Montaut (Gers)

Montaut (Montaut en gascon), également nommée localement Montaut-d'Astarac, est une commune française située dans le département du Gers en Occitanie.

Pour les articles homonymes, voir Montaut.
Montaut-d'Astarac redirige ici.

Montaut
Administration
Pays France
Région Occitanie
Département Gers
Arrondissement Mirande
Canton Mirande-Astarac
Intercommunalité Communauté de communes Astarac Arros en Gascogne
Maire
Mandat
Christian Daujan
2014-2020
Code postal 32300
Code commune 32278
Démographie
Gentilé Montois
Population
municipale
117 hab. (2017 )
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 23′ 42″ nord, 0° 25′ 13″ est
Altitude Min. 180 m
Max. 262 m
Superficie 8,48 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Gers
Montaut
Géolocalisation sur la carte : Gers
Montaut
Géolocalisation sur la carte : France
Montaut
Géolocalisation sur la carte : France
Montaut

    Géographie

    Localisation

    La commune de Montaut est située en Astarac près de Mirande.

    Communes limitrophes

    Géologie et relief

    Le territoire s'étend sur trois vallées, entre la Baïse et la Baïsole. Ces vallées sont typiques de l'Astarac. Le village est situé sur une crête dominant la vallée du Haget, à proximité de la motte castrale de l'ancien château.

    Montaut se situe en zone de sismicité 2 (sismicité faible)[2].

    Hydrographie

    Seuil du moulin de Montaut sur la Baïse - quartier du Marguils

    Le versant le plus long de Montaut est irrigué par la Baïsole. La Baïse traverse l'ouest du territoire de la commune (quartier du Marguils). Le ruisseau du Haget s'écoule entre ces deux vallées, avant de rejoindre la Baïse au nord de la commune.

    Le moulin de Montaut sur la Baïse a été rénové en 2017 pour la production d'énergie hydroélectrique. Deux ouvrages hydrauliques ponctuent respectivement la Baïse et la Baïsole. Leur énergie servait à l'origine à moudre les céréales dans les deux moulins à eau du village, ainsi qu'à faire tourner des scieries.

    Voies de communication et transports

    La commune est traversée par la route départementale 569 entre Saint-Michel et Sainte-Aurence-Cazaux au niveau du village, et par la D.211 entre Saint-Michel et Barcugnan, dans la vallée du Haget.

    La commune dispose d'un central téléphonique équipé pour l'internet ADSL2+[3].

    Toponymie

    Le nom de Montaut provient de "Monte Alto" ou "Mont Altus", soit littéralement "mont élevé", en référence au site de la motte castrale du château primitif.

    L'endonyme Montaut-d'Astarac permet de ne pas confondre la commune avec Montaut-les-Créneaux, également dans le Gers. Cet endonyme est utilisé par la préfecture[4].

    Histoire

    L'ancien château de Montaut

    Les premières traces écrites mentionnant des fortifications seigneuriales à Montaut remontent à 1210 (cartulaire de Berdoues, acte 628). Le château a été bâti sur une motte castrale circulaire, comme on peut en trouver dans de nombreux villages alentour (Sainte-Aurence-Cazaux, Barcugnan...).

    Le site a probablement été remanié plusieurs fois jusqu'à nos jours. Il subsiste encore la plateforme sommitale. Elle est surmontée aujourd'hui d'un corps de ferme récent (XVIIe/XVIIIe), dont un angle de façade en galets et briques de terre cuite daterait du XIVe. On retrouve la même technique de construction sur les remparts de Trie-sur-Baïse élevés à la suite d'un acte de paréage conclu en 1323 (Fortifications seigneuriales et résidences aristocratiques gasconnes dans l'ancien comté d'Astarac entre le Xème et le XVIème siècle, Nicolas Guinaudeau, 2012).

    La chapelle, aujourd'hui église Saint-André, était rattachée à ce château. Les traces d'une autre église et d'un cimetière ont été identifiés au nord du village. Les ossements provenant de cet ancien cimetière ont été déplacés dans l'actuel.

    L'ancien moulin à vent

    Sur une motte élevée située au nord du village, le cadastre Napoléonien montre l’existence, jusqu'à au moins 1890, d'un moulin à vent, dont il ne reste aujourd'hui que des meules en pierre.

    Politique et administration

    Liste des maires successifs[5]
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    1792 1793 André Coulon    
    1793 1796 Simon Poudensan   éleveur cultivateur
    1796 1798 Augustin Larthet   éleveur cultivateur
    1798 1799 Simon Poudensan   éleveur cultivateur
    1799 1800 Jean Lasmezas    
    1800 1805 Jean Carrau    
    1805 1808 Jean-Marie Debarry    
    1808 1815 Augustin Larthet   éleveur cultivateur
    1815 1820 Jean-Marie Debarry    
    1820 1824 Augustin Larthet   éleveur cultivateur, décédé le 5 octobre 1824
    1825 1837 Jean Larthet   éleveur cultivateur
    1837 1848 Mathieu, Oppotuné Debarry    
    1848 1850 Jean Larthet   éleveur cultivateur
    1850 1852 Jean-Marie Paris   éleveur cultivateur
    1852 1855 Paul Peres   éleveur cultivateur
    1855 1860 Jean-Marie Paris   éleveur cultivateur
    1860 1862 Sylvain Bataille    
    1862 1870 François Danton   éleveur cultivateur
    1870 1878 Jacques, François Larthet   éleveur cultivateur
    1878 1881 François Peres   éleveur cultivateur
    1881 1882 François Daujan   éleveur cultivateur, décédé le 29 octobre 1882
    1882 1884 Jacques, François Larthet   éleveur cultivateur, maire par intérim
    1884 1888 Laurent Ader   éleveur cultivateur
    1888 1892 Jacques Larthet   éleveur cultivateur
    1892 1907 Laurent Ader   éleveur cultivateur
    1907 1908 Mesmin Larthet   éleveur cultivateur
    1908 1919 Hyppolyte Gourgues   éleveur cultivateur
    1919 1929 Noël Poudensan   éleveur cultivateur
    1929 1945 Roger Danton DVG éleveur cultivateur
    1945 1983 René Poudensan DVD charcutier
    1983 2001 André Daujan   éleveur cultivateur
    2001 En cours Christian Daujan DVD éleveur cultivateur

    Démographie

    Ses habitants sont appelés les Montois[6].

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[8]. En 2017, la commune comptait 117 habitants[Note 1], en augmentation de 5,41 % par rapport à 2012 (Gers : +0,82 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
    292223291245394371420348357
    1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
    380370361341337309299272271
    1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
    261262246242239234232233216
    1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2017
    201179154134117119112119117
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    • L'église Saint-André est un édifice roman.
    • Notre-Dame de Brétous constitue un sanctuaire marial.[Où ?]

    Pour approfondir

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. Carte IGN sous Géoportail
    2. Plan séisme
    3. central 32278MTA
    4. Préfecture du Gers, section Les communes.
    5. Source : Mairie de Montaut, consultée le 8 août 2014
    6. Nom des habitants des communes françaises sur le site Habitants.fr, consulté le 11 octobre 2013.
    7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.


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