Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) est une opération de maintien de la paix des Nations unies en Centrafrique[2]. Elle intervient dans le cadre de la guerre en Centrafrique.

Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique
Abréviation MINUSCA
Type Opération de maintien de la paix
Adoption
Durée en cours
5 ans, 11 mois et 13 jours
Commandement de la force Parfait Onanga-Anyanga[1]
Contribution et personnel
Contributeurs

Historique

Un soldat de la MINUSCA déployé à Bangui lors du référendum de décembre 2015.

La MINUSCA est créée le par la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies.

Le , des massacres sont commis contre un camp de réfugiés à Alindao. Ceux-ci ont fait au moins soixante morts dont 2 prêtres, et l'évêché a été pillé. La MINUSCA était présente, mais n'a pas réagit. Le cardinal Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bagui a demandé une enquête internationale[3],[4].

Mandat

Un BTR-80 sur le corridor Douala Bangui en 2015.

La MINUSCA est autorisée à prendre toutes les mesures requises pour s'acquitter du mandat de : stabilisation de la situation dans les principales agglomérations et contribution au rétablissement de l’autorité de l’État dans tout le pays.

Fonctionnement

Effectifs

Le déploiement maximal de la MINUSCA autorisé par l'ONU est de 12 000 personnels, dont 11 200 soldats.

Commandant

Le commandant de la MINUSCA est Parfait Onanga-Anyanga.

Coopération

La MINUSCA coopère notamment avec la mission de formation de l'Union européenne en République centrafricaine[5].

Processus DDR

Le DDR (Désarmement-Démobilisation-Réintégration) est un processus consistant à désarmer les membres des groupes armés, à libérer ces combattants de leurs groupes et à les aider à réintégrer la société civile. Il vise à soutenir les ex-combattants afin qu'ils puissent devenir des participants actifs au processus de paix.

Ce processus est enclenché dans de nombreux pays en soutien aux opérations de maintien de la paix et notamment en République Centrafricaine.

Pertes

Le , cinq soldats rwandais de la MINUSCA sont tués et huit blessés dans une fusillade à Bangui, lorsqu'un des soldats du contingent ouvre de feu sur ses compagnons d'armes avant d'être tué à son tour[6].

Le , deux casques bleus marocains sont tués et un autre blessé lors d'une fusillade perpétrée par un groupe alors non identifié à 60 kilomètres à l'ouest de la ville d'Obo, dans le sud-est du pays[7].

Sources

Références

  1. « Le Secrétaire général nomme M. Parfait Onanga-Anyanga, du Gabon, Représentant spécial pour la République centrafricaine »,
  2. Le Monde du 11/4/2014
  3. « Centrafrique: un massacre à Alindao dans un camp de réfugiés et dans la cathédrale », Zenith, (lire en ligne, consulté le 17 novembre 2018)
  4. « En Centrafrique, les leaders religieux appellent à une enquête internationale », VaticanNews, (lire en ligne, consulté le 11 décembre 2018)
  5. Décision (PESC) 2016/610, troisième considérant
  6. Centrafrique : un Casque bleu tue quatre de ses compagnons, Le Point avec AFP, 8 août 2015.
  7. « La MINUSCA condamne l’attaque meurtrière contre des Casques bleus dans le sud-est de la RCA », MINUSCA, (lire en ligne, consulté le 4 janvier 2017)

Bibliographie

  • Décision  (PESC) 2016/610 du Conseil relative à une mission militaire de formation PSDC de l'Union européenne en République centrafricaine (EUTM RCA), 32016D0610, adoptée le 19 avril 2016, JO du 20 avril 2016, p. 21-26, entrée en vigueur le 19 avril 2016 [consulter en ligne, notice bibliographique]

Annexes

Articles annexes

Lien externe

  • Portail de l’Afrique
  • Portail de la Centrafrique
  • Portail de l’histoire militaire
  • Portail de l’Organisation des Nations unies
  • Portail des années 2010
  • Portail sur la paix
Cet article est issu de Wikipedia. Le texte est sous licence Creative Commons - Attribution - Sharealike. Des conditions supplémentaires peuvent s'appliquer aux fichiers multimédias.