Monastère de Hilandar

Le monastère de Hilandar ou Chilandari ou Chilandar (en serbe et bulgare : Hilandar / Хиландар, en grec :Μονή Χιλανδαρίου) est un des vingt monastères orthodoxes de la République monastique du Mont-Athos, et à ce titre, bien que de langue serbe, il relève de la juridiction du Patriarcat de Constantinople.

Monastère de Hilandar

Monastère de Hilandar
Présentation
Culte orthodoxe serbe
Type Monastère
Début de la construction 1198
Site web www.hilandar.org
Géographie
Pays Grèce
République autonome Mont-Athos
Coordonnées 40° 20′ 27″ nord, 24° 07′ 16″ est
Géolocalisation sur la carte : République monastique du Mont-Athos
Géolocalisation sur la carte : Grèce

Il est situé au nord-est de la péninsule.

Il occupe la 4e place dans le classement hiérarchique.

Il est dédié à la Très Sainte Mère de Dieu qui est tenue comme le seul higoumène du monastère, fête votive la Présentation de la Vierge le 21 novembre ().

En raison du fait que ses fondateurs soient serbes et que jadis la plupart des moines étaient d'origine serbe, il est aussi appelé « Le monastère serbe ». Aujourd'hui, Hilandar constitue l'un des plus grands sanctuaires religieux mais aussi culturel pour le peuple serbe. C'est aussi le monastère de Païssii de Hilendar qui eut un rôle important dans la renaissance culturelle bulgare. D'ailleurs deux chartes médiévales royales bulgares, la charte Virgino et la charte Oryahov, ont été trouvés dans la bibliothèque du monastère.

En 1990, le monastère comptait 46 moines serbes et quelques grecs.

Histoire

Le monastère précédent le bâtiment actuel aurait été fondé à la fin du Xe siècle par le moine Georges Chélandaris, d'où son nom[1] qui signifie « monastère de Chélandaris ».

Ayant été abandonné à la suite d'attaques de pirates, il fut refondé en 1198 par l'ancien roi serbe Stefan Nemanja (devenu Saint Siméon) et son fils Rastko Nemanjic (devenu Saint Sava) qui avaient pris les ordres[2]. À cette occasion et par la suite, il absorba d'autres monastères abandonnés des environs.

Monastère gouverné par le second

La légende fait référence au fait que le monastère de Hilandar n'a pas d'higoumène. On raconte qu'une année, les moines ne parvinrent pas a élire le nouvel higoumène du monastère. Un matin, à leur réveil, ils trouvèrent l'icône de la Toute Sainte sur le siège de l'higoumène. Les moines la replacèrent à sa place habituelle. Mais le lendemain, elle était de nouveau sur le siège higouménal. Les moines, une fois encore, la remirent à sa place. La troisième nuit, le moine le plus haut dans la hiérarchie reçut la visite de la Mère de Dieu elle-même qui lui dit « Je suis l'higoumène du monastère ». Depuis ce jour, on n'élit plus d'higoumène au monastère de Hilandar, et c'est le second père qui le dirige.

Énergie

Dans les années 1970, le gouvernement grec a offert l'installation du réseau électrique à tous les monastères du Mont-Athos. Le Saint-Conseil du Mont-Athos a refusé, et, depuis lors, chaque monastère génère sa propre énergie, le plus souvent à partir de sources d'énergie renouvelables. La République monastique du Mont-Athos est la seule région au monde à être à 100 % autonome de toute ressource fossile. L'électrification du monastère de Hilandar a eu lieu pendant les années 1980.

Période contemporaine

En 2004 le 4 mars, un incendie accidentel a endommagé de manière significative le monastère, détruisant environ 40-50 % de sa surface au sol. Il a depuis été presque totalement réhabilité grâce notamment au soutien de fonds venus de Serbie.

En , un puissant[3] incendie ravage le Nord du mont Athos, menaçant la ville d'Ouranopoli ainsi que le monastère. Le ministre de la culture de Serbie demande alors au ministère de l'intérieur serbe l'envoi de pompiers serbes pour défendre le monastère[4],[5]. Le , alors que l'incendie se trouve à moins de 1 000 m du monastère, il se met à pleuvoir après des semaines de canicule[6],[7]. L'intervention conjuguée des pompiers et de la pluie sauve le monastère[8],[9].

Patrimoine artistique

Le monastère possède dans ses murs, comme tous les monastères du mont Athos, des livres et des icônes magnifiques, comme l'icône de La Mère de Dieu aux trois mains, qui a trouvé refuge dans ses murs après la conquête turque de la Serbie en 1459.

Annexes

Notes et références

Bibliographie

  • Mirjana Živojinović, Vassiliki Kravari et Christophe Giros (éds.), Actes de Chilandar I, des origines à 1319, Archives de l'Athos XX, Paris, 1998, Éditions du CNRS.

Articles connexes

Liens externes

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