Mohamed Bajrafil

Kassim Mohamed-Soyir Bajrafil, dit Mohamed Bajrafil, né le à Moroni, aux Comores, est un théologien, linguiste, essayiste et imam franco-comorien. Mohamed Bajrafil est un disciple de Youssef al-Qaradâwî, principal théologien de la confrérie des Frères musulmans[1].

Mohamed Bajrafil
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Biographie

Mohamed Bajrafil naît à Moroni, la capitale des Comores. Selon ses propos, son père est le cheikh Mouhammad Soighir, enseignant en sciences religieuses dans l'école de jurisprudence sunnite chaféiste[2],[3],[4].

En 1999, il s'installe à Combs-la-Ville en Seine-et-Marne. Il donne des cours de LV3 arabe à l’université Université Paris-Est-Créteil-Val-de-Marne[5],[3],[6], et est chargé du cours de traduction approfondie des médias de l'arabe vers le français et du français vers l'arabe, à l’université Panthéon-Assas[5]. Il acquiert un doctorat en linguistique à l’université Paris-Diderot[7],[8]. Ses auteurs de chevet sont Gaston Bachelard, Émile Durkheim et le Friedrich Nietzsche du Crépuscule des idoles[9].

Il est aujourd'hui professeur de lettre et d'histoire en lycée professionnel à Paris, chercheur associé au Laboratoire de linguistique formelle (UMR 7110 CNRS-Paris 7), et chargé du cours de Géopolitique des religions au Centre Universitaire de Formation et de Recherche à Mayotte[2],[5].

En parallèle, il est désigné imam pour prononcer le sermon du vendredi dans la mosquée de Corbeil-Essonnes, devient ensuite imam à la mosquée de Vigneux-sur-Seine. Il devient ensuite prédicateur dans la mosquée Annour (« la lumière ») d'Ivry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne[10],[11],[12].

Il est secrétaire général du conseil théologique des Musulmans de France[5],[7], structure liée à la Société des Frères musulmans[13]. Le prédicateur frériste Tariq Ramadan a fait son éloge en  : « Voir apparaître aujourd'hui une relève de la qualité de mes jeunes frères Mohamed Bajrafil et Marwan Muhammad est juste apaisant, réconfortant et énergisant. »[14]

Il s'oppose tant aux simplismes du salafisme qu'aux critiques de l'islam tel Éric Zemmour[15].

En 2018, il intègre la chaîne française Ère TV comme présentateur d'un programme.

Publications

  • Islam de France, l'an I : il est temps d'entrer dans le XXIe siècle, éditions Plein Jour, 152 p.,
  • La morphologie du nom : le cas du shiNgazidja (ou grand-comorien), éditions Komedit, 248 p.,
  • Réveillons-nous ! Lettre à un jeune Français musulman, éditions Plein Jour, 200 p.,
  • L'attestation de foi: la Shahada, éditions AlBouraq, 112 p.,

Citation

« On manque de gens comme Tareq Oubrou, comme Rachid Benzine ou Mohamed Bajrafil qui ont un discours qui essaie d’apporter quelque chose. »

 par Michaël Privot (islamologue militant pour un islam européen)[16]

Notes et références

  1. Hadrien Mathoux, 20 février 2020, « Un collectif publie une cartographie de "la galaxie des Frères musulmans en France" », sur Marianne (consulté le 27 février 2020)
  2. AFP, « Mohamed Bajrafil, l'imam qui se dresse contre "les bigots" », L'Express, (lire en ligne).
  3. Mikael Corre, « Mohamed Bajrafil. L’imam pédagogue », Le Monde des religions, (lire en ligne).
  4. Mahmoud Ibrahime, « Kassim Mohamed Soyir ou l’excellence comorienne au service du shikomori », sur mlimengu.com, (consulté le 27 décembre 2018).
  5. « Les musulmans d'origine subsaharienne et comorienne en France », Colloque en sciences sociales Université Paris Diderot, 10-11 décembre 2018 (lire en ligne).
  6. Huê Trinh Nguyên, « Mohamed Bajrafil : "L’islam n’a pas besoin de lois d’exception pour être pratiqué" », Saphirnews, (lire en ligne).
  7. Anne-Bénédicte Hoffner, « Mohamed Bajrafil : « Ce n’est pas en dénudant ou en couvrant la femme qu’on la libère » », La Croix, (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le 5 décembre 2019).
  8. Agnès Chareton, « Mohamed Bajrafil : "Les musulmans doivent se réapproprier leurs textes" », La Vie, (lire en ligne).
  9. AFP, « Mohamed Bajrafil, l'imam qui se dresse contre "les bigots" », L'Express, (lire en ligne).
  10. Cécile Chambraud, « La représentation des musulmans en question », Le Monde, (lire en ligne).
  11. Bernadette Sauvaget, « Mohamed Bajrafil, Coran alternatif », Liberation, (lire en ligne).
  12. Maxime François, « Ivry : le chantier de la future mosquée attendu avec impatience », Le Parsien, (lire en ligne).
  13. « "Musulmans de France" : un changement de nom qui fâche », sur Ouest-France (consulté le 30 janvier 2020).
  14. Anthony Cortes et Hadrien Mathoux, Marianne, semaine du 25 au 31 mai 2018, p. 14-17
  15. « Mohamed Bajrafil, l'imam natif des Comores qui se dresse contre "les bigots" », sur francetvinfo.fr, (consulté le 15 février 2018).
  16. Sophie Timmermans, 16 novembre 2015, « Changer de mentalités, changer de paradigmes », sur CathoBel (site officiel de l’Église catholique en Belgique francophone) (consulté le 16 septembre 2018).

Annexe

Articles connexes

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