Maurice de Bazelaire de Ruppierre

Marie Joseph Maurice de Bazelaire de Ruppierre (-) est un officier français des Troupes coloniales, général de division, qui a servi durant la Première Guerre mondiale et la Seconde Guerre mondiale.

 Maurice de Bazelaire de Ruppierre
Naissance
Décès  88 ans)
Origine France
Arme Troupes coloniales
Grade Général de division
Années de service 1900-19--
Commandement RICM
1e Brigade d’Indochine
4e Division d’infanterie coloniale (1939-1940)
Conflits Première et Seconde Guerre mondiale
Distinctions Grand-Officier de la Légion d'honneur
Croix de Guerre 1914-1918 avec palme

Biographie

Né à Troyes de Gonzalve de Bazelaire de Ruppierre, capitaine au long cours, et Marie Petitot-Bellavene, il appartient à une ancienne famille lorraine de laquelle sont issus, au vingtième siècle, quatre généraux[1] et deux amiraux[2], ainsi que huit officiers saint-cyriens morts pour la France, dont ses frères Henri et Robert de Bazelaire de Ruppierre[3], et son fils, Jean de Bazelaire de Ruppierre, Compagnon de la Libération (1916 - 1943)[4].

Marié à Paule Éliane Germaine de Job, il eut trois enfants : Olivier-Pomponne [5], Jean et Louise [6].

À l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, Promotion Marchand (1898-1900), il est condisciple des futurs généraux Henri Giraud et Charles Huntziger[7].

Lieutenant au 13e Régiment d’Infanterie coloniale (1902) puis au 22e Régiment d’Infanterie coloniale (1906) à Madagascar, il sert ensuite en Algérie et en Afrique Occidentale Française (état-major et service géographique) jusqu’en 1912.

Durant la 1re Guerre mondiale, Maurice de Bazelaire de Ruppierre est attaché au 21e Régiment d’Infanterie coloniale: il est capitaine adjudant-major au 1er Bataillon lors de la bataille de la Somme (janvier – ) ainsi que lors de la bataille de l’Aisne (avril – ). Chef de bataillon, commandant le 1er Bataillon, il participe à la bataille du Chemins des Dames (juillet – ), où il est blessé par brûlures aux yeux à la suite d'un bombardement d’obus toxiques (ypérite)[8].

En 1930 - 1932, le colonel de Bazelaire de Ruppierre commande le Régiment d’Infanterie coloniale du Maroc (RICM)[9] en opérations dans le Rif marocain[10].

Général de brigade (1934), il commande la 1re Brigade d'Indochine à Haiphong.

Nomme général de division (1938), il participa à la Seconde Guerre mondiale, à la tête de la 4e Division d’Infanterie coloniale () qui comprend en particulier le 2e Régiment d’Infanterie coloniale et les 16e et 24e Régiments de Tirailleurs sénégalais. À la veille de l’offensive allemande, la 4e DIC est basée en Alsace (Drulingen). Établies en défense au sud de la Somme, sur la Ligne Weygand, les unités de la 4e DIC, en particulier le 24e RTS et le 2e RIC, participeront à la bataille d'Amiens où elles subirent de lourdes pertes (24 au ) [11]. Puis, « dans la nuit du 9 au , cette division tente de percer en direction de l’Oise, de Pont-Sainte-Maxence. Au matin, il ne reste plus que 200 à 300 hommes au 2e RIC, 300 à 400 au 16e RTS, et 100 au 24e RTS. »[12]

Grades et Commandements

  • 1900 - Sous-lieutenant - 5e Régiment d’Infanterie de marine
  • 1902 - Lieutenant (2e classe) - 13e Régiment d’Infanterie coloniale
  • 1906 - Lieutenant (1re classe) - 2e Régiment de Tirailleurs malgaches
  • 1913 - Capitaine - 21e Régiment d’Infanterie coloniale
  • 1917 - Chef de Bataillon - 21e Régiment d’Infanterie coloniale
  • 1930 - Colonel - Commandant le Régiment d’Infanterie coloniale du Maroc (RICM ; 1930-1932)
  • 1934 - Général de brigade - Commandant la 1re Brigade d’Indochine à Haiphong
  • 1937 - Général de brigade - Commandant de l'infanterie du Groupement colonial mixte, à Toulouse
  • 1938 - Général de division - Commandant la 4e Division d’Infanterie coloniale (1939-1940)

Citations et Décorations

  • Six citations dont: citation à l’ordre de la 4e Armée (), et citation à l’ordre de l’Armée ()[13]
  • Chevalier (1915), Officier (1919), Commandeur (1935), Grand Officier (1941) de la Légion d'honneur
  • Croix de Guerre 1914-1918 avec palme
  • Tableau d'honneur de la guerre publié par le journal L'Illustration à partir du : Les trois frères de Bazelaire de Ruppierre, Henri, Robert et Maurice (planche 2)

Notes

  1. Outre Maurice de Bazelaire de Ruppierre : Georges de Bazelaire (1858 - 1954), infanterie; Roger de Bazelaire de Boucheporn (1890 - 1954), cavalerie; Jean Marie de Bazelaire de Lesseux (1934 - 2014), cavalerie. Voir : Liste de généraux français du XXe siècle
  2. Yves de Bazelaire (1908 - 1982); Philippe de Bazelaire (1938)
  3. Henri de Bazelaire de Ruppierre, mort pour la France le 2 mars 1916 ; Robert de Bazelaire de Ruppierre, mort pour la France le 26 septembre 1915 - Mémorial des Morts Pour La France de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr
  4. Jean de Bazelaire de Ruppierre, capitaine au 2e Bataillon de marche du Tchad, Compagnon de la Libération (1942), mort pour la France le 22 octobre 1943, près de Constantine (Algérie). Voir: Ordre de la Libération - Jean de Bazelaire de Ruppierre, Compagnon de la Libération
  5. Olivier Pomponne de Bazelaire de Ruppierre (1914 - 2001), architecte, chargé de mission au ministère de la France d’outre-mer, architecte des bâtiments d'Henri d'Orléans, « comte de Paris », à partir de 1948. Il projeta notamment la Chapelle Saint-François-d'Assise de Dijon
  6. Louise de Bazelaire de Ruppierre, mariée à Édouard de Cointet de Fillain
  7. École spéciale militaire de Saint-Cyr – Promotion Marchand
  8. Livre d’Or du 21e Régiment d’Infanterie coloniale – Imprimerie A. Davy – Paris, 1920 - page 74
  9. R. Legrand et R. Richard - Historique du Régiment d'Infanterie Coloniale du Maroc, 1914-1930
  10. RICM - Ordre du régiment No 21, à la suite du combat de Taldount, 13 février 1932 – Les Anciens du RICM
  11. Musée de l'Ordre de la Libération - 2e Régiment d'Infanterie Coloniale
  12. « ‘’Les combattants de l’honneur’’ - L’Ancre d’Or »
  13. « Chef énergique, possédant au plus haut degré la confiance de ses hommes. En secteur avec son bataillon à la Cote 240 au Nord-Ouest de Reims, dans les journées du 28 au 31 mai 1918, a été l'âme de la défense acharnée de cette position, d'importance capitale pour la possession de la ville, brisant les assauts répétés d'un ennemi trés supérieur en nombre et résistant à toutes les tentatives d'encerclement. » (Journal officiel du 23 octobre 1919). Voir : Légion d'honneur - Base de données Léonore (ci-dessous). Le 2 juin 2018, lorsqu'il sera relevé par le 6e Régiment de Tirailleurs Algériens, le bataillon de Bazelaire comptera 200 tués, blessés ou disparus, dont 5 officiers. Voir : Livre d’Or du 21e Régiment d’Infanterie Coloniale – Imprimerie A. Davy – Paris, 1920 - page 92

Bibliographie

  • Livre d’Or du 21e Régiment d’Infanterie Coloniale – Imprimerie A. Davy – Paris, 1920

Références

  • Service historique de la Défense - Officiers généraux de l'armée de terre et des services (Ancien Régime - 2010) - Répertoire alphabétique
  • Cote S.H.A.T.: 14 YD 213
  • Légion d'honneur - Base de données Léonore

Articles connexes

  • Portail de l’histoire militaire
  • Portail de la Première Guerre mondiale
  • Armée et histoire militaire françaises
Cet article est issu de Wikipedia. Le texte est sous licence Creative Commons - Attribution - Sharealike. Des conditions supplémentaires peuvent s'appliquer aux fichiers multimédias.