Montigny-en-Ostrevent

Montigny-en-Ostrevent est une commune française, située dans le département du Nord (59) en Hauts-de-France.

Pour les articles homonymes, voir Montigny.

Montigny-en-Ostrevent

Hôtel de ville

Blason
Administration
Pays France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Douai
Canton Aniche
Intercommunalité Communauté de communes Cœur d'Ostrevent
Maire
Mandat
Jean-Luc Coquerelle
2014-2020
Code postal 59182
Code commune 59414
Démographie
Population
municipale
4 801 hab. (2017 )
Densité 886 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 22′ 03″ nord, 3° 11′ 16″ est
Altitude Min. 18 m
Max. 40 m
Superficie 5,42 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Nord
Montigny-en-Ostrevent
Géolocalisation sur la carte : Nord
Montigny-en-Ostrevent
Géolocalisation sur la carte : France
Montigny-en-Ostrevent
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Montigny-en-Ostrevent

    Ses habitants sont les Montignanais.

    Géographie

    Communes limitrophes

    Communes limitrophes de Montigny-en-Ostrevent
    Lallaing Pecquencourt
    Sin-le-Noble
    Guesnain Loffre Masny

    Histoire

    Les premières traces de Montigny-en-Ostrevent remontent à la préhistoire. En effet, il existe des vestiges d'hommes préhistoriques présents sur le site actuel de la ville (au lieu-dit du Bois des Vignes), notamment des feux servant à communiquer avec le village voisin de Lewarde.

    En 1285, Jacques Bretel signale lors du tournoi de Chauvency-le-Château, un seigneur de Montigny, venu tournoyer en compagnie des Lallaing, Auberchicourt, (famille d'Auberchicourt), Haussy, Hainaut, etc. Il bataille dans la mêlée contre Henri de Briey.

    Robert de Montigny combat et trouve la mort lors de la bataille d'Azincourt en 1415.

    En 1905, Albert Calmette, directeur de l'Institut Pasteur de Lille, crée à Montigny-en-Ostrevent un sanatorium familial (établissement de santé spécialisé dans la lutte contre la tuberculose, dit familial car visant à ne pas rompre les liens familiaux pendant les soins). Il lui a fallu beaucoup d'efforts pour en trouver le financement. L'établissement est inauguré le par le Président de la République Émile Loubet, en présence des membres du Congrès international de la tuberculose, réuni à Paris à ce moment là[1]. Il ouvre le [2]. En revanche, en , la présence d'enfants accueillis au sanatorium à l'école communale provoque une grève[3].

    Pendant la seconde guerre mondiale, en , le capitaine Władysław Ważny (nom de code ː Tygrys), membre de l'armée polonaise et de la résistance polonaise à l'occupant allemand (organisation polonaise de lutte pour l'indépendance), chef du renseignement du réseau « Monique-W », est arrêté à Montigny-en-Ostrevent, avec semble-t-il, la participation de gendarmes français. Il meurt peu de temps après[4].

    En 2004, des fouilles archéologiques ont permis de découvrir une sandale de l'époque gallo-romaine[5].

    Héraldique

    Les armes de Montigny-en-Ostrevent se blasonnent ainsi : " Écartelé : aux 1 et 4, fascé de gueules et de vair de six pièces ; aux 2 et 3, de gueules à dix losanges aboutées et accolées d'argent, 3, 3, 3 et 1. " [6]

     :

    Politique et administration

    Tendances politiques et résultats

    Lors du premier tour des élections municipales le , vingt-sept sièges sont à pourvoir ; on dénombre 3 442 inscrits, dont 1 631 votants (47,39 %), 29 votes blancs (1,78 %) et 1 519 suffrages exprimés (93,13 %). La liste étiquetée divers gauche Pour vous, avec nous ! menée par Salvatore De Cesare recueille 904 voix (59,51 %) et remporte ainsi vingt deux sièges au conseil municipal, contre cinq pour la liste divers droite Liste d'union démocratique et sociale menée par Élio Marchese avec 615 voix (59,51 %). Le maire sortant Jean-Luc Coquerelle ne se représentait pas[7].

    Liste des maires

    Titulaires de la fonction de maire de Montigny-en-Ostrevent
    IdentitéPériodeDuréeÉtiquette
    DébutFin
    Paul-Louis de Muyssart des Obeaux (d)[8]
    ( - )
    Jacques Dovillers (d)
    (mort le )
    Sébastien Dovillers (d)
    (mort le )
    Philibert Charles Dovillers (d)
    (mort le )
    Philibert Dovillers (d)
    (mort le )
    Amédée Dovillers (d)
    (mort le )
    Auguste Jovenet (d)
    François Debruille (d)
    (mort le )

    (mort en cours de mandat (en))
    21 ans
    Denis Duez (d)
    (né le )
    25 ans et 1 mois
    Roland Huet (d)
    ( - )
    9 ans
    Achille Dupuis (d)
    ( - )
    16 ans
    Jean-Luc Coquerelle (d)[9],[10]
    (né le )
    19 ans divers droite

    Population et société

    Démographie

    Évolution démographique

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[12].

    En 2017, la commune comptait 4 801 habitants[Note 1], en diminution de 0,19 % par rapport à 2012 (Nord : +0,67 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    707723725841859806850827733
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    729772817840901855836805827
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    8498989178122 4052 9342 5652 8483 596
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
    5 6575 7565 6605 4895 4524 8504 7934 7854 810
    2017 - - - - - - - -
    4 801--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Pyramide des âges

    Pyramide des âges à Montigny-en-Ostrevent en 2007 en pourcentage[15].
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,2 
    90 ans ou +
    1,7 
    6,5 
    75 à 89 ans
    12,1 
    10,7 
    60 à 74 ans
    13,6 
    22,9 
    45 à 59 ans
    21,8 
    17,4 
    30 à 44 ans
    16,2 
    22,6 
    15 à 29 ans
    17,7 
    19,8 
    0 à 14 ans
    16,9 
    Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[16].
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,2 
    90 ans ou +
    0,7 
    4,6 
    75 à 89 ans
    8,2 
    10,4 
    60 à 74 ans
    11,9 
    19,8 
    45 à 59 ans
    19,5 
    21,0 
    30 à 44 ans
    19,9 
    22,5 
    15 à 29 ans
    20,9 
    21,5 
    0 à 14 ans
    18,9 

    Lieux et monuments

    Architecture sacrée

    Église Saint-Nicolas de Montigny-en-Ostrevent
    • l'église Saint-Nicolas, construite au XIXe siècle.
    • l'église Saint-Charles bâtie en 1935; par crainte d'affaissements miniers, le clocher prévu à droite de l'entrée ne sera jamais érigé. C'est l'église de la communauté polonaise locale.
    • la chapelle Notre-Dame-Auxiliatrice (1738), la chapelle Saint-Roch

    Les châteaux

    Édifices publics

    • le monument aux Morts
    • La bibliothèque municipale

    Patrimoine de l'Unesco

    Le , les ensembles miniers de Montigny-en-Ostrevent sont classés au patrimoine mondial de l'Unesco comme site du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais[19]. Il s'agit en particulier de la cité de Montigny (dite aussi cité du Sana, cité-jardin construite en 1920 par la Compagnie des mines d'Aniche), avec son école de garçons et l'église Saint-Charles, le dispensaire de Société de secours minière, le château Lambrecht (qui permettait de loger la direction et les ingénieurs), et enfin de la cité du Moucheron, bâtie également par la Compagnie des mines d'Aniche en 1930 dans le prolongement de la cité de Montigny, pour les mineurs de la fosse Barrois.

    Personnalités liées à la commune

    • Félix Lambrecht en 1853 achète des terrains boisés et y fait construire un château néo-gothique et une ferme.
    • Georges Maroniez (1865-1933), artiste peintre et inventeur, est le fils d'un industriel fabricant de sucre à Montigny-en-Ostrevent
    • Albert Calmette secrétaire général de la Ligue du Nord contre la tuberculose et jeune directeur de l'Institut Pasteur permet l'achat en 1904 de 21 hectares de l'ancienne propriété Lambrecht pour y fonder un sanatorium familial. Cet ensemble est racheté en 1920 par la Compagnie des mines d'Aniche
    • Władysław Ważny (capitaine). Héros de la Résistance, mort tragiquement le [20].
    • Stanislas Łukowiak. Arrêté et emmené ainsi que sa femme Françoise par les Allemands, il est mort le en déportation.

    Folklore

    La commune a pour géant Floris de Montmorency[21].

    Pour approfondir

    Bibliographie

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. Dr Alain Gérard « Albert Calmette », dans Cent Ans de vie dans la région, Tome 1 : 1900-1914, éditions La Voix du Nord, pages 13-14
    2. Cent ans de vie dans la région, Tome 1 : 1900-1914, éditions la Voix du Nord, 1998, page 49
    3. Cent ans de vie dans la région, Tome 1 : 1900-1914, éditions la Voix du Nord, 1998, page 53
    4. Cent ans de vie dans la région, tome 3 : 1939-1958, La Voix du Nord éditions, hors série du 17 juin 1999, p. 42-43
    5. Revue du Nord
    6. Source: Le Trainspotter et site officiel
    7. « Élections municipales, Montigny-en-Ostrevent », La Voix du Nord, édition Douaisis, no 24165, , p. 34
    8. N. B., « Montigny-en-Ostrevent : une exposition pour aller à la rencontre des maires de la commune, depuis la Révolution ! », La Voix du Nord,  : « Dans l’ordre chronologique, la liste se compose ainsi : Pierre-Antoine Caron ; Charles-François Desfontaine ; Jean-Charles Brice ; Sébastien-Joseph Dovillers ; Augustin-Joseph Demonteville ; Auguste-Henri-Joseph Jovenet ; Louis-Jacques Dovillers ; Philibert-Charles-François Dovillers ; Paul-Louis de Muyssart des Obeaux ; Jules Legrand ; Philippe-François Dovillers ; Victor Caron ; François Debruille ; Alphée Fréalle. »
    9. « Projet des maires : Jean-Luc Coquerelle, maire de Montigny-en-Ostrevent, annonce un mandat de gestion », La Voix du Nord,  : « C’est le troisième mandat de Jean-Luc Coquerelle. Ou presque, puisque pour le premier, il avait en fait succédé à Achille Dupuis qui avait démissionné juste après son élection. »
    10. Nello Benedetti, « Montigny-en-Ostrevent : pour Jean-Luc Coquerelle, « fils de mineur, rénover les cités minières me tenait à cœur » », La Voix du Nord,  : « Après vingt-cinq ans au service de la commune, commencés par un poste d’adjoint suivis de trois mandats dans le fauteuil majoral, Jean-Luc Coquerelle ne se représentera pas aux prochaines élections. »
    11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
    15. « Évolution et structure de la population à Montigny-en-Ostrevent en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 30 juillet 2010)
    16. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 30 juillet 2010)
    17. In Situ - N°6 - Le sanatorium familial de Montigny-en-Ostrevent (Nord) : échec d’une tentative de création d’un établissement antituberculeux modèle, de caractère national
    18. plans d'origine (source ministère de la Culture)
    19. Partrimoine de l'Unesco
    20. En 1994, à l'occasion du 50e anniversaire de cet évènement, la société d'histoire locale avait organisé avec la municipalité une exposition et une journée commémorative. Une équipe de la Télévision Polonaise est venue tourner des séquences filmées. Une émission d'une demi-heure a été diffusée à plusieurs reprises par TV Polonia (par satellite) et suivie avec intérêt non seulement dans toute l'Europe mais aussi en Amérique du Nord.
    21. « Auberchicourt : Aubert le loup entre officiellement dans la cour des géants », sur https://www.lavoixdunord.fr/, La Voix du Nord,  : « Tous ses amis géants des communes alentours étaient là : le Baudet, de Monchecourt, Fraisinou, d’Écaillon, Floris de Montmorency, de Montigny-en-Ostrevent, Philipotte de Lannoy, d’Hordain et Kopierre, d’Aniche. »
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