Montfort-sur-Argens

Montfort-sur-Argens est une commune française située dans le département du Var, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Montfort-sur-Argens

Le village vu du parking de l'église.
Administration
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Var
Arrondissement Arrondissement de Brignoles
Canton Brignoles
Intercommunalité CA de la Provence Verte
Maire
Mandat
Éric Audibert
2014-2020
Code postal 83570
Code commune 83083
Démographie
Gentilé Montfortais
Population
municipale
1 349 hab. (2017 )
Densité 113 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 28′ 30″ nord, 6° 07′ 21″ est
Altitude Min. 129 m
Max. 344 m
Superficie 11,92 km2
Localisation
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Montfort-sur-Argens
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Montfort-sur-Argens
Liens
Site web montfort-sur-argens.fr

    Géographie

    Localisation

    La commune est située dans le Centre-Var, entre Carcès et Correns, au nord de Brignoles.

    Géologie et relief

    Selon le tableau des risques identifiés dans le Var, la commune est concernée par les risques : Feux de forêt, inondation, Transport Gazoduc Oléoduc et TMD (La canalisation d'hydrocarbures (pipeline SPMR) traverse la commune)[1].

    La commune est située en région forestière départementale "Dépression varoise"[2]. Elle est labellisée dans le nouveau schéma de certification forestière PEFC (Programme for the Endorsement of Forest Certification) visant à améliorer la gestion durable des forêts françaises[3]. La taille des forêts communales est relativement faible et est de l'ordre de 33 hectares[4].

    Sismicité

    La commune se situe en zone de sismicité faible : bâtiment neuf de catégorie d'importance III[5].

    Hydrographie et les eaux souterraines

    La commune est traversée[6] :

    • par l'Argens,
    • et le ruisseau de la Ribeirotte, affluent de l'Argens. Leur confluence se situe sur le territoire de Montfort,
    • les vallons de Robernier et des Saintes-Vierges.

    Climat

    Le climat de la commune est chaud et tempéré. Ses reliefs lui confèrent 2 types de climat : méditerranéen et montagnard. Selon la classification de Köppen-Geiger, le climat est de type Csb[7].

    Voies de communications et transports

    Voies routières

    La commune est traversée par la départementale n°22.

    Transports en commun

    Le transport collectif est assuré par varlib[8].

    Communes voisines

    Toponymie

    Montfort apparaît dans les archives dès le XIIIe siècle sous le nom de Mons Fortis et de Monte Forti (le « mont fort », la « butte fortifiée »)[9].

    Le nom de la commune devient Montfort-sur-Argens en 1904[10]. Ses habitants sont appelés les Montfortais.

    Montfort-sur-Argens s'écrit Mount-Fouart[11] en provençal de norme mistralienne. Le dictionnaire de Frédéric Mistral écrit Mount-Fort et Mount-Fouert alors que les classicistes écrivent Montfòrt d'Argens et possèdent la même prononciation. La diphtongue -oua en mistralien, uniquement oralisée en écriture classique est spécifique au Var alors que le niçois utilise -ouo (mais aussi -oua du fait des migrations d'Ouest vers l'Est provençal) et le marseillais -oue.

    Histoire

    La création du castrum[12] de Montfort a lieu au Moyen Âge[13], en liaison avec le prieuré de Notre-Dame de Spéluque qui est une fondation de l’Antiquité tardive[14].

    En 1197, le seigneur Foulques de Pontevès fait don de la seigneurie de Montfort-sur-Argens aux Templiers de la commanderie du Ruou[15],[16]. En 1207, Alphonse II de Provence fait don du domaine de Montfort aux chevaliers du Temple, qui y établiront une maison du Temple[17]. Pendant les croisades, Montfort-sur-Argens jouera un rôle important dans la présence des moines-soldats entre Argens et Verdon.

    Après la disparition de l’ordre du Temple en 1308, la possession est transféré aux hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem en 1319[18] qui la détruisent. En 1411, le domaine est érigé en commanderie et les Hospitaliers l'occupent jusqu'à la Révolution française[19],[20]. Il s'écoule plus d'un siècle avant que la construction de l'actuel château ne soit entreprise[21].

    En 1793, le château est transformé en prison révolutionnaire et échappe ainsi à la destruction[22].

    Politique et administration

    Liste des maires

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    1977 2008 André Paul   vigneron
    2008 En cours Éric Audibert   vigneron

    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[24].

    En 2017, la commune comptait 1 349 habitants[Note 1], en augmentation de 6,3 % par rapport à 2012 (Var : +3,63 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    9259659261 1341 1361 0371 0571 064994
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 0221 0221 0051 0071 009936792776746
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    918805741707675701606490522
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
    5375425025517058691 0411 2091 311
    2017 - - - - - - - -
    1 349--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Enseignement

    • École maternelle et élémentaire sur la commune[27].
    • Les collèges les plus proches sont à Carcès, Brignoles, Besse-sur-issole, Rocbaron, Le Luc, Le cannet-des-Maures, Lorgues[28].
    • Les lycées les plus proches sont à Brignoles, La Celle, Lorgues.

    Santé

    Cultes

    • Culte catholique Notre Dame de la Purification, église Saint-Blaise[29].

    Économie

    Montfort-sur-Argens tire ses ressources de la viticulture, de l’artisanat et du tourisme, fait partie du territoire Provence Verte et de la communauté de communes Comté de Provence.

    Entreprises et commerces

    Agriculture

    • La cave coopérative vinicole La Montfortaise date de 1908[30],[31].
    • La coopérative vinicole et coopérative agricole (coopérative d'approvisionnement et d'utilisation de matériel agricole) Les caves du Commandeur[32].

    Tourisme

    Plusieurs structures d’hébergement existent sur la commune : des gîtes ruraux et des chambres d’hôtes.

    Commerces

    La commune dispose de quelques commerces de proximité[33].

    Budget et fiscalité 2015

    En 2015, le budget de la commune était constitué ainsi[34] :

    • total des produits de fonctionnement : 1 413 000 , soit 1 106  par habitant ;
    • total des charges de fonctionnement : 1 261 000 , soit 987  par habitant ;
    • total des ressources d’investissement : 734 000 , soit 574  par habitant ;
    • total des emplois d’investissement : 742 000 , soit 580  par habitant.
    • endettement : 1 587 000 , soit 1 242  par habitant.

    Avec les taux de fiscalité suivants :

    • taxe d’habitation : 12,50 % ;
    • taxe foncière sur les propriétés bâties : 19,38 % ;
    • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 87,87 % ;
    • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
    • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    • Château des Commandeurs[35] : le château des Commandeurs est au sommet de la colline de ville vieille, avec la chapelle Saint-Blaise.
    Ce fut aux XIIe et XIIIe siècles la Maison du Temple de Montfort appartenant aux Templiers, dépendante de la commanderie du Ruou. Elle devint au XIVe siècle une commanderie hospitalière, propriété de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
    Des premiers bâtiments, qui dataient des XIIe et XIIIe siècles et qui furent détruits à la fin du XIVe siècle, il ne subsiste qu’une partie des sous-sols. L'ensemble a été reconstruit au XIVe siècle puis transformé aux XVIe et XVIIIe siècles en château. Les façades et les toitures du château sont inscrites sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques[36],[37]. Le château est aujourd’hui une propriété privée.
    • Église Notre-Dame-de-la-Purification[38] : Au XVe siècle, la ville s'étend hors-les-murs et un nombre croissant de maisons se trouvent éloigné de l'église Saint-Blaise. Une église dédiée à la purification de la vierge est alors construite à l'emplacement actuel et achevée en 1617.
    • Tour de l'Horloge : La tour de l’Horloge avec campanile possède une cloche datée de 1679[39].
    • Vieille ville : La vieille ville présente des ruelles, des passages voûtés, des vestiges de remparts et des fontaines.
    • Prieuré Notre-Dame-des-Spéluques[41] : Le prieuré Notre-Dame-des-Spéluques, qui date du XIIIe siècle-XVIIIe siècle, est un sanctuaire souterrain. Ce prieuré a été édifié sur un ancien habitat gallo-romain[42],[43],[44].
    • Château de Robernier[45] : Le château de Robernier possède des pigeonniers[46].
    • Tumulus, dit Coffre mégalithique de Collorgues[47] : découvert en 1994 par Jean-Michel Michel vide de tout contenu ; il est délimité par quatre dalles de 0,88 m de long sur 0,74 m de large pour m de profondeur. 43° 30′ 04″ N, 6° 06′ 57″ E [48],[49].

    Personnalités liées à la commune

    • Joseph Lambot (1814-1887), inventeur du ciment armé, né à Montfort-sur-Argens.
    • Henri Sauvaire (1831-1896), épigraphe, numismate et photographe orientaliste, mort à Montfort-sur-Argens.
    • Octave Vigne (1867-1945), est un homme politique, né à Montfort-sur-Argens.

    Héraldique

    Les armoiries de Montfort-sur-Argens se blasonnent ainsi[50] :

    D'or à la pièce de canon de sable tournée à senestre, montée sur un affût de gueules et posée sur une montagne d'azur mouvant de la pointe.

    Pour approfondir

    Bibliographie

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. Dossier départemental sur les risques majeurs dans le Var - DDRM
    2. Inventaire forestier national, Inventaire forestier, 1999, page 6
    3. Gestion durable des forêts : les normes de certification PEFC durcies
    4. Rapport de présentation du SCOT Provence verte, Etat initial de l'environnement
    5. Didacticiel de la règlementation parasismique
    6. Cours d'eau sur la commune ou à son aval
    7. Le climat de Montfort-sur-Argens
    8. Le transport collectif varlib
    9. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume II, Éditions Droz, Genève, 1991.
    10. Notice communale de Montfort-sur-Argens sur le site EHESS Cassini.
    11. https://www.lexilogos.com/provencal/felibrige.php?p=20365
    12. « bourg castral d'Espeluque », notice no IA83001186, base Mérimée, ministère français de la Culture
    13. Le bourg castral
    14. Archéologie du Midi médiéval, Volume 21, Centre d'archéologie médiévale du Languedoc, 2003
    15. Edmond F. Barbier, L’abbaye cistercienne du Thoronet au Moyen Âge, Éditions Équinoxe, 1994.
    16. Édouard Baratier, Enquêtes sur les droits et revenus de Charles Ier d’Anjou en Provence (1252 et 1278), Éditions de la Bibliothèque nationale, 1969.
    17. Jean-Luc Aubarbier, La France des Templiers, Éditions Sud Ouest, 2007.
    18. Charles-Laurent Salch, Atlas des villes et villages fortifiés en France, début du Ve siècle à la fin du XVe siècle, Éditions Publitotal, 1987.
    19. Maurice Agulhon, La vie sociale en Provence intérieure au lendemain de la Révolution, Éditions de la Société des études robespierristes, 1970.
    20. Jean Seillé, Histoire de Montfort, village templier, Éditions Terre Profonde, 1988.
    21. Joseph-Antoine Durbec, Templiers et Hospitaliers en Provence et dans les Alpes-Maritimes, Le Mercure Dauphinois, , 430 p. (ISBN 978-2-9138-2613-7, présentation en ligne), p. 23
    22. Le guide des châteaux de France : Provence Côte d’Azur, Volume 183, Éditions Hermé, 1985.
    23. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    24. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
    27. École primaire publique
    28. Liste des collèges et Lycées les plus proches de Montfort sur Argens
    29. Paroisse de Montfort-sur-Argens
    30. Yves Rinaudo, Syndicalisme agricole de base : l'exemple du Var au début du XXe siècle, Le Mouvement social, juillet-septembre 1980.
    31. « coopérative vinicole et oléicole dite Cave coopérative agricole La Montfortaise », notice no IA83001349, base Mérimée, ministère français de la Culture enquête thématique régionale (coopératives agricoles de Provence-Alpes-Côte d'Azur)
    32. « coopérative vinicole et coopérative agricole (coopérative d'approvisionnement et d'utilisation de matériel agricole) Les caves du Commandeur », notice no IA83001348, base Mérimée, ministère français de la Culture
    33. Commerces à Montfort
    34. Les comptes de la commune « Copie archivée » (version du 22 mars 2015 sur l'Internet Archive)
    35. Le château des Templiers
    36. « Façades et toitures inscrites sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques », notice no PA00081681, base Mérimée, ministère français de la Culture
    37. Inscription monument historique par arrêté du 15 juin 1972.
    38. L'église Notre-Dame de la Purification
    39. Notice no PM83000388, base Palissy, ministère français de la Culture cloche de la tour de l'horloge
    40. Montfort-sur-Argent : un village templier
    41. le terme de Spéluque a suscité de nombreuses légendes
    42. Gallia, Volume 21-30, Éditions du CNRS, 1972.
    43. Monuments Chrétiens de Montfort-sur-Argens, Château des Commandeurs
    44. Montfort-sur-Argent, Var, grottes et sanctuaires : Ampus et Montfort-sur-Argent
    45. (en)Le Château de Robernier
    46. Le château de Robernier
    47. France - Tumulus dit le Coffre de Collorgues [TMCOL0
    48. Hélène Barge et Eric Mahieu, Les Mégalithes du Var - 27 itinéraires de découverte, Actilia Multimédia, (ISBN 2-915097-02-X)
    49. Notes d'information et de liaison (7.1990), Direction des Antiquités de la région Provence-Alpes-Côte d'Azeur : L'existence de tombes à parois verticales bien conservées, comme c'est le cas pour le coffre du Puits des Quatre Points à Bauduen et à Montfort, Marseille 1991, page 135]
    50. Comté de Provence : Montfort-sur-Argens, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau
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