Mainvillers

Mainvillers est une commune française située dans le département de la Moselle et le bassin de vie de la Moselle-Est.

Ne doit pas être confondu avec Mainville ou Mainvilliers.

Mainvillers

Église Saint-Laurent.

Héraldique
Administration
Pays France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Forbach-Boulay-Moselle
Canton Faulquemont
Intercommunalité Communauté de communes du District de Faulquemont
Maire
Mandat
Raymond Hauser
2014-2020
Code postal 57380
Code commune 57430
Démographie
Gentilé Mainvillois
Population
municipale
335 hab. (2017 )
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 01′ 15″ nord, 6° 32′ 40″ est
Altitude Min. 248 m
Max. 296 m
Superficie 6,7 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Moselle
Mainvillers
Géolocalisation sur la carte : Moselle
Mainvillers
Géolocalisation sur la carte : France
Mainvillers
Géolocalisation sur la carte : France
Mainvillers

    Géographie

    Situé à 260 mètres d'altitude, le ruisseau de Brouch, le ruisseau l'Outenbach et le ruisseau Lollenbach sont les principaux cours d'eau qui traversent la commune.

    Se situe sur la frontière entre les dialectes du francique mosellan  zone linguistique qui s'étend de Siegen au nord jusqu'à Mainvillers au sud  et les parlers lorrains romans.

    Toponymie

    • D'un nom de personne Manno + villare[1].
    • Malranvilre en 991, Manvilre en 1121, Manviller en 1180, Maiwillre en 1210, Maiwillere en 1267, Mauwiller en 1346, Mewyler en 1424, Malweiller au XVIe siècle, Mauviller en 1544, Mauweiler en 1594, Malwer et Malver au XVIIe siècle, Maviller en 1634, Malviller en 1762, Mainville en 1793, Mainviller au XIXe siècle, Maiweiler en 1871-1918.
    • En allemand : Mayweiler[2]. En Francique Lorrain : Maiwiller/Maiwilla. En lorrain roman : Mainvlé[2].

    Histoire

    Dépendait de l'ancienne province de Lorraine (bailliage de Boulay). Ancienne cure de l'archiprêtré de Haboudange, qui dépendait de l'abbaye de Longeville-les-Saint-Avold.

    En 1745, les habitants de ce village, situé en zone germanophone, eurent quelques difficultés avec leur régent d'école, à propos de la langue utilisée pour l'instruction de leurs enfants. En effet, le maître d'école Dominique Thiriet était originaire de Craincourt et il ignorait l'allemand. Alors que la majorité des Mainvillois ne connaissaient que cette langue et tenaient semble-t-il à la conserver. Par la suite, plusieurs d'entre eux adressèrent au vicaire général de l'évêché de Metz une requête pour changer de professeur, chose qui fut faite en 1748. Le remplaçant, Fridrich Klotz, était lui, originaire de Mainvillers[3].

    Mainvillers a été la localité du canton la plus sinistrée à la fin de la Seconde Guerre mondiale. La commune a reçu la croix de guerre avec étoile d'argent, à la suite de la citation à l'ordre de la division du  :

    « Commune Lorraine dont la presque totalité fut détruite ou gravement endommagée, a été durant l'occupation un centre de refuge pour les prisonniers évadés d'Allemagne. Par son attachement à la France, ses souffrances vaillamment supportées s'est acquis des droits à la reconnaissance du Pays »

    .

    Héraldique

    Blasonnement :
    De gueules, au grill d'argent surmonté de trois glands versés du même rangés en chef.
    Commentaires : L'église a été bâtie par les religieux bénédictins de l'abbaye de Longeville-lès-Saint-Avold. Longeville porte de gueules, à trois glands versés d'argent. Le grill rappelle le martyre de saint Laurent, patron de la paroisse.

    Politique et administration

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Mars 1971 Mars 1995 Joseph Thiriet    
    Mars 1995 Mars 2014 Lucien Poinsignon    
    Mars 2014 Mars 2020 Raymond Hauser    
    Les données manquantes sont à compléter.

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5].

    En 2017, la commune comptait 335 habitants[Note 1], en augmentation de 18,79 % par rapport à 2012 (Moselle : -0,28 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
    401374422420427435442412406
    1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
    346334312315291291276264234
    1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
    210228219200198213197187230
    1990 1999 2005 2010 2015 2017 - - -
    238278274268338335---
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Lieux et monuments

    • Passage de l'ancienne voie romaine qui reliait Metz à Keskastel
    • Découverte au lieu-dit la Couche au « Haut d’Arriance » d'un petit bronze représentant la déesse Minerve avec son casque corinthien typique.
    • Le Haut Château, sur la rue du même nom où l'on a retrouvé un des murs de l'ancien chateau.

    Édifices religieux

    • Église Saint-Laurent, détruite en et reconstruite en , en 1768 agrandissement de l'église : mobilier XVIIIe siècle.
    • Chapelle Notre-Dame-de-la-Visitation. Érigée en 1760 à la suite du vœu formulé par les habitants lors de l'épidémie de variole. Agrandie en 1774, détruite en et reconstruite quelques années après la libération.
    • Chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs encore appelée chapelle de la Vierge-des-Sept-Douleurs ou chapelle Saint-Blaise : pietà XVIIe siècle.

    Personnalités liées à la commune

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume 2.
    2. Bouteiller, Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868.
    3. Charles HIÉGEL, Problème scolaire et linguistique à Mainvillers en 1745, 1970.
    4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.


    Liens externes

    • Portail de la Moselle
    • Portail des communes de France
    Cet article est issu de Wikipedia. Le texte est sous licence Creative Commons - Attribution - Sharealike. Des conditions supplémentaires peuvent s'appliquer aux fichiers multimédias.