Monarchie espagnole

La monarchie espagnole moderne est le système d'organisation politique de l’État espagnol. C'est, depuis 1808/1812, une monarchie constitutionnelle, dans laquelle le roi d’Espagne est le symbole de l’unité et de la permanence de l’État. Il lui revient d’arbitrer et de contrôler le fonctionnement régulier des institutions et de représenter la nation, ainsi que d'exercer les prérogatives que lui attribuent expressément la Constitution et les lois. Il est également commandant en chef des armées (en espagnol, Capitán General de los Ejércitos).

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Histoire

Durant le Moyen Age, les arabes conquirent une bonne partie de la péninsule ibérique. Au début du XVe siècle, 4 grands royaume ont participé à chasser les musulmans du territoire: Castille, Aragon, Navarre et le Portugal. Le royaume de Grenade était le dernier fief musulman de la péninsule.Le roi actuel est Felipe VI. BP

Arbre généalogique.

Consolidation

Dans la mémoire collective l'unification de l'Espagne est associé au règne d'Isabelle de Castille. Au XVIème siècle l'Espagne est divisée en 4 royaume,celui de Castille, le royaume d'Aragon, de Grenade et de Navarre. Premièrement le mariage d'Isabelle de Castille et de Ferdinand d'Aragon a permis l'unification de ces deux royaumes. Puis le couple royale a mené de nombreuses guerres sanglantes ,comme le siège de Grenade (2 janvier 1492) qui a causé la mort de 30 000 personnes. Ces stratégies ont permis l'unufication définitive de l'Espagne.

Aujourd'hui l'unification de l'Espagne est toutefois remise en cause avec le mouvement indépendantiste de la Catalogne.

Changements de régime

Régence et tutelle

Le Roi d'Espagne

La constitution espagnole de 1978 traite de l’institution de la Couronne, de la personne du roi et de ses fonctions dans son titre II, qui comprend les articles 56 à 65.
Le titre de « roi d’Espagne » est reconnu par la Constitution, qui retrouve et incorpore dans son texte toutes les règles explicites et tacites qui traditionnellement ont régi la monarchie en Espagne. De plus, la Constitution reconnaît au roi le droit d’utiliser tous les autres titres qui sont attachés à la Couronne.
La Constitution reconnaît à la personne du roi ou de la reine l’inviolabilité absolue et retire par avance toute responsabilité de sa part, qu’elle soit politique ou juridique ; cependant et comme compensation, la Constitution établit l’invalidité de tous les actes du titulaire de la Couronne qui ne possèdent pas le contreseing prévu, qui doit être celui du président du Gouvernement, ou celui des ministres compétents (article 64 de la Constitution), selon les cas.
Le contreseing est une formule juridique suivant laquelle les actes du titulaire de la Couronne ne sont reconnus valides que lorsqu’ils sont signés ou consentis également par la personne préalablement déterminée par la Constitution, personne qui de ce fait assume toute la responsabilité de l’acte en lui-même.

Coût de la monarchie espagnole

En 2007, la monarchie espagnole a perçu de l'État espagnol 8,28 millions d'euros. Selon le quotidien espagnol El Economista (es), son coût réel est de 25 millions d'euros si l'on inclut l'entretien des édifices royaux, celui du yacht et du parc automobile du roi Juan Carlos, ainsi que les 5,8 millions d'euros versés aux 130 fonctionnaires à son service[1].

À titre de comparaison, en 2006, le député socialiste René Dosière estimait le coût de la présidence de la République française à 90 millions d'euros annuels[2]. Mais celle-ci abrite le véritable chef de l'exécutif contrairement à la reine d'Angleterre, qui est dans une situation constitutionnelle comparable au roi d'Espagne et qui percevait, en 2013, 42,5 millions d'euros annuels[3].

Notes et références

Articles connexes

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