Montrouge

Montrouge est une commune française située dans le département des Hauts-de-Seine en région Île-de-France, dans l'arrondissement d'Antony, au sud de Paris, et fait partie de la Métropole du Grand Paris créée en 2016. Concernée par le périmètre d'une installation nucléaire, la commune est membre de la commission locale d'information auprès du CEA de Fontenay-aux-Roses.

Pour les articles homonymes, voir Montrouge (homonymie).

Montrouge

La mairie et l'église Saint-Jacques-le-Majeur.

Blason

Logo
Administration
Pays France
Région Île-de-France
Département Hauts-de-Seine
Arrondissement Antony
Canton Montrouge
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Vallée Sud
Métropole du Grand Paris
Maire
Mandat
Étienne Lengereau
2016-2020
Code postal 92120
Code commune 92049
Démographie
Gentilé Montrougiens
Population
municipale
50 260 hab. (2017 )
Densité 24 280 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 49′ 02″ nord, 2° 19′ 19″ est
Altitude Min. 67 m
Max. 85 m
Superficie 2,07 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Île-de-France
Montrouge
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-Seine
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Géolocalisation sur la carte : France
Montrouge
Géolocalisation sur la carte : France
Montrouge
Liens
Site web ville-montrouge.fr

    En 2012 avec 23 628 habitants/km2, Montrouge était la cinquième commune la plus dense de France après Levallois-Perret, Vincennes, Le Pré-Saint-Gervais et Saint-Mandé.

    Géographie

    Localisation

    Vue de la commune de Montrouge en rouge sur la carte de la « Petite Couronne » d'Île-de-France.

    Dans le passé, Montrouge s'étendait au nord jusqu'à Montparnasse. Plusieurs événements ont ponctué l'évolution de la commune au XIXe siècle :

    Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de quatre communes :

    Communes limitrophes de Montrouge
    14e arrondissement de Paris
    Malakoff Gentilly
    Arcueil
    Châtillon Bagneux et Arcueil

    Géologie et relief

    Montrouge a perdu au cours de son histoire les deux tiers de sa superficie qui en 2016 est de 207 hectares ; l'altitude varie de 67 à 85 mètres[1].

    Montrouge étant ville voisine de Paris, elle possède le même type de relief ne présentant qu'un faible écart de variations. La région est de type plaine ou plus largement plateau, comme la plupart des vallées les pentes sont d'un pourcentage relativement faible. Seules quelques rues présentent un dénivelé. Comme Paris, la ville repose sur des carrières de calcaire auxquelles l'ancienne fête des Carriers faisait allusion. Ce type de sol peut présenter des risques s'il est exploité et fragilisé.

    Climat

    voir Climat de Paris

    Voies de communication et transports

    Ancien panneau.

    Voies routières

    La commune est traversée selon un axe nord-sud à l'est par la RD 920 (anciennement RN 20), à l'Ouest par la RD 906.

    Infrastructures cyclables

    Le seul aménagement cyclable en site propre de la ville se situe avenue Marx-Dormoy (D 62), à cheval sur les communes de Montrouge et Arcueil. Il présente l'originalité d'être placé au centre de la voirie, et deux bordures plantées le séparent de la circulation. L'avenue de la Marne présente également une piste cyclable à double-sens sur un côté de la rue, y compris là où la vitesse de la circulation générale est limitée à 30 km/h. Des couloirs de bus autorisés aux vélos, notamment sur la RD 920, permettent de faciliter leur circulation et, depuis sa rénovation achevée en , l'avenue Henri-Ginoux (RD 128) est dotée sur son côté gauche d'une bande cyclable entre les avenues Gabriel-Péri et Verdier, de même que l'avenue Maurice-Arnoux depuis 2018.

    Quelques feux de la commune sont dotés de sas pour les cyclistes. Les double-sens cyclables sont inexistants, et les zones 30 ont été supprimées en [2],[3].

    C'est à Montrouge que la juge Catherine Giudicelli est décédée des suites d'un accident à Vélib' en [4], premier accident mortel en banlieue parisienne en utilisant ce moyen de transport.

    Transports en commun

    Sortie place Émile-Cresp de la station Mairie de Montrouge du métro parisien.

    La commune est desservie par le métro et les réseaux de bus RATP grâce aux stations suivantes[Note 1] :

    La commune disposait de quatre stations Autolib' depuis (fermées depuis l'arrêt du service en ) et de onze stations Vélib'.

    Urbanisme

    Morphologie urbaine

    L’Insee découpe la commune en 17 îlots regroupés pour l'information statistique[5].

    Occupation des sols simplifiée

    Le territoire de la commune se compose en 2017 de 0 % d'espaces agricoles, forestiers et naturels, 10,39 % d'espaces ouverts artificialisés et 89,61 % d'espaces construits artificialisés[6]

    Toponymie

    La mention la plus ancienne de Montrouge qui soit parvenue figure dans un pouillé imprimé en 1626[7],[8]. C'est celle d'un accord daté de 1194 sur le montant de la redevance annuelle, cinq sous, due à l'abbaye de Saint Martin des Champs par le prieuré de Saint Lazare pour un terrain qui avait été légué à celui ci, au lieu dit Rubeo monte[9],[10],[11], littéralement « à Rougemont ». Le fief est encore nommé ainsi dans le rôle des feudataires de Philippe Auguste[12], en 1211.

    La forme Monte rubeo, littéralement Mont rouge, apparaît en 1261 dans le testament d'un chanoine de l'abbaye de Chelles, Jean de Monmouth[13], mais la forme latine ancienne Rubeo monte restera d'usage dans les documents ecclésiastiques.

    Beaucoup de fiefs, comme celui de Montfaucon, le fief Baudoin et d'autres, tirent leur nom de celui de leur seigneur. Pour Montrouge, il faudrait dans cette hypothèse supposer que ce seigneur éponyme serait Guy le Rouge[14], seul chevalier de la région à porter un tel sobriquet. Deux générations après celui ci, à la fin du XIIe siècle, le sobriquet semble enfin avoir été attaché aux successeurs du fief, dont il serait alors devenu le toponyme[14].[réf. obsolète]. Les toponymistes s'accordent aujourd'hui pour voir dans le type Montrouge une référence à la couleur rougeâtre du sol d'une élévation ou colline[10],[11]. Montrouge est en effet situé sur un plateau dont l'altitude maximum est de 85 m avec des affleurements argileux qui donnent une couleur rougeâtre au sol. Un lieu-dit de la commune est d'ailleurs appelé Les Fosses Rouges[réf. nécessaire]. Homonymie avec les nombreux Rougemont de formation plus précoce.

    Histoire

    Préhistoire et Antiquité

    Moyen Âge

    Les Montlhéry, famille à laquelle appartient le seigneur supposé éponyme Guy le Rouge, sont une branche cadette des Montmorency, initialement alliés des Thilbaldiens, lesquels disputent jusqu'en 1284 la prééminence aux Capétiens. Or les terres de Guy le Rouge, homme longtemps influent à la Cour apparenté à son rival Guillaume de Garlande et à la reine Bertrade, tombent en commise pour dettes[15] dans les mains du jeune capétien Louis le Gros, qui a succédé à son père en 1108 après avoir divorcé de Lucienne de Rochefort, la fille de Guy.

    Le relatif silence des sources sur Montrouge jusqu'à la fin du XIIIe siècle[8] laisse supposer que l'endroit est resté longtemps peu habité. Comme beaucoup de villages de la banlieue, c'est une campagne où les bourgeois[16], au premier chef ceux de la Grande boucherie, font engraisser le bétail et cultiver le blé qui nourrissent la ville. Il s'agit alors, au sortir immédiat du Paris d'alors, de ce qui correspond à la commune d'aujourd'hui mais aussi, et principalement, de ce qui constitue la plus grande partie du 14e arrondissement actuel, le terrain du cimetière du Montparnasse inclus.

    En 1248, le seigneur du lieu est Odon de Machau, qui confirme cette année là le don d'une vigne fait par un Odon Gontard au monastère de Saint Magloire[15]. Le fief, garni d'une maison seigneuriale avec colombier[17], passe peu après au seigneur de Clamart[18] Guillaume de Cuchen, puis à Eustache de Bièvres[15], un seigneur originaire du Laonnois[19].

    C'est l'héritier de celui ci, Guillaume de Bièvres, qui en est possesseur[20] quand en 1258[16], des moines « guillemites », alias Ermites de Saint Guillaume, s'y établissent. Ils y resteront jusqu'en 1674. C'est la seconde communauté de cet ordre à s'installer en France, neuf ans après la fondation du prieuré de Louvergny[21]. Le monastère est aménagé dans une ferme sur un terrain d'un peu moins de deux hectares et demi cédés par Raoul et Sybille de Pacy et prend le nom de monastère des Macchabées[20]. La question d'un lien avec les reliques des Macchabées honorées en l'église Saint-André de Cologne[20] reste sans réponse. Sept ans plus tard, en 1265, sinon quelque temps avant, le fief est confisqué à Guillaume de Bièvres par le roi, en l'occurrence Louis IX[15]. En 1273, il est revenu à un Matthieu Deron[15].

    Quarante ans après sa fondation, en 1298, le monastère acquiert à Paris intra muros le couvent des Blancs Manteaux[13] mais le fief est encore trop désert pour être constitué en paroisse[8]. Un demi siècle plus tard, il appartient à un épicier de Paris, Guérin de la Clergerie, qui en 1351 le vend huit cents livres à Guillaume de Dreux[15]. Quand, deux ans plus tard, celui ci est condamné pour crime, vraisemblablement pour faux-monnayage, il tombe dans la possession du trésor royal[17].

    En 1386, la population, peut être parce que la Guerre de Cent Ans l'a poussé à se réfugier autour du monastère, est devenue suffisamment importante pour avoir son propre curé, Pierre Guevre[8]. À la mort de celui ci, en 1413, les moines sont si pauvres[13] qu'il est question de confier le service paroissial au supérieur du monastère[8] de sorte que le diocèse lui aurait apporter la collation afférente mais le chapitre de Paris refuse[13].

    Au début du XVe siècle, peut être à la faveur du sacre à Notre Dame du roi Henri II, alias Henri VI d'Angleterre, acclamé par les Parisiens le 16 décembre 1431, ou au contraire à la suite du départ des Anglais chassés par Arthur de Bretagne en avril 1436, le fief de Mont-rouge revient à un certain Guillaume Caleville[17], ancien guerrier alors très âgé[22]. Ce frère du chambellan de Charles VI Philippe de Calleville, mort en 1399, meurt à son tour sans descendant. Le roi Charles VII remet Mont-rouge comme un honneur à Cristy Chamber, en français Cristin de la Chambre[17], qui a été le capitaine de sa Garde écossaise, « premier homme d'armes de France », de 1427 à 1445 et l'a escorté durant son sacre, en 1429. D'autres compagnons d'armes se voient ainsi récompensés par des fiefs disponibles. Celui de Montrouge passe ensuite au pair Jean de Mailly puis, en 1474, au frère et héritier de celui ci, Ferric de Mailly[17].

    En 1486, Jehan Langlois rend une reconnaissance à Geoffroy Cunin pour cinq quarterons de vigne sis à Montrouge[23].

    Temps modernes

    En 1553, Genevieve Huré, veuve de Nicolas Vandier, vivant asseyeur de la monnoye de Paris fait donation à son fiancé Guillaume Robineau (Robyneau), docteur régent de la faculté de médecine de Paris, d'une maison sise dans la grande rue, ainsi que d'une pièce de terre à Gentilly. Celui qui met Montrouge le plus à la mode fut Charles de l'Aubespine marquis de Chàteauneuf, courtisan de Louis XIII. Vers 1640, la plaine de Montrouge devient une réserve à gibier aménagée pour les chasses royales. Montrouge attire les notables à la recherche d'une retraite discrète.

    Un château est construit pour un membre de la famille des marquis de Châteauneuf qui acquiert vers 1600 la seigneurie de Montrouge[24]. Il est probable que le bâtisseur du château soit Charles de l'Aubépine, marquis de Châteauneuf, garde des sceaux sous le cardinal de Richelieu, qui habite le château en 1650 et meurt en 1663. Le château, acquis en 1691 par Jan Andrzej Morsztyn, est démoli vers 1815.[réf. nécessaire]

    En 1666, Louis Barboteau, qui fût contrôleur général du trésor de la Chambre du Roi et soutint l'Oratoire de France[25], lègue à sa mort quatre mil livres pour fonder une école à Montrouge[8]. Un an et demi plus tard, en mars 1668, celle ci est ouverte par la veuve, qui nomme à sa direction un laïc[20]. Devant ce scandale qui, dans un contexte de lutte contre le jansénisme et le quiétisme, remue les oppositions entre les évêques et la Compagnie du Saint-Sacrement bientôt relayée par les Jésuites autour de la question de la gratuité de l'enseignement et de l'exclusion des enfants pauvres[26], le curé de la paroisse saisit le tribunal. Il faut presque huit années de procédures pour que l'Église impose un prêtre, qui est finalement choisi par Madame Barboteau mais pas sans l'agrément du chantre du chapitre cathédral de Notre Dame, Claude Joly[20]. Les Jésuites, après leur expulsion de France en 1762, fonderont à Montrouge un noviciat au début du XIXe siècle[27].

    Vers les années 1780, Jacques Philippe Martin Cels (1740-1806), l'un des plus habiles botanistes cultivateurs de son temps établit hors la barrière du Maine, dans la plaine du Petit-Montrouge en bordure de la Chaussée du Maine près du Moulin Janséniste, son célèbre jardin avec serres et pépinières où lui-même, puis son fils et ses petits-fils cultivent, multiplient et commercialisent des plantes étrangères rares[28],[29]. La rue Cels, ouverte en 1850 sur une portion de la pépinière honore sa mémoire. Cette ancienne rue de la commune de Montrouge a gardé son nom après son intégration dans le 14e arrondissement de Paris en 1860[30].

    Révolution française et Empire

    Durant la Révolution française, on prête aux carrières de Montrouge d'avoir servi de cachette pour Condorcet, qui y aurait passé sa dernière nuit de liberté. En 1790, le premier maire de Montrouge est François Ory, maître carrier de profession. En , les pères jésuites revinrent à Montrouge pour y ouvrir leur nouveau noviciat.[réf. nécessaire]

    Pendant les Cent-Jours, à l'approche des troupes de Blücher, il apparût que la plaine sans obstacles de Montrouge, insuffisamment aménagée et gardée, pouvait offrir une position avantageuse aux ennemis pour livrer bataille sous les murs de Paris et pénétrer dans la ville. Un corps de la cavalerie française, échappé de la bataille de Waterloo, détaché du camp du prince d'Eckmühl et placé sous les ordres d'Exelmans et de Vandamme, avait bien chassé de Versailles, le , deux régiments ennemis, mais avait été contraint de se replier devant l'arrivée de renforts allemands[31]. Vandamme mena alors une partie de ce corps d'expédition, augmenté de quelques recrues fédérés couvrir les plaines situés entre Sèvres et Châtillon, occupant Meudon, Issy, Vanves et Montrouge[32] où les élèves de l'École polytechnique avaient abandonné leur position sur la butte de Saint Chaumont s'y joignirent en amenant leurs canons[33]. Ces différents troupes furent prêts et hautement motivés à combattre lorsque tomba la nouvelle que selon les termes d'une convention militaire avec les alliés, ultérieurement dite Convention de Saint-Cloud du [34], les hostilités venaient définitivement prendre fin. Elles quittèrent leurs positions à Montrouge le lendemain de cet armistice, Vandamme se retirant avec l'armée au-delà de la Loire[32].

    Époque contemporaine

    L'ancienne mairie de Montrouge et le square de Montrouge avant 1870 et leur annexion à la ville de Paris[35].
    La route d'Orléans, actuelle avenue Aristide-Briand, avant 1914.

    En 1843, un géographe M. Sanis, crée près de la mairie de Montrouge une attraction éducative figurant la France en miniature : le Géorama[Note 2]. Sous le Second Empire, les « ateliers catholiques » de Montrouge, dirigés par l'abbé Migne et employant de nombreux jeunes artistes, fournissent les églises de France en matériels de décoration, notamment en peintures à l'huile sur toile. Trois des plus intéressants spécimens de cette production, dans le style de Delacroix, se trouvent encore dans le chœur de l'église Saint-Jean-Baptiste d'Audresselles (Pas-de-Calais). En 1860, l'annexion par Paris des territoires situés à l'intérieur de l'enceinte de Thiers ampute Montrouge du « Petit-Montrouge » qui forme depuis une partie du 14e arrondissement de Paris. Seul le « Grand Montrouge » reste distinct de Paris. La commune passe de 350 ha à 105 ha et perd sa mairie, devenue la mairie du 14e arrondissement de Paris. En 1875, la commune reprend quelques hectares aux communes voisines (Châtillon, Bagneux : quartier du Haut Mesnil notamment). À partir de 1925, la ville connaît un essor industriel important (nombreuses imprimeries, pour la plupart aujourd'hui disparues, moteurs Messier, Schlumberger, également disparus...). Le , Victor Basch (président de la Ligue des droits de l'homme) préside l’événement fondateur du Front populaire au vélodrome de Buffalo à Montrouge, réunissant toutes les organisations de gauche. Après ce meeting à Montrouge, la foule se rend en manifestation à la Bastille, faisant le serment solennel de « rester unis pour désarmer et dissoudre les ligues factieuses, pour défendre et développer les libertés démocratiques et pour assurer la paix humaine ».[réf. nécessaire]

    Durant la Seconde Guerre mondiale, Montrouge est un lieu de résistance héroïque contre l'occupant. La société des Compteurs et le dépôt de la SNCF sont les principaux établissements où se retrouvent de nombreux résistants. Parmi eux[réf. nécessaire] :

    • Henri Rol-Tanguy qui donna l'ordre d'insurrection parisienne le (un petit square disparu avec la création des 'allées Jean Jaures' lui rendait hommage) ;
    • Bernard Blandin (Compteurs) qui s'engagea dans les FFI ;
    • l'agent de liaison Joséphine libéré de Ravensbruck le ;
    • Marcel Pinard, trésorier CGT de Montrouge, interné au camp de Pithiviers ;
    • Auguste Monjauvis (Compteurs), déporté en Allemagne, frère de Lucien Monjauvis qui fut parmi les deux préfets communistes de la Libération ;
    • Jean Monneron (Compteurs) fusillé par une patrouille allemande devant le 110, avenue Verdier ;
    • Eugène Vaugeois également fusillé par cette même patrouille allemande devant le 110, avenue Verdier ;
    • Jean Dupasquier (compteurs) qui perdit une jambe au cours des combats de la libération de Paris ;
    • Georges Bouzerait, fusillé le avec 87 autres otages au mont Valérien (le nom d'une rue lui fut donné en hommage) ;
    • Jean-Baptiste Douvrin, fusillé le avec 87 autres otages au mont Valérien ;
    • René Renard (Compteurs de Montrouge) FTP déporté et mort pour la France, au camp de concentration du Struthof (Situé à Natzwiller en Alsace).
    • Alphonse Robert Thil dit Gaston né le à Poitiers, dessinateur, graveur, lithographe, membre SFIO, chef du comité d'action de la CGT, résistant, éditeur de la Nouvelle République de Patriam Recuperare[36], futur maire de Montrouge.

    Montrouge a été la première ville de la région parisienne à être dotée d'un central téléphonique automatique (central Alésia bien connu des surfeurs ADSL de la commune).[réf. nécessaire]

    Le , Clarissa Jean-Philippe stagiaire de la police municipale de Montrouge, appelée pour un accident de circulation est mortellement blessée par Amedy Coulibaly, au carrefour de l'avenue Pierre-Brossolette et de l'avenue de la paix, dans la lignée des attentats de janvier 2015 en France. Depuis le , à la suite d'une commémoration présidée par François Hollande, président de la République française, l'avenue de la Paix à Montrouge est dénommée avenue de la Paix-Clarissa-Jean-Philippe[37].

    Politique et administration

    Rattachements administratifs et électoraux

    Jusqu’à la loi du [38], la commune faisait partie du département de la Seine. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais au département des Hauts-de-Seine à la suite d'un transfert administratif effectif le .

    La commune constituait historiquement le canton de Montrouge. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, le canton s'est agrandi à une seconde commune, avec Malakoff.

    Montrouge relève du tribunal d'instance d'Antony, du tribunal de grande instance, du tribunal pour enfants, du conseil de prud'hommes de Boulogne-Billancourt, du tribunal de commerce de Nanterre, de la cour d'appel de Versailles, du tribunal administratif de Cergy-Pontoise et de la cour administrative d'appel de Versailles[39].

    Intercommunalité

    La commune était membre de la communauté de communes de Châtillon-Montrouge créée en 2005.

    Le , Montrouge est intégrée à la métropole du Grand Paris[40].

    La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du (Loi NOTRe) prévoit également la création le d'établissements publics territoriaux (EPT), qui regroupent l'ensemble des communes de la métropole à l'exception de Paris, et assurent des fonctions de proximité en matière de politique de la ville, d'équipements culturels, socioculturels, socio-éducatifs et sportifs, d'eau et assainissement, de gestion des déchets ménagers et d'action sociale, et exerçant également les compétences que les communes avaient transférées aux intercommunalités supprimées

    La commune fait donc partie depuis le de l'établissement public territorial Vallée Sud Grand Paris, créé par un décret du [41].

    L'EPT exerce, outre les compétences attribuées par la loi à cette catégorie d'établissement public de coopération intercommunale (EPCI), celles que les communes avaient transféré aux anciennes intercommunalités supprimées à l'occasion de sa création :

    Tendances politiques et résultats

    La mairie.

    Montrouge est très ancré au centre-droit (UDI, NC avec 62%) la gauche faisant des scores moyens (29% aux élections municipales de 2014). Le Front national y fait de très bas scores (5%)

    Liste des maires

    Cinq maires se sont succédé depuis 1945 :

    Salle du Conseil municipal.
    Liste des maires de Montrouge depuis 1945[42]
    Période Identité Étiquette Qualité
    1945 1953 Alphonse Robert Thil   Dessinateur, graveur, lithographe
    Conseiller général de la Seine (1945 → 1953)
    1953 1958 Jean Mongard   Directeur honoraire
    1958 1994 Henri Ginoux CNIP
    puis UDF
    Relieur industriel
    Député des Hauts-de-Seine (1973 → 1981)
    Conseiller général de la Seine (1959 → 1967)
    Conseiller général de Montrouge (1967 → 1994)
    Conseiller régional (1961 → 1973 et 1976 → 1986)
    Décédé en fonction
    1994[43] 20 octobre 2016[44],[45] Jean-Loup Metton[46] UDF
    puis NC
    puis UDI
    Conseiller régional (1998 → 2004)
    Conseiller général de Montrouge (2004 → 2015)
    Vice-président de l'EPT Vallée Sud Grand Paris (2016 →)
    Démissionnaire
    20 octobre 2016 En cours
    (au 20 octobre 2016)
    Étienne Lengereau UDI Dirigeant à la Poste[47][Note 3]

    Politique environnementale

    Le square Renaudel.

    Montrouge compte dix-huit squares couvrant près de 5 % de son territoire. Le square de l'Hôtel-de-Ville, au 43, avenue de la République, fut créé en 1925 et refait en 1992. Il occupe une superficie de 3 760 m2. On remarque un érable (Acer negundo) imposant et puissant de 17 m d'envergure pour 13 m de hauteur. On dénombre en tout 36 arbres (Tilia, Acer platanoides, Taxus baccata, Ginkgo biloba, Aesculus, Robinia, Prunus serrulata...)

    Le square Schumann, situé dans la rue Gabriel-Péri derrière l'église Saint-Jacques est divisé en trois parties dont une pour le jeu des enfants, d'une superficie de 3 735 m2. Ce square fut créé de 1967 à 1969, et refait en 1999 et 2003. Il héberge plusieurs espèces d'arbres : Ginkgo biloba, Aesculus, Catalpa, Betula verrucosa Alba, Abies kosteriana, Morus, Tilia, Koelreuteria, Savonnier de Chine (m d'envergure pour 10 m de hauteur), Marronnier (17 mètres d'envergure pour 15 de hauteur), Mûrier noir (9 mètres d'envergure pour 10 de hauteur), Cerisier double du Japon (12 m d'envergure pour m de hauteur).

    Pour mémoire, car il a disparu, début 2019, à la création des "Allées Jean Jaurès", le square de la place des États-Unis, sur une étendue de 2 712 m2 hébergeait quelques toboggans pour les enfants, une pelouse au milieu de laquelle se situe « La femme au coquillage », statue d'Émile Fernand-Dubois. Ce square n'existe plus. Il fut créé en 1928 et rénové en 2002. Il abritait seize arbres (Acer platanoides, Acacia, Catalpa, Zelkova, Tilia, Ginkgo biloba). Également disparu, le square Colonel Rol Tanguy qui se trouvait au nord du square des États-Unis au niveau de l'ancien arrêt éponyme de la ligne du bus 68 en direction de son terminus à Chatillon-Montrouge.

    En 2009, Montrouge a obtenu le niveau « trois fleurs »[48] au concours des villes et villages fleuris[49].

    Jumelages

    Au , Montrouge n'est jumelée avec aucune commune[50].

    Population et société

    Démographie

    Évolution démographique

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[51],[Note 4].

    En 2017, la commune comptait 50 260 habitants[Note 5], en augmentation de 2,76 % par rapport à 2012 (Hauts-de-Seine : +1,44 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Données sous l'Ancien Régime
    1709 1726 1745
    220 (88 feux)168100 (37 feux)
    (Sources : [Pouillé cité par Lebeuf])
    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    8698101 1281 4643 8475 9957 1257 8139 223
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    9 9103 5344 8094 3776 3718 59510 33411 99214 317
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    17 29819 26122 77125 81326 31030 34333 26034 73536 298
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
    45 26044 92240 30438 51738 10637 73345 17848 71049 128
    2017 - - - - - - - -
    50 260--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[52] puis Insee à partir de 2006[53].)
    Histogramme de l'évolution démographique


    Pyramide des âges (2007)
    Pyramide des âges à Montrouge en 2007 en pourcentage[54]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,4 
    90  ans ou +
    1,4 
    5,4 
    75 à 89 ans
    9,4 
    8,8 
    60 à 74 ans
    10,6 
    17,6 
    45 à 59 ans
    18,1 
    27,4 
    30 à 44 ans
    23,6 
    23,2 
    15 à 29 ans
    21,3 
    17,2 
    0 à 14 ans
    15,5 
    Pyramide des âges du département des Hauts-de-Seine en 2007 en pourcentage[55]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,3 
    90  ans ou +
    1,0 
    4,8 
    75 à 89 ans
    7,8 
    10,2 
    60 à 74 ans
    11,0 
    18,5 
    45 à 59 ans
    18,9 
    24,7 
    30 à 44 ans
    23,3 
    21,0 
    15 à 29 ans
    19,9 
    20,6 
    0 à 14 ans
    18,1 

    La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,2 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (17,7 %).

    À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,1 %) est supérieur au taux national (51,6 %). La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

    • 46,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,2 %, 15 à 29 ans = 23,2 %, 30 à 44 ans = 27,4 %, 45 à 59 ans = 17,6 %, plus de 60 ans = 14,6 %) ;
    • 53,1 % de femmes (0 à 14 ans = 15,5 %, 15 à 29 ans = 21,3 %, 30 à 44 ans = 23,6 %, 45 à 59 ans = 18,1 %, plus de 60 ans = 21,4 %).

    Enseignement

    Montrouge est située dans l'académie de Versailles.

    Établissements scolaires

    La ville administre sept écoles maternelles (école maternelle Aristide Briand, école maternelle Buffalo, école maternelle François-Rabelais, école maternelle Haut-Mesnil, école maternelle Marcelin-Berthelot, école maternelle Maurice-Arnoux et école maternelle Nicolas-Boileau) et sept écoles élémentaires communales (école élémentaire Aristide-Briand, école élémentaire Buffalo, école élémentaire François-Rabelais, école élémentaire Nicolas-Boileau, école élémentaire Raymond-Queneau, école élémentaire Renaudel A et école élémentaire Renaudel B).

    Le département gère trois collèges (collège Haut-Mesnil, collège Robert-Doisneau et collège Maurice-Genevoix) et la région Île-de-France deux lycées (lycée Jean-Monnet et lycée Maurice-Genevoix).

    Vie universitaire

    L'université Paris Descartes et l'École normale supérieure partagent des locaux au nord-ouest de la ville, rue Maurice-Arnoux. L'université y a installé sa faculté de chirurgie dentaire, alors que l'ENS y dispose d'un internat et d'un centre de préparation à l'agrégation de sciences physiques.

    Manifestations culturelles et festivités

    La fête Soleillades, dont la première édition a eu lieu en 2009, a lieu au début de l'automne. Elle remplace la fête des Carriers, qui, après trente-cinq éditions, n'évoquait plus les anciennes carrières de calcaire que par son nom ; néanmoins ce rappel historique, avec entre autres des costumes spécifiques, perpétuait la mémoire de ce métier, en rendant un certain hommage aux travailleurs liés au développement de Paris et de sa banlieue.

    Le salon d'art contemporain de Montrouge, créé en 1955, expose des œuvres d'artistes contemporains d'Europe. Suite à la création d'une section européenne dans ce salon en 2000,

    Le Salon Européen des Jeunes Créateurs devient en 2007 la Biennale de la Jeune Création Européenne qui a pour projet de créer un réseau de villes européennes, d’institutions culturelles et de spécialistes de l’art contemporain pour soutenir les talents émergents[56].

    Santé

    Depuis , Montrouge dispose d'un « pôle Santé et solidarité » regroupant le centre municipal de santé, le centre d’action sociale, la circonscription de la vie sociale et le centre médico-psychologique.

    Sports

    • Le Montrouge Football Club 92[Note 6]
    • Le Cercle athlétique de Montrouge (CAM) : section de tennis et hockey sur gazon
    • Le SMM (Stade Multi-sports de Montrouge) avec de nombreuses sections (Tennis, Judo, Basket, Badminton, Pétanque, Musculation, Natation...)
      • Le SMTC : section tennis
    • Le Racing Club de Montrouge (RCM) : club de rugby de la ville de Montrouge évoluant au sein du Championnat FFSE
    • Le CEB : Cercle Edouard Branco, club étoilé de taekwondo
    • Les Phoenix de Montrouge[57] : club d'Ultimate frisbee évoluant au sein des championnats (Indoor, Outdoor, Beach, Mixte, Open et Féminin) de la FFDF

    Médias

    Un média internet indépendant de tout parti ou pouvoir en place est à la disposition des habitants : www.montrouge.org[58].

    Cultes

    Les Montrougiens disposent de lieux de culte catholique, israélite, musulman et protestant.

    Culte catholique

    Depuis , la commune de Montrouge fait partie du doyenné des portes, l'un des neuf doyennés du diocèse de Nanterre[59].

    Au sein de ce doyenné, les trois lieux de culte catholique relèvent des deux paroisses de Montrouge[60],[61] :

    Culte israélite

    L'association consistoriale israélite administre une synagogue[63]. Une école est aussi présente sur la commune.

    Culte musulman

    La ville comporte une mosquée[64]. Sa légalité fut contestée par la mairie et par une partie des copropriétaires de la résidence de son ouverture en 2005[65] à l'acquisition d'un nouveau lieu juste à côté.,[66]. L'association musulmane de Montrouge avait lancé en une procédure juridictionnelle contre la commune pour « abus de pouvoir »[66].

    Culte protestant

    L'Église protestante unie de France est présente à Montrouge depuis 1904[67].

    Une église évangélique baptiste est également présente à Montrouge.

    Économie

    Revenus de la population et fiscalité

    En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 33 950 , ce qui plaçait Montrouge au 7 864e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[68].

    Entreprises, commerces et ESS

    Aujourd'hui, les anciennes industries ont disparu ou déménagé. En 2001, la ville commémorait, par une exposition, un siècle d'industrie aéronautique (disparue), représentée par les sociétés Paulin Ratier et l'entreprise Messier. La société Paulin Ratier (1875-1939) fut créé en 1904. Tout d'abord installée dans la commune voisine de Malakoff, elle fut ensuite transférée au 155 puis au 97, route de Châtillon à Montrouge. Elle était spécialisée dans les boîtiers pour la téléphonie, et c'est en 1908, qu'elle introduit une première hélice d’aéroplane. En 1910, Paulin Ratier s'associe avec l’ingénieur Bertrand Montet, qui dépose la marque Rapid. Paulin Ratier est devenu un passionné d'aviation et il participa à de nombreuses manifestations aéronautiques : Grand Prix des avions de transport de l'Aéro-club de France, coupe Michelin, circuit de la Méditerranée. L'entreprise Messier, pour sa part, était spécialiste des trains d'atterrissage dès 1931. Sa progression fut très rapide puisqu'en 1939, elle équipait déjà 85 % de l'aviation française.

    Les entreprises disparues :

    D'autres entreprises anciennes existent encore :

    • fabrique de papier d'Arménie, créée en 1885 au no 4 rue Morel ; malgré un incendie important survenu en 2017, l'entreprise a tenu à maintenir son site de production dans la ville.
    • Imprimerie Lecomte, créée en 1889.
    • La marbrerie Pompes-funèbres MIEULLE fondée en 1886.

    Entre 2009 et 2013, le siège du groupe bancaire Crédit agricole s'installe à Montrouge sur les anciens terrains Schlumberger.

    De nombreuses PME sont dynamiques. On note une spécialisation dans le domaine des services, de l'édition, du High-Tech et de la recherche médicale :

    • Le marketing
    - La distribution publicitaire (Mediapost)
    - La distribution de presse (Neopress)
    - Les Instituts de sondages (TNS Sofres)
    - Les sociétés d'études de marché (MV2 Maxiphone)
    - Les conseillers en marketing direct (Wegener DM)
    - Le télémarketing (Victoria Line)
    - Le chèque service (Accor Services)
    • Les éditeurs (Les éditions Législatives, Groupe Campus, Les éditions John Libbey)
    • L'impression thermique (Axiohm)
    • Les télécommunications (Orange)
    • Les SSII
    - indépendants (Absyss, Agylis, Coraud, Item Services)
    - intégrés à un groupe (Stime pour Intermarché, DSEM pour La Poste)
    • La bio-informatique (Genomining)
    • L'électronique médicale (Ela médical qui appartient au groupe Sorin)
    • Les laboratoires pharmaceutiques (Sanofi-aventis, Pfizer)

    De plus en plus d'entreprises, de renommée nationale voire internationale, délaissent leur adresse postale montrougienne et choisissent une adresse parisienne (se terminant par « PARIS CEDEX 14 »), comme leur offre leur situation dans des immeubles qui sont certes situés sur le territoire de Montrouge, mais implantés le long du boulevard Romain-Rolland qui est sur celui de Paris :

    • Cadbury France (fabrication et commercialisation de confiserie) ;
    • Pfizer (laboratoire pharmaceutique).

    Économie Sociale et Solidaire

    • En L'association du Café Culturel et Solidaire de Montrouge achète un ancien café en liquidation judiciaire au Tribunal de commerce de Nanterre. "Le Schmilblick" est ouvert en mai 2016 après plusieurs mois de travaux, il se situe en face de l'Aquapol au 94, avenue Henri Ginoux et propose principalement gratuitement de multiples activités, des boissons et une alimentation à prix très accessible. Un site internet [69] permet d'appréhender la vie de ce café associatif et d'y retrouver son programme mensuel.

    Culture et patrimoine

    Lieux et monuments

    Place Émile-Cresp, Montrouge (avec en arrière-plan, le beffroi, la mairie de Montrouge et l'église Saint-Jacques-le-Majeur).

    La commune comprend de nombreux monuments répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel de la France[70].

    • Le grand Carillon : le plus grand carillon de la couronne de Paris a été inauguré le . C'est à Régis Singer, carillonneur de son état, et à Jean-Louis Voiland, directeur de l'ensemble vocal Stesso Tempo jusqu'en 2002, qu'est revenu l'honneur de jouer des œuvres classiques, des airs traditionnels ainsi que quelques chansons de variété. Cependant, ce carillon avait déjà retenti symboliquement dans la nuit du au . Depuis le , le carillon se fait entendre deux fois par jour. À midi, Tambour de Jean-Philippe Rameau (arrangement pour carillon et interprétation de Régis Singer). À 19 h, Ballade de Ferdinand Carulli (arrangement pour carillon et interprétation de Jean-Louis Voiland). Installé dans la coursive extérieure du beffroi du centre administratif, illuminé la nuit, ce carillon électrique comprend 27 cloches. Il porte ainsi le nom des maires de Montrouge qui se sont succédé depuis la première municipalité, le . Cette action a pu se réaliser grâce à la participation financière de trois entreprises montrougiennes qui ont gravé leur logo dans le bronze : Rhône Poulenc Roerer, CNEN EDF et SOFRES. Le carillon de Montrouge couvre deux octaves et demie chromatiques complètes du do 4 au fa 6, à l'exception du ré #4, du fa #4 et du sol #4. L'ancienne cloche de l'horloge a été raccordée et intégrée à l'échelle sonore. Les cloches ont été fondues et accordées par la fonderie Cornille-Havard de Villedieu-les-Poêles (Manche) et installées par l'entreprise Mamias de Gagny (Seine-Saint-Denis). On peut le visiter lors des journées européennes du patrimoine organisées par le ministère de la culture et de la communication en septembre.
    • L'hôtel de ville est une des constructions les plus anciennes. Le corps central de la mairie a été construit de 1880 à 1883 par l’architecte du département de la Seine Jacques Paul Lequeux ; les deux ailes latérales ont été bâties par l'architecte local Jules Baboin entre 1902 et 1903; en 1920 Victor Tardieu exécute un plafond.
    Le collège du Haut-Mesnil.
    • L’école primaire et l’école maternelle dites groupe scolaire du Haut-Mesnil furent bâties de 1931 à 1933 sur les plans des architectes Jean Auguste Tisseyre et M. L. Genin.
    • L'église Saint-Jacques-le-Majeur (inscrite au titre des monuments historiques) sur les plans de l'architecte Erik Bagge. Fresques de Robert Lesbounit et d'André Auclair avec la participation d'un collectif d'artistes dont Jean-Robert Ipoustéguy.
    • La mairie, au no 43 avenue de République, abrite un ensemble de quatre statues de pierre monolithe recouverte de peinture blanche[71]. Une sculpture de Auguste Ottin vers 1850 intitulée Molière de m de haut, de 60 cm de large et de 50 cm de profondeur représente l'auteur debout, avec un parchemin, un masque et une couronne de lauriers. Cette statue constitue le pendant d'une statue intitulée Boileau due au sculpteur Hippolyte Maindron. Une statue d’Armand Toussaint vers 1850 intitulée Lavoisier de m de haut, de 80 cm de large et de 58 cm de profondeur représente l'homme debout, avec un papier, une mine et une balance. Cette statue constitue le pendant d'une statue intitulée Denis Papin due au sculpteur Célestin-Anatole Calmels. Des copies de ses sculptures ont été mises sur la place Émile Cresp.Dans le square de la place des États-Unis, siège la statue La Femme au coquillage. Le sculpteur contemporain, Guillaume Werle a laissé son œuvre Le Joueur de flûte à l'intérieur du square La Fontaine.
    • Dans l’escalier de l’hôtel de ville est conservé un tableau de Paul Schmitt, Carrière à Montrouge. Il représente un paysage de campagne sous un ciel nuageux. Au milieu, légèrement décentré sur la droite, s'érige la roue de treuil d’un puits. Cette « cage à écureuil » était actionnée par deux carriers.
    • Une verrière sise aux nos 40-46 place Jules-Ferry par le peintre verrier Louis Barillet en 1930.
    Tympan au no 30, avenue Verdier.
    • Un tympan sur le thème des fables de La Fontaine aux nos 30-32 avenue Verdier, en calcaire, sculpté en 1897 sur l'édifice d'un immeuble dont l'auteur est anonyme, d'une hauteur de 80 cm pour une largeur de 160 cm. Une double représentation animalière y est présente, d'un côté le lion, le rat et le filet ; de l'autre le loup et la cigogne avec une double citation : « On a souvent besoin d'un plus petit que soi » et l'autre : « Les loups mangent gloutonnement ».
    • Le fort de Montrouge, construit en 1843 est situé en fait sur la commune d'Arcueil. Montrouge n'a pas voulu intégrer le fort sur le territoire de la commune, car, à l'époque, elle aurait dû supporter l'entretien des militaires.
    • Le cimetière de Montrouge.

    Patrimoine culturel

    Illustration de Steinlein pour la chanson d'Aristide Bruant À Montrouge.

    Films tournés à Montrouge

    Montrouge a servi de cadre pour des scènes de films ou téléfilms :

    Personnalités liées à la commune

    Héraldique

    Blasonnement :
    Les armes de Montrouge peuvent se blasonner ainsi aujourd’hui :
    « D'azur à l'étoile d'or à 34 rais. »[réf. nécessaire]

    Voir aussi

    Bibliographie

    • G. Renou, Histoire de Montrouge, 1932.
    • Armand Thomas, Pierrette Cour et Lucie Geeraerts, Montrouge et son histoire, 1988.
    • Abbé Magnier, Notre vieux Montrouge, 1961.

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

    1. certaines de ces stations ne sont pas situées dans la commune mais desservent certains de ses quartiers:
    2. Cette attraction disparut avant 1860.
    3. Biographie d'Étienne Lengereau disponible dans le magazine de la ville de Montrouge no 120 de novembre 2016 /janvier 2017 http://www.ville-montrouge.fr/publication/171/82-kiosque.htm
    4. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
    5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.
    6. Club dont est sorti bon nombre de joueurs devenus par la suite professionnels tels que Demba Ba, Issam Baouz, Tiémoué Bakayoko, Habib Bamogo, Hatem Ben Arfa, Flavien Belson, Ludovic Blas, Yann Kerboriou, Marvin Martin, Michel Pech, Yaya Sanogo ou encore Fousseni Tangara.

    Références

    1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
    2. http://isabelleetlevelo.20minutes-blogs.fr/archive/2011/07/26/dans-la-presse-de-l-ete.html
    3. http://briceloemie.europe-ecologie.net/2011/06/19/le-plan-de-circulation-douce-acte-2-lettre-ouverte-a-jean-loup-metton/
    4. « La juge d'instruction Catherine Giudicelli tuée par un camion », Le Parisien, (lire en ligne).
    5. « Plan d'assemblage Grands Quartiers - IRIS 2000 – Montrouge », sur le site de l'Insee (consulté le 28 février 2011).
    6. [PDF]Fiche communale d'occupation des sols en 2017 sur le site cartoviz.iau-idf.fr
    7. « Montrouge, son histoire », sur le site de la mairie de Montrouge (consulté en novembre 2019).
    8. Lebeuf 1757, p. 441.
    9. J. Lebeuf, Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris : les paroisses & terres du doyenné de Châteaufort, t. IX, 1754-1758 (lire en ligne), p. 447.
    10. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 472a
    11. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume 2, Librairie Droz, Genève, p. 1159 (ISBN 2600001336).
    12. Lebeuf 1757, p. 440.
    13. Lebeuf 1757, p. 443.
    14. Jean Lebeuf, Histoire du diocèse de Paris, vol. IX, Paris, Prault père, , p. 439.
    15. Lebeuf 1757, p. 445.
    16. Lebeuf 1757, p. 444.
    17. Lebeuf 1757, p. 446.
    18. Lebeuf 1757, p. 397.
    19. Romain Ribeiro, Administrer par l'écrit : le grand cartulaire de l'évêché de Laon., Annexe III, Sorbonne, Paris, 2014.
    20. Lebeuf 1757, p. 442.
    21. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5724471x/texteBrut Travaux de l'académie nationale de Reims, 95e volume, années 1893-1894, tome 1er, F. Michaud, Librairie de l'Académie, Reims.
    22. J. Noulens, Maison de Bully : notice historique et généalogique, p. 74, J. Claye, Paris, 1874.
    23. Archives de Paris, carton 6 AZ 1248.
    24. Le château de Montrouge, dit du marquis de Châteauneuf sur le site des Archives départementales des Hauts-de-Seine (consulté le 11 juin 2014).
    25. Roger Braun, « Histoire de L'Eglise de l'Oratoire Saint Honoré ou du Louvre », in Bulletin, Centre de Paris, Paris, 1936.
    26. Marcel Fosseyeux, Les écoles de charité à Paris sous l'ancien régime et dans la première partie du XIX siècle, p. 34, SHPIF, Paris, 1912.
    27. Léonore Losserand, « Le noviciat des Jésuites (1610-vers 1806), un fragment d’histoire du Paris disparu. », in Bulletin, p. 91-108, SHPIF, Paris, 2014.
    28. Georges Cuvier: Éloge historique de Cels lu le 7 juillet 1806 in Recueil des éloges historiques lus dans les séances publiques de l'Institut de France, Firmin Didot Frères, 1861 (nouv. éd.) Tome 1, p. 153-172, (voir en ligne)
    29. François Cels: Catalogue des arbres, arbustes, et autre plantes de serre chaude, d'orangerie et de pleine terre cultivés dans l'établissement de F. Cels ... Hors la barrière du Maine (à Paris), au Petit-Montrouge., Feugueray, 1817 (voir en ligne).
    30. La Rue Cels dans la nomenclature des rues de Paris, sur le site de la Mairie de Paris.
    31. Abel François Villemain, Souvenirs contemporains d’histoire et de littérature : Les cent jours, Didier, (lire en ligne), p. 452-453.
    32. Galerie historique des contemporains, ou Nouvelle Biographie, Bruxelles, Auguste Wahlen et Comp., (lire en ligne), p. 408.
    33. Pierre-François Piétresson de Saint-Aubin, Dictionnaire historique, topographique et militaire de tous les environs de Paris, Panckoucke, n.d. (lire en ligne), p. 455.
    34. La Convention de Saint-Cloud sur Wikisource.
    35. La mairie de Montrouge visible ici est devenue la mairie du 14e arrondissement de Paris et a depuis été agrandie.
    36. « Patriam Recuperare » (consulté le 10 juin 2018)
    37. Rémi Brancato, Marion Chantreau, « A Montrouge, hommage à Clarissa Jean-Philippe victime du terrorisme », France Bleu, (lire en ligne).
    38. Journal Officiel, Loi no 64-707 du 10 juillet 1964 portant sur la réorganisation de la région parisienne.
    39. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice et ds libertés (consulté le 8 mars 2013).
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    41. Décret n° 2015-1655 du 11 décembre 2015 relatif à la métropole du Grand Paris et fixant le périmètre de l'établissement public territorial dont le siège est à Antony sur Légifrance.
    42. « Les maires de Montrouge », sur http://www.francegenweb.org/ (consulté le 20 août 2014).
    43. Philippe Lançon, « À Montrouge, la droite entre en fission électorale : Deux frères ennemis de l'UDF, un militant associatif barriste et un élu RPR se disputent l'hôtel de ville », Libération, (lire en ligne).
    44. Jérôme Bernatas, Anne-Sophie Damecour et Ariane Riou, « Le maire de Montrouge démissionne... en toute discrétion : Après vingt-deux ans au pouvoir, Jean-Loup Metton (UDI) vient d'annoncer à son conseil municipal qu'il renonçait à son mandat. La nouvelle laisse les habitants stupéfaits », Le Parisien, édition des Hauts-de-Seine, (lire en ligne).
    45. Ariane Riou, « Démissionnaire, le maire de Montrouge restera conseiller municipal », Le Parisien, édition des Hauts-de-Seine, (lire en ligne) « Le préfet des Hauts-de-Seine ayant accepté la démission de Jean-Loup Metton hier, un conseil municipal sera donc organisé, le 20 octobre à 19 heures, pour élire son successeur ».
    46. « A Montrouge, Metton vise un dernier mandat : Le maire UDI sortant Jean-Loup Metton, soutenu par l'UMP, compte bien rester en place. Mais la gauche, forte de ses succès lors des scrutins nationaux, croit en la victoire de Joaquim Timoteo », Le Parisien, édition des Hauts-de-Seine, (lire en ligne).
    47. « Étienne Lengereau élu nouveau maire », Le Parisien, (lire en ligne, consulté le 21 octobre 2016).
    48. « 3 fleurs pour Montrouge » (consulté le 24 juin 2009).
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    50. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 14 janvier 2010).
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    53. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
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