Marie Antoinette Marcotte

Lucile Marie Antoinette Marcotte née à Troyes le [1] et morte à Paris le [2] est une artiste peintre française, principalement active en Belgique.

Marie Antoinette Marcotte
Marie Antoinette Marcotte vers 1904.
Naissance
Décès
(à 61 ans)
Paris 10e
Nom de naissance
Lucile Marie Antoinette Marcotte
Nationalité
Activité
Maître
Lieux de travail
Mouvement
Distinctions
Œuvres principales
Dans les serres de S.M. le Roi des Belges, 1913
signature

Ses thèmes de prédilection sont le jardins et les fleurs rendus dans un style luministe, mais elle a également peint des sujets naturalistes au début de sa carrière.

Biographie

Marie Antoinette Marcotte vers 1897.

Marie Antoinette Marcotte, par sa mère, est issue de la famille aristocratique Toudouze ayant comporté de nombreux artistes au cours du XIXe siècle. Son père était affilé à la famille aristocratique des Marcotte de Quivières et les Marcotte d'Argenteuil. Il fut vice-consul de France à Ostende, puis à Anvers en 1872. Il meurt subitement en 1884. Sa mère se remarie avec Jules Alexandre Sohr, dont elle a eu trois enfants : Marguerite, Frédéric et Eva Sohr[4].

La passion de Marie Antoinette Marcotte pour le dessin et la peinture se manifeste tôt. Vers 1882, elle sollicite Émile Claus pour devenir son élève. Claus, n'acceptant pas d'élève, lui prodigua néanmoins ses conseils sur son travail artistique pendant plusieurs années.

En 1887, elle va parfaire ses études à Paris dans l'atelier de Jules Lefebvre et elle expose son premier tableau Le petit campagnard au Salon des artistes français de 1888. Au Salon de 1889, elle expose La Fillette des champs. En rentrant à Anvers, Marie Antoinette Marcotte participe à l'atelier d'Edgard Farasyn. En 1891, elle entre à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles où elle suit les cours de Jean-François Portaels et Joseph Stallaert.

Marie Antoinette Marcotte est restée célibataire, choix fréquent en Belgique à cette époque pour les femmes ayant une vocation artistique et désireuses de se professionnaliser[5].

Sous l'influence d'Émile Claus, elle abandonne le style naturaliste[6] pour se former au luminisme et se spécialiser dans l'étude des serres[7].

Elle participe à l'Exposition de Bordeaux de 1895 et expose pour la première fois au Salon des artistes français en 1901 ; elle reçoit une mention honorable au Salon de 1905.

Elle est, avec Juliette Wytsman, l'une des deux femmes peintre acceptées au Salon des beaux-arts d'Ostende en 1905[8]. Elles seront quatre au Salon de 1907 avec Anna Boch, Louise Danse et Anna De Weert[9].

Illustration pour Binnen het Prikkeldraad de Henri Habert (nl) (1919).

Elle participe par la suite à de nombreuses expositions avec succès :

  • à Munich en 1905, avec Im Treibhaus[10] ;
  • au Salon des beaux-arts d'Ostende en 1907, avec À la fiancée, Serre de chrysanthèmes, Serre d'azalées et Mon atelier au Printemps[11] ;
  • à Anvers en 1908 avec Un coin du jardin d'hiver de Mr Good, La Communion et Serre d'azalées[12] ;
  • à Berlin la même année avec une Serre d'azalées[13] ;
  • à Gand en 1913 : Dans les serres de S.M. le Roi des Belges, Le Couloir aux géraniums (palais de Laeken) et La Forcerie des lilas[14] ;
  • en 1914 à l'Exposition générale des beaux-arts (Salon trienna) de Bruxelles : Dans les serres de S.M. le Roi des Belges[14] ;
  • à Saint-Pétersbourg.

En 1919, Marie-Antoinette Marcotte illustre le livre de Henri Habert (nl), Entre les fils barbelés : D'après les récits des évadés Serbes, publié à Amsterdam.

Elle a été exposée pendant l'été 2018 à Namur au musée Félicien Rops[15].

Œuvres

Œuvres dans les collections publiques

La plupart de ses tableaux sont conservés dans les musées belges de Courtrai, Anvers, Gand et Bruxelles[16].

Œuvres non localisées

Sujet naturaliste

Portrait

Paysage

Les paysages de Marie Antoinette Marcotte sont rares car à l'époque une femme seule ne pouvait peindre en plein air[18].

Les serres

Les tableaux de serres de Marie-Antoinette Marcotte ont fait sa renommée internationale. Depuis le succès remporté par le Crystal Palace à l'Exposition universelle de 1851, cette architecture de métal et de verre a inspiré de nombreuses réalisations en Europe.

Nature morte

Récompenses et distinctions

Notes et références

  1. Archives de l'Aube, acte de naissance no 350 dressé le , vue 90 / 226.
  2. Archives de Paris, acte de décès no 2497, vue 12 / 31.
  3. Gustave De Graef, Nos Artistes Anversois, Anvers, Jos. Theunic, , 272 p. (disponible sur Internet Archive), pages 133-138.
  4. « Eva Lucille Sohr », Généalogie de la famille de PRELLE de la NIEPPE et de diverses familles alliées directement ou indirectement, sur Famille de Prelle de la Nieppe. (consulté le 6 septembre 2018).
  5. Denis Laoureux, « Parent-elles, compagne de, fille de, sœur de… : les femmes artistes au risque de la parentèle », Archives of Women Artists (Research & Exhibitions), (lire en ligne, consulté le 3 septembre 2018).
  6. Société des artistes français, Catalogue illustré du Salon de 1889, Paris, L. Baschet, (lire en ligne), p. 225.
  7. (en) Walter Shaw Sparrow, Women Painters of the World, Seltzer Books, 1905, réédition 2018, 378 p. (lire en ligne).
  8. Edmond Picard, Trois saisons d'activité, 1905, 1906, 1907, Ostende centre d'art, , 94 p. (lire en ligne), p. 47.
  9. Edmond Picard, Trois saisons d'activité, 1905, 1906, 1907, Ostende centre d'art, , 94 p. (lire en ligne), p. 49.
  10. Exhibitions of Modern European Painting 1915, p. 992.
  11. Exhibitions of Modern European Painting 1915, p. 123.
  12. Exhibitions of Modern European Painting 1915, p. 1048.
  13. Exhibitions of Modern European Painting 1915, p. 178.
  14. Exhibitions of Modern European Painting 1915, p. 580.
  15. « Fleurs lascives au musée Rops », sur museerops.be, (consulté le 12 mars 2020).
  16. « Marie-Antoinette Marcotte, Serre d'azalées, Inv. 3757 », sur Musées royaux des beaux-arts de Belgique (consulté le 4 septembre 2018).
  17. Le tableau a été exposé à l'Exposition de Bordeaux (1895).
  18. Denis Laoureux Parent-elles, compagne de, fille de, sœur de… : les femmes artistes au risque de la parentèle, p. 4.
  19. Eliane Gubin, Dictionnaire des femmes belges: XIXe et XXe siècles, Lannoo Uitgeverij, 2006 - 637 pages, , 637 p. (ISBN 978-2873864347, lire en ligne), p. 388.

Annexes

Autres sources

Bibliographie

 : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Denis Laoureux, « Parent-elles, compagne de, fille de, sœur de… : les femmes artistes au risque de la parentèle », Archives of Women Artists (Research & Exhibitions), (lire en ligne, consulté le 3 septembre 2018).
  • Eliane Gubin, Dictionnaire des femmes belges : XIXe et XXe siècles, Lannoo Uitgeverij, 2006 - 637 pages, , 637 p. (ISBN 978-2873864347, lire en ligne), p. 388
  • (en) Walter Shaw Sparrow, Women Painters of the World : from the time of Caterina Vigri, 1413–1463, to Rosa Bonheur and the present day, London, Hodder & Stoughton, coll. « The Art and Life Library », , 352 p. (disponible sur Internet Archive)
  • (en) « Exhibitions of Modern European Painting 1905-1915 » (consulté le 3 septembre 2018).
  • « Marie Antoinette Marcotte », femmespeintres.net (consulté le 3 septembre 2018).
  • Charles de Martrin-Donos et A Breuer, Nos contemporains : portraits et biographies des personnalités belges ou résidant en Belgique, connues par l'oeuvre littéraire, artistique ou scientifique, ou par l'action politique, par l'influence morale ou sociale., Bruxelles, , 500 p., pages 443-
  • Sabine Van Cauwenberge (Université Libre de Bruxelles – Groupe interdisciplinaire d'études sur les femmes et Bibliothèques), « Femmes artistes en Belgique au XIXe siècle », Sextant, vol. 12, , p. 7- 36 (lire en ligne, consulté le 5 septembre 2018).

Articles connexes

Liens externes

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