Motovlog

Le motovlog (néologisme provenant de la contraction de moto, vidéo, et blog) est un type de journal vidéo enregistré par une personne conduisant une motocyclette (un motard) ou un autre véhicule motorisé (quad, tricycle, scooter, …)[1].

Extrait d'un motovlog, caméra sur le casque.

Un conducteur réalisant des motovlogs est connu sous le nom de motovlogueur ("motovlogger" en anglais) et l'action de créer des motovlogs s'appelle le motovlogging.

Les motovlogueurs peuvent publier leurs vidéos sur des sites web d'hébergement en ligne comme YouTube ou Dailymotion, faisant ainsi parti des vidéastes web. Le réseau de motovlogueurs y est connu sous le nom de communauté de motovlogueurs[2].

Réalisation d'un motovlog

Caméra d'action fixée sur le carénage latéral d'une moto.

Les motovlogueurs et leurs associés éventuels réalisent un motovlog en tournant des vidéos, en effectuant le montage puis en les distribuant[3].

Généralement, les caméras embarquées utilisées sont des caméras d’action, privilégiées pour leur faible encombrement, leur robustesse et leur étanchéité. Elles peuvent être fixées sur le conducteur ou sur le véhicule, en général sur le casque ou sur le guidon. Le microphone qui permet d'enregistrer la voix et les sons environnants est souvent situé dans le casque du conducteur[4].

Une fois la vidéo tournée, les motovlogueurs peuvent passer à la postproduction. Des logiciels de traitement audio peuvent être utilisés pour modifier l'audio des vidéos et des logiciels de montage vidéo pour sélectionner certains passages filmés. Après cette étape, les vidéos peuvent être diffusées sur des sites web d'hébergement de fichiers.

Thèmes abordés

Il existe différents sujets abordés dans les motovlogs. Les motovlogueurs peuvent par exemple :

  • Traiter de prévention et de sécurité routière, en proposant entre autres, des analyses d'accidents dans le but de responsabiliser les conducteurs[5],[6],[7].
  • Aider des personnes ou des animaux qu'ils croisent lorsqu'ils sont en difficulté.
  • Faire face à des comportements haineux au volant, ou à des accidents de la route. Le vlog peut alors se transformer en une preuve numérique qui pourrait être utilisée en cas de poursuites judiciaires (principal rôle d'une dashcam)[8],[9].
  • Montrer des scènes d’acrobatie, via l'activité du stunt.
  • Présenter des essais de véhicules ou d’équipements.
  • Partager des « observations quotidiennes ».
Extrait d'un motovlog horodaté, caméra sur le casque.

L'histoire du motovlog

La date de création du premier motovlog est incertaine, mais l’une des premières chaînes de motovlog sur YouTube est M13[10], qui est devenue active le (deux ans après la création de YouTube, en ). Ce phénomène est présent dans différents pays et dans différentes langues.

En France, un des événements qui à fait connaître le motovlogging au grand public date du [réf. nécessaire][11]. Date à laquelle un youtubeur a été témoin, pendant qu’il filmait son motovlog, d’un accident à Paris où un automobiliste a renversé un piéton avant de prendre la fuite. Le motard a alors poursuivi l’auteur du délit de fuite, puis à alerter les forces de l’ordre. La presse a parlé de cette vidéo qui a été visionnée plusieurs millions de fois[12],[13].

Plusieurs chaînes YouTube francophones proposaient déjà des motovlogs avant cet événement[2].

Motovlogueurs sur Youtube

Il existe plusieurs chaînes sur YouTube dédiées au motovlogging, dont certaines ont une portée internationale avec des millions d'abonnées et génèrant plusieurs milliers de vues[14].

Certains motovlogueurs ne montrent pas leur visage ni la plaque d'immatriculation de leur véhicule dans les vidéos pour des questions d’anonymat[15].

Références

Voir aussi


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