Métropole de Lyon

La métropole de Lyon ou Grand Lyon est une collectivité à statut particulier, située dans la circonscription départementale du Rhône, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Créée le , la métropole de Lyon remplace la communauté urbaine de Lyon et, dans le territoire de celle-ci, le département du Rhône. Elle exerce à la fois les compétences d'un département et celles d'une métropole, pour les 59 communes qui la composent au .

Cet article concerne la métropole de Lyon. Pour l'ancienne communauté urbaine de Lyon, voir Communauté urbaine de Lyon.

Métropole de Lyon
Administration
Pays France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Création de la métropole
Chef-lieu
(Préfecture)
Lyon
Président du
conseil de la métropole
David Kimelfeld (LREM)
Préfet Pascal Mailhos
Code Insee 69M[1]
Démographie
Population 1 385 927 hab. (2017)
Densité 2 597 hab./km2
Géographie
Superficie 533,68 km2
Subdivisions
Arrondissements 1
Circonscriptions législatives 14[note 1]
Circonscriptions électorales 14
Communes 59

    Au , la métropole de Lyon compte 1 385 927 habitants[2]. La Poste lui attribue le code 69, qu'elle partage avec le département du Rhône. L'Insee lui attribue le code 69M[1].

    Histoire

    Le département du Rhône est créé en 1793 par bidépartementalisation de celui de Rhône-et-Loire, à la suite du soulèvement de Lyon contre la Convention nationale. À cette époque, le fleuve homonyme marque la limite du département du Rhône-et-Loire puis du Rhône avec celui de l'Isère (à l'exception de La Guillotière, située sur la rive orientale du Rhône mais rattachée au département du Rhône-et-Loire puis du Rhône depuis l'origine, sauf pendant une brève période de 1793 à 1796 où le gouvernement révolutionnaire la rattacha à l'Isère pour punir les Lyonnais insurgés).

    Le développement d'une zone urbanisée autour de Lyon entraîne en 1852 l'annexion au département du Rhône de quatre communes de la rive gauche du Rhône situées en Isère : Bron, Vaulx-en-Velin, Vénissieux et Villeurbanne[3].

    Le est créée la communauté urbaine de Lyon (COURLY puis Grand Lyon). Comme il n'est alors pas possible pour une intercommunalité de réunir des communes de plusieurs départements, 6 communes de l'Ain et 23 communes de l'Isère sont intégrées au département du Rhône afin de rejoindre la nouvelle communauté urbaine[3]. Celle-ci s'agrandit par la suite des communes de Givors et Grigny en 2007[4], de Lissieu en 2011[5] et de Quincieux en 2014[6].

    Fin 2012, un accord est passé entre Michel Mercier, alors président du conseil général du Rhône, et Gérard Collomb, président du Grand Lyon, prévoyant la création à l'horizon 2014 d'une « euro-métropole » : le Grand Lyon remplacerait le département du Rhône sur son territoire et le projet donnerait lieu à une loi en [7]. Finalement, la création de la métropole de Lyon est inscrite au sein de la Loi de modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles (loi MAPTAM) du et est mise en place le [8].

    Selon l'universitaire Philippe Subra, « un tel accord entre deux collectivités potentiellement rivales et, de surcroît, entre deux adversaires politiques, peut surprendre. Il n'existe pas d'autres exemples d'une collectivité acceptant volontairement d'être amputée d'une partie de son territoire au profit d'une autre. ». Il donne trois raisons à cet accord : une dans le fond, « l'existence d'un modèle lyonnais de gouvernance territoriale, basé sur la recherche du consensus, ou du moins le dialogue, entre forces politiques et entre élus et milieux économiques, mais aussi avec les élites culturelles et universitaires, avec un objectif partagé : faire de l'agglomération et la région urbaine un territoire compétitif et dynamique » ; deux conjoncturelles, l'avantage pour la majorité départementale de droite à exclure des cantons dans lesquels la gauche progresse et, enfin, le transfert à la nouvelle métropole, entre autres, par exemple, du musée des Confluences, et donc de son financement « dont le coût ne cesse d'enfler et qui pesait lourdement sur les finances départementales » [9].

    Géographie

    Communes de la métropole de Lyon.

    Située dans la région Auvergne-Rhône-Alpes et au nord de la vallée du Rhône, la métropole de Lyon compte 59 communes de l'unité urbaine de Lyon[10], précédemment situées au sud-est du département du Rhône.

    La métropole est limitrophe du département du Rhône à l'ouest, au sud et à l'est, de celui de l'Ain au nord et de celui de l'Isère au niveau de Givors. Elle est traversée par le Rhône  qui arrose notamment les villes de Vaulx-en-Velin, Villeurbanne, Lyon et Givors  et son affluent la Saône  qui baigne entre autres Neuville-sur-Saône, Fontaines-sur-Saône, Caluire-et-Cuire et Lyon. Lors de la création de la métropole le , les communes de Grigny et Vernaison absorbent une partie de Millery afin de créer un corridor reliant Grigny à Vernaison et donner une continuité territoriale à la métropole, coupant ainsi le département du Rhône en deux parties[11]. De la même manière et afin d'assurer la continuité territoriale du département du Rhône, la commune de Jonage cède deux parties à celle de Jons, formant ainsi un autre corridor[11].

    Bien que majoritairement urbain, le territoire de la métropole compte 40 % d'espaces naturels et agricoles[12].

    Communes

    L'avenue de Lanessan à Champagne-au-Mont-d'Or, dans les années 1900.
    Vue de Lyon. À gauche, la colline de Fourvière ; au fond, la colline de la Croix-Rousse.
    Installations industrielles d'Arkema à la limite d'Oullins.
    Le pont sur la Saône à Neuville-sur-Saône, vue latérale depuis l'aval.
    Liste des communes de la métropole
    Nom Code
    Insee
    Gentilé Superficie
    km2
    Population
    (dernière pop. légale)
    Densité
    hab./km2
    Lyon
    (siège)
    69123 Lyonnais 47,87 516 092 (2017) 10 781
    Albigny-sur-Saône 69003 Albignolais 2,57 2 880 (2017) 1 121
    Bron 69029 Brondillants 10,3 41 543 (2017) 4 033
    Cailloux-sur-Fontaines 69033 Cailloutains 8,69 2 722 (2017) 313
    Caluire-et-Cuire 69034 Caluirards 10,45 43 187 (2017) 4 133
    Champagne-au-Mont-d'Or 69040 Champenois 2,59 5 526 (2017) 2 134
    Charbonnières-les-Bains 69044 Charbonnois 4,13 5 067 (2017) 1 227
    Charly 69046 Charlyrots 5,09 4 541 (2017) 892
    Chassieu 69271 Chasselands 11,57 10 359 (2017) 895
    Collonges-au-Mont-d'Or 69063 Collongeards 3,78 4 052 (2017) 1 072
    Corbas 69273 Corbasiens 11,88 11 050 (2017) 930
    Couzon-au-Mont-d'Or 69068 Couzonnais 3,11 2 516 (2017) 809
    Craponne 69069 Craponnois 4,62 11 067 (2017) 2 395
    Curis-au-Mont-d'Or 69071 Curissois 3,03 1 172 (2017) 387
    Dardilly 69072 Dardillois 13,99 8 600 (2017) 615
    Décines-Charpieu 69275 Décinois 17,01 28 602 (2017) 1 681
    Écully 69081 Écullois 8,45 18 517 (2017) 2 191
    Feyzin 69276 Feyzinois 9,64 9 857 (2017) 1 023
    Fleurieu-sur-Saône 69085 Fleurentins 2,91 1 449 (2017) 498
    Fontaines-Saint-Martin 69087 Saint-Martinois 2,74 3 052 (2017) 1 114
    Fontaines-sur-Saône 69088 Fontainois 2,32 7 069 (2017) 3 047
    Francheville 69089 Franchevillois 8,18 14 198 (2017) 1 736
    Genay 69278 Ganathains 8,49 5 470 (2017) 644
    Givors 69091 Givordins 17,34 19 975 (2017) 1 152
    Grigny 69096 Grignerots 5,75 9 662 (2017) 1 680
    Irigny 69100 Irignois 8,84 8 641 (2017) 977
    Jonage 69279 Jonageois 12,11 5 903 (2017) 487
    Limonest 69116 Limonois 8,39 3 664 (2017) 437
    Lissieu 69117 Lissilois 5,66 3 122 (2017) 552
    Marcy-l'Étoile 69127 Marcyllois 5,37 3 657 (2017) 681
    Meyzieu 69282 Majolans 23,01 33 477 (2017) 1 455
    Mions 69283 Miolands 11,57 13 542 (2017) 1 170
    Montanay 69284 Montanois 7,16 3 142 (2017) 439
    La Mulatière 69142 Mulatins 1,82 6 334 (2017) 3 480
    Neuville-sur-Saône 69143 Neuvillois 5,47 7 514 (2017) 1 374
    Oullins 69149 Oullinois 4,4 26 273 (2017) 5 971
    Pierre-Bénite 69152 Pierre-Bénitains 4,48 10 390 (2017) 2 319
    Poleymieux-au-Mont-d'Or 69153 Poleymoriots 6,21 1 332 (2017) 214
    Quincieux 69163 Quincerots 17,72 3 467 (2017) 196
    Rillieux-la-Pape 69286 Rilliards 14,48 30 012 (2017) 2 073
    Rochetaillée-sur-Saône 69168 Rochetaillards 1,29 1 528 (2017) 1 184
    Saint-Cyr-au-Mont-d'Or 69191 Saint-Cyrôts 7,29 5 576 (2017) 765
    Saint-Didier-au-Mont-d'Or 69194 Désidériens 8,34 6 785 (2017) 814
    Sainte-Foy-lès-Lyon 69202 Fidésiens 6,83 22 012 (2017) 3 223
    Saint-Fons 69199 Saint-Foniards 6,06 18 802 (2017) 3 103
    Saint-Genis-Laval 69204 Saint-Genois 12,92 21 217 (2017) 1 642
    Saint-Genis-les-Ollières 69205 Saint-Genois 3,74 4 984 (2017) 1 333
    Saint-Germain-au-Mont-d'Or 69207 Saint-Germinois 5,43 3 085 (2017) 568
    Saint-Priest 69290 San-Priods 29,71 46 207 (2017) 1 555
    Saint-Romain-au-Mont-d'Or 69233 Saromagnots 2,62 1 211 (2017) 462
    Sathonay-Camp 69292 Sathonards 1,96 5 934 (2017) 3 028
    Sathonay-Village 69293 Sathonards 5,15 2 360 (2017) 458
    Solaize 69296 Solaizards 8,1 2 922 (2017) 361
    Tassin-la-Demi-Lune 69244 Tassilunois 7,79 22 297 (2017) 2 862
    La Tour-de-Salvagny 69250 Tourellois 8,43 4 050 (2017) 480
    Vaulx-en-Velin 69256 Vaudais 20,95 49 658 (2017) 2 370
    Vénissieux 69259 Vénissians 15,33 65 894 (2017) 4 298
    Vernaison 69260 Vernaisonnais 4,03 4 998 (2017) 1 240
    Villeurbanne 69266 Villeurbannais 14,52 147 712 (2017) 10 173

    Démographie

    Avec 1,370 million d'habitants au , la métropole de Lyon est l'équivalent du onzième département le plus peuplé de France. La commune de Lyon concentre 37 % de la population de la métropole.

    Évolution démographique, incluant celle de l'ancienne communauté urbaine de Lyon
    1968 1975 1982 1990 1999 2009 2010 2011 2012
    1 076 5241 151 8921 136 7981 164 4971 196 4821 281 9711 293 1641 306 9721 324 637
    2013 2014 2015 2016 2017 - - - -
    1 336 9941 354 4761 370 6781 381 3491 385 927----
    Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes.
    (Source : INSEE[13])

    Sources - SPLAF et Insee.

    Transports

    La métropole de Lyon est desservie par le boulevard périphérique de Lyon et les autoroutes A6, A7, A42, A43, A46, A47, et A89.

    La gare de Lyon-Part-Dieu est la principale gare de la métropole.

    Les transports en commun sont organisés par le SYTRAL, qui dépend de la métropole et de la Région Auvergne Rhone Alpes qui s'est substituée au département du Rhône. Le territoire de la métropole est desservi par les Transports en commun lyonnais (TCL) et par le service de transport de personnes à mobilité réduite Optibus.

    La métropole de Lyon est desservie par l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry qui se situe à Colombier-Saugnieu (Rhône). Cet aéroport est relié à la gare de Lyon-Part-Dieu par la ligne de tramway Rhônexpress.

    Économie

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    L'économie de la métropole est dominée par les secteurs industriel et commercial.

    Lyon fut longtemps réputée pour le travail de la soie mais ces activités sont aujourd'hui très réduites et servent le marché des produits de luxe. L'industrie médicale (bioMérieux, Sanofi, Laboratoires Boiron) y est bien implantée depuis longtemps et anime un pôle de biotechnologies innovant (Biodistrict Lyon-Gerland). La chimie et la pétrochimie y prospèrent depuis longtemps (couloir de la chimie sur les communes de Saint-Fons, Pierre-Bénite, Solaize ou Feyzin). L'automobile avec une longue tradition locale est aussi fortement représentée : Berliet (1895-1980), Renault Véhicules Industriels devenu Renault Trucks affilié au groupe suédois Volvo, plus récemment les directions assistées et autres pièces du Japonais JTEKT qui a son siège européen à Irigny. En particulier sous la direction d'Antoine Riboud, l'industrie du verre (BSN (1966-1979)) et surtout l'agro-alimentaire ( BSN (1970-1972) puis BSN-Gervais-Danone (depuis 1972), après l'essor plus ancien d'autres sociétés : Société Laitière Moderne-Le Bon Lait (1900-1969), Sté Laitière Martens (1952-1969)) se sont fortement développées et organisées. Les matériels ferroviaires et agricoles (Alstom Transport), le matériel médical (Gambro, affilié au Groupe Baxter), etc., sont également présents.

    Dans le domaine des services, les activités bancaires et financières sont très développées depuis longtemps (Lyonnaise de Banque-CIC, Crédit Lyonnais, Banque populaire, assurances) ainsi que, plus récemment, la logistique (Aéroport de Lyon-St Exupéry, UPS, etc.).

    Lyon est devenue une des capitales du jeu vidéo avec la création d'Infogrammes en 1983 qui deviendra un important acteur du domaine dans les années 1990. La dématérialisation du secteur a représenté un virage difficile qui sera, par ailleurs, en 2013 fatal pour la société (entretemps devenue Atari). Cependant de grands acteurs demeurent présents à Lyon avec notamment les studios d'Arkane Studios et d'Ubisoft (Ivory Tower) ainsi que la présence des bureaux d'Electronic Arts et de Bandai Namco Entertainment pour l'édition.

    Afin de dynamiser le développement économique, le développement numérique, l'insertion et emploi de la métropole, le conseil du 21 septembre 2015 a voté la convention de délégation de service public relative à l'aménagement numérique à très haut débit sur le territoire de la Métropole de Lyon. Cette DSP permettra le déploiement d’un réseau d’initiative publique (RIP) à très haut débit (THD).

    Cette politique THD de la Communauté urbaine de Lyon a été présentée dans les délibérations n° 2012-3307, 2012-3308 et 2012-3309 du Conseil du . Cette politique s’articule autour de deux volets :

    • l’accompagnement des déploiements privés, en particulier du réseau FTTH ;
    • le déploiement d'un réseau d'initiative publique (RIP) en complémentarité des investissements privés.

    Ainsi, conformément aux orientations du Plan France Très Haut Débit, seront raccordés en priorité : les 93 ZAE du territoire comptant 10 000 entreprises, 165 immeubles d'entreprises, 249 hôtels, 1 631 sites publics et para publics (dont 1 102 raccordables)[14].

    Politique

    Statut

    La métropole de Lyon est créée par la loi du 27 janvier 2014 de modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles[15] dans le cadre de l'Acte III de la décentralisation :

    « La métropole de Lyon forme un espace de solidarité pour élaborer et conduire un projet d'aménagement et de développement économique, écologique, éducatif, sportif, culturel et social de son territoire, afin d'en améliorer la compétitivité et la cohésion.

    « Elle assure les conditions de son développement économique, social et environnemental au moyen des infrastructures, réseaux et équipements structurants métropolitains »

     Article L. 3611-2 du Code général des collectivités territoriales.[16]

    La métropole de Lyon est « une collectivité à statut particulier, au sens de l'article 72 de la Constitution »[17] qui exerce à la fois les compétences dévolues au département[18] et celles dévolues aux métropoles[19] (bien que, contrairement aux autres métropoles, la métropole de Lyon soit une collectivité territoriale à part entière et non un établissement public de coopération intercommunale).

    De fait de son statut particulier, la loi prévoit que la métropole et ses organes (conseil de métropole, président) sont assimilés au département (conseil départemental, président) pour l'application de la législation en vigueur relative au département[20] mais également qu'ils disposent des mêmes droits et sont soumis aux mêmes obligations que les établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre[21].

    Compétences

    La métropole exerce de plein droit, en lieu et place des communes de son territoire certaines de leurs compétences et reprend les compétences précédemment exercées par le conseil général du Rhône[22]. Toutefois, certains services restent communs au département du Rhône et à la métropole[15].

    Compétences issues de la communauté urbaine de Lyon
    Compétences issues du département du Rhône
    Autres compétences prévues par la loi
    • création et gestions d'équipements culturels ;
    • construction et entretien des réseaux de chaud et froid ;
    • construction et entretien des réseaux très haut débit ;
    • concession de distribution d'électricité et de gaz ;
    • gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations ;
    • prévention de la délinquance et accès aux droits ;
    • participation à la gouvernance des gares ;
    • co-pilotage des pôles de compétitivité ;
    • logement ;
    • création et entretien des services pour les véhicules électriques ;
    • hygiène et santé.
    Pacte de cohérence métropolitain

    Un projet de « pacte de cohérence métropolitain » adopté par la conférence métropolitaine du puis par le conseil métropolitain du a pour objectif de faciliter la coordination entre les communes membres et de préciser comment mettre en place les délégations de compétences.

    Le projet prévoit que les compétences peuvent être exercées sous trois modalités d'adaptation concernant 21 « propositions de coopération ou délégations possibles entre les territoires et la métropole ». Les communes disposent d'un délai de trois mois pour décider si elles veulent rejoindre ou non ce dispositif[23],[24].

    Les modalités d'adaptation sont les suivantes[24] :

    • l’exercice articulé des compétences métropole-commune : ces compétences sont exercées à la fois par la métropole et les communes, d'une simple coordination à une articulation plus étroite entre la métropole et les communes concernées ;
    • l’exercice articulé des compétences entre communes : deux ou plusieurs communes se rapprochent pour exercer ensemble une ou plusieurs compétences avec l'appui de la métropole ;
    • les délégations entre métropole et commune : des compétences sont déléguées de la métropole à la commune ou l'inverse dans des limites définies par une convention entre les deux parties.

    Les 21 propositions de délégations sont[24] :

    no PropositionThématiques concernéesModalité d'adaptation
    1Informations croisées et coordination de l’action sociale entre métropole et communeAction sociale, petite enfance, insertion, personnes âgées et personnes en situation de handicapExercice articulé des compétences
    2Accueil, information et orientation de la demande socialePetite enfance, insertion, personnes âgées et personnes en situation de handicapExercice articulé des compétences
    3Accueil, information, instruction et accompagnement de la demande socialeAide et développement socialDélégation de compétences de la commune à la métropole
    4Mise en place d’un dispositif de prévention santé pour les 0-12 ansAide et développement social et petite enfanceExercice articulé des compétences
    5Prévention spécialiséeAide et développement socialExercice articulé des compétences
    6Instruction des demandes de garanties d’emprunts des bailleurs sociauxUrbanisme, logement, habitat et politique de la VilleExercice articulé des compétences
    7Instance d’échanges et de travail sur l’économie de proximitéDéveloppement économiqueExercice articulé des compétences
    8Mobilisation conjointe métropole-commune des entreprises sur la problématique de l’insertionDéveloppement économique et insertionExercice articulé des compétences
    9Vie étudianteDéveloppement économique et attractivitéExercice articulé des compétences
    10Accompagnement dans la maîtrise du développement urbainUrbanisme, logement, habitat et politique de la VilleExercice articulé des compétences
    11Politique de la VilleUrbanisme, logement, habitat et politique de la VilleExercice articulé des compétences
    12Nettoiement - Convention qualité propretéPropreté et nettoiementExercice articulé des compétences
    13Nettoiement : Optimisation du nettoiement des marchés alimentaires et forainsPropreté et nettoiementExercice articulé des compétences
    14Collecte sélective des encombrants et déchets vertsPropreté et collecteExercice articulé des compétences
    15Nettoiement : Gestion des espaces publics complexesPropreté et nettoiementDélégation de compétence de la commune à la métropole
    16Nettoiement : Gestion des espaces publics de proximitéPropreté et nettoiementDélégation de compétence de la métropole à la commune
    17Priorisation des itinéraires de déneigement de niveau 3Viabilité hivernaleExercice articulé des compétences
    18Rapprochements et création de synergies entre écoles et collègesÉducation, enfance et famillesExercice articulé des compétences
    19Développement des synergies intercommunales en matière de lecture publiqueCultureExercice articulé des compétences
    20Développement des coopérations en matière de politique culturelleCultureExercice articulé des compétences
    21Développement des coopérations en matière de sportSportExercice articulé des compétences
    Services et instances communs à la métropole et au département du Rhône

    Bien que la métropole de Lyon soit détachée du département du Rhône depuis le , la législation prévoit que les deux collectivités territoriales continuent de disposer de certaines institutions sur toute la circonscription départementale du Rhône[25] :

    Représentant de l'État

    Pour l'organisation des services déconcentrés de l'État, la métropole de Lyon et le département du Rhône continuent de former une « circonscription départementale du Rhône » : le préfet du Rhône est également représentant de l'État dans la métropole de Lyon et les directions départementales qui en dépendent sont communes[29] (ce qui explique que la métropole et le Rhône continuent tous deux de porter le code 69)[25].

    Institutions

    La métropole est constituée d'un conseil de la métropole et d'organes consultatifs, aussi nommées « instances territoriales »[15],[30].

    Conseil de la métropole

    De sa création jusqu'aux prochaines élections municipales, le conseil de la métropole de Lyon est composé des 165 membres du conseil de l'ancienne communauté urbaine de Lyon élus en mars 2014 en même temps que les conseils municipaux. Le président et ses 25 vice-présidents du Grand Lyon forment l'exécutif de la métropole.

    À partir de 2020, le conseil de la métropole, comprenant 150 membres (au lieu des 166 prévus à l'origine), sera élu en même temps que les conseils municipaux au suffrage universel direct dans le cadre de 14 circonscriptions électorales selon le mode de scrutin applicable aux communes de plus de 1 000 habitants[31],[25],[32].

    Ces circonscriptions électorales suivront globalement le découpage des conférences des maires[33].

    Conférences territoriales des maires

    Les conférences territoriales des maires se substituent aux conférences locales des maires de la communauté urbaine, créées en 2002[34], et qui réunissent les maires d'une partie du territoire de la métropole pour débattre au niveau local de certains sujets et problématiques communs à plusieurs communes en travaillant sur la déclinaison territoriale des politiques métropolitaines[30].

    Il existe neuf conférences territoriales[35] :

    Conférence métropolitaine des maires

    La conférence métropolitaine des maires est présidée par le président du conseil de la métropole et regroupe l'ensemble des maires des communes membres. C'est une instance de débat dans laquelle sont discutés des sujets d'intérêt métropolitain et qui doit, au début de chaque mandat et dans un délai de six mois, rédiger un document-cadre appelé « pacte de cohérence métropolitain » qui a pour but de faciliter la coordination entre les communes membres[30].

    Conseil de Développement

    La métropole de Lyon possède un conseil de développement organe consultatif chargé de prospective pouvant être saisi par saisine de l’exécutif.

    [36]

    Pôle métropolitain

    La métropole de Lyon succède à la communauté urbaine au sein du Pôle métropolitain du G4.

    Bibliographie

    • Cédric Polère, De la COURLY au Grand Lyon : Histoire d'une communauté urbaine, Lyon, Lieu Dits, , 480 p. (ISBN 978-2-36219-073-5)

    Notes et références

    Notes

    1. Ce nombre correspond à celui des circonscriptions législatives du Rhône dont le découpage ne tient pas compte de la création de la métropole de Lyon.

    Références

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    Voir aussi

    Articles connexes

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