. Hameau de Domainville 48° 05′ 54,82″ N, 1° 47′ 56,63″ E .
    2. Écart d'Égron 48° 05′ 22,77″ N, 1° 47′ 18,27″ E .
    3. Écart de Tivoly 48° 07′ 07,95″ N, 1° 47′ 41,95″ E .
    4. « Projet de classement au rang des lignes de grande communication du chemin vicinal de moyenne communication n°36 d'Orgères à Artenay », Rapports et délibérations / Département d'Eure-et-Loir, Conseil général, , p. 217 (ISSN 1262-6155, lire en ligne).
    5. « Classement en grande communication du chemin vicinal d'intérêt commun n°8 de Terminiers à Janville », Rapports et délibérations / Département d'Eure-et-Loir, Conseil général, , p. 187-189 (ISSN 1262-6155, lire en ligne).
    6. Milhouard (commune de Poupry) 48° 05′ 54,03″ N, 1° 49′ 21,5″ E , ferme sur un site gallo-romain, toponyme Menilouart dans le Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans.
    7. Registre paroissial de Lumeau, p. AD Eure-et-Loir 3 E 221 (1586-1674, 1668-1777, 1777-1792).
    8. Registre paroissial et état civil de Lumeau (1584-1914), p. AD Eure-et-Loir 3 E 221
    9. Église catholique. Paroisse de Lumeau (Eure-et-Loir), France, Registres paroissiaux de Lumeau (Eure-et-Loir), 1668-1880., Salt Lake City, Utah : Filmés par la Genealogical Society of Utah, 1984-1999., coll. « Archives départementales d'Eure-et-Loir », (OCLC 866215290).
    10. État civil, France, Registres de l'état civil de Lumeau (Eure-et-Loir), 1796-1892., Salt Lake City, Utah : Filmés par la Genealogical Society of Utah, coll. « Archives départementales d'Eure-et-Loir », (OCLC 866456153).
    11. État civil, France, Tables décennales, 1793-1902, Eure-et-Loir, Salt Lake City, Utah : Filmés par la Genealogical Society of Utah, coll. « Archives départementales d'Eure-et-Loir », (OCLC 866397241).
    12. État civil, France, Recensements de Lumeau, 1836-1901., Salt Lake City, Utah : Filmés par la Genealogical Society of Utah, coll. « Archives départementales d'Eure-et-Loir », (OCLC 866430958).
    13. « Ferme d'Écuillon, des pâtes du terroir », sur www.lafermedecuillon.com.
    14. Radios reçues à Lumeau (28140 - Eure-et-Loir).
    15. ANFR - Implantation des stations radioélectriques et des sites de mesure de champs autour de Lumeau.
    16. Église de Lumeau dans Bulletin de la Société archéologique d'Eure-et-Loir : édifices religieux du canton d'Orgères-en-Beauce., Chartres, Société archéologique d'Eure-et-Loir, coll. « Spécial inventaire monumental » (no 12), , 25 cm (ISSN 1149-6789, notice BnF no FRBNF34426702, lire en ligne).
    17. « Plan de l'église de Lumeau, par l'agent-voyer cantonal du département d'Eure-et-Loir », sur www.archives28.fr, .
    18. « Monument aux morts du cimetière communal de Lumeau », sur www.geneanet.org/cimetieres.
    19. JORF 7 août 1921 page 9259
    • Bataille de Loigny-Lumeau-Poupry
    1. « Entretien du monument de Lumeau en mémoire des mobiles de la Haute-Vienne », Rapports et délibérations - Eure-et-Loir, Conseil général, vol. 1889/08/19, (ISSN 1262-6155, lire en ligne).
    2. « Lumeau Eure-et-Loir Monument des mobiles de la Haute-Vienne au hameau de Neuvilliers », sur www.loire1870.fr (consulté le 12 mai 2014).
    3. Émile de Marcère, Exécution de la loi du 4 avril 1873, relative aux tombes des militaires morts pendant la guerre de 1870-1871 : Ministère de l'Intérieur. Rapport présenté au Président de la République, Paris, Impr. nationale, , 553 p. (notice BnF no FRBNF30877554), p. 95.
    4. Abbé Provost, Loigny-la-Bataille, de 1870 à 1912, Lille, Impr. de H. Morel, , In-8° (237 × 146), 535 p., pl., carte, couv. ill. p. (notice BnF no FRBNF34200620, lire en ligne), p. 404-405.
    5. « Mobiles de la Haute-Vienne ; entretien du monument de Lumeau », Rapports et délibérations - Eure-et-Loir, Conseil général, , p. 184 (ISSN 1262-6155, lire en ligne).
    6. Antoine-Eugène-Alfred Chanzy, Campagne de 1870-1871. La deuxième armée de la Loire par le général Chanzy (20 juin 1871.), Plon, (notice BnF no FRBNF34081902, lire en ligne).
    7. « Subvention pour les dépenses extraordinaires ; subvention du département de la Haute-Vienne pour l'entretien du monument de Lumeau », Rapports et délibérations - Eure-et-Loir, Conseil général, , p. 92 (ISSN 1262-6155, lire en ligne).
    8. Rapports et délibérations - Eure-et-Loir, Conseil général : Monument des mobiles de la Haute-Vienne à Lumeau, , 183 p. (ISSN 1262-6155, notice BnF no FRBNF34524781, lire en ligne), Au terme d'un traité que j'ai conclu avec M. le Préfet de la Haute-Vienne, en vertu de votre délibération du , le département d'Eure-et-Loir s'est obligé à entretenir le monument élevé dans la commune de Lumeau, à la mémoire des Mobiles de la Haute-Vienne tués en 1870, moyennant un abonnement de 100 fr.
    • Canton d'Orgères-en-Beauce
    1. Marcel Jollivet, « L'utilisation des lieux de naissance pour l'analyse de l'espace social d'un village. », Revue française de sociologie, no numéro spécial : Les transformations des sociétés rurales françaises. Orientations de recherches., , p. 74-95 (ISSN 1958-5691, notice BnF no FRBNF41168999, lire en ligne).
    2. « Procès verbal du conseil communautaire Cœur de Beauce », sur www.coeurdebeauce.fr, (consulté le 23 avril 2019).
    3. abbé Sainsot et abbé Augis, Le petit séminaire de Terminiers (1818-1833), Saint-Maixent-l'École, impr. de E. Payet, , 36 p. (notice BnF no FRBNF31278325, lire en ligne).
    4. « La maison de santé à Orgères-en-Beauce », sur www.coeurdebeauce.fr.
    5. « EPHAD résidence médicalisée Texier Gallas », sur www.texiergallas.org.
    • Beauce et Orléanais
    1. Nicolas Sanson d'Abbeville, La Beauce ou sont les eslections de Chartres, Dourdan, Estampes, Pluviers, Chasteau-Dun et pays circonvoisins : Généralité d'Orléans, Élections d'Orléans, de Châteaudun, Chartres, d'Étampes, Dourdan, Pithiviers,, Paris, Pierre Mariette, coll. « Bibliothèque nationale de France, département Cartes et plans, GE DD-2987 (736), Collection d'Anville », , carte : tracés col. ; 41 × 56 cm p. (notice BnF no FRBNF40584051, lire en ligne).
    2. Société archéologique d'Eure-et-Loir, « Procès-verbaux de la Société archéologique d'Eure-et-Loir », Procès-verbaux de la Société archéologique d'Eure-et-Loir, vol. 1910 (T13)-1918., , p. 201 (ISSN 1149-7203, lire en ligne).
    3. Christophe Tassin, Cartes générales des provinces de France et d'Espagne : Carte de Beauce, t. 16, Paris, Michel Van Lochom, , Échelle 5 lieues = 2 cm ; 10,6 × 15,3 cm - Nord à droite p. (notice BnF no FRBNF40618509).
    4. César-François Cassini de Thury (dir.), Miquel, Loupia Fontenaille, Le Roy de Boscroger et Le Roy des Carreaux, Carte générale de la France ; 028 : [Vendôme]. N°28. Flle 45 [Document cartographique] Échelle(s) : [1:86400] ou 1 ligne pour 100 toises, Paris, coll. « Dépôt de la Guerre », 1759-1760 (notice BnF no FRBNF40860520, lire en ligne).
    5. Didier Robert de Vaugondy, Gouvernement général d'Orléanois, où se trouvent l'Orléanois propre, le Blaisois, le Gatinois, et la Beauce, qui comprend le Vendomois, le Dunois, et le pays chartrain : par le Sr Robert de Vaugondy fils, vol. 1 carte : tracés en coul. ; 47,5 × 58,5 cm, Paris, coll. « Bibliothèque nationale de France, département Cartes et plans, GE DD-2987 (473) », (notice BnF no FRBNF40582799, lire en ligne).
    6. Agreste Centre-Val de Loire, Agri'repères
    7. Documents statistiques d'Eure-et-Loir ; impôt sur le revenu.
    8. « 1605-1608 : Pavage du chemin d'Orléans à Paris, par la porte Bannier ; bauches et bordures de pavés ; pavage du bourg de Cercottes, du bourg de Langennerie, de l'Orme à Artenay, de Langennerie à Sougy. » cf.Archives de la ville d'Orléans ; série CC. - Impositions et charges diverses de la commune. : CC.993, t. 1, Orléans, coll. « Inventaire sommaire des archives communales antérieures à 1790 », 354 p. (lire en ligne), p. 198-199 (264-265).
    9. Carte topographique de la France au 1/80 000, dite carte de l'État-Major, Paris, coll. « Dépôt de la Guerre », 1832-1887, 1 carte ; coupures de 60 × 87 cm, pliées 21 × 13 cm p. (notice BnF no FRBNF40649938), tirage Orléans, 1886.
    10. Jean-Jacques-Germain Pelet (dir.), Louis Puissant, Jean-Baptiste Coraboeuf et Alexandre Emile Lapie, Carte topographique de la République française gravée à l'échelle de 1 pour 80.000, Paris, coll. « Dépôt de la Guerre », 1833-1850-1880, 273 feuilles en 5 volumes p. (notice BnF no FRBNF41404882), Feuille n°79, Châteaudun. 1843.
    11. Département d'Eure-et-Loir : extrait de la carte topographique de la France 1:80 000, Paris, coll. « Dépôt général de la Guerre », , 6 feuilles 80 × 54 cm p. (notice BnF no FRBNF40749250).
    12. Louis-Gustave Guérineau de Boisvillette, Itinéraire du pays carnute., Impr. de Hébert (Chartres)., coll. « Publication de la Société archéologique d'Eure-et-Loir », (notice BnF no FRBNF40723534, lire en ligne).
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    17. Chanoine Sainsot ; Procès-verbaux de la Société archéologique d'Eure-et-Loir, 2 mai 1912 ; p.198
    18. Frédéric Epaud, Julien Noblet et Franck Tournadre, Inventaire des charpentes d'églises médiévales en région Centre-Val de Loire : Programme CharpCentre, vol. ⟨hal-01802125⟩, (lire en ligne).
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    22. Ernest Sevrin, « Croyances populaires et médecine supranaturelle en Eure-et-Loir au XIXe siècle. », Revue d'histoire de l'Église de France., no Tome 32. N°121, , p. 265-308 (ISSN 0048-7988, lire en ligne).
    23. Comité central de Chartres pour secours à accorder aux familles des victimes de la guerre et Section de la Société française constituée d'après la convention de Genève pour soins à donner dans les ambulances aux blessés des armées., t. 124, Chartres, Comité international d'Eure-et-Loir pour secours aux blessés des armées, coll. « Croix-Rouge française », , 202 p. (notice BnF no FRBNF34082506, lire en ligne), p. 198.
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