Magrie

Magrie est une commune française, située dans le département de l'Aude en région Occitanie.

Magrie
Administration
Pays France
Région Occitanie
Département Aude
Arrondissement Limoux
Canton Limoux
Intercommunalité Communauté de communes du Limouxin
Maire
Mandat
Didier Combis
2014-2020
Code postal 11300
Code commune 11211
Démographie
Population
municipale
528 hab. (2017 )
Densité 53 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 01′ 46″ nord, 2° 12′ 03″ est
Altitude Min. 179 m
Max. 654 m
Superficie 9,95 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
Magrie
Géolocalisation sur la carte : Aude
Magrie
Géolocalisation sur la carte : France
Magrie
Géolocalisation sur la carte : France
Magrie

    Ses habitants sont appelés les Magriains.

    Géographie

    La Corneilla sur la commune de Magrie

    Magrie est située dans l'aire urbaine de Limoux en banlieue de Limoux.

    Communes limitrophes

    Climat

    Le climat est de type climat méditerranéen.

    Histoire

    Le terroir a vu, au fil des siècles, une présence humaine dont les traces, conjuguées à de riches sources écrites, ont permis de reconstituer de larges plages historiques.

    De l'époque néolithique à l'âge du bronze (- 6000 – 7000), des campements sporadiques de groupes humains nomades ont signalé leur présence sur le terroir par des dépôts de céramiques. Plus tard, des indices monétaires attestent que l'âge du fer (- 700 – 125) a vu sur la commune s'établir une vie et des relations commerciales entre des populations diverses, en majorité constituées par des Ligures d'Italie et des Ibères natifs d'Espagne.

    C'est l'époque romaine qui vient apporter les premiers signes d'une occupation vraiment organisée. En effet, si les sources écrites font mention de Magrianum, le domaine de Macrius, nom du propriétaire gallo-romain, les multiples indices relevés sur le terrain apportent les preuves d'une organisation de vie aux alentours du Ier siècle apr. J.-C. avec des éléments de construction, de stockage des denrées et de rites funéraires.

    Les invasions barbares et le haut Moyen Âge laissent le village dans un silence obscur alors que le Razès, en 870, passe à la maison comtale de Carcassonne. Dès 1068, le comte de Barcelone, Raymond Bérenger 1er introduit la dynastie catalane dans le Languedoc en achetant les comtés de Carcassonne et de Razès. Des luttes successorales aboutissent au renforcement de la famille des Trencavel comtes de Béziers et de Razès.

    Ces mêmes comtes qui cèdent des terres, dont le terroir de Magrie aux religieux des abbayes de Lagrasse et de Saint Polycarpe en 1036 et en 1082. De même, l'entrée en croisade des grands seigneurs méridionaux favorise un grand élan spirituel qui va accentuer les donations en faveur des Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, fondé vers le milieu du XIe siècle.

    En 1134, la famille des comtes de Béziers et de Carcassonne, cède des terres de Magrie à l'Ordre des Templiers et à l'Ordre des Hospitaliers sans que le village ait été, dès lors, érigé en commanderie. Vraisemblablement, le village le devient après l'église et le château de Magrie. Par la suite, la commanderie de Magrie fera partie intégrante de celle plus importante de Douzens. Le terroir de Magrie, enrichi par de nombreuses possessions extérieures, restera aux mains des chevaliers de Malte, successeurs des hospitaliers jusqu'à la Révolution française.

    Au XIIIe siècle, de bonnes conditions climatiques assurent l'épanouissement démographique de la commune, suivies au XIVe siècle par des famines, des épidémies de peste et vraisemblablement à une moindre organisation du terroir, en partie due à la guerre de Cent Ans. Les guerres de religion au XIVe siècle atteignent le village. Magrie est pris par les protestants, le , contre la volonté du roi Henri IV. Prise de peu de durée car les catholiques le reprennent le mois suivant. Le XVIIe siècle fait subir à la population des famines (1631), des épidémies de peste (1529-1536 ; 1628-1629). Le gel catastrophique de 1709 anéantit la culture de l'olivier dans toute la province.

    Les années précédant la Révolution sont très mauvaises dans toute la région, ce qui explique un peu partout des mécontentements. Sans que des faits vraiment sanglants soient venus perturber le village, suite aux événements nationaux, on note, le que la maison curiale est cambriolée. On y prend du fourrage et des registres qu'on incendie sur la place publique. Et c'est dans les soubresauts de l'histoire nationale que celle de Magrie va se fondre, petit à petit, pour vivre au gré des empires et des républiques sa vie jusqu'à nos jours.

    Héraldique

    Blason De gueules, à la croix de Malte d'argent bordée d'or.
    Détails
    Le statut officiel du blason reste à déterminer.
    Alias
    Alias du blason de Magrie
    Taillé de gueules et d'argent.

    Économie

    vignoble à Magrie

    Magrie est un village où l'on peut trouver de nombreuses vignes. Il y a plus de 184 ha de vignes cultivées pour une production moyenne annuelle de 11 000 hl.

    Le vignoble de Magrie bénéficie d'un ensoleillement remarquable, d'un cadre et d'un terroir uniques au pied des Pyrénées. Grâce à cela on obtient de grands vins AOC blancs : Toques et clochers, Ancestrale, Crémant, Blanquette de Limoux ; et les rouges : Anne de Joyeuses, Merlot, Cabernet, Pinot[Lequel ?].

    Environ un tiers des viticulteurs élaborent leur récolte en chais particuliers, principalement la Blanquette Ancestrale. Les autres sont affiliés aux Caves Sieur d'Arques et Anne de Joyeuses.

    Politique et administration

    Mairie de Magrie
    Église Saint-Julien-et-Sainte-Basilisse
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1995 en cours Didier Combis LREM  
    1980 1995 Henri Soler    
    1971 1980 Désiré Tailhan    
    1966 1971 Hubert Tailhan    
    1947 1966 Gabriel Aymeric    
    1944 1947 Baptiste Bossieux    
    1935 1944 Théophile Filh    
    1935 1935[2] Antoine Guilhem    
    1912 1935 Théophile Filh    
    1907 1912 Gabriel Rivière    
    1896 1907 Maurice Aymeric    
    Les données manquantes sont à compléter.

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[4].

    En 2017, la commune comptait 528 habitants[Note 1], en augmentation de 2,72 % par rapport à 2012 (Aude : +2,19 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    428507478449267464495423436
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    407430402352371371345298291
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    320302313271286309302296298
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
    314315296353369421505511528
    2017 - - - - - - - -
    528--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Lieux et monuments

    - Église de style roman Saint-Julien-et-Sainte-Basilisse

    Personnalités liées à la commune

    Voir aussi

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. Carte IGN sous Géoportail
    2. De janvier 1935 à mai 1935
    3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.


    Liens externes

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