Marie-Louise Rochebillard

Marie-Louise Rochebillard est une syndicaliste française, née le à Changy (Loire) et morte le à Lyon. Personnalité lyonnaise appartenant au courant du catholicisme social, elle est une pionnière du syndicalisme féminin.

Marie-Louise Rochebillard
Biographie
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Décès
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Activité

Biographie

Faculté de Médecine Lyon 6.

Originaire du village de Changy près de Roanne (Loire), elle est la fille d'un notaire. Mais elle travaillera dès 16 ans, par suite de la ruine de sa famille. N'éprouvant aucune attirance pour ce travail, elle revendiquera cependant la fierté d'exercer un travail pour une femme[1]. À Lyon, marquée par la grève des ovalistes (1869), elle crée en 1899 deux syndicats : celui des dames employées de commerce, dont elle prend la présidence, et celui des ouvrières de l'aiguille lyonnaise. Ces syndicats, sont non mixtes à différents point de vue : ils ne regroupent que des ouvrières et non leur patronne (alors que le syndicalisme chrétien existant à l'époque, comme le syndicat de l'aiguille de Paris fondé en 1892 par le père du Lac regroupe à la fois ouvrières et petites patronnes). Par ailleurs ils ne regroupent que des femmes (influence du catholicisme).

En 1899, Marie-Louise Rochebillard a analysé le monde du travail féminin français, sur une population de près de 20 millions de femmes, un tiers d'entre elles travaille. Son objectif est alors de former une élite militante, en mettant sur pied des cours professionnels [1].

Plus tard, Marie-Louise Rochebillard créera un troisième syndicat, celui des ouvrières de la soie.

À la suite de la Première Guerre mondiale, elle devient directrice de l'hôpital auxiliaire La Ferrandière, puis de l'Œuvre du Bon Abri pour les jeunes filles à Lyon et enfin d'un centre anticancéreux après 1925[réf. nécessaire].

Hommages

Le , un hommage lui est rendu par l'apposition d'une plaque commémorative au 13 rue Sainte-Catherine dans le 1er arrondissement de Lyon. Dans le 2e arrondissement de cette même ville, une allée est nommée d'après elle dans le quartier Confluence.

Notes et références

  1. [Les débuts du syndicalisme féminin chrétien en France, 1899-1944, par Joceline Chabot, presses universitaires de Lyon, 2003.

Annexes

Bibliographie

  • Joceline Chabot, Les débuts du syndicalisme féminin chrétien en France (1899-1944), 2003, PUL.
  • Joceline Chabot, Marie-Louise Rochebillard et le militantisme chrétien à Lyon 1899-1914. Archives départementales de Lyon (Visages du mouvement ouvrier lyonnais). Lyon, France, .
  • A.Bregou, Une catholique sociale : Marie-Louise Rochebillard, La Pensée Catholique, 1989, no 238, p. 40-61.
  • Dictionnaire du Monde Religieux dans la France contemporaine, (ISBN 2-7010-1305-4).

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