Maître de l'Annonce aux bergers

Le Maître de l'Annonce aux bergers est un peintre baroque italien actif durant environ 20 ans à Naples, entre 1630 et 1650, et fervent représentant du vigoureux courant naturaliste napolitain. Il demeure, encore actuellement, plongé dans l'anonymat[1].

Maître de l'Annonce aux Bergers
L'Annonce aux bergers du musée Capodimonte de Naples
Activité
Lieu de travail
Mouvement
naturalisme caravagesque
Influencé par
Œuvres principales
Annonce aux bergers

Mythe ou réalité

Longtemps confondues avec celles de Bartolomeo Bassante (Mayer 1908 & 1923 ; Longhi 1935 & 1969[1]), ses œuvres lui sont finalement réattribuées par Ferdinando Bologna (1955 & 1958[2]), qui propose ce surnom en raison de la récurrence dans son œuvre de ce sujet tiré du Nouveau Testament (Luc, II, 8-12). En effet on connaît pas loin d'une dizaine de versions de ce thème de l'Annonce aux bergers, dont celles du :

La toile de Besançon reproduit cet épisode avec quelques variantes par rapport à celle de Naples ; de même le tableau de Nantes est la citation de la moitié gauche de celui de Besançon. L'artiste, visiblement satisfait de sa création, a repris d'une version à l'autre l'ensemble ou des détails de sa structure de base[3]. Il y décrit, en des compositions denses et dramatiques, des types populaires fortement individualisés et des moutons, peints avec un sentiment naturaliste intense[4].

D'autres spécialistes ont essayé, vainement, de l'identifier avec, entre autres, Giovanni Do (Raffaele Causa, puis Maurizio Marini[5]), Nunzio Rossi (De Vito, in Naples, 1984-1985) et Pietro Beato (Spinosa 1988) ; mais le consensus actuel est, jusqu'à plus ample informé, de revenir à la proposition de Bologna[1].

Quoi qu'il en soit de son identité civile, le Maître de l'Annonce aux bergers n'en est pas moins considéré comme l'une des personnalités les plus remarquables et les plus intéressantes de la peinture napolitaine entre 1630 et 1650, et un représentant du renouveau du courant naturaliste après 1630 aux côtés de Francesco Guarino, Aniello Falcone et Francesco Fracanzano. Mais, plus qu'eux, il révèle une connaissance approfondie des œuvres de jeunesse de Velázquez et évidemment de celles de Ribera, et, à travers lui, du Caravage[4].

Œuvre

Outre les différentes versions de l'Annonce aux bergers, on peut citer:

Sources

  • Nicolas Joyeux in L'Âge d'or de la peinture à Naples, ouvrage collectif, LIENART, 2015, p. 150 (ISBN 978-2-35906-140-6)
  • Dictionnaire Larousse de la Peinture

Notes et références

  1. Nicolas Joyeux in L'Âge d'or de la peinture à Naples, p. 149
  2. Ferdinando Bologna, Francesco Solimna, L'Arte tipografica, Naples,1958
  3. Matthieu Pinette et Françoise Soulier-François, De Bellini à Bonnard, Paris, Pierre Zech Editeur, 1992, p. 72
  4. Dictionnaire Larousse de la Peinture
  5. Maurizio Marini, Pittori a Napoli 1610-1636, contributi e schede, Rome, Bulzoni, 1974
  6. Henry-Claude Cousseau, Le Musée des Beaux Arts de Nantes, Fondation Paribas, , 125 p. (ISBN 2-907333-09-7, notice BnF no FRBNF35475626), p. 24
  7. Vincent Pomarède, 1001 peintures au Louvre : De l’Antiquité au XIXe siècle, Musée du Louvre Editions, , 589 p. (ISBN 2-35031-032-9), p. 352
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